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 Tandis que les héros sont occupés...

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Kyle E. Wayne
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MessageSujet: Tandis que les héros sont occupés...   Mer 11 Avr - 15:40

Central, je haïssais cette ville et tout ce qu’elle représentait. Pourtant, j’étais revenu, persuadé que quelque chose m’y attendait.
J’avais visais juste, cependant ce qui m’y attendait n’étaient que des ennuis supplémentaires. La veille, dans les bas fond de la ville j’avais pus apercevoir une explosion puis un regroupement de militaire. Quelque chose se tramait, j’ignorais encore quoi.

Ce n’est que le lendemain que j’ai compris à quel point je n’étais pas seul.
D’abord attiré par des coups de feu, je tombais nez à nez avec une sorte d’homme/animal. Une plaque de fer collée sur son visage, un corps mutilé.. Mon cœur fit un bond, j’étais face à un cobaye. Il ne parlait pas, son seul dialecte était des grognements sauvages. Si physiquement il avait tout d’un humain, mentalement il ne l’était plus. L’homme me fonça dessus, telle une bête enragée il s’agitait dans tout les sens, désireux de prendre ma vie. Surpris je ne pus esquiver le premier coup et me retrouver encastré dans le décor. Là, affalé entre deux poubelles et des débris d’un précédent combat je vis un corps inerte près de moi. Les yeux écarquillés je fixais le défunt tandis que la bête lançait une nouvelle offensive. Je me relevais avec vivacité et me décalais sur le côté. Plus habile que je ne le pensais il m’attaqua aussitôt. Bordel, je n’étais pas tant matinal, en conséquent, un combat dés le matin ne me réussissait pas. Après quelques coups esquivés de justesse je me mettais enfin dans le bain. J’affrontais la chose quelque instant puis sans raison apparente la bête prit la fuite. Le type me laissait derrière lui, intact.



"C’quoi c’bordel… "
Je remarquais seulement que les bas fonds étaient vides de toute activité. J’observais autour de moi, perdu. Je repris ma route, cherchant à retrouver la vieille bâtisse dans laquelle j’avais laissé les fraiches connaissances de la veille. Je me frottais le crâne tout en me questionnant. J’en déduisais un lien avec les faits de la veille, notamment l’explosion. Je replaçais le col de ma chemise comme si de rien n’était et repris une marche lente et prudente. Je revis l’animal plus loin puis plusieurs hommes, dont un vêtu tout de noir. Sûrement des flics. Je fis demi-tour lorsque le sifflement d’une balle ricocha près de moi, où plutôt près de la bête. Inutile de m’embarquer dans cette galère, je retournais sur mes pas et empruntais une autre rue.

Je marchais durant dix bonnes minutes avant de ne ressentir une présence au dessus de moi. J’étais à quelques pas de la vielle bâtisse, là où se trouvaient mes "amis".
Je m’arrêtais net, les sens en alerte j’avais comme un mauvais pressentiment. Je vis de la poussière mélangées de quelques cailloux tomber devant moi. Lentement je levais la tête et apercevais un type plutôt corpulent. Sourcils froncés je fis deux pas en arrière sans le quitter du regard. Le type se léchait les lèvres comme une bête affamée. Décidément, c’était la journée de l’étrange.


"Qu’est-ce que tu mate comme ca, mon gros ?"

Le type sauta du toit dans un fracas digne de son poids. Je remarquais alors quelques détails étranges sur son physique, notamment les espèces de traits rouges sur ses bras. Il avait la même posture qu’un gorille. Je restais calme, l’observant avec sérieux. Il ouvrit la bouche, sa voix était aiguë…


"Hmm la bonne chimère. Manger ! Manger !"
Je doublais d’attention, le visage passivement coléreux. Il connaissait ma nature, pourtant je ne me souvenais pas l’avoir déjà croisé. Un tel spécimen, je m’en serais souvenu. Le type continuait d’avancer, un mot à la bouche "manger". J’avais à faire à un cannibale cette fois-ci. J’ouvris de nouveau la bouche sur le point de le questionner mais apparemment peu loquace il passa à l’action. Bien plus rapide que le précédent il ouvrit une bouche démesurément grande et tenta de m’avaler tout rond. D’un bond j’esquivais. Le type venait d’avaler les pavés sur lesquels je me tenais précédemment. Les yeux écarquillés je n’arrivais pas à croire ce que je venais de voir. Quel humain pouvait ingurgiter des cailloux, pire, quel humain pouvait ouvrir une telle bouche ?! J’étais déstabilisé, presque effrayé.
A voix basse et pour moi-même je demandais à voix haute…


"D’où tu sors toi…
-Glutony a faim !!!!!!!! "
Pour sûr que c’était un glouton. Un combat débutait, j’étais opposé à un monstre affamé qui bouffait tout sur son passage. Je me contentais d’esquiver sans prendre le risque de lui rendre ses coups par peur de perdre un bras. Il ne me laissait aucun répit renouvelant chaque attaque pour nourrir son estomac sans fond. Je vis une échappatoire sur sa droite et attendit qu’il me bondisse dessus pour emprunter la fente.
Je pris mes jambes à mon cou poursuivi par le monstre. Il me fallait trouver un autre endroit plus large pour l’affronter. Je ne pouvais prendre le risque de le laisser détruire les bâtisses, surtout celle où se trouvaient mes connaissances.
Tandis que je fuyais, ma fierté me hurlait de m’arrêter, cependant, mon corps pas tout à fait remis m’incitait à fuir.
Contre toute attente je fus surpris de constater que le gros ne me suivait plus. Je m’arrêtais pour me concentrer sur mes capacités. Je sentis une présence, seulement, celle-ci était beaucoup moins corpulente que le chauve. Agacé par toutes ces étrangetés je me retournais et hurlais avec colère…


"Qu’est-ce que tu attends ?! Sors de là ! "

Je vis une fine silhouette sortir de l’ombre, c’était une femme. Au même moment le mur derrière moi tombait en ruine dans un vacarme accompagné d’une explosion. Je me jetais sur l’inconnue et la plaquais au sol pour nous éviter les éclats de pierre.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Mer 11 Avr - 16:30

L’esprit embrumé, j’ouvris des yeux fatigués et observais le plafond beige au-dessus de ma tête. La soirée avait été animée mais sympathique, et je ne m’étais couchée que tardivement. Je sentis quelque chose sur mon ventre, il s’agissait d’un bras qui ne m’appartenait pas. Les sourcils légèrement froncés, je repoussais doucement l’intrus avant de m’étirer. L’appartement où nous squattions n’était pas assez grand pour loger tout le monde, aussi certains avait dormi à même le sol dans le salon. Huit personnes en tout, un beau bordel que nous avions foutus oui ! Les autres dormaient encore. Dernière couchée, première levée … Je m’étirais longuement, faisant craquer les os de ma colonne vertébrale ainsi que ceux de ma nuque avant de rabaisser les bras, un léger sourire aux lèvres devant ses acolytes tous profondément endormis dont certains dans des positions particulièrement loufoques. Je secouais la tête, amusée, avant de me lever discrètement pour ne réveiller personne. Il y avait si peu de place que tout le monde était plus ou moins collés, ce qui expliquait le bras baladeur sur mon ventre de bon matin. J’avais cru un instant avoir trop bu la veille, mais il n’en était rien. Des cartes étalées au sol, un cendrier plein à craquer, un verre ayant servi de second cendrier, des bouteilles vides, et des emballages de nourriture. Voilà ce qui jonchait la table basse repoussée dans un coin pour offrir plus d’espaces aux squatteurs de dernières minutes. Et je dois dire que c’était une bonne idée, je n’aurais eu aucune envie de retourner dormir dehors la veille. J’attrapais mon sac délicatement, enjambant un ronfleur avec prudence avant de m’approcher de la fenêtre pour l’ouvrir et sortir sur le balcon. Après avoir fouillée le fond de mon sac, j’en sortis une cigarette un peu amochée et un briquet, afin de recevoir ma dose de nicotine du matin. Mes yeux peinaient encore à s’ouvrir, mais l’air frais avait de quoi réveiller efficacement.

Je commençais à me perdre dans mes pensées lorsqu’un bruit sourd retentit non loin, me faisant sursauter. Ce genre de son était monnaie courante ici, les bas-fonds n’était pas un havre de paix et de sérénité, bien au contraire. Mais j’avais eu la très nette impression que ce bruit là était plutôt important comparé aux autres. Je mis quelques minutes à comprendre pourquoi. Tout simplement parce que c’était le seul que j’avais entendu depuis ce matin. Tout était d’un calme pesant dans le quartier. Pas de papis braillards, pas de commerçants vantant ses produits, pas de jeunes voyous en train d’essayer de convaincre une jeune femme de le suivre, rien. N’ayant pas regardé l’heure, j’en conclus qu’il était encore tôt, et que les gens étaient particulièrement flemmards ou dormeurs aujourd’hui. Il suffisait de voir les larrons qu’abritait l’appartement dans lequel j’avais passé la nuit. De gros dormeurs. Mon ventre me rappela à l’ordre rapidement. Je finis ma cigarette dans la foulée et écrasais le mégot dans le pot de fleurs à disposition, dont la seule et unique fleur était morte depuis un bon moment, faute de soin, et de tabac, avant de rentrer au chaud. N’étant vêtue que d’un débardeur et un pantalon court, je frissonnais légèrement sous la brise matinale. D’un air un peu plus réveillée qu’auparavant, j’avisais les restes encore comestibles de la veille pour caler mon envie de petit déjeuner, avant de me rendre compte que, alcool ou nourriture, il ne restait rien ! Et la cuisine était hors d’atteinte depuis ma position. La porte restait encore le plus accessible, je n’avais d’autre choix que se sortir pour aller me chercher de quoi manger. Attrapant mon pull que j’enfilais, je pris également le sac à dos resté contre la fenêtre, passais mes bottes et sortis sans un bruit de l’habitation. Et quatre étages à descendre.

Une fois à l’extérieur, je ressentis une curieuse impression, un malaise presque palpable s’emparait doucement de moi. Probablement dû au silence de mort qui régnait ici. Je me frottais les bras en essayant de me convaincre qu’il ne s’agissait que de mon imagination, et tentais de trouver la boulangerie la plus proche pour me mettre quelque chose sous la dent. J’avais vérifié l’heure, normalement, les boutiques seraient ouvertes. Mais après en avoir passées deux affichant portes closes, je commençais à me demander si je n’avais pas mal lu, lorsque des détonations retentirent non loin de moi. Les sourcils froncés, je me fis plus discrète et tentais d’apercevoir d’où provenaient les tirs, lorsque je vis passer plusieurs types armés dans la rue perpendiculaire à la mienne. Telle une automate, je fis demi-tour avant d’accélérer le pas pour m’éloigner d’ici en vitesse. S’il s’agissait d’une chasse à l’homme, comme j’en avais l’impression, mieux valait ne pas moisir ici et retourner rapidement à l’appartement. Mais à force de vouloir fuir les chercheurs, je finis par perdre ma destination, me retrouvant bloquée dans un labyrinthe de ruelles toutes similaires. Le point positif, c’est que pour l’instant, je ne sentais plus personne. Ce qui ne dura pas bien longtemps. Au détour d’une rue, une présence humaine se fit à nouveau sentir. Je me dissimulais derrière l’angle du mur en essayant d’apercevoir quelque chose, je ne vis qu’un garçon semblant passablement essoufflé … et énervé. D’ailleurs, je ne sus pas vraiment si c’était mon manque de discrétion ou autre chose qui m’avait trahi, mais il se mit à me hurler dessus, m’ordonnant de sortir de ma planque. Sans réfléchir, je m’exécutais. Après tout, maintenant qu’il savait que j’étais là, pourquoi me cacher … J’allais ouvrir la bouche mais avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, je le vis se jeter sur moi alors qu’au même moment, une forte explosion balaya le mur devant lequel il se trouvait. Le souffle de la détonation nous envoya rouler plus loin alors qu’il me tenait trop fermement pour que je puisse bouger les bras. Son initiative nous évita les morceaux de bétons imposants qui nous auraient probablement tués, mais des gravats nous tombèrent dessus pendant quelques secondes. Au-dessus de moi, je vis le jeune homme en recevoir certains sans vraiment broncher. Les sourcils froncés, je me demandais pourquoi il n’essayait pas de se protéger au lieu de rester statique à me bloquer ainsi. Lorsque les chutes cessèrent, et qu’il desserra légèrement sa prise, j’en profitais pour me redresser, assise en tailleur par terre.

"J’pense que je peux m’assoir sur mes croissants … Bon sang, c’est quoi ce bordel ?"

Alors que j’observais les lieux, je tentais d’apercevoir ce qui avait provoqué un tel carnage, mais n’arrivait pas à discerner grand-chose de ma position. Je décidais donc de me reconcentrer sur mon agresseur. Ou sauveur, tout dépend de comment on voyait la chose. Les sourcils légèrement fronçaient, je le détaillais tranquillement, sans aucune gêne. Il avait visiblement plus souffert que moi de la chute de gravats. En même temps … il avait plus ou moins fait barrage entre mon corps et ces derniers. J’avais juste pris un léger coup à la tête. Je voulus le remercier, ou faire un truc dans le même genre, mais je n’en eu pas le temps que je ressentis quelque chose d’étrange. Pas vraiment humain, sans être animal, quelque chose rôdait dans le coin et ce qu’elle dégageait était tout sauf agréable à sentir. C’en était presque écoeurant. Je me redressais, légèrement tendue et observais les environs avant de jeter un œil au blond avec un sourire en coin.

"Quelque chose me dit que c’était pas moi que tu cherchais, je me trompe ?"

Maintenant que j’y réfléchissais, il n’y avait presque aucun chance qu’il ait pu me voir, l’angle mort que formait le coin de la rue était trop parfait pour qu’un œil non avisé puisse repéré quoi que ce soit. Et puis, cette explosion et le fait qu’il m’en ait protégé me laisser croire qu’il se doutait presque qu’une telle chose allait arrivée.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Mer 11 Avr - 17:53

Concentré sur le glouton je ne prêtais aucune attention à la jeune femme. Elle aussi semblait être un glouton. Inconsciente ou insouciante, qui sait. Je m’en fichais éperdument, à cet instant j’étais animé par un profond désir belliqueux. Mon regard fixé sur celui de la jeune femme j’étais perdu dans le monde de la violence. Je me redressais lentement, je n’étais pas affecté par les blessures de l’explosion. Ma mèche avait prit une teinte rougeâtre à cause de mon arcade tout fraichement ouverte. En quelques secondes mon apparence soignée, ou presque, s’était dégradée. J’étais couvert de poussière et de blessure, pour moi, superficielles.

"Glutony ne veut plus jouer"

Je me tournais face au gros et le dévisageais de mon œil droit. Je penchais la tête sur le côté et suggérais à la demoiselle…

"Ne reste pas là, tire toi. "

Le monstre gronda de sa voix aiguë avant de ne se jeter de nouveau sur moi. D’après sa manière grossière de charger je pouvais affirmer qu’il était en colère. Je sautais par-dessus lui tandis que la jeune femme se déplaçait pour l’éviter. L’abruti fonça dans le mur tel un boulet de canon. Je vis des éclairs reformer le haut de sa tête. Bouche bée, je compris qu’il n’avait rien d’humain. Il y avait un phénomène alchimique, mais je n'arrivais pas à comprendre lequel. Je ne me laissais pas impressionner par son immortalité ni par sa force. J’étais surpris mais pas impressionné. Volontairement je m’entaillais la paume de la main droite et dessinais sur le sol un cercle de transmutation. Le monstre tenta de m’en empêchais, je dû m'y reprendre par deux fois. Je dois avouer que j’avais perdu la main… Après quelque galipette je revenais près de mon cercle et l’achevais. Une fois ma tâche accomplie je tentais le tout en transmutant un énorme pic de glace qui alla tout droit se loger dans l’abdomen du monstre. Mon geste l’immobilisa quelque seconde. Durant ce laps de temps j’empoignais l’avant bras de la jeune femme et l’embarquais dans ma fuite. Nous avions déjà une bonne longueur d’avance lorsqu’il revint à lui.


"La chimère m’embête… "

Concentré dans ma course, je lâchais l’inconnue et continuais ma course jusqu’à une espèce de tour. Celle-ci était à plusieurs mètres, les bas quartiers étaient tel un labyrinthe. Le monstre revient à la charge lancé comme une boule de bowling. Je poussais l’inconnue au niveau de l’épaule afin de laissé passer le monstre entre nous. Je m’arrêtais net.

"Tu veux pas allez jouer ailleurs, gros tas

-Glutony n’est pas gros ! Tu es méchant je vais te manger !! Manger les cobayes ! "

C’était toujours le même refrain, ça devenait agaçant. Là, face au monstre, je réalisais que l'inconnue n'avait toujours pas fuis. Le dénommé Glutony se jeta sur la jeune femme, je voulus le retenir mais je constatais avec surprise et satisfaction qu'elle était pleine de ressource. Rien à voir avec la jeune femme sans défense dont je m'étais déjà fait une petite idée. Je profitais de cette diversion pour dessiner au sang un cercle de transmutation sur mes avant-bras. Efficacité avant tout. Je provoquais une nouvelle fois le monstre pour tenter de l'attirer vers moi. Cependant je l'avais mal jaugé, le bougre était plus rapide que prévu, quant à sa capacité de régénération.. J'appris à mes dépends que mes capacités étaient encore limitées, mon corps étant trop affaiblis je ne pus esquiver éternellement ses attaques. Ses mains étaient énormes, il jouait de cet atout en les balançant devant lui pour balayer tout obstacle. Je fus propulsé plus loin à moitié sonné je ne pus me relever directement. Saisi par le cou, il me soulevait comme si que je n'étais rien. Là il me demanda l'autorisation de me manger, comme si que cette futile demande changerait son intention. Sa gueule grande ouverte, je découvrais un tatouage intriguant sur sa langue.
N'ayant pas dit mon dernier mot, j'ouvrais la paume de ma main précédemment entaillée et me servait de mon propre sang comme matière liquide pour en changer l'état. Dans un éclair lumineux je transperçait le dessous de sa mâchoire avec une espèce d'épée en hémoglobine. Le monstre lâcha prise. Je sentis une main m'agriperl'épaule puis plus rien, le noir complet...
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Mer 11 Avr - 19:08

Je constatais enfin l’origine de l’explosion. Après avoir croisé le regard du blond, je me détournais vers ce qui semblait être sa cible pour découvrir un spectacle curieux. Et légèrement effrayant. Un gros bonhomme, aussi haut que large et décoré de curieuses manières. Des lignes rouges couraient sur ses bras, joignant sa peau à ce qui ressemblait à des vêtements. Chauve, grassouillet, il semblait pourtant tenir une forme olympique à la manière dont il se mouvait, et qui plus est, ne semblait pas avoir d’intentions bienfaisantes à notre égard. Le regard braqué sur le jeune homme qui me faisait désormais dos, il parla d’une petite voix faisant plus penser à un enfant qui n’allait pas du tout avec son aspect physique, et ce qu’il dit renforçait nettement cette impression de départ. Soudain beaucoup moins détendue en prenant peu à peu l’ampleur de ce qui se passait, je fis un pas en arrière, manquant de trébucher sur un gravas, écoutant d’une oreille distraite ce que me disait le blond. Enfin, pas si distraite que ça. Je fronçais les sourcils, perplexe. Son attitude laissait à penser qu’il souhaitait régler son compte à son assaillant. Celui-ci devant faire plus de deux fois son poids … J’avais pas vraiment envie de le laisser seul face à ça, fusse-t-il un parfait inconnu, et qui plus est, je ne lui serais probablement pas d’une grande aide à cette heure matinale. Je n’eus pas le temps de réfléchir davantage que le chauve nous chargeait sans attendre, faisant preuve d’une étonnante mobilité pour quelqu’un de sa corpulence. Voyant toutefois qu’il ne comptait pas s’en prendre uniquement au blond, je fus obligé de me jeter sur le côté lorsqu’il me fonça dessus après avoir été évité par sa cible première. Je me réceptionnais tant bien que mal, une main au sol, avant de me redresser en titubant, m’étant pris un second coup sur le crâne. Je suivais du regard autant que possible l’affrontement, mais avant que je ne puisse vraiment réagir, un éclair bleuté apparut, laissant place quelques secondes plus tard à un pic de glace impressionnant. Pas le temps de commenter, je sentis mon bras se faire agripper et suivis l’alchimiste sans vraiment réfléchir. J’avais beau me dire que l’intrus était probablement déjà mort avec ce qu’il venait de prendre dans le ventre, mon intuition et la réaction du garçon contredisait mes pensées, me poussant à lui faire confiance à me barrer d’ici au plus vite.

Mais lorsque la voix fluette raisonna non loin, mon sang se glaça et je tentais de jeter un regard derrière nous tout en suivant le rythme effréné du blond qui menait la course. Je n’eus pas le temps de m’apercevoir de quoi que ce soit qu’il me poussait violemment sur le côté afin d’éviter d’être percuté par la chauve, lançait à toute vitesse sur ces cibles. Entrainée par ma course, je manquais de me manger le mur. Me stoppant à l’aide des mains, je me retournais immédiatement, légèrement apeurée tout en essayant de garder un certain calme. C’était quoi ce monstre ? J’eus le temps d’apercevoir son ventre lorsqu’il se tourna vers moi. Absolument aucune trace de blessures, et pourtant j’étais certaine d’avoir vu le pic le transpercer entièrement. Une sueur froide me traversa le dos au moment même où je relevais les yeux pour le voir me charger, l’air profondément énervé. Sa manière de parler déconstruite était assez agaçante. Je tiquais néanmoins en entendant le mot cobaye et fronçais les sourcils. Mais j’avais un peu autre chose à faire que de réfléchir à ça en cet instant. Jetant un rapide regard autour de moi, j’aperçus juste au-dessus une barre de métal accrochée au mur, probablement le portoir d’une ancienne enseigne publicitaire. Alors que le gros arrivait sur moi, je me ramassais et sautais vers la barre métallique d’un coup, espérant qu’elle tienne sous mon poids, relevant les jambes avec une certaine raideur toutefois, pour être sûre qu’il ne m’atteigne pas. Au lieu de moi, c’est le mur qu’il se mangea en pleine tête. Suspendue à la manière d’un cochon pendu, les jambes croisées sur la barre, je m’y retenais également d’une main, l’autre ayant plongé dans mon sac toujours sur mon dos pour en sortir une arme à feu, que je braquais sur la tête de la chose sous moi. Après un instant d’hésitation, je décalais mon arme et tirais deux balles dans sa jambe, pensant que ça suffirait bien à l’immobiliser s’il ne s’était pas déjà assommé sur le mur. Ce fut le cas. Environ dix secondes. Une lueur rouge s’éleva de sa tête, et de sa jambe blessée. Je vis distinctement les balles ressortir alors que les blessures se refermaient. C’était définitif, soit je faisais un cauchemar sacrément réaliste, soit j’étais tombé face à un phénomène de foire. Quoi qu’il en soit, je commençais sérieusement à flipper. Ne m’ayant plus dans son champ de vision direct, le gras du bide se retourna vers le jeune homme. J’en profitais pour descendre de mon perchoir où j’étais moyennement à l’aise tout de même, constatant au même moment que le blond avait les bras en sang, et cherchais frénétiquement un moyen de lui venir en aide alors que la situation semblait empirer à chaque seconde.

La solution me vint par un gros coup de chances. Un des coups monumental de la chose avait déplacé une benne à ordure, la renversant sur la chaussée et dévoilant ainsi à moitié une plaque d’égout. Je m’y précipitais et finis de pousser les sacs d’ordures qui en obstruaient l’entrée avant de soulever non sans mal la lourde plaque, dévoilant un trou pas vraiment accueillant, mais dans lequel l’assaillant ne pourrait certainement pas nous suivre. Je relevais la tête, agenouillée au sol pour voir comment s’en sortait le jeune homme contre son assaillant pour constater qu’il était dans une situation critique. Prisonnier des mains du monstre, il était visiblement à deux doigts de se faire dévorer. Attrapant mon colt à la ceinture, je visais la tête sans pour autant tirer, craignant de toucher le blond au passage. Ma maitrise des armes était loin d’être idéale, il n’était pas rare que je loupe ma cible. Je n’eus pas besoin de le faire, car je vis une épée transpercer la tête de la chose, sans pour autant voir d’où elle était sortie. Sans attendre une seconde, je me dirigeais vers mon acolyte de passage pour lui indiquer un moyen de fuite, mais j’eus à peine le temps de poser ma main sur son épaule que le bougre s’effondrait, inconscient. Le rattrapant in extremis, je jetais un regard inquiet sur le chauve toujours transpercé avant d’attraper le bras de mon congénère pour le placer sur mon dos tant bien que mal. Il avait beau être plutôt fin, j’eus du mal à le porter jusqu’à l’ouverture. Je sentis un mouvement derrière moi une fois arrivée devant le passage, aussi j’oubliais toute délicatesse pour pousser le jeune homme dans le trou et y passer moi-même en prenant bien soin de remettre la plaque par-dessus pour dissimuler nos traces.

J’eus un instant de remords en voyant le jeune homme étendu par terre, qui avait du atterrir de manière plutôt rude. Remords qui passa rapidement étant donné que si j’avais été plus délicate, nous serions probablement déjà dans l’estomac de l’autre goinfre. Malgré tout, on ne pouvait pas rester ici, avec les blessures qu’il avait dans un endroit pareil, c’était infection à coup sûr. Et puis, s’éloigner un peu plus de cette chose ne serait pas du luxe. Attrapant de nouveau le bras du garçon, je la plaçais derrière ma nuque en le tenant, l’autre passé autour de ses hanches pour le soutenir autant que possible malgré ma taille ridiculement petite comparé à la sienne. Les égouts étaient un labyrinthe encore plus complexe que les bas-fonds. Je marchais un petit moment avant de ne trouver une sortie, scrutant régulièrement derrière moi pour être sûr de ne pas être suivie. Enfin une sortie …. Un recoin un peu plus agréable qu’un égout, probablement un lieu d’intervention pour les gens y travaillant. Il y avait une table, une lampe, et un compteur électrique. Ca suffirait. J’allongeais le blond sur la table avant de constater que nous laissions derrière nous une trainée de sang assez régulière. Je vis son bras maculé de sang et arborant un symbole étrange que je reconnus rapidement en réprimant mes frissons. Il était toujours inconscient, et la perte de sang ne devait pas aider. Je retirais mon pull et en déchirais des lambeaux réguliers et assez longs. Sa chemise était en bien trop piteux états pour convenir. Sans plus attendre, je commençais à bander sa plaie la plus importante, avant de faire de même avec les autres. Je pus constater qu’il était gelé, ce qui ne me rassura pas le moins du monde. J’ignore pourquoi je faisais ça pour un parfait inconnu, j’aurais très bien pu le laisser sur place et fuir seule. Mais il m’avait bien aidé alors que rien ne l’y obligeait non plus. Je n’eus pas le temps de finir que je vis ses yeux papillonner légèrement, alors qu’il semblait reprendre connaissance. Sans plus réagir, je continuais ma besogne, lâchant juste discrètement.

"Merci ..."
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Mer 11 Avr - 22:16

Une pression sur mon épaule me fit tomber en arrière. Je luttais contre l’inconscience, j’avais abusé de mon alchimie et de mon sang. J’entendais le monde s’agiter autour de moi sans pouvoir le voir. C’est alors que je me sentis chuter, persuadé que ma fin était proche je me laissais sombrer dans le néant…


Je revins à moi, lentement j’ouvris les yeux avec le souvenir d’un monstre immortel. A demi penché au dessus de moi je vis une femme, ses cheveux voltigeaient au dessus de mon épaule. Je refermais les yeux. Une vision onirique. Le calme après la tempête, je ne pouvais concevoir que ce calme fut réel. Je crus mon âme en train de voguer tandis que mon corps était déchiqueté par un hybride irrationnel.


"Merci…"

J’ouvris de nouveau les yeux et sentis une douleur au niveau de mon bras, de mon abdomen. Pour finir, ce fut une odeur particulièrement désagréable qui me ramena à la réalité. La dernière fut la bonne, j’ouvris les yeux et saisissais le poignet de la jeune femme pour l’attirer près de mon visage. J’avais cet air éreinté, comme un tuberculeux en fin de vie. Les sourcils froncés, les yeux mi-clos je demandais non avec le ton interrogateur mais surpris dans un murmure…

"Qu’est-ce que tu fais…"

La vraie question était plutôt, pourquoi tu fais ça. Je n’arrivais pas à croire qu’elle fut encore là à me procurer les premiers soins. J’avais pris l’habitude d’un monde régit par l’égoïsme et la solitude, un monde dénué de bonne conscience. La mienne ne m’avait jamais quitté, elle m’échappa momentanément, le temps de commettre certaine choses regrettables, mais après coup elle revenait me punir. J’avais encore du mal à réaliser que la vie hors du laboratoire était plus…belle ? Je lâchais pris, je ne voulais pas l’effrayer. Cette femme, je lui devais la vie. Je remercier le ciel qu’elle n’eut pas pris ses jambes à son cous comme je le lui avais suggéré. Je laissais négligemment tomber mon bras et refermais momentanément les yeux. Je revis les dernières secondes de mon affrontement. Le souvenir d’un tatouage puis d’une pression sur mon épaule. Toujours affalé, je regagner doucement mes forces. Je levais à nouveau mon bras et le portais à mes narines qui souffraient. J’ouvris un œil et demandais, cette fois-ci plus actif…

"Quelle est cette odeur… ?"

J’ouvris le second et me redressais dans un gémissement étouffé. Je portais ma main sur mon abdomen puis sur mon flanc gauche, je sentis quelques anomalies au niveau de mes côtes flottantes. Mon corps était fragile, les deux années passées au laboratoire m’avaient fragilisé. L’hygiène de vie là bas fut plus que médiocre. J’avais pris du poids depuis ma sorti, mais je manquais en volume, de mon point de vue. Enfin bref, ne cherchons pas d’excuse à ma perte de connaissance. Je déglutis, assis sur…une table, les jambes dans le vide je fixais le mur en face de moi d’un air blasé. Je n’étais pas affolé, ni par mon manque d’énergie, ni par ce que j’avais combattu. J’arrivais parfaitement à concevoir qu’un tel monstre existe, j’y croyais car j’étais moi-même un hybride. Je descendis de la table sans me ménager et fis quelques pas vers ce qui semblait être la sortie. Je sentais de l’agitation au dessus de nous je me tournais pour observer l’inconnue.

"Il faut quitter cet endroit, c’est vital… "

Non je ne faisais pas de l’humour, j’avais un peu oublié ce que c’était. Lorsque je le faisais j’oubliais de sourire. Sourire… je ne l’avais pas fait depuis des lustres.
De mon seul œil visible, je regardais la jeune femme, je réalisais seulement quel privilège j’avais. Sauvé par une femme, j’ignorais si c’était le fait de ne pas en avoir côtoyé depuis un bail mais je l’a trouvais plaisante. Je détournais rapidement le regard ne m’attardant pas sur ce qui me dépassais et pris la tête de la marche. Il y avait bien assez de mystère que je devais élucider, celui des femmes pouvait, devait attendre. L’heure n’était pas à ses futilités. Mon côté coureur de jupon ne demandait qu’à ressortir. J’étais désespérant. Je n’arrivais pas à dramatiser la situation, et encore moins mon état.

Comme si de rien n’était, je longeais le mur pour m’éviter une chute dans l’eau impropre. Je ne cessais de remuer mes narines tant l’odeur me gênait. Le serpent que j’étais n’avait pas besoin de darder ma langue pour choper les molécules odorantes, elles venaient à moi que je le veuille ou non. Je lâchais pour moi-même, ou plutôt pour mon hôte…


"Saleté… "

Il nous fallut à peine deux minutes pour atteindre une première sortie. Je l’ignorais mais ce n’était pas la même que celle que l’inconnue avait emprunté précédemment. Je m’apprêtais à grimper en premier à l’échelle lorsqu’une partie de mes bonnes manières me revint en tête. Je me décalais sur le côté et lui intimais sans un regard..

"Après toi… "

J’attendis qu’elle grimpe et repris..

"Comme ça si l’gros est là ça me laisse le temps d’filer.."

Sans m’en rendre compte j’eus un rire pincé dans un soupir, pourtant, mes lèvres restèrent immobiles et mon visage neutre. Je n’avais eu aucun scrupule à sortir cette phrase car je n’y pensais pas une seconde. Je faisais de l’humour sans le vouloir, je faisais comme toujours ; dire ce qui me passait par la tête…


La plaque d’égout donnait sur une ruelle des bas quartiers. Ma mâchoire faillit se détacher de mon visage lorsque je reconnu l’armure d’un des gardiens du laboratoire numéro 5. Le chien de garde posté à l’entrée. Je le vis courir en pleine rue tandis qu’une voiture s’arrêta près de nous. Une autre armure fit son entrée…


Alphonse Elric:"Colonel !"

Je portais mon attention sur le désigné. Un homme brun assit dans une voiture portant l’uniforme bleu typique de l’armée d’Amestris. La voiture repartie de plus bel après avoir accueilli l’armure. J’observais, silencieux et désireux de poursuivre l’armure. Je levais les yeux et aperçut une silhouette se mouvoir sur les toits. Il se tramait quelque chose au sein de l’armée, à présent j’en étais sûr. La probabilité pour que les expériences au sein du labo’ 5 soient inconnues des dirigeants me semblaient de plus en plus plausible. Aveuglé par la colère, je voulu suivre tout ce petit monde. Mon cœur s’emballait, animé par une montée d’adrénaline imposante et au final plus épuisante qu’utile.

"Ce type ! Il était là, il sait !"

Je parlais de Barry le Boucher, une armure sans corps, juste une âme rattachée. Je m’apprêtais à taper le plus gros sprint de toute ma vie lorsque l’inconnue me retint.
Au même moment une ribambelle de militaire venait à notre rencontre.


"Hey ! Est-ce que tout va bien ?!
-Appelez une équipe médicale !
-Mademoiselle vous allez bien ?"

L’esprit captivé par l’armure je n’entendais pas les militaires, ni même personne d’autre.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 13:46

Sans un regard pour le garçon allongé, je continuais d’essayer de bander son ventre tant bien que mal, le soulevant légèrement par moment pour faire passer les bandes de tissu sous son dos. Je n’avais rien à dire, d’où mon silence. Néanmoins, je fus surprise lorsqu’il stoppa mes mouvements en attrapant mon poignet pour me tirer vers lui, je détournais enfin la tête pour l’observer, croisant un regard perçant masqué par quelques mèches blondes éparpillés. Il semblait bien faible malgré le fait qu’il soit de nouveau conscient et sa question me porta à croire qu’il craignait quelque chose de vindicatif de ma part. Il avait l’air un peu perdu, normal après tout lorsqu’on se réveillait dans un endroit inconnu, une jeune fille à ses côtés en train de le bander. J’esquissais un sourire calme, essayant de ne pas trahir l’inquiétude qui me rongeait quant à la situation présente et posais doucement ma main sur la sienne, tenant toujours mon poignet. Non que je craigne vraiment quelque chose de lui, je voulais simplement le rassurer.

"Ne t’en fait pas, j’vais pas te manger. Je veux juste éviter que tu perdes tes derniers litres de sang …"

Chose qui, je devais bien l’avouer, n’était évidente. A peine avais-je fini de bander un endroit, qu’un autre pansement était déjà imbibé et bon à changer. Et ce n’était pas dans un égout miteux que j’arriverais à quelque chose de très efficace, il fallait qu’il aille à l’hôpital rapidement. Je profitais du fait qu’il relâche doucement mon bras pour finir ce que j’avais commencé sur son ventre, le faisant rouler doucement vers moi pour passer le dernier lambeau de tissu sous son dos avant de serrer le tout d’un coup sec pour que cela tienne suffisamment, le temps qu’il sorte d’ici. Je l’observais toutefois du coin de l’œil, et m’aperçus que ses yeux étaient de nouveau clos. Lâchant un léger soupir, j’espérais qu’il ne sombre pas dans une espèce de coma ou je ne sais quoi. Les soins n’étaient pas vraiment mon point fort à la base, mais j’avais du aider tellement de gens à la guerre que les réflexes basiques étaient vite appris et mémoriser. S’il tombait dans l’inconscience, qui sait quand il en sortirait. A nouveau inquiète, sans raison aucune, je posais ma main sur son front dégageant quelques cheveux au passage avant de froncer les sourcils sous la surprise. Toutes les plaies qu’il avait auraient dû provoquer sa fièvre, or il était gelé. Ou alors, c’était moi qui étais fiévreuse … Le jeune homme rouvrit vivement les yeux alors que je retirais ma main, et me fixa quelque seconde, avant de s’enquérir de l’odeur nauséabonde qui régnait dans le secteur. Je ne pus m’empêcher de lâcher un léger rire, quoi qu’un peu amer.

"C’était les égouts ou l’estomac du chauve … J’ignore pourquoi ton odeur est si appétissante pour lui, mais il avait l’air bien décidé à t’avaler !"

L’image d’une gueule béante digne d’un animal, ouverte et prête à gober le jeune homme, me revint en tête et déclencha un long frisson le long de ma colonne vertébrale. C’était clair et net, ce truc n’était certainement pas humain. Je croisais à nouveau les yeux de jade du jeune homme et vis quelque chose qui me faisait vaguement penser à de la détermination. Ou un truc similaire en tout cas. Quelques instants plus tard, ce dernier se relevait, poussant son corps probablement à ses limites étant donné l’état dans lequel il se trouvait. Je n’avais rien fait de plus que stopper les hémorragies et diminuer le risque d’une éventuelle infection, mais rien qui puisse lui permettre de supporter la douleur ou la faiblesse. A son air renfrogné, je compris qu’il était inutile de lutter avec lui, ça avait l’air d’être une véritable tête de mule. Et puis, tant qu’il ne s’agissait que de marcher, je resterais près de lui au cas où, et ça devrait passer. Lâchant un léger soupir résigné, je m’emparais du sac balancé négligemment, observant rapidement la pièce du coin de l’œil pour trouver éventuellement quelque chose d’utile. Mais rien. Je suivis le jeune homme en silence, l’observant discrètement au cas où il flanche, mais il tenait plutôt bien le coup. Je l’entendis marmonner tout seul ce qui me tira un sourire amusé. La situation ne s’était pas vraiment améliorée pourtant. J’étais en plein milieu des égouts avant un total inconnu manquant à tout moment de s’effondrer faute d’apport sanguin, et pourtant j’arrivais à sourire. Fallait vraiment être étrange pour avoir des réactions pareilles.

Le blond stoppa devant une échelle plantée à la verticale en plein milieu d’un courant d’eau sale et leva la tête. J’esquissais une moue peu rassurée lorsqu’il me laissa passer la première, lui jetant un regard suspect en l’entendant par la suite. Mais sans trop savoir pourquoi, j’étais sûr qu’il ne mettrait pas ses dires à exécution ; Peut-être pour l’avoir vu me tirer d’un mauvais pas sans raison valable, ou avoir voulu se battre contre ce truc immortel et vorace. Il me faisait bien plus l’effet d’une tête brûlée que d’un trouillard pour l’instant. Une fois dans la rue, j’eus à peine le temps de me redresser qu’une armure haute de deux mètres me dépassa en courant. Un sourcil haussé sous l’incompréhension, je fixais le curieux spectacle qui s’offrait à nous : une seconde armure interpella un militaire, répondant visiblement au grade de colonel, alors que la première traçait son chemin dans la ruelle sans perdre une seconde. Je changeais immédiatement d’expression lorsque je reconnus le dit colonel pour l’avoir déjà croisé sur le front ishbal. Difficile de l’oublier à vrai dire, il avait participé à la tuerie en compagnie des autres alchimistes d’état. Mustang, l’alchimiste de flammes … J’entendis dans ma tête les cris de terreur de ses victimes passées. Et des miennes. Secouant la tête pour faire sortir tout ça, j’observais la voiture démarrer en trombe alors qu’une cohorte militaire se ruait déjà sur nous. Ca sentait pas bon, pas bon du tout. Je jetais un coup d’œil vers le jeune homme qui était enfin sorti des égouts et semblait captivé par quelque chose que lui seul semblait comprendre. J’en profitais pour baisser les yeux sur son ventre que j’avais bandé de manière affreuse et remarquais que, comme le reste, ce pansement n’avait pas tenu, et sa plaie recommençait doucement mais sûrement à saigner. Aussi, lorsque je le vis sur le point de courser la voiture, je le retins fermement par les épaules. J’entendis ce qu’il criait, et l’observais, perplexe, en essayant de comprendre avant de le forcer à s’assoir près d’un mur pendant que les militaires arrivaient. Tous se pressèrent pour savoir si tout allait bien. Le blond semblait ailleurs. Je profitais de la confusion générale pour dissimuler mon arme à feu, à la base coincée contre mes reins, dans le sac que je tenais à la main. Inutile qu’on voit que je portais une arme en tant que civile. A genoux près du jeune homme, je me penchais légèrement vers lui, sérieuse.

"Tu n’es pas en état de la suivre, tu vas te tuer."

Je me redressais alors que les médecins s’approchaient déjà, et me reculais, observant à nouveau la rue et le nuage de poussière que soulevait la voiture en disparaissant au loin. Je songeais à ses mots. « il était là, il sait ».Cela avait-il un lien avec l’autre énergumène qui avait voulu nous bouffer ? Non, décidemment, les choses ne tournaient pas rond ici. Et qui plus est, il y avait un alchimiste lié à l’armée dans le coup. Bien que pas mécontente d’en être partie, je commençais à croire que ce bordel pouvait avoir un lien avec les expériences menés en secret sur les militaires. Etait-ce possible que les chimères n’aient pas été les seules résultats de la science militaire ? La voix du blond me tira de mes réflexions en me faisant légèrement sursauter. Visiblement, il ne semblait pas vraiment coopératif. J’esquissais un sourire en l’observant, en retrait. J’avais eu plus de chances que les médecins, il avait été plutôt sage avec moi. Un gros coup de chance probablement. Ou le fait qu’il soit inconscient …. Oui, ça avait assez joué également. Un des infirmiers quitta le chevet du jeune homme pour venir s’enquérir de mon état. Peu loquace, je me contentais de dire que tout allait bien, même si ma tête était le point d’exploser avec les deux coups consécutifs que j’y avais reçu. Mais il y avait bien plus grave pour l’instant. Les choses semblaient se compliquer pour mon éphémère patient, et les médecins s’agitaient de plus en plus autour de lui. Interdite d’approcher, je ne pus qu’observer de loin ce qui se passait. Un infirmier, le même que précédemment, vint me voir pour me demander si j’étais une proche du jeune homme. Sans réfléchir, je répondis oui, sans même savoir pourquoi. J’étais inquiète pour lui, et sa phrase me trottait désagréablement dans la tête, mettant en lien des choses qui n’aurait pas forcément lieu d’être. De par ma réponse, on me proposa de le suivre, alors que les médecins le conduisaient à l’hôpital local.

Ca faisait peut-être une demi-heure que j’observais à la fenêtre de la chambre. On m’avait laissé rentrer après avoir refait de manière plus orthodoxe les bandages du jeune homme, et l’avoir branché à deux ou trois trucs dont je ne comprenais pas l’utilité. Alors que j’attendais dans le couloir, je fus surprise de voir le médecin venir me chercher pour me faire entrer avant de me souvenir de mon mensonge. J’avais donc passé la porte, timidement d’abord, puis voyant qu’il dormait à nouveau, sous l’effet de calmant puissant pour pouvoir le soigner d’après ce que l’on me dit, je me mis en tête d’attendre son réveil afin de pouvoir lui poser la question qui me taraudait l’esprit. A savoir, de quoi il parlait exactement dans la rue ? Et puis, je voulais m'assurer pour une raison totalement inconnu qu'il irait mieux avant de repartir.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 15:04

Je regardais s’envoler ma vengeance, la respiration haletante. J’avais ce regard mitigé mélangeant tristesse et colère. Contraint à m’assoir je n’eus pas la force de résister à la pression de la jeune femme. Un brin autoritaire elle réussi à me soutirer un bref silence. Assis contre un mur en pleine rue je regardais cette fille qui m’était inconnue. Pourquoi tant d’attention à mon égard ? Je renversais ma tête en arrière et observais l’endroit où se trouvait l’armure quelques secondes avant. Je me pinçais les lèvres, j’étais en colère, en colère contre ma faiblesse. Les genoux repliés je posais mes avants bras dessus et soupirais.

"Messier venez avec moi, l’ambulance arrive. "

Je baissais les yeux, observant avec dédain le flic. Je n’avais pas entendu sa phrase, je me demandais donc ce qu’il me voulait. J’avais cet air irrité du type pas commode, une moue suspicieuse au bord des lèvres.

"Qu’est-ce t’as ?
-Venez avec moi "

Débutais une altercation sans queue ni tête. Sa collègue tentait de me raisonner mais je n’écoutais rien refusant toute aide comme un gamin capricieux. C’est alors qu’un infirmier débarquait, sans perdre de temps il prit mon bras pour m’aider à me soulever. N’ayant toujours pas compris ce qu’ils me voulaient, seulement mon bien, je les envoyais paitre. Me débattant une fois debout je fini par décrocher une droite à l’infirmier qui avait osé me toucher. Emporté par ma force je titubais pour atterrir dans les bras d’une militaire. Indignée ou timide, la jeune femme essayait de me repousser. Par-dessus son épaule j’essayais de choper l’infirmier qui m’injuriait, lui-même retenu par un militaire. J’étais un peu sauvage, c’était compréhensif. Je n’avais pas frappé fort, mais l’infirmier en était offusqué.

"Qu’il se démmerde ! Je ne ramènerais pas un tel sauvage à la clinique
-Répète un peu pour voir !"

Je le menaçais de mon poing, toujours par-dessus l’épaule de la militaire. Un vrai bordel dont j’étais le principal auteur. Si seulement l’un d’entre eux avait eu la présence d’esprit de m’expliquer les choses. La tension commençait à augmenter, la militaire, à bout de nerf me secoua telle une hystérique.

"Ca suffit !!"

Je m’arrêtais quelques secondes et la regardais, intrigué par le son grave de sa voix. Je repris plus bel en lui demandant de me lâcher. J’affirmais être en parfaite santé.


"Allez-vous faire foutre bande de rapace ! Je ne retournerais pas croupir dans votre pu… "

La militaire m’administra un coup de poing en plein ventre. Bien qu’elle n’eut pas taper fort je perdis l’équilibre me retrouvant sur les genoux. Avant de perdre connaissance je balayais du regard l’assemblée, ma dernière vision fut la rouquine en train de converser avec les hommes en blancs. Je tombais sur le sol, la joue droite écrasée contre le trottoir, une dernière pensée en tête…

*Merde…ne me trahis pas… *


Le vide, pour la seconde fois.

J’ouvris subitement les yeux et découvrais un plafond blanc et une pièce baignée de lumière. J’écarquillais les yeux soudainement effrayé. Je m’emballais, pensant me retrouver à nouveau sur une table d’opération. Je tirais sur les fils les faisant lâcher et me redressais avec vivacité avant de voir un visage familier. Là, assise à mon chevet se trouvait la rouquine, elle semblait surprise. Je me stoppais dans mon élan et pris connaissance des lieux. C’était plus judicieux. Je déglutis, rassuré de voir que je me trouvais dans un hôpital, sans menotte ou quoi que ce soit d’autre de compromettant. Je retirais les derniers fils qui me gênaient, surtout ceux au niveau du torse. Je soupirais, rassuré, je me frottais le front puis replacer en arrière ma mèche qui cachait mon œil gauche. J’étais embarrassé de trouver cette fille à mon chevet. Embarrassé, mais quelque part ravi. Je fixais le drap qui recouvrait mes jambes et lui demandais à voix basse…


Qui es-tu ?...j’veux dire..pourquoi es-tu là ? "

Je tournais la tête, portant mon regard de jade sur le sien. J’avais l’air maussade à cause de la fatigue, mais je ne l’étais pas. J’observais son visage, cherchant au plus profond de ma mémoire un nom quoi que ce soit d’autre au cas où nous nous connaissions. Rien ne me venait, pourtant je continuais de la dévisager.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 15:37

Un bruit violent me tira de ma rêverie, je me retournais brusquement pour voir le jeune homme en train de se débattre contre un ennemi invisible. Les sourcils légèrement froncés, je l’observais faire en silence jusqu’à ce qu’il semble soudain remarquer ma présence. Sans que je comprenne pourquoi, il se calma presque aussitôt, me fixant en silence, avant de se redresser en bidouillant sur ce qu’il restait de ses perfusions. Elles n’auraient pas tenues bien longtemps … Sa question ne me surprit pas vraiment, il me fallait bien l’avouer. Bien qu’il m’ait aidé, il lui paraissait sûrement grotesque que j’ai pu le suivre jusqu’ici. J’avais à peu près la même idée en tête, même si au fond je trouvais ça normal, je ne pouvais m’empêcher de croire que c’était également assez irrationnel. Réfléchissant à ma réponse quelques secondes, je laissais dériver mes yeux sur le torse du jeune homme couvert de bandages. Il avait eu de la chance dans son calvaire, un peu plus haut, et le cœur y serait sûrement passé. Je finis enfin par croiser son regard et esquissais un léger sourire avant de baisser les yeux.

"Je voulais être sûr que tout irait bien pour toi. Je n’ai pas l’habitude d’abandonner mes patients."

Je l’observais, un léger sourire aux lèvres durant quelques secondes avant de reprendre une mine sérieuse, le regard sombre.

"Tu m’intrigues. Tu me hurles dessus puis me protèges alors qu’on ne se connait pas, tu mets ta vie en péril pour me permettre de fuir, et tu tiens à courser une armure géante alors que tu tiens à peine debout. Qui plus est, une armure poursuivie visiblement par des militaires de haut grade …"

Je ne voulais pas le brusquer, mais je voulais savoir. Il semblait connaitre l’armure mouvante. Mustang également. Y aurait-il véritablement un lien en ça et l’armée ? Et puis, pourquoi avait-il réagit excessivement en voyant l’armure ? C’était ce point-là que je ne parvenais pas à comprendre. Je lâchais un léger soupir avant de détourner le regard.

"Excuse-moi de te poser cette question aussi tôt … Mais le gars dans l’armure tout à l’heure, tu le connais ?"

Il semblerait bien que oui. Mais j’étais curieuse de connaitre les liens qu’il avait avec l’alchimiste flamboyant. Je voulus continuer lorsque la porte s’ouvrit, dévoilant une infirmière alerté par les mouvements brusques du garçon un peu plus tôt. Je m’écartais avec un sourire d’excuse, détournant le regard, alors que la demoiselle réprimandait son patient. J’en profitais pour fixer l’extérieur, maussade. Le cauchemar était-il en train de se répéter, mais à Central cette fois-ci ? Etait- une évasion de nouvelles chimères semblable à ce que j’étais ? Non, certainement pas. Je n’avais senti aucune fragrance animale chez le balourd. Juste …. Trop d’odeurs. Trop de mélanges indescriptibles, indifférenciables même pour le nez le plus exercés du monde. En parlant d’odeur, il y en avait une autre que je sentais depuis un moment qui m’interpellait sans peine. Je détournais très légèrement la tête pour apercevoir le jeune homme. Il y avait fort peu de chances qu’elle vienne de lui. Je délaissais cette idée et retournais m’assoir une fois la jeune femme partie. Les questions se pressaient dans ma tête. Néanmoins, je ne voulais pas brusquer le jeune homme, il avait sûrement mieux à faire que de me répondre pour le moment. Le regard baissée, je souriais doucement en reprenant d’une voix calme.

"Tu as probablement besoin de repos. Je ne vais pas tarder à me faire jeter dehors par les médecins. Est-ce que je peux au moins faire quelque chose pour toi ? Pour te remercier de ton aide …."

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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 17:44

Que tout irait bien pour moi…je la regardais, sourcils à demi froncés par la douce surprise de ses mots. Je détournais le regard avant de rougir légèrement. Soit le Destin m’ouvrait les porte du bonheur soit il me jouait une salle blague. La bonté de cette fille me touchait, je n’arrivais pas traduire ce que je ressentais, si ce n’est une grande gêne.
Derrière ses inquiétudes se cachait un tout autre intérêt à mon égard. J’avais fait germer une intrigue qui, apparemment, n’avait pas de fondation. Elle était intéressée par l’armure, le gardien du laboratoire n°5. Je ne pouvais l’aider, je ne savais rien de ce type si ce n’est son job. Le visage serein, je serrais le drap sous mes paumes, mon visage trompait mes émotions. Je me demandais si une telle occasion se reproduirait un jour. Si oui, je me jurais d’être plus résistant. La porte s’ouvrit je tournais la tête en direction de l’intrus. Une infirmière, elle semblait paniquée, je la suivis du regard, la rouquine s’effaçait pour laisser place à la travailleuse.

Je me fis littéralement engueuler sans le moindre scrupule de la part de l'infirmière. Cela dura quelques minutes, juste le temps qu’elle surveille mes plaies et qu’elle me remette sous perfusion sanguine. J’avais un air absent, je ne relevais pas ni lui répondais, ça m'était égal. Je regardais le tuyau alimenter mon avant-bras tandis qu’elle me parlait. J’étais perdu dans mes pensées, je réalisais seulement maintenant à quel point j’avais été chanceux. Le fait de la voir me remettre sous perfusion me rappelait à l'ordre sur la chance que j'avais eu. Le visage grave, je ne quittais plus du regard le tuyau par lequel passait le sang. Quelques secondes d’absence pendant lesquelles l’infirmière quittait la pièce en m’informant la venue de la police. Elle ferma la porte, je ne remarquais pas son départ. Ma main sur mon cœur je fronçais les sourcils.
Ce monstre immortel, il avait bien failli m’arracher à ce monde et plus d’une fois en un combat.


"Tu as probablement besoin de repos. Je ne vais pas tarder à me faire jeter dehors par les médecins. Est-ce que je peux au moins faire quelque chose pour toi ? Pour te remercier de ton aide …."

Je relevais la tête, j’esquissais un demi-sourire forcé. Elle semblait épuisée, je n’arrivais pas à cerner l’expression de son visage. Elle était si adorable. Je secouais lentement et négativement la tête.

"Nan...tu ne me dois rien."

Je reportais la main à mon cœur, me répétant que je lui devais plus qu’elle ne me devait. Lors de l’explosion elle aurait été blessée, mais probablement pas mortellement. Mon sourire s’effaça, je portais mon regard sur la fenêtre, sur le ciel. Elle était grande ouverte, je sentais l’air frais me carasser le visage. J’entrepris de lui répondre à ses dernières interrogations…

"Je ne le connais pas…ce type en armure."

J’ignorais quoi révéler, quoi ne pas révéler. Je me stoppais dans mon élan pour chercher mes mots lorsque la porte s’ouvrit une seconde fois. Un homme entra, un militaire. A cet instant, j’eu le même mauvais pressentiment lors de la rencontre avec le gros tas. Cette émotion me redonna du punch ce qui fut une bonne chose. J’en avais marre de faire la gueule, ca ne me ressemblait pas.


"Sortez mademoiselle, j’aimerais m’entretenir avec votre ami. Je vous consulterais juste après."

Je haussais un sourcil, intrigué, mon instinct m’ordonnait de me mettre en garde. Je saisis le poignet de la rouquine et lui dit de manière à ce qu’elle seule m’entende, le regard braqué sur l’intrus…

" Ne t’éloigne pas trop.. "

La jeune femme partie, je la suivais du regard m’apercevant de la générosité de la nature à son égard. Hum. Le type s’approcha de mon lit, j’étais tendu. Il commença à déblatérer toute de truc dont je ne saisissais pas le rapport avec ma personne. Puis au bout de quelques secondes il se mit à sourire, il tendit son bras et sortis une arme, au même moment je balançais le drap sur lui et me servait du pilier qui tenait la pochette de sang presque vide pour le frapper. Sans m’attarder je sautais de mon lit pour m’échapper. Le type me bloqua le passage, je lui administrais un violent coup de pilier en pleine poire. C’est alors que le même scénario que la veille se déroula sous mes yeux. Un éclair de lumière et son visage se régénérait.


"Merde ! Qu’est-ce que vous me voulez bordel !

-Ton silence, petite vermine."

Par un phénomène qui dépassait mon entendement, le type prit une autre apparence. Bien plus jeune, coiffé comme un palmier et vêtu étrangement, je reconnu sur sa cuisse le même tatouage que sur la langue du gros. Mais le pire dans tout ça, c’est que le visage de ce type m’était familier. Je l’avais aperçu plus d’une fois aux côtés d’une grande brune à gros seins. Et ca, dans le laboratoire. Le visage déformé par la haine j’attaquais de front d’une manière irréfléchie. Je me servais à nouveau de mon pilier pour lui en mettre un chassé, il attrapa l’objet métallique au vol sans la moindre peine et me poussa violemment avec. Je traversais la fenêtre qui était grande ouverte.

J’allais m’écraser à l’étage du dessous, sur le balcon. J’atterrissais aux pieds d’une vieille. Je clignais des yeux, choqué d’être en vie. Ma chute avait été courte. Je me relevais et me débarrassais de mon pilier.
Pieds nus, torse nu, vêtu d’un pantalon blanc en coton je traversais le couloir en courant. Mon attitude de fuyard éveilla des soupçons et aussitôt je fus pourchassé par le personnel. Je vis au loin la rouquine qui marchait doucement. Au moment où elle bifurquait sur la gauche je la saisissais par le bras d’une manière maladroite. Manquant de me viander royalement tant le sol glissait je me rattrapais et plaquer l’inconnue contre le mur. Nous étions dans la cage d’escalier. Je plaquais ma main contre sa bouche, collé à elle j’attendis que mes poursuivants passent pour me détacher. Je me dirigeais vers l’escalier, près à le dévaler mais je m’arrêtais à la deuxième marche et lui annonçais..


"Il y en a d’autre ! Ils peuvent changer de forme !"

Je devais passer pour un fou. Elle qui n’avait pas été témoin de mon altercation avec un monstre chevelu, elle devait penser que je débloquais suite au choc de la veille. Cette fille, sans m’en rendre compte je immisçais dans ma propre merde me sentant en confiance avec elle. En m’aidant elle s’était involontairement attiré la sympathie d’un cinglé tel que moi.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 18:31

Le visage inexpressif, j’observais le jeune homme qui semblait reprendre doucement des forces maintenant qu’il se tenait calmement sous ses perfusions. Je commençais à sentir le poids de ma nuit de veille ainsi que celui de mes précédentes acrobaties peser doucement sur mes épaules et mon estomac également. Je retournais mon regard vers le jeune homme lorsque celui-ci reprit doucement la parole, et ne pus m’empêcher de froncer légèrement les sourcils. Curieux, j’étais pourtant sûr qu’il le connaitrait. Ou bien, et c’était le plus plausible, il ne voulait probablement rien dire à une inconnue. J’esquissais un léger sourire à son égard et acquiesçais, lui faisant signe que je comprenais sans peine. La porte s’ouvrit sans semonces et un militaire entra, le visage fermé, me priant de sortir. Un frisson me parcourut l’échine lorsque je croisais son regard qui n’avait absolument rien de bienveillant. Néanmoins, ne tenant pas à me faire repérer outre mesure, je m’apprêtais à obéir sagement. Au moment où je me levais, le jeune homme dont j’ignorais toujours le nom m’attrapa le poignet et me tira vers lui sans lâcher l’intrus du regard. Surprise, je l’observais, m’approchant de lui un peu plus pour l’écouter, avant de froncer les sourcils en l’entendant. Je le fixais quelque secondes et lui fis un très léger signe de tête affirmatif pour lui signifier que j’avais compris.

Délaissant le jeune homme, je passais près du militaire en frissonnant à nouveau, prenant bien soin de ne pas croiser son regard et quittais la pièce, non sans un dernier regard au malade. La présence d’un militaire ici ne me semblait pas être bon signe, surtout si mon intuition concernant les affaires illicites de l’armée s’avérait exacte. Néanmoins, je préférais ne pas faire de vagues pour le moment. Et puis, j’avais faim, il fallait que je mange histoire de pouvoir tenir un minimum éveillée. J’avais repéré une sorte de restaurant au rez de chaussée, je profitais donc de ce laps de temps pour m’y rendre et acheter un sandwich et une bouteille d’eau. Soucieuse toutefois de ne pas m’éloigner trop longtemps du blond, je repris les escaliers pour remonter au deuxième étage rejoindre le couloir en attendant la fin de son entretien. Je pris cependant mon temps, mangeant tranquillement en observant rapidement les lieux. Un raffut pas possible provenait des couloirs du premier étage, et je me pris à sourire en imaginant un gamin refusant qu’on le touche, avant de continuer ma route. Lorsque sans même comprendre comment, je sentis mon bras être agrippé violemment alors que mon assaillant semblait avoir du mal à se maintenir debout, se rattrapant in extremis. Dans un réflexe mécanique, je levais le bras pour me dégager lorsque je le sentis me plaquer violement contre le mur, une main sur les lèvres pour m’empêcher de crier probablement. Ce n’est que lorsque j’eus la présence d’esprit de lever les yeux, que je reconnus le blond qui semblait assez paniqué. Ses perfusions étaient arrachées, du moins celles que je pouvais voir dans cette position et il semblait relativement essoufflé. Je voulus me dégager doucement, mais son regard scrutant les alentours me confirma qu’il redoutait quelque chose, aussi, je me tins parfaitement immobile en attendant qu’il me relâche.

"Qu’est-ce que …"

Impossible de finir ma question qu’il m’annonçait d’une voix frénétique la présence d’autres qui en plus pouvaient changer de formes. Complétement larguée sur le moment, j’essayais de comprendre ce dont il me parlait. Mais une chose était sûre, dans l’état où il était, impossible de ne pas se faire remarquer. D’autant plus qu’il semblait être coursé par le personnel médical. Je réfléchis un instant et avisais une porte non loin. Une salle d’examens. Sans un mot, je l’attrapais par le poignet et le tirais avec moi, ouvrant la porte avec prudence avant de le pousser à l’intérieur, et refermais la porte à clef en précisant bien que cette salle était désormais occupée. J’observais rapidement autour de moi et dégotais ce que je cherchais, à savoir une blouse blanche inutilisée. Comme ça, même si quelqu’un entrait, nous pourrions toujours donner le change. Passant rapidement le vêtement, je fis assoir le jeune homme sur une chaise, les mains sur les épaules, et l’observais l’air soucieuse.

"Calme-toi ! Pour le moment, tu ne risques rien."

Il commençait à me faire vraiment peur en cet instant.

"De qui tu parles ? Le militaire? Qu’est-ce qu’il te voulait ? "

J’avisais une perfusion arrachée, celle-là même qui lui redonnait un peu de sang, le laissait à présent couler doucement le long de son bras.

"Eh merde …"

Farfouillant dans les tiroirs proches, je trouvais rapidement ce que je cherchais. Retirant l’aiguille avec autant de délicatesse que possible pour quelqu’un de non initié à la médecine, je plaquais un morceau de gaze et fis un pansement rapide sur la plaie. Délaissant ce problème désormais résolu, je braquais mon regard sur le sien, l’air inquiète.

"Ca ne bougera pas. Maintenant dis-moi ce qui se passe."

Je tendis l’oreille en entendant des bruits de courses dans le couloir, et fis mine de m’atteler à le soigner tout en l’écoutant. Bien évidemment, je ne le touchais pas, c’était simplement pour donner le change. Mais si l’armée était impliqué, alors ses ennuis, et les miens par extension maintenant, n’étaient probablement pas terminés. Dos à la porte de verre polie, je ne pouvais pas apercevoir quiconque se tenait devant. Néanmoins, je sentais approcher une présence familière, et dangereuse.

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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 19:35

Je baissais les yeux, observant tout en bas de l’escalier tandis que l’inconnue m’entraînait avec elle dans une pièce. Elle ferma la porte, j’observais les alentours. Je n’avais aucune envie de rester dans l’hôpital, je voulais partir, regagner ma liberté. Une fois de plus je fus contrait à m’asseoir, sur une chaise cette fois. Elle me rassurait, mais je lisais la terreur sur son visage. Je dois avouer que je l’étais également, cela non plus ne me ressemblait pas.
Elle me questionnait, je fixais le mur qui me faisait face, une idée en tête. Il y avait un une plaque au plafond, un conduis d’aération. Je reportais mon regard sur elle et haussais un sourcil en le voyant vêtu d’une blouse blanche. Je penchais légèrement la tête, je passais d’un extrême à un autre. Je fis une moue digne d’un vieux pervers. Mais alors que la situation elle-même ne semblait pas tant me toucher, elle, s’agitait. Elle se démenait pour penser mon bras, je remarquais en même temps qu’elle ce petit détail.
Ca devenait une habitude, la jeune femme me soignait à nouveau. Une fois ce détail résolu elle reprit d’un air soucieux…


"Ca ne bougera pas. Maintenant dis-moi ce qui se passe."

Je baissais les yeux, mon regard se posa automatiquement sur une goutte de sang, mon sang. J’avais du en semer un peu partout, il était donc aisé de me pister. Je levais un peu plus et en découvrais d’autre. Je soupirais, lassé. Je n’avais donc pas le droit à un moment de répit. J’avais passé du temps avec cette fille sans avoir pu lui demander son prénom, chose qui m’intéressait fortement. Je voulais placer un nom sur son joli minois. Je retirais doucement sa main, mon œil à découvert braqué sur les petites tâches de sang que j’avais semé.

" Ton pays est pourri de l’intérieur, voilà c’qui se passe.."

Isaac McDougal avait raison, à présent je comprenais où il voulait en venir. Je devais retrouver cet homme, mon maître. Je sentis une présence, celle-ci dégageait très peu de chaleur, tout comme le gros tas. J’en déduisais que le « métamorphe » n’était pas loin. Je me levais et attrapais la chaise, je me déplaçais doucement jusqu’à la porte. Là je déplaçais tout et n’importe quoi pour barricader la porte et nous faire gagner du temps. Une fois cette tâche accomplie je me déplaçais jusqu’à l’unique fenêtre que j’ouvris. Il y avait environs deux mètres entre le toit en dessous et nous. J’ignorais de quel toit il s’agissait mais je comptais bien sauter dessus. Je me tournais face à la jeune femme et lui dit…

"J’espère que tu me pardonnera de t’avoir entraînée là dedans."

Je lui montrais la sortie improvisée, un pied sur le rebord de la fenêtre. Sans se faire prier, sans manière, la jeune femme sauta en première, je fis de même.
L’atterrissage fut moins compliqué que prévu mais tout de même robuste.
Je lui montrais un escalier de secours.
Ainsi je fuyais l’hôpital aux côtés d’une inconnue bien courageuse.


Notre course prit fin aux abords d’un parc après plus de trente minutes de course et marche. Éreinté, je fus le premier à ralentir. Le parc était vide, il était environs 18h, le début du crépuscule. Je m’enfonçais dans le par cet me dirigeais vers un endroit à l’abri des regards, là où l’herbe me semblait le mieux. N’ayant plus envie de fuir je me laissais choir dans l’herbe, bras écartés et soupirais d’aise. J’espérais que cet instant ne soit pas brisé. J’étais prêt à m’endormir sur ce tas d’herbe, je n’avais nul part où aller. Cet endroit me convenait, surtout après tout les événements passés. Les cheveux entremêlés sur mon visage, je sentis toute la pression accumulées depuis des heures se détendre. Plus rien ne pouvait m’affecter, je voulais me reposer, c’est tout.


"T’es pas croyable comme fille.. Tu n’étais pas obligée de rester, tu aurais pu filer un certain nombre de fois… Peut être est-ce toi mon ange gardien."

Je fixais le ciel à travers le feuillage d’un cerisier, l’air était doux mais quelque peu humide. Je redoutais la pluie.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 20:20

Mon pays, mon pays … Ca je le savais déjà, suffisait de voir ce qu’il faisait faire à ses propres soldats. Nerveuse, je ne cessais de m’agiter en bougeant sans cesse, que ce soit les jambes, les bras, n’importe quoi, je n’arrivais pas à rester en place. La sensation d’un danger imminent mettait mes gênes animaux en ébullition et je cherchais déjà un moyen de sortir de la pièce autrement que par la porte. Mon regard tomba rapidement sur la fenêtre, mais au premier étage, dans l’état du blond, autant rêver. Alors que je commençais à tourner plus ou moins en rond, le jeune homme en avait profité pour se relever silencieusement et aller bloquer la porte. Ce ne fut que lorsque j’entendis les meubles bouger que je me rendis compte qu’il n’était plus assis tellement il s’était faufiler en silence. Statique au beau milieu de la pièce, je l’observais me passer sous le nez pour se diriger vers la fenêtre qu’il ouvrit tout en examinant l’extérieur avant de se tourner vers moi. Je fronçais les sourcils avant d’afficher un sourire nerveux.

"Comme si tu m’y avais forcé … "


M’approchant lentement, j’osais observer à l’extérieur. Un toit sous la fenêtre consistait à un plan d’échappatoire plutôt acceptable, si l’on omettait les deux mètres qui nous en séparaient. Ce n’était pas vraiment pour moi que je craignais, mais plus pour le jeune homme. Néanmoins, lorsqu’il me fit signe de passer en première place une fois encore, je n’hésitais pas vraiment. Après tout, ce n’était pas comme si nous avions spécialement le choix. Prenant appui sur le rebord, je sautais dans le vide, atterrissant souplement sur mes deux pieds. Etre chimère avait parfois quelque avantage non négligeable. Soucieuse, je me décalais et levais la tête pour apercevoir le jeune homme qui faisait de même. Malgré ses contusions, il semblait encore particulièrement robuste. Une fois sur pied, il m’indiqua l’escalier latéral avant de s’y élancer. Sans attendre, je le suivis, le collant de près. Plus vite nous quitterions cet endroit, mieux ce serait. La présence que j’avais ressentie s’éloignait peu à peu, il devait avoir cessé ses recherches. Je fus plus que surprise de l’endurance dont fit preuve le blond compte tenu de son état déplorable. Nous courûmes durant une grosse demi-heure, ralentissant par moment pour souffler légèrement, pour finalement finir par ralentir et s’arrêter dans un coin reculé du parc que nous longions depuis un petit moment. Le jeune homme se laissa tomber dans l’herbe sans autre forme de procès, quant à moi, je m’assis par terre, le dos contre le tronc d’un arbre et fermais les yeux, reprenant doucement ma respiration qui pour le moment était encore chaotique. J’avais horreur de courir. Une légère bise soufflait, faisant jouer mes cheveux sous mon nez alors que je fixais le blond qui semblait épuisé. Compréhensible. Et il était surtout torse nu alors que le crépuscule pointait le bout de son nez, l’air froid avec lui. Je constatais quant à moi que j’avais emporté la blouse d’infirmière que j’avais piqué. La retirant rapidement, je la roulais en boule pour l’envoyer près du garçon.

"Met toi ça sur le dos, tu risques de chopper la mort en restant torse nu."

Alors que j’attrapais dans ma poche ce qu’il restait de mon frugal repas pour le terminer, profitant du répit qu’offrait cet abri naturel, j’ouvris la bouteille d’eau et bu de longues gorgées pour me remettre définitivement de la course folle avant de poser la bouteille ouverte entre mes jambes, observant le blond qui venait de reprendre la parole, semblant apaisé. Sa tirade me fit sourire. Un ange gardien … qu’elle idée saugrenue. Je fermais la bouteille et le fis rouler vers mon congénère avant de lui répondre.

"J’ai pas l’habitude de fuir les problèmes. On s’est mis dans la merde ensembles, on en sortira ensembles. "


Je m’étirais et me laisser complètement aller contre le cerisier auquel j’étais adossée, fermant à demi les yeux avant de sentir une goutte me tomber sur le bout du nez. Rouvrant les yeux, je levais la tête pour apercevoir le ciel qui se teintait d’un gris sombre, avant de lâcher un soupir. Et la pluie qui se ramenait dans la partie … Tant pis, je n’avais pas envie de bouger pour me mettre à l’abri . Je repensais aux paroles du blond et fronçais légèrement les sourcils avant de baisser le regard vers lui, regard qui ne put s’empêcher de dévier quelques secondes sur le torse du jeune homme avant de revenir sur son visage.

"Il se trame quelque chose au sein de l’armée n’est-ce pas ? Enfin ... c'est pas comme si je ne m'en doutais pas déjà un peu ..."


Je lâchais un profond soupir, soudain particulièrement lasse. Rentrer dans l’armée avait été une erreur monumentale, et il semblait qu’aujourd’hui encore, il me fallait en payer le prix d’une manière ou d’une autre. J’observais mon compagnon d’infortune, ressentant toujours cette étrange impression qui me maintenait toujours un peu sur la défensive. Les sens aux aguets, je ne sentais pourtant pas grand-chose pour le moment, hormis les différents fragrances qui caractérisaient la ville. Nos poursuivants avaient probablement renoncés à nous suivre. Je pouvais peut-être m’autoriser à décompresser légèrement. Farfouillant dans le fond de mon sac, je trouvais mon paquet de cigarette assez amoché, mais contenant tout de même quelque chose consommable. Tout en essayant de redonner une forme cylindre au tube de nicotine, je relevais les yeux vers le garçon. Il était peut-être temps de faire les présentations …

"Tu crois que c’est encore prématuré si je te demande ton nom ?"

Je finis par réussir à vaincre la clope que je tenais dans les mains et l’allumais en aspirant une longue bouffée destinée à me pourrir un peu plus les poumons. Mais bon sang, qu’est-ce que ça faisait du bien ! Las, j’imitais le jeune homme et me laissais tomber dans l’herbe humide désormais, les yeux fermés.

"Tu ne m’as pas répondu au passage ? Pourquoi te faisais-tu coursé ? Et de qui parlais-tu lorsque tu évoquais des métamorphe ?De l’immortel glouton ?"


Je ne me souvenais pas l’avoir vu se modifier en quoi que ce soit, mais après tout … Je n’étais plus à une surprise près ! J'étais à discuter de choses tout à fait improbable avec un inconnu torse nu et mal en point, allongée en plein milieu d'un parc sous la pluie. Manquait plus qu’il me dise ne pas être humain ou je ne sais quoi d’autre d'aussi étrange, et la journée serait totalement loufoque. C’était ça de vivre dans un monde régit par l’absurdité. Ca donnait des journées où on avait pas le temps de s’ennuyer.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Jeu 12 Avr - 21:25

Je me mis à rire en réalisant encore et encore à quel point j'avais été chanceux. Un rire silencieux et amer. Cette émotion me fit un bien fou, j'avais tellement peur d'oublier ce qu'était le rire.
Je n’eus aucune réaction en sentant la blouse se coller contre ma joue. Elle me suggérait de l’enfiler avant d’attraper froid. Je ne me souvenais plus ce qu’était la maladie due au froid. Je pris la blouse et la coinçais sous ma tête à défaut de l’enfiler. Je regardais le ciel s’assombrir lentement, le paysage était apaisant, j’en oubliais presque mes précédents tracas.
Après la blouse ce fut au tour d’une bouteille d’eau, cette fois-ci je ne refusais pas. Je manquais presque de m’étrangler en l’écoutant parler. Je n’étais pas de son avis bien que je le trouvais noble. Je pense plutôt que c’est son tempérament de battante qui l’avait empêché de fuir comme je le lui avais suggéré. Elle avait des capacités et probablement de l’expérience en combat. Je revoyais son arme à feu, et sa façon de se mouvoir qui n’avait rien d’habituel.
C’était une fervente combattante à qui je devais la vie. Je lui étais redevable plus d’une fois. L’idée me fit sourire amèrement. Jamais je n’aurais imaginé partager tant d’adrénaline avec une femme. Celle-ci ne m’avait pas déçu, ni abandonner, même dans les pires moments alors que nous nous connaissions ni d’Adam, ni d’Eve. J’avais du mal à croire que c’était son principe qui l’avait forcé à m’aider. Si c’était le cas, alors cette fille était une sainte, pire, une sauveuse de l’humanité. Espérons qu’elle ne fut pas comme ça avec tous ceux qui étaient dans le besoin…



"Il se trame quelque chose au sein de l’armée n’est-ce pas ? Enfin ... c'est pas comme si je ne m'en doutais pas déjà un peu ..."

Sa voix me sortit de mes songes. Il était évident que oui. Après réflexion et grâce à mon maître je pouvais émettre des hypothèses. Je jouais la carte de la sincérité, je me fichais bien de ce que j’étais, du regard des autres, du dégoût. Je partais du principe que j’emmerdais le monde et ses habitants s’ils ne m’acceptaient pas. Si je n’avais pas fait autant d’erreur dans ma vie, jamais je n’aurais connu une vie aussi mouvementée. Je n’étais pas maso’, mais j’aimais l’aventure, le goût du risque. Je pensais déjà à revoir les deux monstres pour une revanche. Belliqueuse, c’était ma nature. Le risque, le combat, je me sentais vivre dans ces moments là. A présent que j’étais libre, j’allais profiter un max de ma vie, récupérer le temps qui m’a été volé. Un soupire…La jeune femme continuais ses questions, parmi elles revint l’armure. La moins compliquée fut celui de mon identité. Je sentis quelques gouttes de pluie, elles contrastaient avec la chaleur ambiante. C’était agréable. Après un court silence de ma part je répondais, ne pouvant la laisser dans le brouillard..

"En croisant un animal et un homme alchimiquement, l’armée d’Amestris créé des hybrides, des chimères. Dans quel but…je l’ignore. L’armure qui filait était l’un des gardiens de ce laboratoire. Je crois que l’armée à deux faces, deux camps en son sein."

Je fronçais les sourcils, en parler à voix haute me permettais de faire le tri dans mes suppositions. Je n’étais pas certain de ce que j’avançais, je parlais avec sincérité, ouvertement. Je lui devais bien ça. Je mis ma main sur mon torse, le bandage me grattait, il n’allait pas tarder à virer… Ma main toucha mon pendentif, j’eus une pensée pour le passé puis repris..

"Quant au gros machin, je ne sais pas quoi en penser. Pas d’échange équivalent, à moins qu’il ait bouffé une pierre.. *soupir* … une chose est sûre ; ils ne sont pas humains. "

J’avais oublié le moins important, mon identité. Je ne pouvais apercevoir l’inconnue de ma place, je me contentais donc de sa voix et de la vue d’un ciel rouge. Je savais qu’elle était près de moi, je pouvais même déterminer à combien de centimètre, c’est pourquoi je levais le bras et ouvrais la paume de main, laissant apparaître une belle plaie… Elle se trouvait au dessus de ma tête, perpendiculaire à moi. En conséquent, ma main arrivait pile au dessus de sa poitrine.

"Lil Evans, tout droit sorti de l’enfer… "

Mon geste avait pour but de partir sur de bonne base en nous saluant. N’était-ce pas ridicule après toutes ces heures ? Si, c’est pourquoi je trouvais la chose amusante et tellement originale. L’aventure resserre les liens, et peut parfois en créer.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Ven 13 Avr - 9:44

Je fixais le ciel assombri, l’air interdite, en écoutant les paroles du jeune homme. Ainsi, il était au courant de l’existence de telles créatures. La respiration silencieuse, je ne répondis pas dans un premier temps, analysant ses dires. Il en parlait comme s’il connaissait bien le phénomène. J’en aurais presque cru qu’il faisait partit des personnes oeuvrant pour l’armée. Mais bien des choses démentait cette hypothèse, je l’abandonnais donc rapidement. Néanmoins, j’avais retenu qu’il s’agissait d’un alchimiste, voilà sûrement la raison de son expérience dans ce domaine. Quelque chose me tracassait encore. Il semblait bien au courant pour quelqu’un ne semblant pas être un militaire. Les cobayes étaient pourtant maintenus au plus grand secret, personne d’extérieur ne devait savoir. Détournant légèrement la tête vers le jeune homme pour l’apercevoir, j’enchainais sur ses paroles.

"Tu parles de quel laboratoire au juste ? "


Je me retins de dire que je n’avais jamais aperçu de tels gardiens lors de ma captivité, inutile de le faire flipper pour rien. Délaissant la vision du jeune homme, je replongeais mon regard dans le ciel prenant une curieuse teinte orange-noire avec la tombée du jour. Il avait parlé de pierre également. Ca, j’en avais eu vent durant mon enfermement. N’étant pas initiée à l’alchimie, je n’avais d’abord pas compris grand-chose. Mais visiblement il s’agissait d’un élément permettant de créer absolument tout ce que l’on voulait. Une chose plutôt bénéfique pour ce qui exerçait cette science en quelques sortes. Mais d’après mon compagnon de cellule, il ne s’agissait en réalité que d’un mythe inventé par les hommes pour continuer à chercher. Néanmoins, je ne pouvais qu’être d’accord avec le jeune homme, ça n’était pas humain. Un être capable d’une telle régénération, de contourner sans mal les lois de la physique élémentaire, ne pouvait pas être humain. L’armée semblait abritait en son sein de bien étrange créature en plus des chimères. Je me demandais jusqu’à qu’elle point elle était en réalité adepte d’expériences interdites. Je vis une main passer juste au dessus de ma poitrine avant de tourner le regard vers le blond, intriguée, puis me mit à sourire en l’entendant. Moi qui croyait qu’il avait zappé la question, il n’en était rien. Je serrais sa main avec délicatesse pour ne pas lui faire mal, après tout, même là, il était blessé.

"Enola Madison. Ravie de pouvoir mettre un nom sur le visage de mon patient !"


Si j’avais pris le risque de lui donner mon vrai nom, c’était parce que visiblement il n’était pas du coin. Je me souvenais fort bien de la manière dont il avait caractérisé Amestris. « Ton pays ». Ce qui me faisait définitivement croire qu’il n’était pas d’ici, il ne pourrait donc pas avoir entendu ce nom quelque part. Et si c’était pourtant le cas, j’espérais qu’il ne fasse pas le rapprochement. Après tout, je n’avais plus rien à voir avec eux. Récupérant ma main, j’écrasais ce qu’il restait de mon tube de nicotine dans l’herbe avant de soupirer d’aise, les bras en croix. Je ne voulais plus bouger, restait ici et m’endormir, voilà ce à quoi j’aspirais. Mais repensant au jeune homme, je pris sur moi et me redressais sur un coude pour l’observer en silence. Malgré sa ténacité hors du commun, il ne pouvait pas rester ainsi, pas avec toutes les blessures qu’il avait reçu. Les sourcils froncés, je réfléchissais. L’hôpital, c’était mort désormais. Le plus simple était encore de le conduire dans un endroit sûr. La tête appuyée sur ma main, je me frottais les yeux de l’autre avant de lui demander d’une petite voix.

"On ne peut pas rester ici toute la nuit. Les militaires quadrillent souvent le quartier à la tombée de la nuit ... C'est pas super bien fréquenté par ici le soir.

J'esquissais un sourire penaud, faisant souvent moi-même partie des mauvaises fréquentations.

Et, avant que tu ne dises quelque chose, je ne te laisse pas filer tout seul ! Si c'est pour que l'autre gros te retombes dessus, non merci.


Je marmonnais plus doucement pour moi-même.

Au pire s'il revient, je l'occuperais pour que tu partes ..."

L'idée de me retrouver à nouveau face à cet homme, si on pouvait appeler ça ainsi, me fit tressaillir. Non, il était évident que ça ne m'enchantait pas des masses, aussi j'essayais de me raisonner pour me dire que son attaque n'était qu'un coup du hasard, rien de plus. Ce que je ne comprenais cependant pas, c'était pourquoi un de ses acolytes avait chercher à s'acharner pour mettre Lil hors d'état de nuire. Probablement parce qu'il en savait trop long sur les activités illicites de l'armée ... Je ne voyais que ça comme hypothèse tangible.

"Je vais te raccompagner chez toi. "

Ce n’était pas une demande, mais une affirmation. Je me redressais complétement, la pluie commençait à tomber drue, cela faisait un bien fou après le coup de chaleur qu’avait provoqué la course. Le visage levé vers le ciel, je restais ainsi les yeux clos quelques secondes à profiter des gouttes fraiches, avant de tendre la main vers le jeune homme, un sourire aux lèvres pour l’inciter à me suivre. Je m’en voulais presque de le faire bouger en réalité, il semblait épuisé.
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Ven 13 Avr - 12:27

Pas encore assez dégourdi pour m’en rendre compte, je venais de me faire une précieuse alliée. Elle pressa doucement ma main tout en daignant me donner son nom complet. La confiance s’était installé, elle avait gagné la mienne lors de l’épisode dans les égouts. Déterminée à m’aider jusqu’au bout, Enola soufflait doucement être prête à affronter les monstres pour ma survie. Je fronçais les sourcils ne comprenant pas ses motivations, un tel dévouement à mon égard m’échappait totalement.. Je me redressais. Les avant-bras posés sur mes genoux je fixais droit devant moi. La jeune se proposait de me raccompagner chez moi. Chez moi… Un endroit où quelqu’un m’attend, je n’avais pas cette chance bien que j’avais une idée de où crécher. Debout, Enola m’offrait une aide pour me relever. Je l’observais quelques secondes avant de ne prendre sa main. Allons bon, elle était vraiment décider à quitter l'endroit.
J’avais pris sa main par politesse mais à aucun moment je l’avais laissé usé de sa force. J’étais encore capable de prouesse. Là face à elle je tournais la tête, observant le couché du soleil.


"Enola, notre route s’arrête là. Ne te sen pas impliquée dans mes mésaventures, ce serrait une grave erreur. "

Je portais mon regard sur son visage. Je me doutais que l’idée lui déplairait en vue de ses précédentes paroles et du ton qu’elle avait employé. Cependant, je ne voulais pas lui attirer d’avantage de problème. Elle en avait déjà fait bien assez. Elle n’avait aucune implication, aucune responsabilité à mon égard. De plus, je doutais que l’ennemi m’attende au tournant. J’avais besoin de solitude, besoin de faire le point sur tous ces évènements. Ca n’avait rien d’égoïste, j’étais juste encore perdu dans un autre monde, n’arrivant toujours pas à réaliser ma liberté, ma situation. Un sourire sincère aux lèvres je fronçais légèrement les sourcils d’un air attendri par la bonté de cet être. Le bras près de mon flanc blessé j’ouvrais la paume de ma main. Un silence pesant nous entourait, ca puait les adieux. Enola prit ma main, tels deux amis de longue date nous nous serrions la main. L’expression de mon visage traduisait ma détermination, une lueur brûlante dans les yeux.


"Ce n’est pas un adieux. "

Je lâchais sa main et l’entourais fragilement de mes bras l’espace de quelques secondes. Je sentis une différence de température entre nos deux corps, la mienne étant plus basse. Une sensation bien étrange. Ma joue près de son oreille gauche je lui soufflais chaleureusement un « merci » avant de me détacher.
A présent je lui tournais le dos, espérant qu’elle eut fait la même chose. Je visais le grillage pour ma sortie du parc. La tête à demi tournée, les yeux rivés sur le sol je lui dis avant de ne partir comme un voleur…


"Au revoir !"

Sans plus de cérémonie je partais en courant m’enfonçant dans la pénombre jusqu’à disparaître totalement.
Une fois en dehors du grillage, j’ai fais ce que je savais faire de mieux, courir. Bien que ma course fut lente et difficile je tenais la distance, une destination en tête…
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MessageSujet: Re: Tandis que les héros sont occupés...   Ven 13 Avr - 13:01

Je fronçais les sourcils en l’écoutant après l’avoir aidé à se redresser. Enfin, aider c’était vite dit … je n’avais absolument pas forcé pour le relever. Ses paroles semblaient être un moyen détourné et poli de me dire que ma présence n’était plus requise. A moins qu’il ne soit vraiment sincère. Après tout, il l’avait été depuis le début. Il craignait visiblement vraiment de m’embarquer dans sa galère, bien que soit déjà un peu le cas quelque part. J’aurais du mal à oublier ce que je venais d’apprendre et je savais très bien que je cherchais forcément à en savoir plus, quitte à prendre des risques. Les bras croisés, je le fixais, l’air soucieuse.

"Mais dans ton état …"

Je croisais le regard du jeune homme et n’insistais pas plus, comprenant bien vite que j’avais à faire à quelqu’un d’aussi tête de mule que moi, voire même plus. Lâchant un profond soupir, je détournais les yeux vers le parc, mes cheveux trempés me retombaient sur le front sans que je ne cherche pour autant à les dégager. Le silence retomba, on entendait uniquement le bruit de la pluie tombant régulièrement au sol. Un silence pesant, je n’avais pas envie de le laisser partir. En vérité, j’étais inquiète pour lui. Lorsque j’avais serré sa main, j’avais constaté qu’elle était toujours aussi froide, et ne pouvais pas m’empêcher de trouver ça curieux et inquiétant à la fois. Sa température semblait anormalement basse, et je craignais que ce ne soit en lien direct avec ses blessures. Je me sentais un peu coupable au fond d’accepter de le laisser partir ainsi, mais que pouvais-je vraiment y faire en fin de compte ? Je n’allais pas le poursuivre après tout. Dans un élan spontané, je tendis la main vers le jeune homme qui la serra et lui adressait un demi-sourire. Je ne le reverrais probablement pas, c’était ça qui me peinait le plus. Même si je ne savais rien de lui, j’avais apprécié les quelques moments que nous avions passés ensembles, même s’ils étaient particulièrement agités. Je savais d’ors et déjà que c’était un homme sur qui on pouvait compter. Enfin, à première vue. Mon passé me faisait toujours freiner des quatre fers quand il s’agissait de faire confiance, ne serait-ce qu’un peu, à quelqu’un. Mais pourtant, c’est bel et bien ce que j’avais fait aujourd’hui, sans même m’en rendre compte. La voix chaude du blond me tira de mes sombres pensées et je levais vers lui un regard surpris avant d’esquisser un léger sourire en acquiesçant. C’était tout ce que je voulais savoir. Je lâchais sa main, prête à repartir de mon côté lorsqu’il me prit doucement dans ses bras. Figée, je ne savais pas vraiment comment réagir. Les yeux grands ouverts, je tournais légèrement la tête vers celle, proche, du jeune homme avant de l’entendre murmurer. Sans trop savoir pourquoi, mes joues se colorèrent d’un rouge prononcé. J’allais lui rendre son geste mais ne fus pas assez rapide. Il me relâcha et se détourna sans attendre pour partir. Son attitude changeait de manière radicale, et cela me tira un sourire à la fois triste et amusé. Sacré phénomène que ce garçon, j’espérais le revoir rapidement.

"Lil … "

J’attendis qu’il disparaisse dans l’ombre pour me détourner également. Je me baissais pour attraper mon sac détrempé, tirant au passage sur mon haut collant à mon torse avant de me diriger vers le chemin principal au centre du parc. Bien que j’éprouvais à cet instant une certaine amertume pour l’avoir laissé filer ainsi, je ne devais pas perdre de vue de pouvoir trouver un endroit où pouvoir crécher, au moins me sécher et me changer. L’hôtel restait encore dans mes moyens, mais à force de piocher dans les économies, les choses risquaient de se compliquer au bout d’un moment. Mais après quelques secondes, j’envoyais valser la prudence et pris la direction du premier panneau indiquant un établissement hôtelier. Qui vivra verra. Si je devais dormir dehors plus tard, j’en aurais au moins bien profité avant.

Finish !
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