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 Réunion de famille [ Pv. Lyl]

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MessageSujet: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Ven 20 Juil - 18:39

La tête posée contre la vitre chaude, les yeux clos, je somnolais, bercée doucement par le rythme lancinant du train. Voilà plus de deux heures que j’étais enfermée dans cette voiture, étouffant tant la chaleur s’était faite rude aujourd’hui. La pluie n’avait pas foulée la terre depuis de longs jours, cela pouvait aisément se voir aux terres arides que le chemin de fer était en train de traverser. Le babillement de l’enfant qui jouait derrière moi me fit sourire doucement alors que j’entendais sa mère le réprimander un peu lorsque ce dernier se fit plus expressif. Lâchant un léger soupir, je daignais enfin rouvrir les yeux sur le paysage environnant, observant d’un air mélancolique les champs qui s’étendaient à perte de vu, tous plus ou moins calcinés par le soleil. Pour sûr, les récoltes seraient probablement mauvaises cette année, il faudrait s’attendre à une période de vache maigre. Je reportais mon regard sur le billet de train que je tenais encore entre mes doigts. East City. Depuis mon départ avec Isaac, je n’étais jamais revenue dans l’est. Par peur peut-être, ou plus simplement parce que il n’y avait plus rien qui m’attendais là-bas. Pourquoi y retourner dans ce cas ? Parce que je devais bouger, je ne supportais plus de rester enfermer sans rien faire d’autre que de tourner tel un lion en cage. Les rapines en étaient venues à me lasser, je m’étais convaincu qu’il me faudrait trouver un autre moyen de subsister pour l’instant car le peu de morale qui me restait m’empêcher de continuer à vivre ainsi sur le dos d’autres personnes. La morale, ou un reste d’éducation qui sait.

Fouillant dans ma poche, j’y rangeais mon billet avant de dégoter au passage mon paquet de cigarette et un briquet puis après avoir jeté un coup d’œil rapide au couloir, je me levais et me dirigeais vers ce dernier pour ouvrir une des fenêtres et pouvoir m’y accouder pour fumer tranquillement. Je n’escomptais pas imposer ce poison aux autres passagers, qui plus est, cela me permettait de fuir les conversations incessantes. Un jeune couple, une dame assez âgée accompagnée d’une toute petite fille, pas plus de deux ans, trois jeunes hommes, et cinq militaires, voilà ce qui composait mon wagon. Tous avaient l’air plutôt conviviaux et joyeux, ce qui de manière contradictoire avait participé à me mettre le cafard. Heureusement, alors que je relâchais doucement un nuage de fumée par la fenêtre qui s’évaporé quasi instantanément avec le vent de la vitesse, le haut-parleur résonna pour annoncer le prochain arrête, le mien. Allant récupérer mon sac à dos que je posais négligemment sur mon épaule, je saluais mes voisins de voiture d’un signe de tête avant de sortir au moment où la locomotive amorçait son ralentissement. J’avais pu repérer en bougeant au fil des voitures qu’il y avait tout de même beaucoup de militaires embarqués, je supposais une descente dans la zone d’Ishval, j’avais eu vent de certains mouvements là-bas.

A peine le chemin de fer arrêté que je sautais du train, atterrissant souplement sur le quai bétonné en cherchant déjà ma route. Un souvenir familier, un nom de lieu connu, quelque chose qui pourrait m’aiguiller. J’avais choisi cette destination comme une autre, du moins consciemment. L’air était sec et lourd, il donnait soif et avait tendance à ramollir la plupart du temps. Je sentais ma langue pâteuse, aussi sans attendre, je me mis en quête d’un endroit où me désaltérer, chose pas bien difficile à trouver lorsqu’on sortait d’une gare. Ces dernières étaient souvent entourées par toutes sortes de bar, café ou autre salon de thé. Sans prêter spécialement attention à la façade, je pénétrais dans le premier lieu servant des boisson que j’aperçus, soit un petit bistrot, semblable à un pub, plutôt sombre mais chaleureux, et me dirigeais vers le comptoir presque vide à cette heure-ci, il était bien trop tôt pour les habitués, le savais pour avoir de nombreuses fois fréquentés ce genre de lieu. Je dégageais d’une main les quelques mèches qui me tombaient sur le front, échappées de ma longue natte, avant de chercher un quelconque barman du regard. Je localisais ce dernier en train de discuter avec ce qui semblait être une cliente. Pas pressée vu que j’ignorais totalement ce que je ferais ensuite, je me laissais plus ou moins tombée sur le comptoir, fatiguée par la route même si je n’avais fait que rester assise durant presque trois heures.

Je me rendis compte que j’avais fermé les yeux lorsqu’une voix me tira de ma somnolence. Le regard légèrement endormi, je le levais pour apercevoir un jeune homme qui me souriait avec amusement, sans pour autant avoir vraiment enregistré ce qu’il m’avait dit. Me redressant doucement, je le fixais quelques secondes l’air perdue.

"Pardon ?!"

Le rouquin, car c’est ce qu’il était, éclata de rire avant de reprendre sur un ton amusé.

]i]"Je disais gente dame, peut-être souhaiterez-vous un lit pour vous reposer plutôt qu’un comptoir ?"[/i]

Je sentis mes joues s’empourprer et me fendis d’un très léger sourire avant de détourner le regard, gênée.

"Une limonade me suffira amplement, je vous remercie."

Il effectua une courbette plus ou moins ridicule avant de partir s’atteler à sa tâche, me laissant perplexe.

"Tout de suite ma belle !"

Je profitais du fait qu’il soit occupé pour le détailler curieusement. Un nez fin, plutôt petit, rehaussé par une myriade de tâche de rousseur qui ressortaient de manière frappante sur sa peau diaphane, des yeux bleus clairs, presque gris, et un visage enfantin qu’encadrait un flamboyante chevelure orangée au boucles généreuses. De dos, je l’aurais sans doute pris pour une fille tant il semblait fin et gracile. A vrai dire, si je m’attardais autant sur le jeune homme, c’est parce que je n’avais pas vraiment l’habitude d’en voir derrière les comptoirs, la plupart du temps j’avais souvent affaire au vieux tenancier qui trainait ici depuis des lustres, répétant toujours les mêmes mouvements tous les soirs et dont la lassitude se lisait facilement dans leur regard. Rien à voir avec ce barman aux allures androgyne et à l’attitude joyeuse. Je le remerciais d’un signe de tête lorsqu’il me ramena ma commande et m’empressais d’ailleurs de la lui régler avant de le questionner.

"Sauriez-vous s’il y a des choses à voir dans le coin ?"

Il fit mine de réfléchir avant d’afficher un sourire désolé, contrastant avec ses yeux naturellement rieurs.

"Hélas, il n’y a pas grand-chose. C’est une grande ville ici, mais pas vraiment touristique. Par contre, le centre-ville, la vieille ville quoi, ça peut être intéressant, l’architecture et assez ancienne il y a de beaux bâtiments, mais c’est tout ce que je vois d’intéressants dans le coin. Du moins pour une demoiselle de votre genre."

Je haussais un sourcil surpris à ces derniers mots avant de lâcher un rire bref et légèrement ironique avant de boire mon verre d’une traite.

Je restais au bar durant plus d’une heure, le temps que le soleil baisse un peu, que ce dernier se remplisse peu à peu jusqu’à devenir bruyant, animé et bien enfumé. Remerciant le barman avec qui j’avais pas mal discuté en fin de compte, je finis par quitter l’établissement, et me dirigeais tranquillement vers le centre-ville, après tout, je n’avais rien d’autre à faire pour le moment. Viendrait plus tard le temps où je me mettrais en quête d’un endroit où passer la nuit. J’avais un peu de sous en poche, la première option serait probablement l’hôtel, rien de bien luxueux, simplement pour avoir un toit au-dessus de la tête.

Une nouvelle clope entre les lèvres, je levais régulièrement les yeux sur les bâtisses qui m’entouraient, car je devais reconnaitre que le rouquin avait dit vrai, l’architecture était surprenante. Entièrement faite de bois et de pierre pour la plupart, elles semblaient tout droit sorties d’un autre temps, style château fort. Mais à force de m’enfoncer dans ce dédale de ruelles qui m’était totalement inconnu, j’en arrivais au point le plus logique et me retrouvais rapidement perdue. Et pas seule, le véritable provenait en réalité de là. Cela faisait un petit moment que je sentais d’autres présences que la mienne, le vent chaud charriait également diverses odeurs qui ne me semblaient pas inconnues. Lasse de tourner en rond, je finis par porter ma main sous mon chemisier pour vérifier que mes dagues étaient bien accessibles au creux de mes reins et entrepris de grimper sur les toits pour retrouver mon chemin. Mais surprise, l’endroit semblait déjà occupé …
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Kyle E. Wayne
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Ven 20 Juil - 21:56

Un regard à gauche, un regard à droite, mon genou droit touchait le sol, l’autre était plié, là, je pressais ma main sur la blessure de mon bras droit. Sans lui porter un regard, je fixais droit devant moi, les sens en alerte. J’étais calme, serein malgré la situation. Mon bras droit, un homme âgé dont la loyauté me manquerait s’il me quittait. Il attendait la mort, calmement. C’est alors que Jade réapparue sur le toit, blessée. Derrière mon masque j’affichais cet air froid, neutre. Elle me fit un signe, un code qui me prévenait que l’ennemi était loin.
Laissez-moi vous conter le début de cette scène..


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

« J’ai ouï dire qu’un groupe de renégat sévissait dans l’Est, leur QG se trouve dans une petite ville. Ils prétendent faire partie de l’Organisation. Gin, il faut que tu les arrête, leurs actes délibérés pourraient causer notre perte, les Homonculus pensent que nous sommes de mèche avec cette vermine. »

Le visage masqué, je restais de marbre, passif. Mon manque de réaction agaçait mon unique supérieur, il s’était levé, son visage ingrat était d’avantage enlaidi par sa colère.

«
Je n’accepte pas qu’on use de mon Organisation pour justifier ses actes ! Ils vont à l’encontre de nos morales ! Extermine-les ! Tu m’entends ?! Tue-les tous ! Autant qu’ils sont !! »

Sa voix raisonnait dans la pièce et ne faisait qu’éveiller mon côté bestial. Plus que d’habitude j’avais envie de lui sauter au cou pour arracher cette vilaine tête de son corps faiblard. Ce type avait une confiance aveugle en moi, de plus je me savais supérieur à lui, le tuer m’était aisé. C’était le premier sur ma liste mais, il était encore tôt pour réaliser ce désire. Je tournais vite les talons après avoir acquiescé, mais tandis que j’atteignais la porte de sortie il reprit la parole, plus calmement..

«
Comment va ce bras ? »

Je me retournais lentement, l’observant avec rage derrière mon masque.

«
Très bien.
-
Rappel-moi le nom de ton mécanicien.
-
Harley
-
Harley... il faudrait songer à le recruter, c’est un artiste. »

Je ne répondis pas, j’avais menti. Mon mécanicien était une jeune fille de seize ans, la mécanicienne du Fullmetal Alchimiste, imaginez les ennuies que je lui apporterais si ca venait à se savoir. Je tournais à nouveau les talons et empoignais fermement l’énorme poignée.

«
Gin. Prends le Fantôme et ton second. Trois est le nombre parfait pour venir à bout de ce groupe. Ne meurs pas. »

Sans daigner lui faire face j’ouvrais la porte et quittais aussitôt les lieux. Ce type ne cessait de me tester, tel un défi perpétuel. La vie, c’était là ma récompense à la fin. Il connaissait mes capacités, sa réussite il me l’a devait, tout comme la crainte sur le visage de quiconque entendait le nom de notre groupe. En m’envoyant à la bataille avec mes deux meilleurs atouts il voulait jauger ma force, voir si je viendrais à bout de mon ennemi et ca, peu importe le nombre. Cependant, je savais que ma vie lui était précieuse, donc même en cas d’échec je pouvais me présenter face à lui. J’étais ses yeux, ses oreilles, sa force et bientôt sa mort.

Ainsi je quittais Central City avec Jade le Fantôme et mon bras droit, Low. Seul sur la banquette arrière d’une de nos voitures de contrebande, je regardais dévaler le paysage, songeur. Mes deux subordonnés se trouvaient à l’avant, silencieux. Un voyage ennuyeux, comme toujours.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

« Monsieur, partez, ils vont revenir, ils sont trop nombreux.
-Silence.
-Laissez-moi, partez avec le fantôme.
-Nous avons décimés plus de la moitié, leurs rangs sont affaiblis, crois-tu sérieusement en une probable défaite ?
-Je crois qu’il faut surtout savoir perdre… »

Je baissais les yeux, le regard noir. Cette éventualité ne faisait pas partie de mes « options ». Ce n’était pas tant le fait de faillir à ma mission ou une question de dignité, c’était plus le fait de laisser agir des meurtriers incontrôlables dans la nature. Bordel non, jamais. J’avais pas encore dis mon dernier mot, ni donner le meilleur de moi-même. Jade et moi étions capables de venir à bout de ces types, de vulgaires brigands sans réelles formations pour la majeure partie. Je n’avais jamais vu un tel regroupement d’âmes corrompues. D’abord réticent à prendre leur vie, j’avais vite changé d’avis en me rendant compte qu’ils étaient tous liés par le mal pur et dur. Bêtes et méchants, voilà ce qu’ils étaient. Bêtes au point d’imaginer que l’Organisation fermerait les yeux sur leurs agissements ou leur proposerait une place dans nos rangs. J’étais submergé par une colère noire, désireux de la laisser déferler pour faire couler le sang. Low tenait fermement mon poignet, je sentais les faibles battements de son cœur. Mon visage gardait cette fermeté, même face à la perte de cet homme.

« Ce jour-là n’est pas encore arrivé.
-...Retirez-le. S'il vous plait... je veux respirer pleinement… »

J’aurais pus le sauver, j’aurais pus le soigner, mais il avait refusé, il haïssait l’alchimie, l’une des raisons pour laquelle il œuvrait à mes côtés. Cet homme préférait mourir plutôt qu’avoir à faire à l’alchimie. Comme quoi, cette science avait détruit de nombreuses personnes et de nombreuses vies. Je ne pouvais imaginer à quel point il haïssait cette science censée aider le peuple. Je retirais son masque, sa dernière volonté. Low observait le ciel, du haut de ce toi on avait une vue magnifique et encore jamais vue du crépuscule. Je détournais le regard, momentanément emporté par le joyau orangé.

« Capitaine. Ils nous ont retrouvés. »

Je fermais les yeux en sentant le cœur de mon bras droit s’arrêter et reportais mon regard sur lui. Ses grands yeux marron étaient ouvert, je passais ma main ensanglantée sur ses paupières pour les fermer et me relevais. Je quittais le corps du vieux pour rejoindre le Fantôme.

« "Retrouvés " ? Qui a dit que nous avions fui ? »

Elle jetait un regard vers le vieux, son corps gisait à quelques mètres plus loin.

« Et Low?
-Mort. Extermine-les et sans poser de questions, même si tu dois y laisser ta misérable vie. »répondis-je froidement avec hautain et mépris.

Avec rapidité je plaquais ma main droite en métal sur le sol et transmutais de nombreuses mains à partir de la pierre du toit pour renvoyer les dix premiers. J’ordonnais à Jade de les laisser monter sur le toi et remis en état le mur que j’avais transmuté, ni vu, ni connu. La discrétion nous était importante. …Bon c’était mal parti, je vous l’accorde. Ils étaient moins d’une vingtaine. Jade se jetait sur l’ennemi, telle une furie, moi je les laissais venir et transmuter mon environnement pour les repousser. Lorsqu’on m’atteignait j’usais de mes poings et de mes pieds. Je n’hésitais pas à mettre en avant mon automail en désarmant l’ennemi ou en parant ses coups. Mais l’utilisation de l’alchimie vidait mon énergie, plus que le combat corps à corps. De plus, le soit disant chef de ce groupe et les premiers combats avaient été plus rudes que cette session-là. Je n’étais pas encore épuisé, mais j’étais moins efficace. Je grimaçais juste, dissimulant une certaine douleur à un endroit précis. Mon identité avait été démasquée, voilà ce qui les motivait à m’affronter et à délaisser ma coéquipière…

« Tuez le Capitaine ! Sa tête est mise à prix à dix millions !
-Tuez-le !! »

D’un bond en arrière je me retrouvais non loin de Jade, c’est alors que je senti une nouvelle présence derrière nous. Je jetais un furtif coup d’œil derrière moi mais ne vis personne. On nous épiait.

« Dix millions ? C’est tout ? »

Un peu d’ironie.

« C’est tout de même une belle somme, réjouissez-vous.
-Tss… Ta tête sur un plateau de Cristal me fait le même effet qu'eux avec l'argent.
-Quel flatteur.
-A ta droite.»

Elle vint à bout de deux hommes en l’espace de quelques secondes. Sa tête sur un plateau ? Voir sa tête tomber me satisferait tout simplement. Si j’étais tant haineux à son égare, c’est parce que j’avais récemment appris qu’elle avait participé à la sélections des premières chimères. Bien que je ne soi pas certain de replacer son jeune visage dans mes souvenirs, je savais avec sa certification qu’elle avait été là. Une fierté d’après elle, elle avait assisté aux premiers prototypes, aux premiers cobayes. Bon sang… et en plus de ca, elle avait même participé à la transmutation de sa propre sœur. Cette femme n’avait rien de bon en elle, rien. J’avais mis ma colère sanguine de côté. Je savais que la vengeance ne me soulagerait pas, ni même jamais, car c’était un cercle vicieux dans lequel je ne cessais de sombrer. Alors je n’avais rien tenté contre elle, je refoulais mes émotions comme je savais si bien le faire et j’avançais dans la pénombre, la laissant mettre sa vie en danger pour me sauver.
Je reprenais, l’informant de la présence derrière-nous.

« Il reste encore une petite merde derrière-toi. »

Le Fantôme fit volteface, tuant les deux types qui se ruaient sur moi et se tourna face à l’inconnu. Pendant ce temps je m’occupais du reste, j’avais transmuté un long sabre à partir de mon protège avant bras droit. Je ne sentais plus bouger le Fantôme, sans lui jeter un regard je lui demandais toujours aussi sèchement…

« Qu’est-ce que tu fais ? Remplis ton rôle au lieu de rêvasser ! »

J’appuyais sur le dernier mot tandis que je retirais d’un chassé dans l’abdomen de mon ennemi ma lame que j’avais plantée dans son cœur. La main ferme, pas d’hésitation, pas de regret, ni pitié. J’étais le monstre qu’Isaac avait crée, le Capitaine que mon chef avait crée, l’être immonde que je détestais. J’avais éliminé environs 25 hommes aujourd’hui, et ça en moins d’une heure. Tout ça pourquoi ? Pour assouvir ma colère. Je me prenais encore pour la Mort, jugeant ceux qui le méritaient le plus sans aucun droit. Quel homme étais-je ? Un de ceux qui combattent le mal par le mal. Quoi qu’il en soit, je ne réfléchissais plus, ce stade là je l’avais dépassé depuis longtemps lorsque je combattais ceux qui me semblaient être le mal incarné. Tel un justicier à double face. Mais ma première face était celle du Capitaine. Mon identité n’était connue de personne de vivant sur cette Terre. J’avais entendu mon vrai prénom de la bouche d’une seule personne depuis des années. En combattant ces types, je me disais protéger cette personne. Une illusion ? Probablement, de toute façon le monde repose sur elle.
Mon masque demeurait intact, seules quelques gouttes de sang qui n’étaient pas le mien le tâchaient. Mon t-shirt noir portait une entaille dans le dos, la manche droite était déchirée tandis que l’autre était finement entaillée. J’étais blessé superficiellement au niveau du buste, seule ma jambe droite comportait une vraie blessure. Quant à Jade, je sentais de nombreuses particules de sang sur elle, mais une dominait, soit la sienne. Toute fois, j’ignorais combien elle était blessée. L’idée de la tuer ici à l’abri des regards me tentait diaboliquement. Ma cruauté ne demandait qu’à sortir.
J’esquivais l’attaque de mes agresseurs et les envoyais vers ma collègue, çà y est, j’étais lassé de ce petit jeu. Je reculais, m’enfonçant dans la pénombre qu’offrait une partie du toit. Je me dissimulais, laissant mon pion se démenait. J’avais déjà oublié l’intrus qui nous épiait. En réalité je souffrais, je n’étais pas remis de mon opération, c’était même beaucoup trop tôt pour user de la sorte de mon automail. Par conséquent mon épaule me faisait souffrir, j’avais abusé de mon bras métallique.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Sam 21 Juil - 14:33

Dissimulé derrière un pan de mur, j’observais de manière sidérée la scène qui se déroulait sous mes yeux. Si j’avais pensé trouver ici deux ou trois personnes, il n’en était absolument rien car ces dernières se décomptaient en une bonne dizaine, si l’on ne tenait pas compte des corps inanimés jonchant le sol. Je pouvais aisément sentir de là où je me trouvais la fragrance âcre et métallique de l’hémoglobine qui me laissait déjà un arrière-goût désagréable au fond de la gorge, alors qu’un combat visiblement acharné faisait rage ici. Une demi-douzaine de personne, peut-être plus, impossible de les compter tellement ils semblaient tomber comme des mouches, contre deux êtres entièrement vêtus de noirs, portant un masque qui cachait l’intégralité de leur visage. Je voulus rebrousser chemin lorsque l’instinct animal qui m’habitait se réveilla pour me prévenir d’un danger, et j’eus tout juste le temps de me retourner pour saisir la main armée qui s’apprêtait à me cisailler la nuque. Ayant réagi bien plus vite que je n’avais réfléchi, je tordis le poignet de mon agresseur, le forçant ainsi à lâcher son arme qui tomba au sol en un bruit cinglant, avant de lui envoyer mon genou dans l’entrejambe, le repoussant loin de moi. Le visage marqué par la douleur, l’homme recula jusqu’à chuter du toit, atterrissant un étage en dessous, assommé. Je me penchais légèrement sur le rebord pour vérifier qu’il ne remonterait pas, j’espérais également ne pas l’avoir tué et fut un instant tentée de descendre vérifier lorsque je me rendis compte que je m’étais mise à découvert ainsi.

Je tournais le regard vers la scène de combat qui semblait s’estomper peu à peu, cherchant du regard les éventuels survivants, même si la seule véritable qui me sautait aux yeux pour l’instant c’était l’amas de corps sans vies étalés devant moi. Des deux combattants masqués, je n’en vis plus aucun, et en déduisis donc qu’ils avaient fuis. A vrai dire, je comptais le faire également, sachant pertinemment que je ne pourrais plus rien pour les malheureux à terre, la saveur doucereuse de la mort était déjà présente. Le visage creusé, je ne cachais pas ma peine à l’égard des victimes, sachant qu’il n’y avait plus personne désormais. Enfin … C’est ce que je croyais. Les yeux baissés, je fis demi-tour et m’apprêtais à quitter les lieux lorsqu’une nouvelle fois, une alerte résonna dans mon cerveau et sans réfléchir, je me jetais en avant, balançant mon pied à l’aveugle derrière moi, ce dernier heurtant quelque chose qui étouffa un gémissement de douleur. Atterrissant tel un félin sur mes deux mains, je pivotais dans la foulée pour faire face au danger, les sourcils froncés. C’était un des masqués. J’ignorais qui était ces gens, néanmoins, plus je voyais cet accoutrement, plus il me faisait penser à quelque chose de précis sans pour autant parvenir à définir quoi. Une main au sol, sa jumelle se fraya un chemin rapide jusqu’à mes reins pour libérer une dague de son fourreau, la gardant en pris inversé alors que je le ramenais devant mon visage sans quitter mon agresseur du regard. Arme en main, ce dernier semblait s’être figé, sans faire mine de retenter un quelconque nouvel assaut. Il passa une main sur son menton d’où goutait le sang, odeur désagréable s’il en est avant de reculer d’un pas au moment où je me redressais.

"Anna ?!"


Ce ne fut non pas une voix d’homme qui s’éleva de derrière le masque, mais un son claire et aigue, une voix caractéristique de femme. Mais ce ne fut pas ça qui me figea, ce fut ce qu’elle prononça. Un nom, un simple nom, qui ravivait une foule de souvenir ainsi qu’un vieux et profond désir. Un désir de vengeance. Il n’existait plus qu’une seule personne encore en vie à connaitre mon véritable patronyme. Une seule et unique personne, et il fallait qu’elle me tombe juste sous le nez, comme ça à l’improviste, alors que je l’avais cherché pendant si longtemps.

"Amy … "

La concerné éclata de rire, de ce rire cinglant dont elle avait déjà fait preuve tant de fois par le passé, baissant son arme par la même occasion en retirant son masque. A peine avais-je aperçu le visage de mon ainée que je fus prise de l’envie indescriptible de lui sauter à la gorge. Mais je restais stoïque, maintenant élevé devant moi la dague d’Isaac. J’avais un visage froid, impassible, ne trahissant plus aucune émotion, à l’inverse de la personne que j’étais d’ordinaire, et je regardais cet être haïs se gausser tranquillement sous mon nez sans amorcer le moindre mouvement pour l’en dissuader.

"Eh bien pour une surprise ! Je te croyais morte durant l’explosion, si j’avais su que ce n’était pas le cas, j’aurais tout fait pour te retrouver petite sœur !"

La blonde accompagna ses paroles d’un sourire qui n’évoquait rien d’autre que l’ironie la plus pure et je dus faire un effort monumental pour me contenir, sentant les muscles de mes jambes trembler sous l’effet de la pression que je m’infligeais à cet instant. Chose que ne manqua pas de noté la jeune femme et elle leva un sourcil moqueur en m’observant.

"On dirait que tu as enfin décidé de grandir ma petite Anna. Moi qui m’attendais presque à te voir pleurer une nouvelle fois, tu as l’air d’avoir changé ."

Les dents serrés, je fis enfin un pas vers ma sœur, abaissant légèrement mon arme pour la fixer dans les yeux, sans sourciller, avant d’esquisser un léger sourire en coin. Plus que l’humaine qui ne demandait plus qu’à se cacher, c’était l’animal qui parlait désormais. L’animal qu’elle avait elle-même crée.

"Anna est morte. C'est toi qui l'a tué, mais peut-être l'as-tu oublié ça aussi ? Je t’avais dit que je reviendrais me venger Amy. Je t’avais prévenue il y a longtemps déjà . Tu aurais du m'écouter. "

Le visage rieur de la jeune femme se ferma aussitôt, arborant désormais un masque de haine glacial alors qu’elle relevait imperceptiblement son arme. Je repérais tout de mêle ce léger mouvement et réagis à temps pour esquiver son attaque, n’écopant que d’une éraflure minime le long du bras. Son sourire de tueur accroché aux lèvres, la meurtrière commença à me tourner autour lentement alors que je la suivais du regard sans pour autant bouger.

"Te venger hein ? Te venger de quoi ? D’avoir reçu un cadeau ? D’avoir été débarrassé d’une famille et d’un frère trop collant ? Tu devrais me remercier petite idiote ! Au lieu de ça tu te crois meurtrie et ne sais même pas profiter de ce qui t’as été offert. Tsss … "

Mon corps se mit à réagir instinctivement, je lâchais ma dague qui tomba au sol en un bruit sec, alors que mes griffes sortirent d’un coup et je tournais la tête vers la jeune femme, les pupilles réduites à deux simples fentes.

"Est-ce que tu te rends seulement compte de ce que tu dis … ? C'était TA FAMILLE !"

Une fois de plus, elle se mit à rire avant de m’attaquer à nouveau. Les griffes rencontrèrent la lame, les regards se croisèrent alors que j’étais prise de l’envie indescriptible de la mordre, de lui arracher un à un les membres lui faire payer. Repoussant l’assaut, je réussis à la désarmer en forçant son poignet à se tordre et envoyer l’arme au loin avant de le plaquer au sol, mon visage à quelques centimètres du sien, mes griffes de chimère plaquées contre sa gorge tendre qui ne demandaient plus qu’à être utilisées. Même ainsi, elle continua de me fixer de manière hautaine et arrogante, malgré la morsure de mes griffes qui laissaient déjà quelques perles de sang couler le long de son cou. J’appuyais à peine en réalité, mais je la maintenais suffisamment pour qu’au moindre mouvement elle n’en ressorte pas vivante. Du moins, c’est ce que je m’imaginais. Les crocs dévoilés, je la fixais, m’assénant que je la tenais enfin que je pouvais la tuer ici et maintenant, forçant mes doigts à se serrer, mais je me rendis compte que je ne pouvais pas. Ce visage au-dessus duquel je me trouvais, j’avais beau le haïr de toutes mes forces, je ne pouvais finalement pas m’abaisser au même niveau qu’elle. Inconsciemment, je relâchais imperceptiblement la pression de mes mains sur son cou, baissant le regard alors que son sourire s’étendait de plus belle.

"Tu n’as pas changé non … Toujours aussi faible et ridicule."

Avant que je ne puisse réagir, je reçus un violent coup dans le ventre et me retrouvais à mon tour plaquée au sol, ma sœur ainée ma maintenant fermement une main sur la gorge tout en attrapant une nouvelle lame de sa dextre. Toujours souriante, elle observa son arme quelques secondes avant de reprendre, l’air faussement désolée.

"Malheureusement pour toi, j’ai du boulot, je ne peux pas me permettre de trainer un boulet à mes basques. Dommage, tu m’aurais bien amusé je pense. "

Je sentis le contact froid de la lame sur ma gorge et plissais les yeux, connaissant parfaitement la suite. C’était l’issue logique en fin de compte. Trop lâche pour accomplir ce pourquoi je m’étais démené depuis toutes ces années, il n’y avait pas vraiment d’autres issues. Et puis … J’avais déjà tout perdu, alors pourquoi ne pas la laisser faire finalement ? Mais ce ne fut pas l’image de la mort qui s’imposa à moi mais une autre, plus joyeuse. Je fronçais les sourcils, tout à ma réflexion, m’envoyant une claque mentale. Bien sûr que si il me restait quelque chose. Il me restait quelqu’un sur qui je devais encore veiller. Dans un regain d’énergie notable, je saisis la main armée de ma sœur, repoussant celle-ci, centimètre pas centimètre pour l’éloigner de ma gorge avant de lui répondre avec insistance.

"Tu n’es pas la seule… je ne peux pas mourir là … !"

J’ignorais où ça allait me mener, mais une chose était sûre, je n’abandonnerais finalement pas. Repoussant totalement la jeune femme, je réussis à me redresser, assise, alors qu’elle entamait déjà un nouvel assaut, toute trace de sourire ayant irrémédiablement disparue. Qu’elle vienne, j’étais prête. Je sentais également une autre odeur que la sienne, une odeur connue sur laquelle je n'arrivais pourtant pas à mettre un nom. En réalité, je n'arrivais pas à me concentrer sur autre chose que la jeune femme, mais je gardais à l'esprit que nous n'étions pas seule car cela pourrait bien finir par se retourner contre l'une ou l'autre.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Sam 21 Juil - 16:22

J’entendais causer mais je ne prêtais pas attention à la nature de l’échange. Jade avait ce penchant sadique, elle était probablement en train de torturer celui qui nous épiait. Tant pis, je m’en foutais, ma bonté m’échappait lorsque je portais ce maudit masque. Adossé au mur dissimulé dans la pénombre, j’agrippais mon épaule, comme si que ce contact ferrait diminuer la douleur. Une douleur insupportable qui me rendait d’avantage exécrable, je voulais vite en finir pour m’examiner, pour me reposer.

« Tss… bordel ! »

Je sortais de l’ombre, prêt à en finir moi-même avec l’intrus. Je me baissais pour saisir une arme à feu qui traînait. Je pointais l’arme dans la direction de mon sujet, elle se tenait devant sa victime. C’est le bruit de mon pouce sur le chien qui percute ait alors l’amorce pour faire partir la balle une fois la gâchette enclenchée par mon indexe. Un bruit métallique et typique d’une arme à feu. Jade connaissait parfaitement ce bruit c’est pourquoi elle s’était figée en entendant le bruit derrière elle. Elle tournait d’un quart les talons, m’observant à travers son masque. Je sentis une soudaine tension, l’espace d’un instant elle crut être ma cible.

« Capitaine… »

Sans un mot je lui demandais de se pousser d’un geste sec avec ma main armée.

« Je suis las. »

Jade se décalait, c’est alors que mon regard se posa sur un visage familier. Mon cœur fit un bond, comme si qu’il eut loupé un battement sous l’effet de la surprise. Pandora se tenait là, face à moi, je pointais une arme entre ses deux yeux. Ses yeux…elle me fixait avec une rage non contenue, c’était le même regard pesant rencontré chez toutes mes victimes innocentes. Le voir dans ses yeux bleus à elle fut plus que troublant, c’était atroce comme sensation. Durant ces cinq secondes de silence total je me vis diriger mon canon vers mon subordonné pour lui coller la balle en pleine tête. Mais Jade s’interposait aussitôt. Ca avait duré à peine 5 secondes, pourtant la scène m’avait parue affreusement longue.

« Non attendez. C’est un de mes cobayes qui s’est échappé du laboratoire numéro 5. »

Statique, je gardais ma position, tenant Pandora en joug, je la fixais à travers mon masque, déchiré par mon acte. Le Fantôme reprit, elle tentait de me dissuader. Je sauvais les apparences en la gardant en joug mais il était plus qu’évident que j’allais conserver sa vie même si je devais tuer mon subordonné et disparaître. Le Fantôme reprenait avec plus de conviction…

« Je demande la permission de la ramener pour l’étudier. Vous-même avez dit avoir besoin de cobaye. »

J’étais tout simplement dégoûté par ses propos. Cette femme avait déjà ruiné la vie de sa sœur et elle ne comptait pas s’arrêter là. Quelle espèce de monstre avais-je pour garde du corps ? Je la savais ravagée mais pas à ce point. Elle m’avait toujours protégé malgré ma cruauté à son égare.

« Tsss...accordée »

Je baissais mon arme et la balançais négligemment plus loin avec une nonchalance appuyée. Je tournais aussitôt les talons, je me reprenais, refoulant mes émotions, la douleur de mon bras et ma colère. Jade avait profité de ma diversion pour cogner l’abdomen de Pandora pour l’empêcher de bouger. N’ayant aucune envie de participer je partais devant. Jade ligotait sa prise avec rapidité et fermeté. Je passais près du corps de mon ancien bras droit, je ne lui jetais pas un regard. Pas de regret si ce n’est sa loyauté. Qui allais-je assigné à ce poste ? Je savais que Jade tenterait sa chance… Je descendais du toit et empruntais que des ruelles sombres pour nous diriger vers une auberge. A aucun moment je m’étais retourné pour observer Pandora, pour m’informer de son état. Je la savais saine et sauve tant que j’étais-là. Cependant, je risquais à tout moment de tuer le Fantôme si elle tentait quoi que ce soit de douloureux envers sa cadette. Sa vie ne tenait qu’à un fil, pourtant elle ne le sentait même pas, elle dont l’instinct de survie lui avait permis de survivre et de grimper les échelons.

Dix minutes plus tard, nous arrivions aux abords d’un grand hôtel. J’avais gardé le silence jusque là.

« Prends la plus grande suite et assure toi qu’il y est plusieurs lits et fait demander un médecin sur le champs. »

Quelle exigence hm ? Mais elle obéissait, délaissant son « trophée » à quelques mètres de moi. La chimère était sonnée, voguant entre somnolence et réalité, juste incapable de bouger. Jade avait retiré son masque pour ne pas attirer l’attention. Je restais à une distance raisonnable de mon amie, bras croisés, calme. J’attendis cinq bonnes minutes le retour de mon subordonné. Je retirais à mon tour mon masque et pris le soin de ne pas être aperçu par mon amie.

Notre suite était placée au dernier étage, sur le toit. Nous avions de l’argent à jeter par les fenêtres donc je ne me privais pas pour bien dormir et manger.
La suite était spacieuse et bien meublée. Elle comportait quatre chambres, deux salles de bain et toilette ainsi qu’une grande terrasse sur le toit. Jade faisait asseoir sa frangine sur le sofa et se posait en face d’elle, telle un prédateur face à sa proie. Elle l’observait, assise dans une posture étrange.
J’avais replacé mon masque, j’observais la vue, placé derrière la baie vitrée fermée. Jade se sentit obligée de me faire la conversation…
J’étais l’une des rares personnes à qui elle parlait librement et de part sa propre volonté. Ce soir elle s’ouvrait, m’expliquant le lien qui l’unissait à la jeune femme que je connaissais parfaitement. Elle me confier plusieurs choses sur sa vie passée. Dans ses propos je sentais la fierté et l’arrogance, elle était à l’image de mon propre personnage. C’était probablement pour ça qu’elle ne m’avait jamais trahi, peut être ressentait-elle ce respect malsain que tous avait à mon égare.
J’étais blasé, car elle m’appelait par mon nom d’emprunt, révélant à mon amie mon identité. Je ne pouvais donc pas retirer mon masque, ni feinter quoi que ce soit. Je n’étais pas encore prêt pour partager mon secret
Là debout devant la baie vitrée, j'attendais un médecin que j'aurais probablement tiré du lit. .
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Sam 21 Juil - 17:03

Voilà que le deuxième masqué faisait son apparition. Plus vraiment de doute quant à l’appartenance de cet uniforme, la présence de ma sœur m’indiquait qu’il s’agissait de l’organisation Zéro. Cette dernière me faisait face, de dos à l’inconnu qui approchait, et ne vit pas tout de suite l’arme pointé vers nous que je repérais rapidement. Elle réagit pourtant au bout d’un léger temps, se retournant vers son acolyte alors que je reculais légèrement, me redressant tant bien que mal en fixant la scène. L’échange ne m’échappa pas une seconde, el terme de « Capitaine » cingla à mes oreilles et la rage sourde que je contenais envers ma sœur se dirigea également vers l’inconnu. C’était donc lui l’instigateur de tout ça ? La blonde s’était décalé, j’étais face à l’homme armé, celui-ci me visait sans broncher, il aurait pu m’abattre d’un seul geste mais n’en fit rien. Je fronçais les sourcils, perplexe, avant de reculer à nouveau lorsqu’Amy s’interposa devant moi en signe … protecteur ?! Ah non … Après tant de temps, j’étais destiné visiblement à redevenir un cobaye. Peu disposée à subir ce sort sans rien dire, je fis volte-face, ignorant la douleur de ma hanche que ma frangine avait finalement réussi à toucher avec son arme pour fuir, mais elle ne m’en laissa pas l’occasion. D’un coup de poing remarquable dans l’estomac, elle m’obligea à m’agenouiller sous la douleur, els yeux mi-clos, et je sentais déjà mes mains liées dans mon dos. A mi-chemin entre inconscience et horreur, je suivis plus ou moins le mouvement, marchant d’un pas lent en ignorant les représailles de la blonde se traduisant par des coups répétés. J’avais l’esprit ailleurs, perdu loin d’ici.

Devant un bâtiment, elle me délaissa quelques instants contre un mur où je finis par reprendre légèrement conscience de ce qui m’entourait et de ma situation précaire. Je jetais un coup d’œil furtif vers l’inconnu, également appuyé contre le mur, avant de soupirer, les sourcils froncés en fixant le sol. Mon ventre me brûlait, ma hanche également, j’y jetais un léger coup d’œil pour apercevoir le tissu humide de sang. C’était probablement pour ça que j’étais resté dans les nuages aussi longtemps après le coup de ma sœur. Elle finit par nous rejoindre à nouveau et nous conduisit dans ce qui ressemblait à la suite d’un hôtel des plus luxueux. Quelque part, j’avais une certaine chance, moi qui avait escompté passer la nuit dans une auberge bon marché … J’émis pour moi-même un semblant de rire teinté d’ironie avant d’être balancé sans délicatesse sur le sofa qui meublait une partie de la pièce, Amy installée en face de moi à me fixer comme un chat qui s’apprête à jouer avec son repas. Je lui rendis un regard morne avant de détourner la tête en apercevant son éternel sourire teinté de sadisme.

Elle se mit à converser avec le jeune homme alors que ce dernier semblait captivé par l’extérieur. Ma blessure me brûlait, aussi je décidais de m’allonger sur le dos, après avoir fait preuve de souplesse pour faire passer mes mains liées devant moi. Merci la chimère … Là, je me contentais de fixer le plafond alors qu’un silence s’installer. J’avais toutefois retenu le nom du capitaine, du moins son prénom. Gin. Je le gravais dans un recoin de mon esprit, prête à en faire bon usage lorsque le temps viendrait, si toutefois il venait. Alors que les esprits semblaient tous accaparés, je pris enfin la parole d’une voix éteinte, dénuée d’entrain.

"Alors c’est ça le rôle de la graaaande organisation zéro ? Utiliser d’anciens cobayes pour des expériences probablement encore plus monstrueuses ? Vous avez pour but de détrôner l’armée en matière de perversité ? Bravo …. Quel programme admirable. "

Je ne sentis pas venir le coup qui me frappa à la tempe et serrais les dents, la tête tournée vers le dossier du fauteuil. Je sentais la présence de ma sœur mais refusais obstinément de tourner la tête vers elle, je refusais de la voir. Cependant, elle ne me laissa pas le choix et je sentis sa poigne attraper fermement mon menton pour tourner mon visage vers le sien, à quelques centimètres à peine. Contrairement à plus tôt, je la fixais d’un regard vide. Elle me parla doucement, comme si elle craignait que son supérieur l’entende.

"Exactement. Les militaires sont des petits joueurs, je leur prouverais à l’organisation ce que je vaux, et tu vas m’y aider. Tu me seras utile ainsi."

Je fronçais imperceptiblement les sourcils en la fixant, avant de prendre de l’élan pour lui asséner un coup de tête magistral, me redressant par la même occasion pour l’observer avec hargne.

"Tu n’es qu’un monstre … Tu joues avec les gens, avec leurs vies, tout ça pour quoi ? Pour faire des courbettes devant tes supérieurs, devant le clown qui se tient à la fenêtre pour obtenir d’eux un peu d’estime ? Tu sais comment tu finiras Amy ? Morte ! Délaissée comme ton collègue que j’ai aperçu sur le toit ! Les raclures ne s’entraident pas ! "

La jeune femme me fixa avec mépris quelques secondes avant de m’asséner un nouveau coup.

"Pour qui tu te prends ?! C’est l’hybride ratée qui me traite de monstre ? Tu ne dois ta vie qu’au fait que j’ai eu, et que j’ai encore besoin de toi, alors ne pousse pas ta chance petite écervelée ! Pour une fois que tu es utile, estime-toi heureuse !"

Sur ces paroles acides, la blonde les talons, s’approchant de son chef avec ce qui semblait être de l’intérêt.

"Le médecin traine, je vais aller le chercher moi-même et le ramener."

Elle quitta la pièce, plongeant cette dernière dans un silence de mort alors que j’enregistrais difficilement ces dernières paroles. Assise sur le sofa, je passais mes mains liées par-dessus mes genoux, serrant ses derniers contre ma poitrine en ignorant la douleur qui me cisaillait la hanche et me contentais de fixer l’inconnu avec des yeux mornes. Après un certain temps de silence, je me décidais enfin à parler.

"Quelle genre de personnes peut-on être pour torturer et tuer sans le moindre remord …. Pour laisser ses camarades derrière soi ? …. J’ignore qui tu es, mais soit certain qu’elle ta trahira aussi. Cette fille ne voit les choses qu’en fonction de ce qu’elles peuvent lui apporter. Mais après tout, tu es probablement comme elle, sinon tu ne ferais certainement pas partie de ce groupe de tueurs … Encore moins en tant que chef …"

Je détournais le regard, mes yeux se voilaient par intermittence alors que je songeais. Je craignais ce qui allait suivre, je craignais la folie de ma sœur autant que mon incapacité à réagir. Après tout, je me disais qu’elle n’avait peut-être pas tort sur un point, à savoir que je n’avais jamais réussi à être utile aux gens qui m’étaient chers. La tête légèrement penchée sur le côté, les yeux dans le vague, je fixais le mur qui me faisait face avant de reprendre d’une voix vide d’émotions, de vie.

"Pourquoi m’avoir épargné ? Je n’ai pas cru voir qu’il s’agissait de votre mode d’action habituel sur ce toit, or tu avais l’air d’hésiter avant même l’intervention de ma sœur …"
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Sam 21 Juil - 18:47

« Alors c’est ça le rôle de la graaaande organisation zéro ? Utiliser d’anciens cobayes pour des expériences probablement encore plus monstrueuses ? Vous avez pour but de détrôner l’armée en matière de perversité ? Bravo …. Quel programme admirable. »

Je lui jetais un regard en biais, je soupirais de lassitude. J’aurais bien voulu que ce soit là le plan de mon supérieur, hélas il avait plus d’ambition que ca. Ramasser la merde de l’armée c’était fini, maintenant il voulait la surpasser, devenir à son tour immortel. M’enfin, ne nous attardons pas sur la folie d’un autre dégénéré.
Je connaissais la suite des évènements, on aurait le droit à des leçons de morales après être traités de monstres sans cœur. Il me fallait juste faire comme toujours, ignorer. Je subirais sa colère sans broncher puis l’enverrais paître. Je gardais mes distances afin de ne pas avoir à abuser de mon rôle pour garder une certaine crédibilité. J ne me voyais pas l’assommer ou lui arracher un doigt pour la faire taire. Non, j’avais plus de classe et d’idée que les autres tirants. Je sentais les deux frangines derrière moi, je sentais les mouvements de Jade. Une femme bien violente qui prenait un malin plaisir à user de son autorité et de sa supériorité. Pathétique scène à laquelle j’assistais. La pression montait au fur et à mesure que mon épaule me lançait. Le tout devenait insupportable. J’entendais marmonner mais je n’y prêtais même pas attention. Je ne craignais pas le Fantôme, ni même personne d’autre. J’avais probablement trop confiance en mes capacités.
Pandora reprenait sa tirade, comme prévue et je ne l’écoutais que d’une oreille. Ce n’est que lorsque je sentis Jade m’approcher que je daignais enfin sortir de mes songes.

« Le médecin traine, je vais aller le chercher moi-même et le ramener. »

J’acquiesçais. Pour une fois j’approuvais l’une de ses initiatives. D’ailleurs j’étais étonné de cette attention, mais quelque chose me laissait croire que c’était surtout pour quitter la pièce momentanément. Je reportais mon regard cerné sur le ciel, il faisait entièrement nuit à présent. J’apercevais un bon nombre d’étoile qui me laissait penser que le lendemain serait aussi ensoleillé qu’aujourd’hui. La voix hargneuse de Pandora me sortait à nouveau de ma bulle.
On arrivait enfin aux reproches, à la bonne morale. Je lui tournais toujours le dos, bras croisés. Mon regard se dérobait, j’avais cet air un brin maussade.

« Pourquoi m’avoir épargné ? Je n’ai pas cru voir qu’il s’agissait de votre mode d’action habituel sur ce toit, or tu avais l’air d’hésiter avant même l’intervention de ma sœur … »

Je me décidais enfin à lui faire face, bien qu’elle ne m’ait pas regardé, moi je le faisais. Je détournais sa question faisant mine de ne pas l'avoir entendue et enchaîner aussitôt qu'elle eut terminé. D’une voix neutre et dénuée d’intonation comme celle de mon amie je répondais…

« Voilà ce qui arrive quand on est talentueux : on s'isole et on devient arrogant, même si au départ on ne veut que réaliser ses rêves. »

Je parlais d’Isaac en m’identifiant à lui indirectement. Car c’était la vérité, Isaac était devenu trop arrogant, trop au point de s’imaginer pouvoir détruire lui seul l’armée. Pour ma part je n’en étais pas loin, je pensais pouvoir tuer mon chef puis petit à petit détruire les Homonculus pour au final remonter à la source. Mais quelle source ? Bref. Je reprenais d’une voix moins morose mais imprégnée de lassitude…

« Je n’ai pas à me justifier devant le larbin du Fantôme. Tu es plus pathétique qu’elle en tentant désespérément de lui arriver à la cheville. Si je t’ai laissé la vie c’est parce que j’ai besoin de faible cobaye comme toi, rien à voir avec un acte de charité. »

Susciter la colère, la haine afin d’éveiller son instinct de survie pour l’inciter indirectement à s’échapper. Elle avait refusé mon aide concernant sa vengeance, elle avait annoncé vouloir m’aider et me protéger. Alors j’attendais, je voulais la voir faire ses preuves quitte à l’affronter. Elle voulait tuer sa sœur, mais je la savais incapable d’un tel geste. Serrait-elle « soulagée » après s’être abaissée à son niveau. J’en doutais, la vengeance ouvrait les portes de rien de joyeux, même après sa réalisation. Froid et détestable, c’est l’effet que je donnais, c’était ce que je recherchais en l’occurrence. Je n’étais pas tant stressé par la situation, non, je pensais même contrôler la situation. Une situation bien étrange.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Sam 21 Juil - 19:41

Je fronçais les sourcils avant de relever le regard vers mon interlocuteur, rendue perplexe par ses paroles énigmatiques. Mais il enchaina avant que j’ai pu y songer réellement, et ma réaction se fit déjà plus violente. Me traiter de cobaye, de larbin, que sais-je encore, ça, je m’en foutais. Mais oser insinuer que j’avais pour but d’égaler ma timbrée de sœur, là non. Dégageant doucement mes jambes en grimaçant de douleur, je finis par me relever lentement, grignotant peu à peu les liens qui m’enserraient les poignets à l’aide de mes griffes. Je me dirigeais en boitant vers l’inconnu, le regard désormais habité par une colère froide. Ce que j’allais faire, je crois que personne ne s’en serait douté vu mon état déplorable et mon incapacité à combattre. Mais une fois parvenue suffisamment proche du jeune homme, je levais les mains et lui assénais une gifle impressionnante, qui bien que stoppé par le masque qu’il portait, du le toucher un peu. Je fixais l’objet avec fureur, tremblant de rage, de douleur, et de fatigue avant de chanceler, obligée de m’appuyer contre le mur proche. Mais ma colère maintenait mes forces vivaces et c’est les yeux braqués le visage de faïence de mon bourreau que j’enchainais d’une voix chargée de rancœur.

"Je me fous d’être traité de larbin, de cobaye, de monstre, que sais-je encore. Mais jamais je n’accepterais d’être jugé par un être qui ne sait rien de moi. Si ta précieuse alliée est encore de ce monde, c’est justement parce que je refuse de m’abaisser à son niveau, je refuse de sauter de plein pied dans la folie qui l’a engloutie. Je ne suis pas comme ma sœur et ne le serait jamais. Alors garde tes jugements pour toi."

D’un coup de canines bien placé je sectionnais ce qui restait des liens avant de chanceler à nouveau, me sentant bouillante, et me retint au mur quelques secondes avant de lui sauter dessus, le plaquant sans vraiment de force contre le mur. Bercée par la douce illusion de le maitriser, je ne me rendis pas compte qu’il n’en était rien, s’il ne bougeait pas, c’était de son propre chef car d’un simple geste il pouvait aisément briser le peu de force qui me restait. C’est vrai, je me sentais faible, incapable de fuir, incapable de tenir ma promesse, et pourtant, je savais que je n’avais pas le choix. Obnubilée par mon idée de fuite, de survie, je ne pensais à rien d’autre. Les yeux larmoyants, je fixais mon tortionnaire, me retenant désormais à lui plus que ne le bloquant réellement, les mains serrées sur le col de sa veste.

"Je ne lui laisserai pas ce plaisir ... Pas deux fois. "

Je voulais profiter de l’absence de ma sœur pour fuir. Le jeune homme semblait également mal en point après tout. Je rassemblais le peu de force qui me restait pour défaire le verrou de la baie vitré et inverser ma position avec l’inconnu, me retrouvant ainsi dos à la baie vitrée. Ce que j’avais en tête était dangereux, risquée, mais ce n’est pas comme si j’avais le choix. Du pied, j’ouvris la baie vitrée en tenant toujours le col du jeune homme lorsque je chancelais à nouveau et m’approchais près, trop près de lui avant de parvenir à me rattraper. Mais quelque chose retint toutefois mon attention. Une sensation déjà ressenti quelques temps plus tôt. Figée, je déplaçais lentement ma main vers le torse du jeune homme, tremblante mais il me retint, attrapant mon poignet fermement. Levant un regard perdu vers lui, je fronçais les sourcils, croyant être en plein délire à cause de la fièvre qui visiblement avançait lentement. Néanmoins, je trouvais finalement le courage d’ouvrir la baie en grand et de reculer, hélas toujours maintenu par l’inconnu nommé Gin. Le regard triste et serein à la fois, je l’observais quelques secondes.

"Laisse-moi partir … Je n’ai aucune espèce d’importance pour toi, et ma sœur me tuera de toute façon. Alors peu importe si je me tue en tombant d’ici ou bien si je meurs dans une cage miteuse … "

Je doutais que mon plaidoyer est une chance d’attendrir un tant soit peu le jeune homme, mais qui ne tente rien n’a rien … Et puis, je n’étais pas suicidaire en réalité, même si c’était risqué, j’avais de bonnes chances de m’en sortir en sautant d’ici, j’avais pu repérer un balcon deux étages en dessous. Je me sentais sentant l’hémoglobine qui coulait toujours doucement de ma hanche, m’affaiblissant toujours un peu plus, je savais que je ne tiendrais pas très longtemps sans tourner de l’œil à rester debout ainsi.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Sam 21 Juil - 22:07

Pas de réaction, juste cet air impénétrable sous mon masque et mon calme plat. Lentement, Pandora approchait, boiteuse. Je restais immobile et la laissais faire, curieux. Mais vu l’expression de son visage ça ne présageait rien de bon. Je baissais les yeux et vis ses bras remuer, j’en concluais qu’elle se libérait de ses liens. C’est alors qu’elle atteignait ma hauteur, c’est dans un silence de mort qu’elle me giflait. Je sentis et entendis mes cervicales craquer à cause du violent mouvement de ma tête. Non seulement je ne m’y étais pas attendu mais en plus j’étais choqué. Choqué par ce geste, jamais on ne m’avait giflé… Choqué de sa force alors qu’elle semblait tant éreintée. Une chance que j’eus mon masque, sinon elle m’aurait probablement balafré le visage. Mon masque portait la marque de ses griffes. Je restais moins de dix secondes stoïques, réalisant son geste, réalisant à quel point je l’avais blessée. Mais tant pis, m’attirer la colère d’autrui était devenu une habitude, surtout lorsque c’est provoqué volontairement. Pandora l’ignorait, mais c’était exactement ce genre de combativité que je cherchais en elle. Ce pétrin-là, il fallait qu’elle s’en sorte seule, moi je me contentais d’assurer ses arrières dans l’ombre. Lorsque je reprenais mes esprits, je découvrais mon amie appuyée contre le mur, non loin de la fenêtre.

« Je me fous d’être traité de larbin, de cobaye, de monstre, que sais-je encore. Mais jamais je n’accepterais d’être jugé par un être qui ne sait rien de moi. Si ta précieuse alliée est encore de ce monde, c’est justement parce que je refuse de m’abaisser à son niveau, je refuse de sauter de plein pied dans la folie qui l’a engloutie. Je ne suis pas comme ma sœur et ne le serait jamais. Alors garde tes jugements pour toi. »

Je sentis ma joue chauffée, une sensation qui me rappelait la brûlure délicieuse de ses lèvres sur cette même joue. Je souriais doucement, satisfait de sa réponse. Pandora ne perdait pas son temps, elle se libérait de ses derniers liens. Je la vis de nouveau chanceler et fis un pas dans sa direction dans le but de la soutenir, oubliant momentanément mon statut. Par chance mon geste fut vite écourté et je me retrouvais plaqué contre la baie vitrée. J’avais étouffé un gémissement de douleur. Mon épaule n’était que plus douloureuse mais, rien de comparable à la douleur ressentie dans ma poitrine lorsque je levais le regard sur le sien. Elle m’avait griffé en agrippant le col de mon sous-pull noir. Je sentis de léger picotement. C’est une Pandora déchirée et larmoyante que je rencontrais. Bordel, ce n’était pas ce que j’avais souhaité. Loin de là, c’était sa haine pas sa peine que je voulais attiser. La jeune femme était bien plus fragile qu’elle ne le laissait croire. Mon visage avait perdu sa dureté pour laissait place à la tendresse. Mais ça, personne ne pouvait le voir ou s’en douter. J’observais le visage de mon amie, perturbé par ses larmes. Je voulus me débattre, la repousser afin d’écourter cet instant difficile mais elle me devançait.
Voyez-vous, elle n’avait pas dit son dernier mot. Elle m’agrippait de nouveau pour intervertir nos places, je me trouvais donc face à elle et du user de mon bras métallique pour me rattraper à la fenêtre immobile tandis que Pandora ouvrait la principale d’un coup de pied. Mon épaule me faisait souffrir, c’était cette douleur qui m’empêchait d’être efficace, qui m’empêchait de feinter un combat. Au final j’étais incapable de lutter et j’en étais ravi, j’acceptais et accueillais la douleur avec une joie immense. Car voyez-vous, ainsi, je ne pouvais la retenir et donc lui offrir la possibilité de quitter les lieux avant que Jade ne revienne.
Je grognais, réprimandant la douleur, mais tout allait vite, je ne comprenais pas le but de la jeune femme qui s’entêtait à me tenir. Je trouvais un minimum de bon sens et de force pour repousser son bras lorsqu’elle voulut s’accrocher à mon torse. Hors de question qu’elle ne me touche d’avantage, sinon je risquais de hurler ma race à cause de la douleur. V’là le bordel… Je tenais son poignet avec fermeté et tentais de me reprendre. Je ne bougeais plus du tout mon automail tant la douleur était intense, insupportable. Un pied sur l’encadrement de la baie vitrée je m’apprêtais à l’attirer vers moi pour la refaire rentrer. Il me fallait un minimum de résistance pour paraître crédible. Mais je puisais dans ma volonté, je ne simulais pas, je souffrais vraiment.

« Laisse-moi partir … Je n’ai aucune espèce d’importance pour toi, et ma sœur me tuera de toute façon. Alors peu importe si je me tue en tombant d’ici ou bien si je meurs dans une cage miteuse …
-Merde…fait chier ! Reviens-là ! »

Je tirais sur son bras à l’aide de mon unique bras. C’est alors que je sentis la présence de deux personnes, nul doute qu’il s’agissait de Jade et le médecin. Je lâchais, les dents serrées…

« Non…c’est trop tôt… »

Ou pas, je me prenais un majestueux chassé en pleine abdomen qui me fit lâcher prise à cause de la douleur lancinante soudaine de mon épaule. Je reculais de quelques pas et me retrouvais le cul sur le sol, aussitôt je me redressais pour porter ma main à mon épaule, un genou à terre. Je relevais les yeux et observais Pandora m’attendant à la voir fuir mais la belle était dans la même position que moi. Quelle plaie. Je riais silencieusement en me disant qu’elle avait un côté sauvage plutôt intéressant. La chimère était bien trop affaiblie, je rageais intérieurement d’avoir autant souffert pour rien… Jade passait la porte.

« Capitaine ! »

Elle se ruait sur moi afin de me relever mais je repoussais son aide avec mépris tout en grognant. La femme se relevait donc pour saisir sa cadette par un bras et l’attirer à l’intérieur. Le médecin restait statique, choqué par la scène. Il voulut repartir mais Jade balançait sa dague sur la porte pour l’en dissuader. Ce mec était voué à crever si lui non plus ne montrer pas plus de résistance… C’était épuisant de protéger les autres sans s’attirer des suspicions. Malgré la douleur qui me clouait le boule au sol, je ne pouvais en vouloir à Pandora. J’en voulais à mon manque de courage, à ce désire personnel de ne pas baisser dans son estime. Pourtant, au fond de moi je savais pertinemment qu’elle l’accepterait.

Je me relevais avec difficulté en prenant appuie sur la commode à ma droite. La respiration haletante, je sentais mon corps bouillir, la fièvre me gagnait petit à petit. Une preuve d’infection. Merde, je craignais avoir abimé des nerfs en abusant de mon automail et en encaissant autant de coup, les derniers étant de trop…
Jade s’approchait de moi, assez prêt pour que notre échange reste entre nous.

« Pardonnez-mon, je me suis portée garante je subirais donc les conséquences de sa..-
-La ferme ! Ne soit pas ridicule…
-Je devrais peut être la tuer, elle est-
-Non ! …Elle a fait preuve d’un instinct de survie incroyable en m’affrontant. Sa force de caractère peut être exploitée. JE me porte garant d’elle. Je me ferrais un malin plaisir de lui lobotomiser le cerveau après l’avoir expérimenter.
-Très bien, vous m’envoyez ravie. »

Une moue de dédain, mon visage avait reprit sa fermeté. Tandis que je brodais une excuse pour veiller moi-même sur Pandora je vis le médecin relever cette dernière. Il examinait ses plaies. Je lâchais la commode et entrait dans la chambre la plus grande avant d’ordonner à ma subordonnée…

« Elle a un intérêt scientifique. Je n’en ai rien à foutre de vos querelles alors taches de ne pas abîmer mon nouveau sujet pour satisfaire ton sadisme. »

J‘avais dis ça d’une manière sinistre, la voix rauque. Je ne supportais plus la douleur, j’appelais le médecin avec fureur lui ordonnant de se bouger avant de finir en charpie. Je claquais la porte derrière lui et m’installais sur le lit, assis.
Je gardais mon masque pour éviter la mort à cet homme. Je retirais mon haut avec difficulté et le laissait m’examiner. Ce n’était pas un expert en matière d’automail, seulement il put plus ou moins me certifier par le biais de mes symptômes que c’était une réaction normale. J’avais trop utilisé mon bras en négligeant le temps de convalescence. Il ne pouvait qu’émettre des hypothèses, me suggérer de voir un mécano’, de ménager mon bras. Je prenais le tube de médicament qu’il me conseiller pour limiter la douleur et le payais en cash plus que je n’aurais dû. Je lui expliquer ne pas pouvoir le laisser partir à cause de ce qu’il avait vu.
Quinze minutes plus tard j’ouvrais la porte, de nouveau vêtu, le vieil homme lançait un regard empli d’inquiétude vers Pandora. Je le poussais vers l’une des chambres libres et l’y enfermais après avoir barricader la fenêtre à l’aide d’alchimie. Je lui donnais ma parole qu’il serrait libre avant l’aube pour notre départ. Il était effrayé, mais je vis de l’espoir dans son regard, il me faisait confiance, c’était ca son espoir ; ma promesse. J’étais un meurtrier mais un homme de parole, c’était connu de tous. Je refermais la porte.

Pandora jonchait toujours sur le sol, Jade se tenait à la même place que précédemment. Je balayais l’assemblée d’un regard morne avant de me diriger vers l’espèce de petite cuisine. Je m’enfilais plusieurs médocs afin de m’assurer de leur efficacité.

« Un toubib dans une chambre, un cobaye dans une autre, le bras droit de l’Organisa-
-Qu’est-ce qui t’étonne ?
-Je faisais la remarque. La situation est déplorable, nous aurions mieux fait de reprendre la route.
-Je ne suis pas en état, libre à toi de te tirer.
-Et qui assurait votre protection ? Vous êtes exténué, je le vois, je le sens. Vous êtes encore plus sur la défensive.
-Garde tes paroles de bonne maman pour cette sœur meurtrie. Contente-toi d’assurer ma protection et dispense-moi de me faire la conversation. »

Je prenais place sur un large fauteuil. Je voyais la chevelure de la jeune femme éparpillée sur le sol, elle encore ligotée et délaissée, là sur le parquet à deux mètres de moi. Jade se levait délicatement et quittait la pièce principale pour je ne sais quelle raison. Je doutais l’avoir vexé, elle aimait les rapportes de forces. Cette femme semblait se délecter de mon autorité, plus j’étais froid, plus elle semblait apprécier. Elle me débectait, je détournais aussitôt mon regard d’elle alors qu’elle s’effaçait subtilement. Bordel, même Lust me dégoûtait moins. Ma haine à son égard rendait sa vue infecte, pourtant, Jade était une belle femme. Une fois disparue, je lâchais un grand soupire de satisfaction, je me délestais, laissant mon corps s’affaisser dans le fauteuil qui était très confortable. Le calme plat. Je gardais les yeux grands ouverts, malheur à moi si je m’endormais là, la chimère n’hésiterait pas à m’arracher la tête. Cependant, à cet instant, cette éventualité m'échappait. Jade n’était pas loin, toujours prête à bondir. Quant à moi, je voulais questionner Pandora et lui faire prendre conscience de la gravité de la situation. C'est ce dont à quoi elle serrait confrontée si elle désirait tant œuvrer à mes côtés. Mais qu'est-ce qui serrait le plus infernal? Supporter mon âme tourmentée et ma double personnalité ou bien assister aux atrocités de l'organisation? C'est une formation et une force mentale rude qu'il lui fallait, pas mes douces paroles.
Je pouvais lui apprendre à frapper l'ennemi sans le tuer mais en donnant cette illusion. Tout comme je pouvais lui apprendre à réprimander ses émotions. Lui transmettre mon savoir, celui de son oncle quoi. Etions-nous prêt pour ça? Moi j'en doutais. La voir ainsi me briser le cœur et me rendait compte de son importance à mes yeux... Je soupirais... Était-elle vraiment évanouie?

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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Dim 22 Juil - 6:32

Trop tard. Je venais de laisser filer mon unique chance de salut tout simplement parce que j’avais été trop faible pour pouvoir continuer à tenir debout. Chancelante, j’avais toutefois réussi à me dégager de la poigne du jeune homme qui commençait à me tirer vers lui, m’empêchant ainsi d’atteindre la rambarde, et c’est l’énergie que j’avais déployée pour lui envoyer un coup de pied retourné dans le ventre qui m’avait scié les jambes. Certes, il m’avait lâché, mais j’étais incapable de me relever. Les yeux emplis d’une colère que je ne retournais que contre moi cette fois, je fixais tremblante la rambarde qui me faisait dos et je n’arrivais pas à atteindre. Je frappais faiblement le sol du poing, énervée, blasé par ma propre faiblesse avant d’entendre la porte de la suite s’ouvrir avec fracas. Ma sœur était revenue, et finalement pas seule à ce que je pouvais sentir. Elle se précipita sur son maitre pour l’aider à se redresser, et je détournais le regard, dégoutée par les faux-semblants dont cette femme faisait preuve. Je sentais la fièvre me gagner rapidement, plus rapidement que je n’aurais pu le croire, et n’osais même plus baisser les yeux pour observer ma blessure, je la savais moche de toute façon. Même si elle avait cessé de saigner désormais, si rien n’était fait, c’est la fièvre qui aurait probablement raison de ma conscience. Les yeux mi-clos, haletant doucement, je vis une personne inconnue s’approcher de moi et tentais de me soulever, je ne résistais pas. Le médecin probablement. Ce dernier m’adossa contre un mur après m’avoir fait réintégrer la chambre et releva ma chemise pour observer la blessure, posant ses doigts bien trop froid sur ma peau bouillante ce qui déclencha de nombreux frissons incontrôlables alors que j’observais le visage soucieux du toubib. Je lâchais d’une voix fatiguée.

"Inutile de vous attarder, ce n’est pas moi la patiente … "

L’homme fronça les sourcils et releva la tête pour m’observer un quart de seconde.

"Vous êtes également blessée, alors peu importe. Avalez ça et …"

La voix du capitaine résonna de la chambre voisine, appelant son médecin, et j’esquissais un léger sourire ironique, le visage perlé de sueur.

"J’vous l’avais dit."

Il reprit en chuchotant, légèrement effrayé par je ne sais quoi. Par la situation peut-être.

"Avalez ça vite et restez allongée. Ca calmera la fièvre. Pour le reste, tâchez de nettoyer la plaie dès que vous le pourrez."

Sur ces quelques mots, il fila dans la chambre dont la porte se referma d’un claquement sec et je m’empressais de lui obéir, avalant difficilement le cachet à cause de manque de salive, puis fourrais le tube dans ma poche. Pas à un seul instant il ne me vint à l’esprit de tenter de fuir ou d’attaquer ma sœur, je me sentais bien trop faible. Ce détail ne lui échappa pas d’ailleurs, car à peine son supérieur vu hors de portée, elle s’approcha de moi et d’une bourrade me renvoya au sol. Je ne cherchais même pas à ma débattre lorsque m’attacha de nouveau les mains, elle n’avait donc pas compris que c’était inutile. Que ce n’était pas la corde qui m’empêchait de fuir, mais juste mon propre corps. Peu importe après tout, probablement que ça la rassurait. Curieusement, le parquet froid faisait un bien fou à ma tête qui menaçait d’exploser, et j’y appuyais avec insistance ma joue meurtrie, les yeux clos. J’entendais les mouvements dans la pièce voisine, mais ne m’y attardais pas, je voguais entre lucidité et somnolence. Je sentais également ma sœur bouger autour de moi, visiblement contrariée, avant de retourner s’assoir à son poste précédent. J’étais fatiguée et n’aspirait plus qu’à dormir puisque de toute façon, je n’avais pas vraiment d’autres choix qui s’offraient à moi.

La porte s’ouvrit, se referma, et ce manège recommença une nouvelle fois avant que les mouvements ne cessent durant quelques minutes. Seules les voix de mes tortionnaires résonnaient en fond sonore, mais je n’écoutais même pas leur discours, j’entendais sans véritablement chercher à comprendre. Toutefois, je ne pus retenir un rire discret lorsqu’il suggéra à sa subordonnée d’être plus … agréable avec sa sœur. Amy ne connaissait pas ce terme vis-à-vis des gens qu’elle estimait comme inférieur, et j’en faisais partie. Heureusement d’ailleurs, car les seules personnes que cette dernière tenait en estime, étaient pour la plupart des êtres aussi cruels et sanguinaires qu’elle. L’oreille plaquée au sol, je pouvais aisément entendre les pas étouffés du médecin non loin, ce dernier semblait tourner en rond dans sa chambre aux allures de cage. Le Fantôme quitta la pièce une nouvelle fois, et je me retrouvais à nouveau seule à seule avec celui qui serait visiblement mon prochain tortionnaire. Un silence pensant s’installa, mais je n’avais pour le moment pas le courage de le briser, trop affaiblie. J’attendis que le médicament fasse effet, ce qui me semblait long, mais il ne s’était pourtant passé que quelques minutes.

Au bout d’un temps, je finis par rouvrir légèrement les yeux, agressée par la lueur artificielle des appliques, et tentais de m’en protéger du mieux possible. Je n’avais ni la force ni l’envie de me redresser, je bougeais seulement de manière à apercevoir le jeune homme, confortablement installé dans un fauteuil. Celui-ci me fixait tout en ayant l’air profondément perdu dans ses songes. Couchée sur le côté, je l’observais avec un air de défiance malgré ma fatigue.

"Tu es bizarre … J’aurais juré que tu essayais de me protéger tout à l’heure lorsque tu as interdit à ma sœur de me retoucher. C’est stupide après tout …. La fièvre probablement. "

Je finis par me tourner sur le dos en gémissant légèrement, et fixais le plafond avant de reprendre doucement, me parlant presque à moi-même en fin de compte.

"Peu importe finalement ce qui tu avais prévu, je ne résisterais pas à grand-chose dans cet état, tes réjouissances risquent de se terminer bien vite. "

Une pointe de douleur me plia en deux, alors que je plaquais mes mains sur ma plaie brûlante et gonflée. J’ignorais à quel point la lame de ma sœur était souillée, ou bien était-ce moi qui supportais mal les blessures de ce genre, je n’en savais trop rien, lorsque cela m’arrivait au laboratoire, nous étions soignés la plupart du temps, même si c’était mal fait, c’était quand même fait. Je sentis des larmes de douleur perler au bord de mes yeux mi-clos, et fis un effort pour me contraindre à ne pas les laisser sortir, avant de me détendre à nouveau légèrement lorsque la souffrance reflua légèrement. Mes pensées allèrent alors vers la dernière personne que j'aurais voulu voir avant de finir découper par ces malades, et je sentis ma poitrine de serrer doucement en y repensant. La voix légèrement haletante, je me surpris à questionner mon ravisseur.

"A y être … Est-ce que tu connais un certain Lyl puisque tu es le grand chef de l’organisation ? Je sais qu’il en fait partie, il me l’a dit. Je ne sais pas où par contre … mais tu dois le connaitre j’imagine. J'aurais bien voulu le revoir ... "

Je partie une nouvelle fois à me parler toute seule, sans attendre de réponse particulière.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Dim 22 Juil - 11:59

Un silence de mort, mon visage gardait cette froideur alors que mon amie divaguait. Enfin, c’est ce qu’elle pensait. Je restais de marbre ne pouvant me permettre quoi que ce soit d’attentionné à son égard. Ma fichue réputation, pourtant j’avais juste à tuer le Fantôme pour mettre un terme à tout ca. Mais voilà, je respectais le choix de Pandora, j’imaginais que cette dernière préférait voir son aînée croupir en tôt plutôt que de lui offrir la mort. Il n’y a rien de pire que d’être enfermé… Je déglutis, l’entendre prononcer mon prénom m’attendrissait, cependant je me doutais que notre conversation serrait perçue par ma subordonnée. Par conséquent je ne pus flancher. La tigresse faisait preuve d’imprudence en dévoilant mon prénom. A ma place n’importe qui m’aurait rapporté cette confession et le nom du type pour l’éliminer en prenant ces propos pour une trahison. Mais par chance, j’étais le Capitaine, seul chef directement après le grand Gourou. Je pouvais donc parfois masquer la vérité en éliminant la source ou le témoin… J’avais sauvé un bon nombre de vie ainsi, même en feintant avoir porté un coup fatale à mes victimes innocentes. Si Pandora me haïssait encore plus c’est parce que j’avais pointé une arme sur elle et l’avait menacé de la tuer. Si Isaac était encore en vie, il m’aurait probablement encouragé à le faire pour perpétuer mon image cruelle. Mais étant sa nièce, peut être aurait-il déchanté. Mon maître était un homme détruit, on lui avait arraché tout ce qu’il aimait. Lorsqu’il trouva l’amour, Amestris lui arracha. J’ignorais si avant de mourir il était encore capable d’aimer. Je ne voulais pas suivre sa voie, je suivais seulement ses traces. Passons.
Je lui répondais toujours aussi sèchement..

« Hmm… Sais-tu ce qui arrive aux membres qui reconnaissent leur appartenance ?... La mort. Economise donc ta salive. »

Je me levais prenant appuie sur mon unique bras, je grimaçais sous mon masque. Je me dirigeais vers la chambre du médecin dans un pas lent et silencieux. J’ouvrais sa porte, déverrouillant les verrous que j’avais crée alchimiquement. L’homme était assis sur un bord du lit, il détournait aussitôt la tête, le visage déformait par la peur. Il se levait, d’après l’expression de son visage je pouvais affirmer qu’il était terrorisé par ma visite.

« Qu…que voulez-vous ?! demandait-il d’une voix tremblante.
-Sortez. » Répondis-je calmement.

L’homme hésita un instant avant de me rejoindre. Lorsqu'il passa la porte je lui dis d'une voix glauque et peu audible pour inciter la peur.

« Assurez-vous qu’elle ne perde pas sa jambe, sinon c’est sa vie et la vôtre qui tombera. »

Un petit coup de pression ne fait pas de mal. Le médecin se ruait sur Pandora tandis que j’ouvrais la baie vitrée. Je ne voulais plus l’entendre rager, je voulais prendre l’air, m’évader quelques instants. Je ne m’éloignais pas trop, ne sait-on jamais.. Dehors un léger vent frais venait rafraichir l’atmosphère lourde à cause des grosses chaleurs. C’était agréable, mais je regrettais de ne pas pouvoir faire profiter mon visage. Les cheveux enfermé dans une sorte de bonnet attaché à mon masque, rien ne laissait passer l’air. Pas même la fente voilée au niveau des yeux et du nez. Je retirais mes gants et fourrais ma main dans ma poche le menton levé vers le ciel étoilé. Le visage toujours aussi implacable je me forçais à ne penser à rien.

A l’intérieur le médecin s’agitait autour de Pandora, sa liberté conditionnée lui fichait la pression. Le pauvre homme s’inquiétait, non seulement pour sa famille qui l’attendait, mais surtout pour sa vie. Il s’était équipé afin de soigner la plaie de la jeune femme, et tandis qu’il s’attelait à cette tâche il parlait.

« J’espère qu’il tiendra sa promesse… Mon Dieu, j’ai trois merveilleux enfants qui ont encore besoin de moi et moi d’eux. Argh... cette femme ne m’a pas laissé le choix. Je les déteste…je les maudis, cette Organisation a peut être plus de principes que les autres mais ils restent des monstres. ...Ma pauvre enfant, votre jambe est dans un sale état… Je vais stopper l’hémorragie et vous recoudre, les rougeurs annoncent un début d’infection… Bon sang! Leurs lames sont souillées tout comme leurs âmes… »

Même si c’était à peine audible, j’entendais le vieil homme nous dénigrer. J’étais le mal incarné pour lui, pour eux. Mais je gardais la tête sur les épaules je serrais mon poing en pensant ce pourquoi je devais résister. J’avais envie de fumer Je contrais l’envie de faire le vide dans ma tête pour songer à dresser un plan d’évasion pour mon amie. Car une fois à dans la voiture en direction pour Central, ce serrait terminé. C’est dans sa cellule que je devrais voler à son secours car il était impossible de s’évader de nos sous-sols. Depuis le laboratoire n°5, on avait revu la sécurité et la disposition des cellules pour appréhender le moindre souci. J’avais participé, donc je connaissais par cœur les plans. Mais voilà, ce serrait une mission risquée.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Dim 22 Juil - 14:12

Je déglutis, soudain consciente de la bêtise que je venais de commettre. Quelle imbécile je faisais, j’aurais dû me douter que dans une telle organisation sensé rester secrète, sensé seulement … de telles règles étaient en vigueur. Même si cela ne servait probablement à rien, car nombre de leurs partisans se vantaient expressément de faire partie des leurs, sans craintes visiblement de représailles d’aucunes sortes, je ne doutais pas de la sincérité du jeune homme quant au sort qu’il ferait subir à mon ami s’il venait à mettre la main dessus. Je me redressais complètement, appuyant mon dos contre le mur le plus proche une fois assise afin de rester droite et tentais de réfléchir à un moyen de réparer ma faute, difficilement car j’étais bien trop engourdie pour que cela soit d’une quelconque efficacité. Néanmoins, ces quelques paroles m’avaient donné un coup de fouet non négligeable, et je savais que si par ma faute la vie de Lyl venait à être menacée, je ferais payer cher à ses agresseurs. Si je n’avais pas réussi à me venger de ma sœur, perdre un autre être cher achèverait probablement le peu d’humanité qu’il me restait et me libèrerait de ce fait de la faiblesse que les sentiments pouvaient engendrer. Ma jambe droite commençait à être endolorie, je la laissais tendue devant moi, tentant de la bouger par moment, mais je la sentais un peu moi que sa jumelle, l’impression vague qu’elle avait été posée dans du coton me titilla l’esprit. Ma seconde jambe plié et ramenée sous la cuisse de la première, les mains toujours liées posées au sol, je fixais la scène qui se déroulait devant moi alors que le masqué ouvrit la porte de la chambre pour intimer au médecin d’en sortir. Ce dernier était livide, tremblant de crainte face à son patient, j’eus de la peine pour lui lorsque je l’aperçus. J’ignorais ce que cela pouvait être de ressentir une telle peur face à un seul être. Enfin, je n’aurais peut-être pas dû, j’étais dans une situation similaire à la sienne en fin de compte.

Je fronçais légèrement les sourcils en le voyant fondre sur moi avec une sacoche dans les mains qu’il déposa sans attendre à sa droite, et se mit en tête d’examiner ma plaie. Instinctivement, j’eus un mouvement de recul lorsqu’il m’approcha, relevant les bras devant moi en guise d’unique protection en croyant que l’inconnu l’avait chargé de ma torturer à sa place. Mais il n’en était rien, et je le compris bien vite en voyant le regard apeuré du docteur. Il ne faisait là que son travail et pourtant cela risquait visiblement de lui coûter la vie. Je baissais les bras, touchée par sa situation précaire et me laissais faire sagement en reportant mon regard sur l’instigateur de ce geste qui se dirigeait sans plus attendre vers l’extérieur. Mais mon attention fut rapidement détournée toutefois lorsque je sentis une douleur cuisante, l’impression qu’on me déchirait la peau et étouffait un gémissement en me mordant l’intérieur de la joue avant de reporter mon regard vers le médecin, inquiète. Même s’il savait très probablement ce qu’il faisait, je n’étais pas une fervente amatrice des soins médicaux, il me fallait bien l’admettre. Tout à son examen, il parlait d’une voix précipitée et inquiète, chuchotant presque pour ne pas être entendu par son ravisseur. Je comprenais un peu mieux cet air terrorisé que je pouvais lire sur ces traits, ce n’était pas tant pour lui qu’il s’inquiétait au fond, mais pour sa famille. J’aurais voulu le rassurer, lui dire qu’il ne risquait probablement rien mais je ne le pouvais pas, ce serait mentir. Pourtant, si ces gens semblaient dénués de bonté, ils possédaient un certain sens de l’honneur, j’avais déjà pu le constater par le passé. En toute logique, leur chef devait suivre le même régime. Après avoir étouffée deux autres gémissements plus ou moins bien, je lâchais d’une voix haletante, une ébauche de sourire aux lèvres.

"Il le fera. Tous les monstres ne sont pas dénués de principes. "


Le médecin leva la tête un quart de secondes et esquissa un sourire de remerciement rapide avant de reprendre un air concentré. Il attrapa un coussin sur le sofa et me le fourra dans les mains alors que je le regardais avec perplexité. Je ne compris l’utilité de ce truc qu’en sentant l’aiguille me traverser la peau et mordis sauvagement le bout de tissu qui connaitrait probablement la fin de sa vie ainsi. Ca faisait désormais quelques années que je n’avais pas eu a subir de réelles souffrances physiques, et ça ne m’avait pas manqué bien au contraire. Malheureusement, ma résistance à ce genre de choses avait grandement diminué et je sentais les larmes couler le long de mes joues tellement j’avais mal à chaque fois que je sentais la morsure de l’aiguille dans ma chair. Néanmoins, je ne leur donnerais pas la satisfaction de m’entendre me geindre et contenais en silence les plaintes qui ne demandaient qu’à sortir. L’opération ne dura que quelques minutes qui me parurent pourtant une éternité. Les yeux fermés, la tête renversée contre le mur, j’avais presque déchiqueté le pauvre coussin que je tenais encore dans les mains en attendant la fin du calvaire. Tout à coup, je ne sentis plus aucun mouvement à mes côtés, et le rythme répétitif des piqures s’était éteins. Ouvrant à peine les yeux, je ne tombais que sur le vide, le médecin avait foutu le camp. Enfin, c’est ce que je croyais, je fus surprise de le voir revenir quelques secondes plus tard avec un bol dans une main, et une serviette dans l’autre. Les sourcils légèrement froncés, son regard s’attarda sur mes mains liées.

"Tsss … C’est trop serré, le sang passe à peine. Il faudrait vous détacher. "

Je lui tendis mes mains et il coupa le lien avec un scalpel qu’il rangea aussitôt, avant d’enrouler le contenu du bol dans la serviette. Je pris quelques secondes pour me masser les poignets, la corde avait laissé une trace rouge nette, une jolie brûlure. Je jetais un œil à ma blessure avant de grimacer. Même recousu, ça restait pas joli. Le médecin me fourra la serviette dans les mains en reprenant.

"C’est de la glace. Appuyez là sur la plaie le plus longtemps possible, ça limitera l’infection en plus des cachets que vous avez déjà pris. L’idéal serait d’aller à l’hôpital bien sûr mais …"

Je secouais vivement la tête de manière négative avant même qu’il ne puisse jeter un coup d’œil à notre ravisseur. Captive ou non, je n’aurais dans tous les cas certainement pas mis les pieds dans ce genre d’endroit. Le médecin acquiesça avant de se redresser.

"Evidemment non."

Il attrapa mon bras et me souleva, passant ce dernier derrière sa nuque alors que je laissais finalement tomber au sol le coussin en piteux état. Je n’allais pas culpabiliser pour l’état dans lequel j’allais rendre la chambre à l’hôtel vu la situation merdique dans laquelle je me trouvais, j’avais d’autres chats à fouetter. Evitant de m’appuyer sur ma jambe endolorie, je claudiquais à l’aide de ma béquille humaine jusqu’au fauteuil où je me laissais tomber en grimaçant. Je levais les yeux vers le toubib tout en maintenant fermement appuyé la glace sur mon flanc.

"Merci. "

Il m’adressa un léger signe de tête avant de ramasser ses affaires une à une en jetant de fréquents coups d’œil vers le jeune homme qui n’avait toujours pas bougé de son poste d’observation, dos à la suite. La douleur commençait à refluer doucement à l’aide de la glace et je me sentais plus lucide déjà. L’oreille tendue, j’observais le manège du médecin qui reculait imperceptiblement vers la porte, son sac sur l’épaule, voyant probablement là son unique chance de fuite. La main posée sur la poignée de cette dernière, il appuya dessus mais ce n’est pas lui qui l’actionna. Amy refaisait surface et tira la porte vers elle pour tomber nez à nez avec le praticien. Elle le fixa quelques secondes avant de sourire légèrement.

"On voulait déjà nous quitter ?"

Repoussant sa victime, elle referma la porte avant de jeter un œil en direction de son supérieur, toujours dos au salon.

"Il faut bouger Capitaine, on ne peut pas s’éterniser. S’il avait réussi à fuir, imaginez dans quel pétrin vous seriez … "

Déjà elle dégainait sa dague, prête à faire taire pour de bon le médecin qui reculait, l’air terrorisé en jetant de fréquent regard vers la seule personne qui pouvait encore épargner sa vie.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Dim 22 Juil - 15:14

« Il faut bouger Capitaine, on ne peut pas s’éterniser. S’il avait réussi à fuir, imaginez dans quel pétrin vous seriez … »

Comme toujours, c’est la voix d’un subordonné qui me ramenait à la réalité. Je clignais des yeux, sortant de mes songes. Je me tournais et vis le médecin en proie au Fantôme, je cherchais sur le champ Pandora du regard et la découvrait assise sur le sofa, les mains déliées. Décidément, Jade n’avait pas compris l’inutilité de la corde. C’était du fer qu’il fallait. Lentement je rentrais à l’intérieur, je jetais un coup d’œil à l’horloge mural qui affichait trois heures du matin. Je me sentais un peu mieux, mon épaule était moins douloureuse. A présent c’était la fatigue de nos combats qui me submergeait en plus de la fièvre. Je gardais la tête haute comme si que tout allait bien et répondais de ma voix calme…

« Rassemble nos effets, nous partons. »

Vu l’heure nul doute que le réceptionniste avait quitté son poste. Tant pis, ca n’allait pas nous empêcher de nous barrer. Jade regardait autour d’elle avec perplexité. En effet, il n’y avait rien à rassembler. Je poussais le médecin avec négligence pour atteindre la hauteur de ma subordonnée et fit un mouvement de tête pour lui indiquer sa frangine. Elle eut cette expression nonchalante qui traduisait une certaine évidence en vue de mon geste.
Mais quelque chose semblait la retenir, mon regard se posait sur son arme blanche, je levais un sourcil, toujours aussi passif. J’ouvrais la porte sans quitter le Fantôme du regard.

« Tirez-vous. »

Le médecin se barrait à toute vitesse sans regarder en arrière et je faisais aussitôt claquer la porte derrière-lui. Jade fronçait les sourcils me demandant ce que je faisais. Je lui répondais n’avoir qu’une parole et une fiable. Sans plus détail, la femme tournait les talons, une pointe de défis dans les yeux. Pathétique, elle ne cessait de me chercher mais continuait de me servir sans broncher. J’avais un mental d’acier, je défiais mes aînés et leur donnais des ordres sans gênes. Le Fantôme saisissait sa sœur se fichant éperdument de sa blessure.

« Tu es un boulet. Remercie-le d’avoir un intérêt scientifique pour toi, sinon j’aurais revu mes plans te concernant… »

Jade arrêtait la demoiselle à ma hauteur et je compris aussitôt la raison. Je retirais mon protège avant-bras droit et sans le moindre geste supplémentaire je transmuter une paire de menotte. Je passais l’objet autour des poignets de mon amie. Aussitôt liée, Jade la poussait pour la forcer à avancer. Je leur précédais le pas et prenais aussitôt la tête de la marche. Je sentais le médecin s’éloigner à grande vitesse. La porte d’entrée de l’hôtel avait sauvagement été forcée. A notre tour nous quittions les lieux pour regagner notre voiture.

Je me retrouvais sur la banquette arrière côté droit, Pandora côté gauche. Je me contentais d’observer dehors, silencieux. La jeune femme gardait le silence, je la soupçonne même s’être endormie. Jade restait au volant sans broncher sans s’arrêter, repoussant les limites de la fatigue. J’appréhendais. Ma subordonnée me demandait…

« Monsieur, qui est Lyl ? Que vous a t-elle dit?»

Je détournais le regard, l’observant à travers le rétroviseur central. Je détournais la tête et reportais mon attention dehors avant de répondre…

« Un de nos confrères…une idée me vint alors à l’esprit je voulais reprendre mais la conductrice me devançait…
-A quel poste était-il assigné ? »

Très bonne question.

« Gardien de cellule au sein du laboratoire.
-Je vois.
-Pourquoi cet intérêt soudain ?
-Je me ferrais une joie de prendre la vie de cet imbécile après l’avoir enfermé avec l’imbécile à votre droite. »

Voilà, grâces à ca j’allais pouvoir venir en aide à mon amie. Je tuerais le garde en question et me ferrais passer pour lui pour délivrer la miss. Ainsi j’éloignais des probables suspicions me concernant. Jade n’était pas bête, elle verrait mon moindre faux pas. J’assurais mes arrières, Pandora y avait contribué une fois de plus. Je lui jetais un regard, elle semblait éteinte.

Deux heures, c’est le temps mis pour arriver à Central City. Aussitôt je m’emparais d’un tissu trouvé dans l’auto pour bande les yeux de mon amie. Une fois fait je reprenais ma place à son extrémité. Le soleil se levait doucement. Nous arrivions au bâtiment désaffecté sous lequel se trouvait le centre de recherche de l’Organisation.

Jade se chargeait de faire sortir Pandora pendant que j’ouvrais le passage qui menait directement au sous-sol. Il faisait frais, déjà une odeur de renfermé nus parvenait aux narines. Plus nous descendions et plus l’odeur s’intensifiait. Je détestais cet endroit plus que tout. Il me rappelait d’immondes souvenirs. Le visage passif je devançais les deux femmes pour ouvrir la porte qui donnait au deuxième sous sol, soit les cellules. Elles étaient pratiquement vides, il y avait plus de volontaire que de prisonnier. En effet, beaucoup de membre avaient souhaité participer aux recherches dans un but précis ; être plis fort. La folie humaine n’a pas de limite. Pandora fut enfermée dans une cellule, seule. Autour d’elle un seule prisonnier et le reste des volontaires. Des volontaires qui avaient perdu la tête et que l’Organisation tentait de raisonner. Mais en vain, la plupart en étaient sortis plus fous, plus meurtrier. Je restais à l’entrée du couloir, observant le type qui était de garde ce jour-là placer mon amie. Je tournais les talons avec difficulté et peine. Jade restait encore un peu pour cracher son venin.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Dim 22 Juil - 15:57

Déposée sans grande délicatesse sur la banquette arrière d’une voiture, je soupirais doucement, appuyant avec acharnement la serviette sur ma hanche blessée malgré mes mains à nouveau liées. Peu m’importais au fond d’être attachée ou non, je n’aurais de toute façon pas fuis. Cependant, ce fut avec surprise que je vis le supérieur de ma sœur ainée prendre place à ma gauche, fronçant légèrement les sourcils en l’observant faire. N’avait-il aucune crainte que je puisse me rebeller tout à coup et m’en prendre à sa vie ? Visiblement non. Et après tout, il n’avait pas tout à fait tort … Détournant le regard l’air lasse, j’appuyais ma tête contre la vitre, scrutant la pénombre à l’extérieur à mesure que la voiture filait à toute vitesse. J’aurais bien voulu l’ouvrir, mais n’essayais même pas, ils auraient pu prendre ça pour une piètre tentative d’évasion, aussi je me contentais de la fraicheur du verre sur ma joue. Je sentais cette dernière légèrement gonflé à l’endroit où Amy m’avait plusieurs fois cogné, nul doute que j’aurais probablement un magnifique hématome le lendemain matin. Mais si seulement c’était l’unique chose que j’avais à redouter… Je finis par fermer les yeux doucement, sombrant dans ce qui ressemblait au sommeil, mais sans son aspect confortable et chaleureux. Juste une espace vide et froid dans lequel je m’égarais.

Un contact bref au niveau de mes yeux me tira en sursaut de ma somnolence alors que je me redressais d’un coup en ouvrant les paupières sans pour autant rien voir. Levant les mains vers mon visage, je compris rapidement que j’avais les yeux bandés et n’insistais pas, laissant retomber mollement mes bras sur mes genoux. La voiture ralentissait pour finalement finir par s’arrêter. J’ignorais totalement où il m’avait emmené, mais je savais que je ne devrais certainement pas m’attendre à un accueil bien chaleureux, loin de là. La portière s’ouvrit, je manquais de tomber vu que je m’y étais appuyée et me retins in extremis alors qu’on m’agrippait le bras pour m’extraire du véhicule.

Au fur et à mesure que j’avançais à l’aveugle, des bruits et des odeurs familières me parvenaient, faisant lentement remonter des vieux souvenirs particulièrement douloureux. Je tremblais inconsciemment, revenant des années en arrière avec les gémissements bestiaux que j’entendais peu à peu provenir de l’endroit où l’on me conduisait. A mesure que les mètres passaient, je ralentissais imperceptiblement la cadence, on fut forcé de me tirer pour franchir les derniers pas qui me séparaient de la pièce où je me rendais. Le grincement caractéristique d’une porte métallique se fit entendre et l’on daigna enfin me retirer le tissu qui couvrait mon regard jusqu’alors, offrant à ma vue un spectacle déplorable. La réplique quasi exacte du laboratoire n°5, en plus vide cependant. Les mêmes cellules, les même chaines accrochées au mur, les mêmes instruments de tortures … les mêmes cercles. Je jetais un coup d’œil affolé autour de moi, cherchant désespérément une issu, une porte de secours où je pourrais fuir, quelque chose. Mais rien. Seul le sourire persistant de mon ainée, rien de plus. Je me débattis malgré ma blessure, grognant, criant presque, laissant tomber la glace que j’avais maintenue tout ce temps malgré le fait qu’elle ait déjà totalement fondue, mais Amy et le geôlier me maitrisèrent rapidement. Sans ménagement aucun, je fus balancée dans la cellule la plus proche de la porte d’entrée et délaissais, seule ma sœur restait à se gausser devant la grille. Elle devait avoir la même sensation que lorsqu’elle m’avait rendu visite il y avait des années. Ma haine envers elle n’en était que décuplé, et je me jetais contre la grille, le bras tendu vers elle, toutes griffes dehors pour tenter de l’attraper. Elle se tenait un pas trop loin pour que je puisse l’atteindre et m’observais avec un dédain notable.

"Quel curieux hasard, n’est-ce pas Anna ? Presque six ans plus tard, nous voilà revenus dans la même situation ! A un détail près, personne ne se battra pour venir te chercher ici. Passe une bonne nuit petite sœur, les choses sérieuses commenceront demain !"

Elle tourna les talons alors que je laissais retomber mon bras le long de la grille, observant sa démarche souple avant qu’elle ne disparaisse puis me laissais tomber au sol, me dissimulant dans le coin le plus reculé de la cellule, dans l’ombre. Les lumières furent éteintes une fois le geôlier parti, seule ce qui ressemblait à une veilleuse produisait un minimum de luminosité. J’entendais des grognements provenir de la seconde cellule habitée de la pièce, probablement très effrayant pour quelqu’un de normal, mais plus vraiment pour une chimère. Mes yeux brillaient doucement dans l’ombre alors que j’enserrais de mes bras toujours liés mes genoux remontés contre ma poitrine. Et j’attendais. Quoi ? Aucune idée. Les yeux mi-clos, je me contentais de scruter la pénombre.

Plusieurs heures passèrent, probablement un certain nombre, et je ne dormais pas. Je veillais, prête à ce qui allait survenir le lendemain. J’étais certaine que l’on ne me ferait pas de cadeau, ce n’était généralement pas le genre de la maison. Mon esprit vacillant, éreinté par la fatigue que j’accumulais, cru voir mon frère arriver. Le porte s’ouvrit, laissant toutefois passer très peu de lumière, et je vis nettement un éclat clair avant de fermer les yeux quelques secondes. Voilà que je sombrais peu à peu dans la folie. Mon frère était mort, je le savais très bien. Essayant de me convaincre que ce n’était là que le fruit de mon imagination, qu’il n’y avait strictement personne et que lorsque je rouvrirais les yeux, la pièce serait aussi sombre et vide qu’auparavant, je restais quelques secondes ainsi. Finissant par rouvrir les paupières, je fronçais les sourcils en me redressant imperceptiblement. La porte était toujours ouverte et une silhouette se déplaçait dans l’obscurité de la pièce, pourtant j’étais sûre qu’il ne s’agissait pas de mon imagination cette fois, et pour cause, j’avais bougé la jambe de manière à me faire mal pour m’assurer de la réalité de ce que je voyais. Inquiète quant au fait que l’on vienne déjà me chercher, je me tapis un peu plus dans la pénombre, cherchant à disparaitre totalement dans cette dernière. Sans lumière, personne ne pourrait apercevoir une quelconque forme dans ma cellule tant j’étais recroquevillée sur moi-même pour échapper à toute source de lumière. L’ombre semblait chercher quelque chose, je fus surprise qu’elle ne daigne pas apporter un peu plus d’éclairage dans la pièce pour y remédier. Elle se déplaçait en silence, je ne pouvais la suivre qu’à la silhouette qui se détachait à peine de l’obscurité. Je restais sur mes gardes malgré tout, déterminée à me défendre dès que l’on essaierait de me sortir d’ici pour servir de cobaye. Plutôt aller pourrir en enfer si ce dernier existait que de rester entre les mains de ces fous.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Dim 22 Juil - 17:29

Me voilà dans mon appartement, j’étais affalé de tout mon long sur le sofa. J’étais enfin résigné à dormir pour prendre des forces. J’avais passé une heure à tourner en rond dans mon appart’. J’étais mort d’inquiétude, pourtant je savais pertinemment qu’aucune expérience ne serrait faite sans mon ordre. Mais c’était plus fort que moi, délaisser Pandora dans cet univers morbide me déchirait le cœur. La pauvre devait ressasser ses démons, vidée de tout espoir. Je mourais d’impatience d’aller lui porter secours mais l’heure n’était pas encore arrivée. De plus il me fallait assurer mes arrières et dresser un plan. Après m’être torturé l’esprit je me laissais choir sur mon sofa et attendais que Morphée vienne me chercher pour réparer mon corps fatigué.

Je me réveillais brusquement avec le tapage sur ma porte. Je mis plusieurs secondes avant de daigner me lever pour ouvrir ma porte. Surprise, Jade se trouvait sur mon pallier, un sourire enjôleur au bord des lèvres. Je lui tournais aussitôt le dos et me dirigeais vers la cuisine. Celle-ci faisait partie de la pièce principale, la séparation entre le salon et celle-ci était une espèce de bar .

« Je vous tire du lit. Excusez cette intrusion mais j’ai a vous parlé. »

Je l’écoutais, soupirant de lassitude tandis que je m’humidifiais le visage à l’aide de mes mains jointes. Je laissais couler l’eau et cherchais à tâtons un verre qui traînait pour me servir un grand verre d’eau frais et fermer le robinet.

« Ca ne fait que quelques heures que nous sommes revenus et déjà on parle de la grande nouvelle. »

Je bu et posais mon verre, les deux mains posées de part et d’autre de l’évier.

« Et quelle est cette nouvelle ?
-Qui sera votre prochain bras droit. »

Quelle plaie… Je soupirais à nouveau, plus que lassé. Je connaissais parfaitement le motif de sa venue ici et j’attendais simplement et patiemment qu’elle aille droit au but. Je me retirais de la cuisine et me dirigeais dans le salon pour attraper une cigarette et l’allumais. Je tirais plusieurs grosses bouffées tout en fixant la rue. Jade daignait seulement bouger et s’approcher lentement de moi.

« Je pense être la plus qualifiée pour ce rôle. Je vous l’ai certifié à de nombreuses reprises. Low était..-
-Low m’était loyal. J’avais confiance en lui. Je tournais légèrement mon buste pour lui jeter un regard noir. Ce n’est pas le cas avec toi. Comment remettre sa vie dans les mains de quelqu’un qui a trahi sa propre famille ?
-Les motifs sont différents.
-Non, ils sont similaires en fait. Je sais ce que tu recherches Jade, tu pourrais me poignarder à tout moment pour prendre ma place et ainsi de suite.
-Hmm… vous êtes très perspicace. Malgrè votre jeune âge vous semblez avoir vécu de nombreuses choses en plus d’en avoir accomplies.
-Les flatteries ne m’atteignent pas. »

Elle s’approchait, tel un fauve qui tentait de charmer sa proie. Elle avait cette attitude sensuelle que je lui connaissais en présence d’un des membres de ma garde. Elle me répugnait, elle et ses manières. Elle posa ses mains sur mes épaules, je la dépassais d’à peu près cinq centimètres.

« Je pourrais vous être plus utile que vous ne le pensez. A nous deux nous pourrions renverser le pilier de l’Organisation, nous pourrions œuvrer ensembles. »

Je n’en croyais pas un mot, mon visage gardait cette expression implacable et froide. Son petit jeu ne m’atteignait pas, je restais de marbre face aux avances de toutes. Je retirais sa main à l’aide de la mienne valide, elle retirait alors la seconde.

« Intéressant. Mais mes ambitions sont bien plus… palpitantes. Je ne cherche pas le pouvoir, ni la reconnaissance.
-Alors que recherchez-vous ?! »

Je lui faisais face et gardais le silence. Pour la première fois je rencontrais une expression colérique et de frustration sur son visage implacable. Elle soupirait, las et tournait les talons. Je n’étais pas manipulable, ni aveuglé par les mêmes ambitions que mes semblables. Par conséquent elle se retrouvait désarmée et une fois de plus plongée dans mon mystère.

« Je choisirais mon bras droit, et je ne le sélectionnerais pas parmi ma garde. Fin de la discussion, tu peux en informer les autres et te retirer. »

La porte claquait et je me préparais à sortir. J’allais dans Central à la recherche d’un mécanicien afin de réparer mon automail. Ce détour me prit deux heures. A mon retour j’avais fais passer l’ordre de me préparer mon nouveau cobaye, soit Pandora, dans la pièce principale afin de l’expérimenter à mon retour.
Après ca je retournais dans mon appartement et travaillais un plan d’évasion jusqu’à la tombée de la nuit. C’est au clair de lune que je voulais agir, la nuit me dissimulerais.

Je portais ma tenue noire habituelle, sauf que je ne portais pas l’intégralité de mon équipement pour ne pas être identifié en tant que Capitaine. C’est pourquoi j’avais surveillé un de mes subordonnés, attendant qu’il prenne la relève pour l’assommer et lui voler son masque. Je lui empruntais bon nombre de ses affaires pour paraître le plus semblable possible. Je cachais son corps inerte momentanément suffisamment loin du bâtiment.
Pas de garde à l’entrée, non, seules les geôliers et quelques membres travaillant dans les laboratoires connaissaient l’entrée. J’étais donc tranquille de ce côté-là.

Dans le sous-sol je progressais doucement et dans une discrétion digne du prédateur que j’étais pour frayer un chemin jusqu’à la pièce où se trouvaient Pandora. J’arrivais à destination et je saluais l’homme que j’étais censé remplacer. Je n’avais pas décroché un mot pour ne pas éveiller les soupçons. Je me contentais d’acquiescer ou de grogner.

« Il faut préparer la nouvelle arrivante, ordre de là-haut. »

Il s’éloignait, puis s’arrêtait au niveau de la lourde porte métallique.

« C’est un sacré spécimen tu vas voir, une sacrée beauté ! »

Je restais de marbre, l’observant avec dédain à travers mon masque. Je déposais les effets du type que je simulais et sortais mes gants. Je me mettais à la recherche de la cellule de Pandora.

« Qu’est-ce que tu fous ? Arrête de bouger abruti j’aimerais dormir.
-Putain c’est qui qui bronche ?!
-C’est l’autre là bas. »

Ca continuait ainsi, les jurons et autres menaces s’intensifiaient tandis que je trouvais la bonne cellule. Je m’approchais en essayant de trouver la jeune femme, je sentais sa présence, je la savais dissimulée dans un coin. J’ouvrais la cellule et entrais doucement. Je libérais l’animal pour mieux laisser libre cours à mes capacités de chimères. Sans un mot j’attrapais son bras et la forçais à se lever. Elle se débattait, par ce simple contacte physique et malgré mes gants je sentais les pulsassions de son cœur. La peur, c’était ca la mélodie de son cœur. Je du lutter avec elle pour l’extirper du recoin. Mais voilà, mon épaule était encore un peu douloureuse et je ne voulais pas en abuser. Je sous-estimais la demoiselle et me pris un violent coup de balafre sur mon flanc droit. J’ignorais la douleur et étouffais un gémissement tout en l’attirant.

« Frappe-là !
-Mais qu’est-ce qu’il est moue…
-On t’a connu moins tendre. Qu’est qui t’arrive Monsieur le geôlier ? »

J’extirpais Pandora en bloquant ses bras à l’aide du mien, mais même ainsi j’en chiais sévère. Une chance qu’elle ne fut pas au top de sa forme. J’ouvrais la porte qui menant dans la pièce en question lorsque je sentis une douleur cinglante dans mon avant-bras qui me fit grogner. La chimère me mordait. J’écarquillais les yeux un brin choqué par son geste et la fis rentrer avant de fermer la porte derrière nous. Bordel… La jeune femme se stoppait net en découvrant l’immense pièce. Soit un cercle de transmutation gigantesque tracé sur le sol ainsi que des cages d’animaux vides. Je la sentis trembler, elle flanchait, terrorisée par ce qui pourrait encore lui arriver. Je l’observais quelques secondes, le visage tiraillé par la peine. Je dû me retirer lorsqu’elle se remit à bouger. Je tenais mon bras avec ma main métallique serrant l’endroit où elle m’avait mordu. Ca faisait un mal de chien, elle avait planté ses crocs dans ma chaire avec un acharnement non dissimulé. J’étais maussade, je ne voulais pas lui révéler mon identité car elle aurait probablement compris la magouille.
Cette fois j’agissais avec plus de bon sens et de méthodologie. J’attrapais les chaînes qui lui liaient les poignets et la forçais à avancer, tel un animal que l’on veut dresser. Plusieurs personnes voulurent me venir en aide mais je leur fis un signe de main pour suggérer que je contrôlais la situation. Je traînais Pandora jusqu’à l’autre porte.

« Qu’est-ce que tu fais avec cobaye ?
-Je l’emmène en salle de lobotomisation.
-Très bien. Fais attention, les couloirs sont vides. Tu trouveras de quoi l’endormir, te trompe pas dans les doses ca pourrait la tuer. »

L’homme souriait, un sourire carnassier. Mon plan était d’aller le plus loin possible afin de nous retrouver seul et d’ouvrir une brèche dans le mur à l’aide de l’alchimie. La salle que j’avais annoncée était parfaite pour ca. Je quittais les lieux rapidement avant que le type ait la présence d’esprit de s’informer de mon identité.
Je poussais Pandora dans la salle et me reculais, la respiration haletante. J’ignorais ses insultes et autres reproches pour aller à son extrémité. Là je réfléchissais, cherchant au fin fond de mon esprit à quel endroit du mur je pouvais transmuter. Lorsque je le trouvais je posais ma main et fit apparaître une porte. Pandora me fixait, outrée, perdue.

« Sors…magne-toi ! »

Je sentis plusieurs personnes arriver, quelques secondes après elles tambourinaient à la porte. C’était une question de temps avant qu’ils n’usent de l’alchimie pour nous coincer. Mais Pandora entra dans la brèche et couru dans le long couloir que j’avais transmuté qui menait droit à la sortie. C’est parce que l’air frais de dehors s’y engouffrait qu’elle avait accepté d’y entrer.

Une fois dehors je transmuter à nouveau pour effacer nos traces et mon œuvre. J’attrapais le bras de mon amie et la forçais à courir malgré sa blessure. Nous bifurquions dans une ruelle, puis dans une autre pour enfin atterrir non loin d’un groupe de la milice. Là on était en sécurité. Je m’adossais au mur, soulagé et reprenais mon souffle tout en me remettant de mes émotions. J’avais oublié de la délivrer de ses liens pesant.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille [ Pv. Lyl]   Dim 22 Juil - 18:13

Le verrou de ma cellule grinça, le porte s’ouvrit avec un grincement sinistre alors que je me tassais un peu plus sur le sol pour dissimuler ma présence du mieux possible. Mais la silhouette s’approchait tout de même, visiblement certaine de sa destination, et m’arrivait droit dessus. La voix des autres captifs et chimères des lieux me parvenaient, râlant, pestant après cet intrus qui les dérangeait dans leur sommeil. Moi je ne voyais que la menace potentielle qu’il représentait. Un simple contact sur mon bras déclencha ma bestialité et j’essayais de me dégager violemment, me débattant avec une hargne non dissimulée et ce malgré la douleur tenace qui refaisait peu à peu surface. Feulant, griffes sorties, je réussis à blesser le geôlier entamant la chair sans vraiment savoir où j’avais frappé. Je l’entendis étouffer un gémissement sourd avant de me retrouver bloqué, les deux bras fermement maintenus et par les menottes qui m’encerclaient les poignets, et par la poigne de mon agresseur. Mais je n’avais pas dit mon dernier mot, loin de là. Alors qu’il me tirait tant bien que mal vers la sortie, j’eus recours à un procédé qui d’ordinaire ne me serait même pas venu à l’esprit, mais la crainte de ce que je pourrais subir était bien trop importante pour que je songe à la bassesse de mon acte. Crocs en avant, je me jetais sur le bras qui me maintenait captive, plongeant mes canines le plus profondément dans sa chair en espérant le faire lâcher. Ma manœuvre fonctionna, ma victime grogna une nouvelle fois de douleur mais il ne me lâcha pas pour autant, aussi je maintins ma prise malgré le fait qu’il me força à avancer. Je suivais malgré tout du regard l’endroit où il me menait avant de me figer, cessant enfin de mordre l’homme qui me maintenait pour redresser la tête. Je sentais le sang battre à mes temps, mes jambes tremblaient à mesure que j’identifiais les cercles parsemant la pièce. Prise de terreur, je fis un pas en arrière en secouant négativement la tête, livide.

"Non …. Non ! Pas encore !"

Mais c’était trop tard, la porte était déjà refermée, j’avais beau taper dessus, elle restait close. Les larmes aux yeux, je refusais d’être à nouveau victime de la folie de l’homme. J’habitais déjà un autre être dans mon corps, je refusais d’en héberger un second. Puisant des forces dans la terreur qui m’habitait, je laissais des marques profondes dans la porte à force de frapper et de griffer, sans pour autant parvenir à l’ouvrir. Mon tourmenteur se remit bien vite, trop vite de sa blessure et attrapa la chaine de mes menottes pour me tirer, se maintenant désormais le plus loin possible de moi. Trainant ma patte folle, le rythme était trop important pour que je puisse réellement marcher, je serrais les dents à chaque pas que j’effectuais, la brûlure reprenant place à chaque mouvement. Il discuta un instant avec un inconnu, vêtu de la même manière que lui, avant de me pousser brutalement dans la pièce suivante. J’avais vaguement entendu les termes « cobaye » et « lobotomisation », ma peur ne s’en trouva que décuplé. C’était pire que la mort, pire que l’abandon, j’allais ressembler à un zombie. Plus de souvenirs, plus de capacités de penser, plus rien. Simplement un corps vivant, vide d’âme. Les yeux fixés au sol, je criais, pleurant à moitié, la raison semblait filer en même temps que le maigre espoir qui m’avait maintenue éveillée durant toutes ces heures. Je ne songeais plus à rien, me débattant à nouveau pour sortir alors que je sentais ma jambe flancher peu à peu. Mon tortionnaire m’avait lâché et semblait chercher quelque chose, ignorant totalement sa captive. Soudain, je me rendis compte que quelque chose clochait. Je me stoppais, appuyée contre le mur, et fixais l’homme avant de le voir ouvrir une brèche dans le mur, les yeux ébahis. C’est pas possible, j’avais déjà subit la lobotomie, je divaguais totalement ! L’inconnu m’incita à filer, je fronçais les sourcils, m’approchant lentement. Mais ce n’est pas la puanteur des sous-sols que je sentis s’échapper de l’ouverture, mais bel et bien l’odeur de la liberté, l’air frais de l’extérieur. Sans réfléchir, je m’engouffrais dans la brèche en boitant, le plus rapidement possible. L’heure n’était pas aux suppositions, tout était bon à prendre, même si ce n’était que mon imagination.

Une fois parvenue à l’extérieur, j’inspirais avec délice le vent frais qui me fouettait le visage, les yeux fermés. J’entendis du mouvement derrière moi et me retournais vivement, sur la défensive, avant de chanceler, ma stabilité ayant pris un sacré coup. Sans un mot, il boucha l’ouverture qu’il avait lui-même crée avant d’attraper mon bras en me trainant derrière lui, à une vitesse trop importante pour ma jambe blessée. Mais je suivais malgré tout, c’était ça ou me laisser tomber au sol et ne plus bouger. Sans regarder où il me menait réellement, mon regard s’attarda sur les rues, leur nom et surtout leur physionomie. Je connaissais ce coin, j’étais à Central. L’homme s’arrêta soudainement et s’adossa quelques secondes plus tard contre un mur, essoufflé. Je le fixais quant à moi une demi seconde avant de me laisser tomber au sol en gémissant de douleur tant ma plaie me tirailler atrocement. Un moindre mal lorsque j’y réfléchissais, je venais probablement d’échapper à bien pire. Relevant ma chemise déjà tâchée d’hémoglobine, je m’aperçus que plusieurs des points avaient sautés durant la course, d’où la douleur qui s’était intensifiait. Le sang coulait, doucement, le long de ma jambe, mais je m’empressais de le dissimuler. Je me relevais à l’aide du mur avant de jeter un coup d’œil craintif en direction de l’inconnu. Comment avoir confiance en qui que ce soit ? Même s’il m’avait aidé à sortir, qui sait si ce n’était pas pour me faire subir pire que ce qui m’attendait là-bas ? La peur me cisaillait les entrailles, obstruant toute logique dans mon esprit. Je ne pouvais pas réfléchir posément. Je ne pouvais pas réfléchir tout court en fait. Une seule idée m’obnubilait désormais, fuir. Je savais bien qu’il m’observait de derrière son masque, je lui rendis un regard mêlé de crainte et de défi avant de tourner les talons pour m’enfuir aussi rapidement que me le permettait ma jambe. Je forçais, puisant dans mes dernières ressources pour ne pas m’effondrer de fatigue.

Je fis plusieurs détours pour m’assurer qu’il ne me suivait plus, guettant l’odeur que le vent charriait, avant de prendre la route de mon appartement. C’est en nage, épuisée et blessée que je passais la porte du domicile, la refermant d’un coup de pied pour m’effondrer contre le mur, les dents serrées. Je ne sais pas combien de temps j’avais mis pour rentrer, mais une chose était sûre, j’avais beaucoup trop trainé pour assurer mes arrières ainsi que ceux de mes colocataires. Pas question qu’ils soient également retrouvés. Dans un réflexe mécanique, je tournais la clef dans la serrure, fermant à double tour avant de laisser retomber mes poignets toujours liés au sol dans un claquement sonore. Je sentis du mouvement précipité dans la pièce voisine avant de voir débarquer Will, simplement vêtu d’un caleçon, ainsi que Lucy, visiblement tirée du lit par mon vacarme. La blonde étouffa un cri en voyant mon état déplorable alors que le jeune homme se précipitait pour me redresser. Je lâchais un gémissement de douleur à ce simple mouvement avant de sombrer purement et simplement dans l’inconscience. Le plus important était fait, j’étais rentrée. Même s’il me coûtait beaucoup de m’en remettre à eux, j’étais incapable de tenir plus longtemps.
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Réunion de famille [ Pv. Lyl]

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