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 Quand l'appétit va, tout va ~ [Pv. Elena]

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Angelica/Anjuu/Chiara
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MessageSujet: Quand l'appétit va, tout va ~ [Pv. Elena]   Sam 14 Avr - 1:02

L'astre finit toujours sa course dans la pénombre de l'humanité.

"Il pleut sur mon cœur comme il pleut sur la ville" Triste songe pour une âme divisée, ou étaient-ce deux âmes pour un corps? Deux âmes opposés qui se complétaient avec tant de ferveur et de haine réunie que le mélange n'en était que plus dangereux?. Le ciel sombre rivalisait avec la teinte de sa robe, et l'eau qui ruisselait le long des gouttières était la même qui noyait ces âmes dans leur peine éternelle. Le soleil, aussi invisible soit-il, finissait sa course dans le champ clair qui forme l'horizon et qui, avec les larmes célestes, semblait lui aussi se peindre dans le deuil. Le chant de l'eau sur le sol, les murs et les vents se répercutaient à son oreille comme un appel du désespoir. La chevelure habituellement flamboyante et ondulée de la presque vampire n'était plus qu'un amas de rouge lisse et humide, collant son doux visage marqué des cicatrices. Ses grands yeux verts émeraude n'étaient plus que deux prunelles d'un vert forêt dont la lumière s'était éteinte en même temps que la clarté de l'astre. La chimère parcourait l'allée centrale du parc, sa robe noire et ses volants d'argents humide frôlaient le sol verdoyant de l'avenue publique, et ses pieds ne touchaient même pas terre. Ses deux grandes ailes filandreuses étaient déployées, et elle survolait de quelques millimètres le terrain. Anjuu, car c'était bien elle qui volait à travers le parc comme une pauvre ère sans but ni croyance, se présentait sous les traits de Chiara, son coté sombre. sa voix lente et mesurée hantait le parc comme le ferait des fantômes dans le cimetière, et bien qu'aucune paroles ne franchissait ses lèvres, ce chant restait envoutant. Les parfums de la nuit, ajouter à ceux de l'eau céleste et ceux du parc envahissaient ses narines à chaque inspiration. Bizarrement, cette nuit allait être agité, elle le savait, pourquoi? Là, c'était encore une autre paire de manche, car il était dur de comprendre les émotions qui provenait de trois esprits distincts qui ne peuvent interagir ensemble. L'animal qui était en elle sentait le délicieux nectar qui la nourrissait à quelques mètres, du sang. Le sang infesté le parc, mais aussi la ville toute entière, et ça, la chimère vampirique s'en était rendue compte des que la première explosion avait retentit, et que la présence de ses confères non humain s'était faite ressentir.

Plus tôt, dans la journée, alors que le ciel était juste gris, et que la pluie n'avait pas encore pointé ses quelques gouttes, le parfum de chimères s'était fait sentir dans tout Central. Et une autre odeur, plus forte, mais aussi plus malsaine, avait perturbé l'odorat de la rouquine au visage princier. Elle n'avait pas trop suivit les évênements, ne s'étant pas nourrit la veille pour éviter de massacrer un innocent, et étant donc trop faible pour voler aussi haut. Elle savait simplement qu'une chimère et des créatures différentes et... morte? se battaient un peu plus loin elle avait même ressentie la présence de Riza parmi les poursuivant de ces êtres. Sa peine se fit plus lourde, quelle douleur de se revoir en cette femme, cette lieutenant, toutes deux avaient le même visage. Oui, car Chiara avait été blonde aux yeux bleux avant de tenté de se donner la mort, pour ensuite s'éveiller dans un corps où elle n'était plus seule. Et étrangement, Riza et elle étaient extrêmement ressemblante, sauf dans le caractère. Mais voilà, s'étant revu en elle, l'ancienne musicienne n'avait pus se contraindre à la tuer pour garder le secret, et depuis, elle lui servait parfois d'intermédiaire. c'est étrange n'est-ce pas, lorsque on est pile entre le moment où le rêve s'achève et où l'on s'éveille pour de bon, cette sensation était la même que lorsqu'elles s'étaient croisées. Et c'était cette même émotion qui s'était infiltré en la personne d'Anjuu lorsque celle-ci avait croisé pour la seconde fois le regard ambré de son sauveur. Soupirant de solitude et de faim, la jeune chimère se laissait flotter entre les buissons et les racines qui dépassaient à cause de la pluie, et l'eau ruisselaient sur son visage d'albâtre comme sur une plume. Son ventre grogna de mécontentement alors qu'un pauvre rongeur passait un peu plus loin, sa faim se faisait ressentir dans tous ses membres.

"Manifestement, tu as faim ma pauvre Anjuu..."
prononça d'une voix morte la musicienne avant de reprendre son fredonnement doux et mélodieux.

La pluie commença à ralentir son ardeur, et bientôt, elle cessa totalement. La chimère s'appuya contre un arbre et tenta de reprendre des forces, sa gorge était sèche à présent, et elle ne pouvait plus chanter non plus. Quelle fatalité! elle répugnait à se nourrir mais aussi à mourir, or, l'un ne va pas sans l'autre. Elle fit un léger récapitulatif de sa journée, observant avec minutie chaque seconde de celle-ci pour comprendre d'où provenait cette sensation de malaise. Que faire? La rouquine ne savait pas trop, elle pouvait se mettre en période de chasse, et ainsi se nourrir en faisant d'une personne sans famille sa nouvelle victime, ou tenter de refrène de nouveau ses instincts et risquer de perdre totalement le contrôle, quel choix intéressants elle avait là... Alors qu'elle repartait au fin fond de ses pensées, un bruissement de tissus survint vers la gauche des buissons, et une jeune femme, environ la vingtaine, apparue dans son champ de vision. Elle avait les cheveux blanc, pas blond, donc forcément artificiel, ou bien encore mélanger avec des pigments de toutes sortes. Et Tout comme la chimère, cette femme était trempé et ses cheveux, tout comme ses vêtements, lui collaient à la peau. Le tonnerre gronda au loin, et cacha, par chance, le bruit que fit l'estomac de la semi-vampire, en vue de son coté chimérique. Elle avait faim, soit, mais elle n'allait pas manger cette femme, c'était contraire à son éthique! pourtant, le sang qui emplissait l'air ne lui donnait que plus faim, et ses esprits se mirent à débattre à ce sujet.

L’art du débat n’est pas un don qui se transmet par le sang lors d’une naissance. C’est en forgeant sa personnalité et son argumentation qu’il est possible de débattre avec des points de vu différents sur un sujet précis, et avec beaucoup d’entrainement, remporter le dernier mot. En revanche, lorsque ceux qui pratiquent cet art sont, dans un but commun, en désaccord avec la manière de l’accomplir, les partis se divisent à nouveau, et le débat se change en conflit. C’était le cas ici. Celle dont les scientifiques avaient tous entendus parler, celle que les alchimistes prenaient pour une légende sortant de l’imagination de l’un des leurs sous l’effet de la boisson, était en conflit. On la nommait Enfant de tous les silences, et pourtant, en elle, c’était loin d’être silencieux. Trois partis en conflit, trois âmes en un corps. Angelica ne voulait faire de mal à qui que ce soit, elle avait peur de tout, et de rien aussi, mais elle ne voulait pas perdre le contrôle de l’instinct animal non plus. Chiara, l’unique adulte de ce corps, ne souhaiter qu’offrir la mort en son nom et ainsi se nourrir du sang qui selon ses dires, lui était due. Et Anjuu, celle qui était neutre parmi les trois entités qui se
querellé, réclamait ce silence pesant qui faisait tant parler d’elles. Ce conflit était toujours radotant à ses yeux, tué ou se laisser mourir, parfois, les militaires qui l’interroger la laisser grignoter un peu, avec dégout. Mais cela lui permettait de rester maitresse de ses actes et ne pas tuer n’importe qui. Angelica était clairement dominée par l’autre présence, et peu à peu, elle céda sa place, offrant ainsi toute possibilité à la musicienne assoiffée de sang.

Les yeux dans le vague, la chimère n’avait pas bougé d’un millimètre, ses grandes ailes décharnées la maintenaient toujours en suspend au dessus du sol boueux, et ses robes noires voilées d’argent flottaient sous la légère brise qui avait succédée à cette pluie. Sa chevelure rousse et lâche avait légèrement séchée, et des perles apparaissaient à présent, aussi blanche que sa peau et scintillante comme le dernier rayon de soleil qui se filtrait à travers l’épaisse couche de nuage. Ses lèvres roses frémirent, et brusquement, elle cligna des yeux, ses pupilles vague redevinrent les vives émeraude qui complétait parfaitement son physique des plus étranges. La chimère se lécha les
lèvres, et un sourire presque enjôleur s’y dessina, comme une invitation. L’odeur frémissante du sang, celle d’une chimère un peu plus loin, et la faim qui la tiraillaient avaient eut raison à ce débat. Ainsi, Chiara avait prit le contrôle de ce corps si précieux et comptait bien le nourrir. Elle s’envola, observant le parc plus en hauteur, et fondit sur sa proie comme un rapace, lui barrant la route avec aisance. Sa tête légèrement penchée sur le coté, ses canines apparente et ses yeux striés ne demandaient à présent qu’une seule et unique chose : du sang ! La rouquine observa sa proie, un jeune garçon, à la chevelure claire, de toute évidence, vu l’odeur qui se dégageait de lui, il
avait peur. Chiara se lécha de nouveau les lèvres, elle avait faim, et cet enfant n’allait pas tarder à la rassasier, en espérant que celui-ci se débatte, elle adorait ça.


Dernière édition par Anjuu le Lun 30 Avr - 11:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Diner aux chandelles ~ [Pv. Elena]   Ven 27 Avr - 15:56

Assise dans l’herbe depuis un long moment, je me contentais de fixer sur la surface mouvante du lac le reflet des lourds nuages chargés de pluie qui défilaient lentement dans le ciel assombri. L’esprit ailleurs, chancelant, j’essayais, sans succès véritable, de me perdre dans la contemplation de l’onde, souhaitant que mes interrogations deviennent tout à coup aussi fluides et calmes que le cours de l’eau. Mais bien évidemment, c’était peine perdue pour un esprit aussi torturé que celui qui habitait ma tête. Les yeux mi-clos, je sentis une goutte me tomber sur le nez, suivit peu de temps plus tard par sa jumelle qui s’éclata sur le dos de ma main. La pesanteur de l’air semblait enfin se dissoudre alors que le ciel se déchargeait de son trop plein d’humidité sur la ville. Malgré la fraicheur de la pluie, on sentait pourtant toujours une certaine moiteur dans l’air, l’orage ne tarderait probablement pas. Je m’étirais longuement, commençant à peine à songer à la possibilité de rentrer me mettre à l’abri lorsque j’entendis les premiers échos de l’orage au loin. Ce dernier approchait plus vite que je ne l’aurais cru. Mais suite aux derniers évènements en date, j’étais toujours plus à l’aise ici, même sous la pluie, plutôt que dans l’appartement de mon oncle. L’esprit vide, je repensais sans arrêt aux paroles de Lil, à ses mises en garde. Je savais que fouiner là où je ne devais pas risquait fort de m’apporter plus de problèmes que de résultats, mais je me sentais inutile en n’agissant pas. Inutile et surtout indigne de mon oncle. Je savais bien pourtant que ce dernier était loin d’être un ange, qu’il avait à son actif des actes que je ne cautionnais certainement pas. Néanmoins, ce qu’il avait découvert dépassait de loin l’entendement, du moins le mien. Et puis, il restait Lil. Que je ne pouvais pas laisser se battre seul pour mettre à jour le complot de l’armée. C’était plus fort que moi, je ne pouvais m’y résoudre. Même s’il en était probablement capable, je refusais qu’il risque sa vie seul, alors que je pouvais lui porter mon aide. J’attendais sa nouvelle visite, la dernière ayant été forte en émotions. Et pour attendre, je trainais en ville, sans trop de but. Surtout aujourd’hui, avec la chaleur écrasante qu’il avait faite, je n’avais pas pu me résoudre à rester enfermée.

Lorsque l’orage se fit suffisamment proche, je réussis enfin à me convaincre qu’il faudrait peut-être lever le camp et retourner se mettre au sec. J’étais désormais trempée e la tête au pied, mais par le temps qu’il faisait, c’était plus agréable qu’autre chose, comme si j’avais fait un bon plongeon toute habillée au sein du lac en somme. Après maintes sollicitations mentales, je finis enfin par me redresser, mettant d’une main distraite un peu d’ordre dans mes cheveux détrempés avant d’abandonner rapidement la lutte pour me remettre debout à l’aide d’une branche de pin qui saillait non loin. Mon short était couvert de terre que l’averse avait rendue humide, et mon t-shirt collait désagréablement à ma peau. J’eus beau m’ébrouer comme un chat, rien n’y fit. Lâchant un léger soupir désabusé, je me contentais de la situation, le temps de regagner l’appartement. Pour une fois, j’étais sorti les mains dans les poches, n’emportant rien avec moi, ce qui était fort rare. Pas même une arme, au grand désarroi de mon cher oncle s’il avait encore était de ce monde. Les mains dans les poches, je sortis du couvert des arbres dans lesquels je m’étais dissimulé pour être tranquille et regagnais tranquillement le petit chemin de terre qui me permettrait de sortir du parc. Bien évidemment, l’averse avait fait fuir presque tout le monde, seuls restaient les idiots ou les téméraires. J’aperçus, l’esprit un peu déconnecté toutefois, un gamin qui courrait, se jetant dans les flaques en riant, traversant l’espace en long et en large, un vieil homme qui se dépêchait de finir de ranger son matériel de pêche pour s’enfuir, alors que l’averse venait tout juste de sécher, seuls quelques coups de tonnerre se faisaient encore entendre, en contradiction avec le léger rayon de soleil qui perçait timidement à travers l’épaisse couche nuageuse. Un paysage curieux et fascinant à la fois. Le ciel arborait diverses couleurs, allant de noir jusqu’à l’orange pâle, passant par quelques nuances de gris, ocre, pourpre. Plongé dans la contemplation de ce dernier, je me pris les pieds dans une racine que la pluie battante avait quelque peu dégagé et chutait tête la première, me rattrapant in extremis sur le plat des mains.

"Tsss… Imbécile."

Pestant généreusement après mon absence d’attention, je me relevais tant bien que mal, paumes des mains et genoux écorchés comme une gamine de dix ans par les gravillons mêlés à la terre qui jonchaient le sol. J’allais repartir, proche de l’arche qui indiquait la sortie du parc lorsqu’un hurlement strident me déchira les tympans. Probablement amplifié par l’aspect animal, j’entendais mieux les aigues que le reste des sons, allez savoir pourquoi. Néanmoins, je tournais instinctivement la tête vers l’origine de ce son si désagréable, mais ne vit rien. J’hésitais, mon regard fit navette entre l’origine du cri encore inconnu et l’arche. Si j’y allais, j’allais encore me fourrer dans les emmerdes, c’était aussi sûr que le fait que je sois une chimère. Si je n’y allais pas, qui sait ce qui se passait. Laissant la réflexion de côté, je me mis à courir en direction du cri, qui se renouvela une nouvelle fois, bien que plus sourd. Plus personne ne se trouvait dans le parc désormais. Plus personne sauf les deux que je voyais devant moi. Une jeune femme rousse, penchée sur un gamin qui se débattait et hurlait, celui-là même que j’avais vu jouer plus tôt. Une jeune femme … c’était vite dit. Deux ailes saillaient de son dos, sombres, macabres, trahissant son côté inhumain quelque part. Etant relativement proche du couple, je pu distinctement voir qu’elle n’avait pas vraiment d’intentions pacifiques envers le garçon. Une adulte qui s'en prenait à un enfant ... c'était une chose que j'avais beaucoup de mal à supporter, probablement une séquelle du passé. Sans que je ne puisse réagir, mes pupilles se modifièrent, des griffes apparurent le long de mes doigts et je me jetais sur la rouquine, l’envoyant rouler au sol en ma compagnie tout en l’obligeant à lâcher l’enfant. Ce dernier tomba dans la boue, arrêtant momentanément de pleurer. Sans même lui lancer un regard, je lui ordonnais de fuir, tentant tant bien que mal de maintenir la jeune femme qui se dé battait et possédais une force tout à fait remarquable. Je n’avais pas tenu compte de ses ailes, bien mal m’en pris, je fus projetée sur le côté par une d’entre elle, à moitié sonnée.

Me redressant tant bien que mal en fixant l’être qui me faisait face, les sourcils froncés, je la questionnais.

"Qu’est-ce que t’as fait ce gosse pour que tu essais d’en faire ton déjeuner ?"

Parce que oui, pour ce que j’avais pu apercevoir rapidement, la jeune femme s’apprêtait ni plus ni moins à le mordre.


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MessageSujet: Re: Quand l'appétit va, tout va ~ [Pv. Elena]   Sam 5 Mai - 13:36

Chiara était en plein repas, l'enfant pleurer et gesticulait dans tous les sens pour se débattre au plus vite. Mais il serait bientôt trop tard. La plus démoniaque des trois entités ne lui laisserait pas le choix, elle le tuerait et s'abreuverait de son sang sans peine. Sans regret, non, rien, le mal était fait depuis bien trop longtemps pour que la culpabilité ne puisse la ronger. Plus rien ne l’arrêtait, elle était le vampire des trois, la tueuse, celle qui tuait pour une vengeance qui n'aurait pas lieu d'être si elle même avait été plus réfléchit autrefois. Mais elle tuait les enfants, en premier lieu parce qu'ils étaient la cause de sa haine, elle était enceinte, voilà son plus gros problème, celui qui lui avait couté la vie, et celle de son petit. L'enfant était mort un peu avant elle, et seule son âme avait été transférer en ce corps. Mais encore une fois, c'était une enfant qui causait sa peine. C'était cette gamine putréfiée, cette idiote pas fichue de mourir et de laisser ses ainées tranquille. Angelica, la pauvre petite angelica qui ne savait pas se nourrir toute seule, qui pleurait toujours, se laissant mourir de faim et ne prenant pas en compte ni elle ni Anjuu. Cette gamine égoïste qui les avaient mises toutes les trois dans le même pétrin. Un sourire malsain se dessina sur ses lèvres alors qu'elle soulevait l'enfant d'une main par le col et approcher ses lèvres de sa nuque rose et tendre. Oui, elle allait se nourrir, elle allait les sauver toutes les trois, parce qu'ELLE, elle pensait aux deux autres. Elle, elle n'était pas comme cette saloperie de gamine qui ne pense qu'a s'amuser et à jouer du violon pour oublier qu'elle n'était plus humaine. C'était elle qui fallait remercier, Chiara, la sauveuse des trois, il ne fallait pas la blâmer parce qu'elle tuait pour se nourrir, la tueuse offrait la mort pour garder en vie. C'était juste cela.

Mais le repas de la chimère imparfaite ne se déroula pas comme prévu. Alors qu'elle n'était plus qu'a quelques millimètres de la nuque de cet enfant, un choc la perturba et elle lâcha sa poigne. Roulant au sol avec le nouvel assaillant. Son diner roula dans la boue, et celui qui lui avait gâché son repas, une femme, lui cria d'aller se mettre à l'abri. La colère de Chiara fut des plus imminentes, et en un grognement sourd, elle tenta de se relever, sans sucés. Ses bras étaient maintenu au sol par la chimère qui lui faisait face, parce qu’évidemment, un être de son espèce la combattait. Mais il semblait avoir oublier quelque chose, et la rouquine dégagea son bras pour laisser passer son aile gauche. Le grand morceau d'os décharné et recouvert de peau envoya valser un peu plus loin la peroxydé. L'os en pointe qui jonchait le sommet de son aile l'avait atteint au visage, et une petite marque rouge apparaissait à présent sur la face de celle-ci. L'odeur du sang envahie une fois de plus l'air ambiant. Sur son visage, une perle carmine dessina un sillon entre sa joue et son menton, sur ses mains, un peu de sang, mêlé à la boue du sol. Chiara grogna de plus belle, qui était-elle pour oser l'interrompre dans son repas? Ne voyait elle pas que c'était une nécessité de se nourrir? Chiara se releva, avec une légère difficulté due à son manque de sang et sa faiblesse prenante. Elle tituba un peu, virant sur la gauche alors que son regard strié rencontrer enfin celui de son assaillante, elle même de nouveau sur ses hanches.

"Qu’est-ce que t’as fait ce gosse pour que tu essais d’en faire ton déjeuner ?" réclama la blanche.

Qu'avait-il fait? Rien, il était juste sur son passage, elle devait nourrir ce corps, sinon trois âmes périraient, c'était juste ça. Un sourire mauvais étira ses lèvres alors qu'elle s’apprêtait à répondre. Mais un grondement sourd l'en empêcha, son ventre réclamait, tant pis, ce ne serait pas l'enfant, mais la jeune femme qui se tenait devant elle qui serait son repas. Chiara sortit à son tour ses griffes, et se planta devant la chimère, ses émeraudes striés réclamant du sang. Elle voulut asséné un coup à son visage, mais la chimère esquiva facilement, elle n'avait plus assez de force pour donner de simple coups sans élan. Tant pis, elle attaquerait alors avec sa technique habituelle. Ses canines s'allongèrent, ses griffes sorties, ses ailes opérationnelles, elle traça directement vers la chimère à l'odeur féline. Elle plaqua celle-ci contre un arbre avec une force remarquable, l'écorce de l'arbre craqua sous le coup, et elle s'empara de la gorge de sa nouvelle proie. Chiara détestait tuer des femmes, et encore moins les chimères, parce que tout comme elle, elles n'avaient pas eut le choix. Mais là c'était nécessaire, elle ne pouvait se permettre de mourir une nouvelle fois, ça faisait beaucoup trop mal. En revanche, alors qu'elle s'approchait de la nuque fragile de la chimère féline, un visage s'imprima sur sa rétine. Encore un coup de l'autre gamine, oui, car c'était le visage juvénile d'Angelica pleurant la vie sauve de cette femme qui venait hanter son esprit. Chiara grogna et lâcha sa prise sur la nuque de la chimère, reculant d'un pas claudiquant, alors que ses deux mains reprenait leur apparence humaine et qu'elle les placer contre sa tête.

"Tais-toi! TAIS-TOI ! Si tu veux mourir quand bien t'en face mais moi NON !" Il y eut un silence après ses cris, et ses yeux s'écarquiller comme si elle recevait une réponse, dans un sens, c'était le cas. "LA FERME!" Hurla de nouveau la rouquine.

Il y eut comme un cri strident dans sa tête, elle s’effondra, les yeux dans le vague alors que la blanche l'observait toujours. Le noir se fit pour Chiara, qui se retrouva étrangement éjecté de la conscience corporelle, par une force qu'elle ne pensait pas appartenir à la plus jeune d'elles trois. Les pupilles striées vertes devinrent peu à peu plus ronde, plus douce, et c'était comme si les traits du visage dément se modifier pour laisser place à un autre, plus doux, plus enfantin. Une lueur fit son apparition dans ce regard, à la fois désolée, horrifiée et larmoyante. La chimère imparfaite se recula alors qu'elle était au sol, des larmes d'argent sillonnant son visage. Angelica n'aimait pas faire du mal, et jamais elle n'arrivait à apposé son autorité, mais pour la première fois, elle y était arrivée, parce que cette femme, cette chimère en face d'elle, avait fait ce qu'elle aurait voulu voir pour elle de la part de sa mère lorsqu'on l'avait emmené. Elle avait défendu l'enfant qui s’apprêtait à être emmené dans un monde d'horreur. L'adolescente se replia sur elle même, les bras entourant ses genoux meurtrit et tremblant d'épuisement. Elle enfouit sa tête entre ses voiles sombres et pleura sur sa culpabilité, s'enfermant peu à peu dans un monde de haine. Elle se balançait d'avant en arrière, comme pour se calmer, mais impossible, elle avait trop faim, elle avait mal à la tête, parce que Chiara hurlait, et elle avait peur, peur de céder à nouveau à la panique qui grandissait à nouveau en elle chaque fois qu'elle avait faim.

"Pardon.... Pardon... je ne voulais pas.... Je suis désolée.... Pardon..."
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MessageSujet: Re: Quand l'appétit va, tout va ~ [Pv. Elena]   Dim 6 Mai - 16:51

Un assaut, je me décalais légèrement pour l’éviter, les sourcils froncés. Rien à voir avec la puissance qu’elle avait développé quelques secondes plus tôt pour m’éjecter, cela ressemblait plutôt à un coup pas mesuré, digne d’un enfant. Son expression changea immédiatement, ses capacités aussi. Je savais d’ors et déjà que j’avais affaire à une chimère, mais je ne me doutais pas des capacités de cette dernière et j’ignorais totalement si les ailes décharnes qui saillaient hors de son dos étaient ou non utilisables dans leur contexte original. Forcée de constater que oui lorsque je fus saisie par le cou avant même de pouvoir réagir pour me retrouver dos à l’arbre le plus proche, les griffes saillantes des mains de la rouquines entaillant de manière superficielle la peau fine de ma gorge. Sourcils froncés, je ne pouvais voir son visage, baissée comme elle l’était près de mon cou mais l’instinct me fit comprendre qu’elle s’apprêtait à faire de moi le repas que je venais de lui ôter. Dans un élan de survie, je voulus ramasser mes jambes le plus possible pour la repousser loin de moi, mais elle se recula d’elle-même aussi soudainement qu’elle m’avait foncé dessus, les mains sur les temps en hurlant contre un ennemi invisible. Profitant de ce léger contre temps pour la chimère, je me déportais sur la droite, reculant d’un mètre par rapport à elle, les muscles tendus prête à faire face en cas de nouvel assaut. Mais la situation vira à quelque chose de totalement inattendu alors que je voyais la jeune femme semblant se débattre contre elle-même. Son regard se modifia, paraissant soudain lointain, plongé dans un univers visiblement inabordable durant quelques secondes avant de reprendre une certaine contenance. Néanmoins, j’avais la nette impression de ne pas avoir à faire à la même personne tant son visage semblait à présent animé par la tristesse et non la cruauté. Néanmoins, plusieurs fois trompée par le passé, je savais à quel point il était simple de feindre des émotions, aussi, je n’en tins pas compte. Les sourcils froncés, je me redressais légèrement pour fixer la chimère d’un regard perplexe, plus ou moins maintenue sur mes gardes. La chimère se ramassa sur le sol, jambes entre les bras et se mis à pleurer telle une enfant, me laissant définitivement troublée par son attitude. Ses quelques mots toutefois eurent le don de me mettre en rogne. Les poings serrés, je la fixais avec une certaine animosité.

"J’espère que tu ne comptes pas réellement me faire croire ça après avoir essayé de te servir de mon cou comme casse-croute. "

Quelque chose me laissait tout de même perplexe. Tout chez cette fille transpirait désormais la faiblesse d’une gamine. Son ton, ses larmes, son regard, ses manières. Comment un changement aussi radical pouvait-il se produire en une personne, qui plus est en plein milieu d’un combat ? Cette attitude ne correspondait pas à la chimère affamée que j’avais agressée. Loin de là. Méfiante, je daignais toutefois m’approcher par curiosité. La femme enfant releva la tête et je pus croiser son regard où se mêlait frayeur et peine. Même si je ne pouvais oublier ce que j’avais vu précédemment, cette situation m’intriguait au plus au point et j’allais jusqu’à m’accroupir pour me mettre au même niveau que la chimère.

"Pourquoi as-tu essayé de mordre ce gamin si tu dis le regretter maintenant ?"

Allez savoir pourquoi j'essayais de comprendre la situation ... La curiosité probablement, cette fidèle et dangereuse compagne.
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