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 La transgréssion

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Kyle E. Wayne
~ Crystal'Ice // Capt. du QG Nord ~
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MessageSujet: La transgréssion   Mer 11 Juil - 20:11

« La crinière brûlante du soleil va effacer les traces de pas sur la neige. » Isaac, suis-je la neige ou le soleil… ?

Je me tenais à la droite de la luxure, à gauche de l’envie et…devant la gourmandise. Bordel, celui de derrière ne m’inspirait vraiment pas. Pour cause, je l’avais vu engloutir aussi bien un humain qu’un mur en béton. Rien qu’à voir sa tête on comprenait qu’il avait rien d’humain tant il était affreux. Par contre, la créature à ma gauche était d’une beauté rare. Une longue chevelure brune ondulée, un visage enjôleur, une voix sensuelle et un corps parfait. Une beauté mature que je situais physiquement dans la trentaine.
Bref, je ne vous parlerai pas du machin à ma droite, il n’était pas moche, juste cinglé. Ce type, j’avais qu’une envie, lui arracher ses tentacules capillaire pour faire céder sa tête et la lui arracher. Mais même ainsi, je ne l’aurais pas tué… On se serrait cru au zoo avec eux, de vraies bêtes de foire. Vous vous demandez peut être ce que j’foutais là ? J’vous raconte ca pour vous expliquer comment s’est soldée ma journée et comment j’en suis venu à perdre la tête…et un tas de trucs en fait…

Une réunion, il y avait mon patron ; le fondateur de l’Organisation ainsi que mon bras droit. Les Homonculus voulaient créer la Pierre Philosophale. Je sentais la colère m’envahir sans pour autant l’extérioriser d’une quelconque façon. Je gardais ce self contrôle qui m’avait permis d’avancer jusqu’à aujourd’hui. Il était également question de protéger les « Sacrifices » jusqu’au jour promis. Ils nous mettaient également en garde, nous ordonnant de cesser les meurtres inutiles, chaque vie était importante pour l’élaboration de la Pierre Rouge. Les Sacrifices… quelques personnes désignées qui avaient un grand potentiel en tant qu’alchimiste, leur âme valait donc beaucoup. Je savais pertinemment que mon âme serrait réquisitionnée ce jour-là. J’avais eu le droit à quelques indices de la part de l’Homonculus avec le palmier sur la tête. Il m’avait fait comprendre que si je faisais un pas de travers il se ferrait une joie de buter le Capitaine des insurgés. J’avais trouvé ca flatteur, il me défiait.
Mais, là, au centre d’une brochette de criminel, je compris à quel point j’étais faible. Dans mon état actuel, je n’avais pas la force de rivaliser avec deux Homonculus simultanément. Je me savais capable de tenir tête à un, mais pas à deux. Je compris que je devais améliorer mon alchimie, étendre mon savoir… C’est débile, mais mon maître m’avait appris à vouloir plus. Pour ce faire, j’allais encore devoir faire des sacrifices. Mais au point où j’en étais, je m’en fichais éperdument, je me fichais de ce que je pouvais perdre car je n’avais plus rien qui servirait à qui que ce soit. C’est ce que je croyais, mais j’avais quelque chose à perdre, une amitié…

Perdu dans mes réflexions, je manquais la fin de l’entretien. Mon patron quittait les lieux avec mon bras droit, sans un mot à mon égard. Il était en colère, il n’appréciait pas être contrôlé par les Homonculus. Quant à moi, je restais dans cette pièce sombre, encore songeur… Ce n’est que lorsque je sentis une mince source de chaleur s’approcher à toute vitesse de moi que je daignais enfin bouger. J’avais levé mon bras pour saisir ce qui pointait dangereusement mon front.

« Allons bon, quels réflexes, je n’en attendais pas moins du Capitaine des insurgés. »

N’aie crainte de nourrir ta colère par le savoir…

Lust sortait de la pénombre, et d’une démarche sensuelle elle rétractait au fur et à mesure son doigt pointu. Elle avait cet air aguicheur qui ne m’annonçait rien de bon. L’idée de passer à la casserole m’effrayait presque… Non pas qu’elle ne m’ait pas attiré physiquement, mais mentalement, je ne pouvais céder, c’était un monstre sanguinaire. Je lâchais son vilain doigt tandis qu’elle ne cessait de s’approcher. Elle avait planté son pic dans mon masque intact. De l’intimidation, mais je ne fronçais pas, même derrière mon masque. Je gardais cette insensibilité qui rendait mon visage et mon esprit implacables. Lorsque la brune fut à un mètre de moi elle rétractait complètement son doigt et brisait la proximité nous plongeant dans l’intimité.

« Quel sang froid, je suis curieuse de connaître le visage de la mort. »

Elle levait lentement son bras ganté pour porter sa main sur mon masque, au même moment je retenais son poignet. Elle s’approchait d’avantage collant sa poitrine plus que généreuse sur mon torse. Ce ne fut ni cette proximité, ni ce corps inanimé qui me troublait, mais l’absence de vibration dans son corps. En temps normal par un simple contact physique je pouvais sentir les battements de cœur d’autrui et par la même occasion en déduire leur état d’esprit. En l’occurrence, je ne sentais rien. Et ce n’était pas sa poitrine qui faisait barrière, c’était le fragment de pierre philosophale qui compensait cet organe. Pas de cœur, seulement une pierre. Je prenais d’avantage conscience, me heurtant encore plus à une dure réalité, celle d’un adversaire presque immortel. Combien de vie résidait en elle ? Combien de fois faudrait-il la tuer pour avoir raison d’elle ? Et des autres… Troublé par ces réflexions je ne pus l’empêcher de briser l’armature de mon masque et ce qui le tenait. Un simple coup de griffe et le tout en une fraction de seconde. Étais-je à la hauteur face à de tel monstre ? Peu importe la réponse, je ne me laissais pas abattre, je ne pouvais qu’avancer. J’entendis le fracas de mon masque répercuter sur le sol, et dans un court silence pesant je la regardais me dévisager. Je sentis toute fois son souffle au niveau de mon menton, je la dominais de quelques centimètres.

« …Si jeune… comme c’est étonnant. »

De son majeur elle caressait ma joue, partant de la tempe jusqu’à la hauteur de ma bouche. Un sourire mystérieux enjolivait son visage pâle. Je n’osais bouger, pris au dépourvu. Pourquoi étais-je resté planté là comme un abruti ? La luxure hm ? Je repoussais doucement sa main sans la quitter du regard, soutenant le sien avec dureté.

« Pas tant que ca en fait.
-Ah oui ?
-Veuillez m’excuser, je dois me retirer.
-Quel homme froid, c’est impoli de repousser une dame. »

Un nouveau sourire, coquin celui-ci. Pourquoi est-ce que la seule femme qui me drague est une tueuse sans scrupule et sans cœur ? C’était bien ma veine. Elle me laissait un doux baiser du bout de ses lèvres, j’étais resté cloué, refoulant mon envie de partir en courant. L’Homonculus caressait une dernière fois ma joue du bout de son indexe pointue avant d’y laisser une belle éraflure.

« Un souvenir, » dit-elle

Saloperie ! J’avais légèrement froncé les sourcils sous l’effet du picotement. Je sentis la fraicheur de mon sang perler rapidement sur ma joue. Je la suivais du regard, elle s’était retournée et m’avait salué avant de ne repartir à travers la pénombre.

« Ce sera notre petit secret, tâche de bien obéir. »

Je serrais les poings, frustré. Elle était fourbe, elle avait tenté en vain de me séduire pour je ne sais qu’elle raison. Une fois qu’elle fut hors de mon champ de vision je soupirais, rassuré. Je tournais rapidement les talons et prenais le sens contraire de sa présence par crainte d’être suivi. Mon masque de nouveau sur mon visage, je l’avais transmuté pour le replacer. J’eus un frisson d’effroi en repensant à son geste, à son pêché et à ce qui aurait pu arriver… Je quittais le point de rendez-vous avec irritation, frustration.

Isaac, comment évoluer sans toi ? J’en avais assez de voler le savoir des autres, je voulais apprendre rapidement et par mon propre moyen.
C’est plongé dans l’obscurité du QG, tapis sous le bar que me vint l’idée noire d’ouvrir la Porte du « Savoir ». Une sombre idée, folle et dangereuse. Mais que pouvais-je perdre de plus si ce n’est un organe ? J’étais aveuglé par ma soiffe de vengeance, à l’époque je n’arrivais pas à voir ce que je perdrais réellement en mourant. J’étais devenu irrationnel ce soir-là, j’étais devenu fou. La folie, c’est tout ce qui m’attendait au tournant de toute façon. J’étais bien trop jeune pour prendre du recul et agir avec sagesse face à mon passé, mon présent, mon statut, ma mission. Au fond je restais ce gamin à qui on avait tout enlevé pour y placer une arme et un objectif qui au départ n’était pas le mien. Mais comment ouvrir les yeux ? Je ne connaissais rien d’autre mis à part cette vie. J’étais certainement bon à rien d’autre que remplir ma mission.

Je fumais mon énième cigarette, je n’avais touché à rien d’autre pour garder ma lucidité et réfléchir à cette Vérité. « Et si j’ouvrais simplement cette porte ? Et si j’arrêtais de réfléchir ? » Finalement ce ne fut pas la bonne réflexion. J’écrasais ma cigarette non terminée dans le cendrier à ma droite et tournais les talons. Irréfléchi, je me saisissais de bougie, de craie, d’une corde, d’un compas et un tas d’objet que je fourrais dans un sac. Je passais la porte pour quitter le sous sol.
Je portais ma tenue noire, celle du Capitaine, je n’avais pas pris le temps de me changer, ainsi je filer dans la pénombre en toute discrétion. Je ne portais pas mon masque, ni mon attirail, juste ce t-shirt noir et ce pantalon large type survêtement. Pas d’avant-bras, pas d’arme, rien, juste ma folie. Je me rendais sans plus attendre au bâtiment désaffecté, l’unique lieu où j’étais sûr de pouvoir m’adonner à mon expérience sans être surpris. J’allais braver un interdit, je ne faisais qu’empirer mon cas, j’étais destructeur envers moi-même sans m’en rendre compte. Mais pour moi, c’était la seule chose à faire pour atteindre un niveau remarquable.

Jeune impudent, viens à nous embrasser ta perte.
Je me trouvais dans le bâtiment, plongé dans les ténèbres. J’avais condamné toutes les fenêtres pour ne pas laisser s’échapper un rayon de lumière à l’extérieur. Je me devais d’être discret. Seules quelques bougies dispersées autour du cercle m’éclairaient plus celle que je transportais dans un socle au fur et à mesure que je progressais. Armé de plusieurs ustensiles je terminais les finitions d’un cercle de transmutation de trois mètres de diamètre. Je l’avais tracé à la craie afin d’effacer à jamais ma transgression. Une clope au bec, je n’avais pas relevé le nez depuis deux heures, plongé dans mon œuvre. Je l’avais tracé avec soin, l’esprit vidé de toutes réflexions, je m’étais concentré sur ma tâche. Une fois terminé je reculais avec lenteur de quelques pas, la bougie dans ma main. Je déposais l’objet à terre et me séparais de ma chaîne, de la Pierre Rouge. L’idée de l’ingurgiter me démangeait. Mais je refusais car je devais payer mon propre prix pour ce que je souhaiter acquérir. Cette Pierre, je me jurais de m’en servir pour aider les autres et jamais pour mon propre intérêt. Je la posais près du socle qui tenait la bougie avec mon trousseau de clef, le tout près de mon sac. Mon paquet de cigarette était resté dans ma poche. J’avais pensé à bandage et autre soins. Je laissais tomber ma clope, tel une enveloppe dénuée de conscience je restais passif et me dirigeais vers le cercle.

Positionné au centre de celui-ci, je sentais mon corps vibrer, je craignais mon geste mais je n’arrivais pas à reculer, à m’en dissuader. Même avec la peur qui m’assaillait je trouvais le courage de continuer. Je posais mes mains sur le cercle, mon regard se posait sur mon avant-bras droit. Je vis mon tatouage, la série de 8 chiffres qui composait mon identité à l’époque de ma captivité au sein de l’armée. Je fronçais les sourcils, le visage déformé par la douleur de ces souvenirs et j’activais dans la foulée le cercle. Telle une tornade je me sentais happé par un vent mystérieux qui s’activait en même temps que les éclairs alchimique. Un spectacle normal, comme cette fois là…Comme ces fois-là… Puis d'un coup je vis un œil gigantesque accompagné de bras semblables à des ombres.
Spoiler:
 
Et alors que tout s’emballait autour de moi je me retrouvais debout dans un espace infini et blanc.

Je levais un bras, j’essayais de saisir quelque chose, mais il n’y avait rien, juste du vide dans un blanc infinie. Pas d’horizon, rien. L’espace de quelques secondes j’avais complètement oublié mes intentions.

« Bienvenue. »

Je me retournais instantanément, surpris. C’est alors que je vis une sorte de silhouette. Je ne pourrais le décrire, il n’avait que la forme d’un humain sans pour autant en être. Une espèce d’entité lumineuse. Il était assi, je remarquais aussitôt derrière lui une porte gigantesque en lévitation. Je fus presque abasourdi en voyant cet édifice impressionnant. J’eus alors le flash d’un bride de souvenir, comme si que j’avais déjà vu cette porte par le passé. Probablement lors de ma transmutation… Mais comme tous, j’avais oublié. Je fis quelques pas dans sa direction.
Spoiler:
 
« Qui êtes vous ?
-Je suis tout et je suis un, je suis le monde, puis je suis toi aussi. »

Je fronçais les sourcils, j’étais serein, mais j’avais un peu peur. Je l’avais dépassé après lui avoir jeté un regard insistant et je m’étais approcher de la porte pour mieux l’examiner. J’étais en terre sacrée, en train de fouler un royaume interdit et inexploré. Qu’allait-il se passer ? Me laissera-t-on entrer ? Pouvais-je y entrer ? Était-ce là la Porte de la Vérité ? Était-ce celui que certains appellent Dieu ? …Maman, était-ce lui que tu priais ?

« Vous êtes ce que nous appelons la Vérité.
-La Vérité, Dieu, l’Univers. Je suis tout et un. »

C’était répétitif, mais au moins je comprenais quelques fondements de notre monde.

« Vous êtes le passeur, celui qui décide de l’échange équivalent.
-Tu es bien curieux, dis-moi plutôt ce que tu veux.
-Je dois savoir… J’ai besoin d’apprendre vite. Prenez ma jambe si vous le désirez !»

Je m’emballais, j’avais perdu mon calme en tentant de le convaincre de me laisser passer. Il se tenait près de la porte, celle-ci s’entrouvrait lentement...

« Ta jambe ? Ton cœur est hésitant, sais-tu vraiment ce que tu veux ?
-Oui.
-Le choix m’appartient. Va dons voir cette Vérité que tu cherches tant.
Spoiler:
 
La porte s’ouvrit, je me retournais au même moment et vit un œil gigantesque braqué sur moi, c’est alors qu’une multitude de bras me saisissait pour me happer à travers la porte. Je tournais de nouveau la tête pour apercevoir la chose, je fus troublé de le voir me sourire, puis la porte se refermait.

Plongé dans les abysses du savoir, je voyais mon corps se décomposer. Epris de peur je tentais de me débattre mais en vain, ma tête et maintenue fermement je voyais un tas d’information se bousculer dans mon esprit. C’était douloureux, j’avais l’impression que ma tête allé exploser, que mon esprit allait céder. Trop d’informations divulguées en un temps record. Je m’entendais crier mais c’était comme hurler sous l’eau. C’est alors que tout s’arrêta et face à moi je reconnu la silhouette de ma défunte mère, puis de mon défunt maître juste à côté. Au même moment j’avais presque toutes les informations nécessaires pour tenter une transmutation humaine. C’était comme si qu’on m’y incitait, qu’on m’y encourageait…
Je me débattais à nouveau tendant mes bras vers les deux êtres que j’avais le plus aimé. La silhouette de mon parent me tendait les bras tandis que celle d’Isaac me tendait la main. Je voulu les saisir. Mon cœur s’était emballé, je redécouvrais cette douleur lors de mon retour à Aquorya, sur la tombe de ma mère. J’étais sur le point de saisir la main de ma mère lorsque ma main se désintégra. C’est alors que l’intégralité de mon corps se décomposait et en une fraction de seconde je me retrouvais devant la porte.

La respiration haletante, je découvrais des larmes perler sur mes joues fraiches. Tristesse, colère, et tout un tas de sentiments péjoratifs. Les mains sur la porte je tapais du poing pour qu’on me les rende, tel un gamin irrationnel. J’avais perdu la raison, mon sang froid. Jamais je n’avais autant souffert depuis ce jour-là sur sa tombe, puis la mort d’Isaac. Je me retournais, la chose était là, assise en train de me contempler.

«Je veux y retourner ! Je peux les ramener !
-Imbécile que vous êtes, humains. Tu croyais avoir enterré tes démons, mais tu es juste lâche. Fuir ton cœur n’est pas la solution.
-La ferme !
-Une chose à la fois, payes d’abord le droit de passage. »

Je vis mon bras gauche disparaître, comme lorsque j’avais presque saisit la main de ma mère. J’étais encore sous le choc, j’étais effrayé.

« Non…Non ! Pas mon bras…
-Ce n’est pas ta jambe que j’ai choisi, mais ce bras intact. Tu ne pourras plus enlacer ce bonheur que tu cherches au fond de toi. Un seul bras, c’est tout ce qu’il te faut pour toucher le fond. Hé hé. »

Je fis un pas en arrière et heurtais la porte.

« A bientôt. »

Une formule qui laissait sous entendre que je reviendrais. Il pensait que je serais assez stupide pour tenter la transmutation humaine. Je me sentis de nouveau happer et perdre conscience.
A mon réveil je me trouvais au centre du cercle de transmutation, sur le ventre. Mon bras avait disparu, je jonchais dans ma marre de sang. Je sentais la fraicheur glacer mes joues encore humides. Tout avait été réel.





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