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 [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]

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Kyle E. Wayne
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MessageSujet: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Lun 24 Sep - 22:16

Des bruis de pas actifs, des cris, le béton se désintégrant puis plus rien… Je restais figé quelques secondes, focalisé sur les bruits alentours. Lorsque je fus rassuré je me mettais enfin en mouvement. Mes mains étaient liées par le fer et je compris rapidement que je ne pouvais y remédier. Ce fut le tour de mes chevilles, la chaîne était cassée et ne reliait plus la chaise. Je pouvais circuler librement. Je du combiner pour empêcher la chaine des bracelets de me chevilles racler le sol… Une vraie galère. J’avisais la sortie devant moi, je sentais un courant d’air s’en échapper. C’était par-là que j’avais entendu s’estomper les pas du type de tout à l’heure. Je me mis en route en suivant le conseil de l’inconnu, probablement un détenu.

La cécité me forçait à user de mes autres sens, en l’occurrence de mon ouïe. J’étais aux aguets, nerveux. Le moindre bruit m’interpellait et je me focalisais pour tenter de sentir une présence. Une sensation ressentie lors de mon interrogatoire. J’avais la certitude de pouvoir en être à nouveau capable. Cependant, cette capacité m’inquiétait car elle laissait couler le doute d’une réelle cécité. Je craignais cette réalité.
En plus de ce sixième sens et de mon ouïe, il y avait mon odorat. Je détectais tout un tas d’odeur entremêlée. J’avais les sens particulièrement développés. Les bras tendus pour longer le mur, je me trainais contre celui-ci. Incapable de marcher sans l’aide de ce dernier. L’air était de moins en moins humide, les courants d’air m’indiquaient une sortie non loin. Je poursuivais ma route sans flancher. C’est le courage qui m’offrait la liberté. Voilà un point que je me découvrais.

Soudain le mur s’arrêta et je fus entraîné en avant lorsque que quelque chose me percuta au niveau du flanc. Je me retrouvais au sol et avec la difficulté de me relever. Je pointais mon nez tout autour de moi alors que je me redressais lentement. J’haletais d’avantage. Je portais activement ma main à ma tempe blessée, je tirais une première fois sur mon bandage mais celui-ci ne bougea pas. J’arrêtais mon geste lorsque j’entendis du bruit. Des pas qui s’éloignaient… Je m’adossais au mur, j’essayais de me focaliser sur les pas. Plus rien, la personne s’était arrêtée. Je portais ma main à mon crâne, j’avais les yeux ainsi que toute la partie de ma face gauche bandés. Soudain les bruits reprirent, j’entendais de nouveau marcher et cette fois dans ma direction. J’avais l’impression d’être une bête sauvage, une bête traquée. Malgré la situation je garder mon sang froid, j’avais un minimum de contenu qui conservait cet aspect froid et solitaire de mon être. Je n’inspirais pas la pitié, seulement la mort. Alors ce passant, soit il venait m’achever, soit il venait m’aider… Quoi qu’il en soit, les deux ne m’intéressaient pas.

Je ne possédais plus rien si ce n’est une dignité brisée avec cet interrogatoire. La colère et l’incompréhension me rendaient exécrable. Etait-ce naturel chez moi ?
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Lun 24 Sep - 22:53

Assise contre le mur à même le sol, je restais silencieuse, le regard perdu dans le vague, semblant observer sans le voir le mur qui me faisait face. J'avais l'impression que mes mains étaient encore poisseuses du sang qu'elles avaient effleurés quelques heures plus tôt et je ne pouvais m'ôter de l'esprit l'entretien que j'avais eu avec ce gradé. Quoi qu'il en soit, je me devais encore et toujours de faire abstraction de tout ce que je pouvais ressentir, je me savais observé, traqué à travers les barreaux de ma cage, chacun ici quettait les moindres mouvements de ses conjoints dans l'espoir infime de découvrir un jour le moyen de le détruire et ainsi gagner un jour de répit supplémentaire. J'avais appris à dissimuler, mais pas à oublier. Maintenant que je savais qu'un jour ou l'autre je sortirais d'ici, cela devenait de plus en plus simple de jouer un rôle, mais je craignais à force de ne plus distinguer la bête de l'humaine. Mon voisin me lançait des oeillades fréquentes, je le sentais rôder près de la grille qui séparait nos cages respectives. Sa présence ne m'inquiétait pas outre mesure, je savais qu'il ne convoitait en réalité qu'une seule chose, mon repas. D'un air nonchalant, je poussais le plateau du bout du pied jusqu'à sa portée avant de retourner dans me songes. Dans lesquelles je ne pus rester bien longtemps car une détonation violente m'en tira brusquement. Instinctivement, je m'étais déjà remise sur pied et avais reculé jusqu'à l'endroit le moins accessible de la cellule. Les autres chimères s'agitaient également et je fronçais les sourcils sous la surprise lorsqu'un deuxième son, bien plus violent se fit à nouveau entendre. La troisième explosion fut la bonne et je vis en l'espace d'une seconde, tout un pan de mur soufflé, s'écraser lamentablement sur le sol en détruisant au passage certains grilles, et formant ainsi un passage idéal pour tout bon fuyard qui se respectait.

Je décidais de ne pas pousser ma chance trop loin en cherchant à comprendre la situation et sans plus attendre m'élançais à travers l'ouverture d'où je pouvais déjà sentir provenir un léger courant d'air. Lorsqu'on vit en captivité, l'air pur est quelque chose de rare que l'on a tendance à oublié par moment. L'odeur de la vie à l'extérieur que je n'avais encore jamais sentie avec mes nouveaux sens m'attira comme un aimant et sans un regard en arrière, j'enjambais le tas de gravats avec agilité pour me précipiter à travers l'ouverture de fortune. Par chance, tout le monde semblait avoir pris la tangente par un autre chemin, et les geôliers brillaient également par leur absence. Curieux mais compréhensible, ils tentaient déjà probablement de sauver leur peau. A cet instant, ce n'était pas la peur qui me faisait avance,r mais l'adrénaline, l'espoir de retrouver l'extérieur, même si au fond je savais déjà que je ne faisais que quitter un enfer pour plonger dans un autre. Cette pensée eut pour effet de me faire inconsciemment ralentir ma course et me déconnecter quelques secondes de la réalité, suffisamment longtemps pour qu'au détour d'un couloir, je ne sente pas approcher le boulet de canon qui me fonça dessus. Instinctivement, je repoussais violemment le gêneur tout en me retenant au mur le plus proche pour tenter d'amortir une possible chute. Fort heureusement, l'entrainement avait apporté certain fruit utile, que je me rattrapais avec suffisamment d'aisance pour éviter de ne chuter totalement.

M'apprêtant à me défendre, je baissais les yeux sur mon agresseur pour constater avec une certaine surprise qu'il ne s'agissait pas d'un geôliers, mais visiblement d'un détenus à en juger sa tenue. Mais ce ne fut pas ça qui attira mon regard en fin de compte, ce fut son visage. Le nez levé dans ma direction, je compris alors pourquoi il ne m'avait pas évité. Sous une masse de cheveux pâles se trouvait un visage dont le regard et une partie de la joue étaient recouvert d'un épais bandage. Le pauvre bougre était aveugle. En tant normal, j'aurais probablement filé sans demander mon reste après m'être aperçu de la chose, mais quelque chose me retint. Probablement l'expression dure et froide qu'arborait son visage malgré sa situation critique, ou bien était-ce tout simplement qu'il avait besoin d'aide, une aide que pour le moment personne d'autre que moi n'était en mesure de lui fournir. Toujours est-il qu'après avoir fait quelques pas en direction de la sortie, je finis par me stopper, une main sur le mur, avant de faire demi-tour dans sans direction en me mordant la lèvre inférieure, synonyme chez moi d'une tension importante.

"Eh merde …"

Je m'approchais rapidement de l'inconnu qui se maintenait tant bien que mal contre le mur tout en l'observant rapidement. Des vêtements de cobayes, blessé, mutilé et visiblement bien violenté par ses geôliers, nul doute qu'il ne sortirait pas seul d'ici. Du moins pas vivant. Ma raison me poussait à partir, mais mon instinct et son air farouche me retenaient ici. Il sembla se crisper en me sentant approcher, et aussitôt j'eus le réflexe de regarder autour de moi, méfiante, m'assurant simplement que nous n'étions alors que deux dans le couloir. Ses membres semblaient abîmés, mais il avait l'air de pouvoir marcher, c'était le principal. Les soins ça attendrait, il y avait plus urgent pour l'instant.
Sans grand ménagement, j'attrapais le bras du jeune homme dans l'idée de le passer autour de ma nuque pour le soutenir et ainsi avancer plus vite, mais il se rebiffa et recula jusqu'à ce que le mur le bloque. Je fronçais les sourcils avant de lâcher d'une voix plus dure que je ne l'aurais souhaité. Après tout ce temps, je ne devais plus être en mesure de rassurer qui que ce soit.

" Je ne te veux pas de mal. Mais tu ne sortiras pas seul d'ici dans cet état. Suit moi, je te ramènerais dehors, je ne compte pas m'éterniser ici non plus."

Un autre détail me sauta alors au yeux, que je n'avais aperçu avant. Il avait les mains liées, dans un cerclage qui ressemblait fort à du fer, du moins à l'odeur qui s'en dégageait. Je comprenais déjà un peu mieux sa réaction de recul et soupirais. Je tendis la main vers lui et touchais les entraves du bout des doigts en faisant légèrement bouger ses poignets.

"Et je peux t'enlever ça aussi ... "
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Kyle E. Wayne
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mar 25 Sep - 0:22

Un contact brûlant sur ma peau fraiche. Je m’extirpais avec maladresse et heurtais le mur derrière moi. Les chaines me gênaient, elles pesaient lourd en plus de ça. Je détournais la tête lorsque le gêneur s’approcha d’avantage. Mes barrières mentales explosèrent lorsque la voix autoritaire d’une femme s’échappa de l’inconnue. Une femme ?! Sa voix n’avait rien à voir avec celle de la sadique… La sienne paraissait…jeune. Quel âge avais-je tiens… Ce même contact mordit mes poignets, je redressais la tête, replaçant celle-ci dans son axe. L’inconnue me proposait son aide, j’étais suspicieux mais quelque peu naïf. J’étais amnésique, donc je n’avais pas le moindre souvenir d’une quelconque aventure ou mésaventure avec une femme. On dit qu’il y a toujours une femme qui se cache derrière un grand homme, ou derrière sa mort… Bof, tout ca ne pouvait pas me venir à l’esprit. Si j’avais l’air méfiant, bah j’en avais que l’air ! Ma dignité s’était remballée automatiquement. Laisser mon sort entre les mains de cette femme m’emballait d’une manière effrayante. J’étais trop insouciant…

«Alors perds pas d’temps… »

Non je n’étais pas aimable. J’étais déboussolé, mais rien de sérieux. L’indifférence. C’est elle qui dictait ma conduite. Le trou béant dans mon esprit me rendait pas aussi farouche que j’aurais du l’être… Je ne craignais rien, si ce n’est un autre interrogatoire… Ou les infos vaguement lâchées me concernant… Je voulais gagner la liberté et découvrir mon visage ! Le reste m’importait peu.
L’inconnue me tendait un bâton, je compris aussitôt son utilité. Quelle bonne idée. Nous tenions chacun une extrémité, c’était plus évident pour se déplacer. Je me sentais naze, j’avais en moi l’image gravée du héro robuste qui n’avait pas besoin d’autrui pour survivre. Un homme fort montre toujours son dos…
Il y a certaines valeurs, certains principes qui sont ancrés dans notre être. Parfois c’est un sentiment, un être. Passons.

J’entendais le monde s’agitait autour de nous. J’étais enveloppé dans les ténèbres, guidé par l’inconnu. Est-ce que la Chance se tenait à l’autre bout du bâton ? Je l’espérais. J’avais envie de vivre ma renaissance.
Les secondes des minutes, les minutes une éternité…je ne savais plus depuis combien de temps nous étions en train de marcher. Si ca se trouve on ne progressait pas dans le bon sens. Ce silence de mort rendait la situation encore plus glauque. La jeune femme n’avait pas décroché un mot depuis tout à l’heure. Je comprenais, en prenant mes récentes mésaventures en compte, qu’elle ne voulait pas causer. Son état d’esprit devait être amoché. Autant que sa sociabilité si elle avait trainé ici pendant quelques temps. Un tas de déductions fraiches… Je ne pouvais que penser à elle, à défaut d’autre chose. La deuxième femme que je « rencontrais » tentait de me sauver la vie alors que la première avait joué avec. Dans quel monde vivions-nous ? Vivais-je ? Espérer qu’il ne fut pas trop dangereux était déjà trop tard…
Je brisais l’étouffante atmosphère en demandant d’une voix nonchalante, comme si de rien n’était…

« Est-ce que tu sais où on est ? Non pas que l’idée d’être tracté par une femme ne me déplaise, j’aspire aussi à ce que celle-ci soit d’une beauté rare, mais je doute pouvoir tenir encore longtemps. »

Où était passée la crainte ? Pourquoi l’ironie à cet instant ? Disons que je parlais simplement, lâchant ce qui me venait à l’esprit dans un dialecte haleté... Le ton de ma voix étant faible et monotone on avait du mal à cerner mon état d’esprit. Fatigué, plaisantin, sérieux, en colère ? Elle avait l’embarras du choix.
Je sentais mes jambes trembler à nouveau, signe que je n’en avais plus pour longtemps… Une nouvelle émotion me surpris ; la crainte. La crainte de sombrer à nouveau dans le néant.
Je sentais de l’air frais sur mon visage, nul doute que nous touchions au but.
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mar 25 Sep - 10:38

Moins farouche que je l'avais cru au premier abord, le jeune homme m'incita, m'ordonna presque de lui retirer ses liens ce qui me fit froncer légèrement froncés les sourcils. Non pas que je n'étais pas habituée à recevoir des ordres mais je n'aimais pas ça. Enfin, peu importe, je mis son absence de cordialité sur le fait de la situation critique, il est vrai que je n'avais pas été non plus d'une très grande gentillesse à son égard. Je m'approchais donc, observant le mécanisme de ses liens et fus rassurée de voir qu'il ne s'agissait que de simples menottes. Quelques coups de griffes plus tard dans la serrure et le voici libéré de ce poids car ma foi, les entraves pesaient quand même assez lourd. Maintenant, restait encore le problème de sa cécité, car il semblait debout relativement bien en fin de compte, mais le fait qu'il n'y voit rien ralentirait très certainement la course. Je jetais un coup d'oeil rapide autour de nous avant d'aviser un morceau de bois, probablement soufflé dans l'explosion, qui trainait contre la plinthe du mur. Sans perdre une seconde, je l'attrapais et en fourrais une extrémité contre la main du jeune homme qui sembla percuter presque instantanément l'idée. Tant mieux, je ne voulais pas m'éterniser ici, aussi je repris la route d'un rythme soutenu, essayant de retrouver dans mon esprit le chemin à suivre pour sortir. Même si je connaissais relativement bien la laboratoire, la porte de sortie n'est pas un endroit que j'avais souvent fréquenté, et pour cause, mais je ne doutais pas de la trouver, d'ailleurs on pouvait déjà sentir d'ici l'air extérieur qui s'engouffrait dans ces lieux froids et humides.

J'avançais en silence, puisant dans les réserves de mon protégé sans vraiment m'en rendre compte, la seule chose qui m'importait dès lors c'était de sortir d'ici indemne. L'oreille à l'affût du moindre bruit suspect, de la moindre voix, je ne pouvais m'empêcher d'avancer par à coup, ralentissant par moment pour repartir du plus belle, forçant le jeune homme à suivre un rythme pas vraiment évident. Cela dura un long moment alors que nous serpentions tous deux dans les couloirs, seuls les bruits des étages inférieurs nous parvenaient alors. Une atmosphère relativement lugubre puisqu'on entendait les cris de certains cobayes encore enfermés. Je me demandais encore pourquoi je ne l'avais pas abandonné à son sort, moi qui croyait être devenue aussi dure que le métal à force d'évoluer dans cet univers glauque. Visiblement, ce n'était pas le cas, mais je n'arrivais pas pour autant à définir une raison claire à mon acte. La seule chose que j'espérais alors, c'était que nous puissions réussir à sortir avant d'être rattrapé. Mais alors que je plongeais dans ces réflexions stupides, la voix morose du jeune home me tira du silence et eus pour seul effet de me faire ralentir sous la surprise. J'esquissais involontairement un sourire tout en continuant à avancer d'un rythme cependant moins soutenu avant de lui répondre.

"La sortie n'est pas loin ne t'en fait pas. Je sens l'air d'ici. Essaie de tenir encore un peu."

Je ne relevais pas ses paroles quant au fait d'être trainer dehors par une femme, je n'en voyais pas l'utilité au fond. Un homme, une femme, quelle importance ? Le principal c'était qu'il puisse sortir d'ici, peu importe comment. Je lui jetais toutefois un coup d'oeil curieux pour constater qu'il arborait toujours le même air nonchalant et froid, ce qui inconscient me tira un certain respect pour le jeune homme. Reportant à nouveau le regard sur notre destination, je ne pus m'empêcher de le questionner, poussée par la curiosité.

"Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Je doute qu'un cobaye aveugle puisse leur servir, j'imagine donc que c'est à eux que tu dois ta cécité."

Absence de tact, bonjour. Je n'avais pas eu de vrais contacts « humains » depuis des lustres, ni fait preuve d'un minimum d'intérêt pour qui que ce soit depuis que j'étais enfermée dans ce trou, me murant volontairement dans un repli quasi monacale, alors la politesse et autres petits détails, tout cela m'avaient probablement échappé durant ces années de servitude. Je ne pensais même pas à la manière dont il pourrait prendre mes paroles, et ne lui laissais d'ailleurs même pas le temps de répondre car l'air charria vers nous une odeur reconnaissable. En l'espace de quelques secondes, je tirais violemment sur le bâton pour faire chuter le jeune homme en avant, me jetant moi-même au sol juste à temps pour voir passer deux gros animaux au dessus de nos têtes. Des chimères … imparfaites. L'humain avait laisser place à l'animal, et nous faisions face à un croisement étrange entre lion et crocodile. Pas vraiment engageant. Je repoussais le jeune homme qui peinait visiblement à se redresser, j'aurais peut-être du le prévenir …, jusqu'à ce qu'il soit proche du mur avant de me redresser, un genou plié au sol.

"Pourquoi ne fuyez-vous pas ?"

"Tu nous vois vraiment nous mêler aux humains avec un tel aspect ? Nooon … Plutôt rester et les aider. On y gagnera toujours plus. C'est pour ça qu'on va vous retenir, jusqu'à ce qu'ils reviennent."

Je serrais les dents et jetais un bref coup d'oeil au garçon. Seule j'aurais pu fuir, mais pas avec lui. Mon choix était déjà fait et je me redressais pour faire face aux chimères en lâchant d'un ton froid.

"Pardon ... "

N'importe qui aurait pu croire que je m'excusais auprès du garçon pour l'abandonner, et c'était d'ailleurs le but au fond, car à peine avais-je prononcé ce mot qu'une des chimères se détendit. Sans attendre, je me ruais sur elle et lui sectionnais les tendons des pattes arrière, l'empêchant ainsi de marcher. J'évitais de ppeu les crocs de la seconde qui menaçaient de se refermer sur ma gorge me ne parvint pas à dévier ses griffes qui m'entaillèrent profondément l'épaule alors que je lâchais un grognement de douleur. Repoussant l'importun, je l'envoyais contre le mur proche où sa nuque heurta une poutre détruite par l'explosion et le corps de l'animal retombant mollement au sol. Sans perdre de temps et sans un regard pour mes congénères, je retournais près du jeune homme pour me saisir du morceau de bois dans ma main valide et tirais dessus pour forcer le jeune homme à se redresser avant de reprendre la marche d'un rythme saccadé. Je pestais contre moi-même et mon imprudence, mon attention alors détourné sur le jeune homme, je n'avais pas fait attention. Sans un mot, j'avançais, l'appel de l'extérieur se faisait de plus en plus pressant. J'espérais juste qu'il tienne jusqu'au bout, les premiers bruits de la ville se faisaient entendre, la porte était proche.
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mar 25 Sep - 20:05



"Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Je doute qu'un cobaye aveugle puisse leur servir, j'imagine donc que c'est à eux que tu dois ta cécité."

Je fis une moue, on ne peut pas dire qu’elle était douce verbalement. Vu le ton de sa voix j’en déduisais qu’elle était sur la défensive. Je soupirais discrètement. J’en savais rien. Elle avait probablement raison. Malgré l’absence de tact de la dame je continuais d’espérer pouvoir revoir la lumière une fois « guéri »… Guéri de quoi déjà? Cet enthousiasme là, on ne pouvait pas me l’arracher. Je devais être un type plutôt coriace, nul doute que je possédais une force mentale inébranlable. Regardez-moi voguer dans la nuit, comme si que je marchais dans le vide. Pourtant je ne perdais pas l’équilibre, je laissais mes démons de côté pour me focaliser sur la liberté qu’on tentait de m’offrir. Mon esprit était tellement vidé que je n’arrivais même pas à imaginer l’état des lieux. Rien ne me venait à l’esprit, pas même un mot, pas même une image floutée. Tandis que j’y songeais je me sentis violemment tiré en avant. Je percutais de plein fouet le sol. Mon abdomen me faisait souffrir, je retenais ma respiration, j’avais pris des coups, c’est sûr. Alors que je tentais de me relever j’entendais débattre. Une voix rauque semblable à celle d’un monstre. Un monstre ? Je devais savoir ce que c’est pour en faire la comparaison… Agenouillé à terre je percevais des bruits très agités, des grognements sauvages et je ne sais quoi d’autre. C’était effrayant en fait. Je ne voyais rien, je ne servais à rien… Cette situation semblait m’offenser. Je crois que j’étais frustré… Pourtant j'aurais pus, je sentais une tension étrange m'embraser. J’entendis de nouveau la voix de la dame, celle-ci demandait pardon. Je me redressais, forçant sur mes jambes et mes bras pour me relever. Je balançais alors avec plus d’entrain, plus de férocité …

« Tssss…Qu’est-ce que t’attends pour te barrer ! »

Plus un bruit.
Courbé pour minimiser la douleur de mon abdomen je guettais. Je sentis alors mon bras bouger quelques secondes plus tard. Ma main était crispée sur le bois et je m’en rendais compte que lorsqu’on me tirait. Tout était allé si vite, je savais que le vainqueur était ma « sauveuse ». J’entendais sa respiration, elle couvrait le bruit de la mienne. Je repris la marche, je m’étais entièrement redressé, feintant d’être opérationnel pour la suite. Après un silence pesant qui ne faisait qu’alourdir l’atmosphère je lui dis d’un air renfrogné…


« Imbécile… »

Si elle avait dans l’idée de s’occuper de moi alors j’aurais plutôt dis « merci ». En l’occurrence elle ne faisait que sauver un compagnon de galère. Une sorte de solidarité, à moins qu’elle m’ait connu… Je doute que ce soit mon physique qui l’eut attirée, peut être attendri à la rigueur… Enfin voilà, je me disais que j’aurais peut être mieux fait de mourir dans cet endroit. Je sentais mes forces m’abandonner, ca faisait quelques minutes que j’étais réveillé et déjà je sombrais. Me sortir de l’Enfer pour me laisser crever libre. Bof, vu comme ca, ca m’allait. La liberté avait été la première chose à laquelle j’avais aspiré.
Un nouveau silence…
Je demandais…


«Qui sommes-nous dans tout ça ? Les gentils ou les méchants ? »

Ca paraissait puéril comme formulation et comme question, mais je devais savoir. Trop de questions m’envahissaient l’esprit, seule-ci fut retenue. Le reste je ne voulais pas savoir, pas encore. Une vague d’air frais et la sirène typique de la milice raisonnait en arrière fond. Nous étions proches.
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mar 25 Sep - 21:04

Je ne relevais pas le remarque du jeune homme, au fond, je m'étais dit la même chose qu'il venait de formuler tout haut, mais c'était un peu tard pour faire marche arrière. Je savais pertinemment que l'aider ne rachèterait en rien les actes que j'avais commis et ceux que je serais amenée à commettre, et au fond, ça n'était même pas le but, mais je me sentais quand même obligée de l'aider. Le poids sur le bâton se fit un peu plus lourd à mesure que j'avançais, et je jetais un oeil derrière moi pour voir qu'il commençait à peiner sérieusement tout en serrant les dents. Heureusement, je distinguais presque au même moment la lourde porte de fer que je convoitais depuis le début et sentis le soulagement m'envahir même en sachant que ce dernier serait de courte durée. Rassurée l'espace de quelques secondes, j'attendis que le garçon arrive à mon niveau pour finir le chemin qu'il restait, suivant son allure plutôt que de lui imposer la mienne. Mais visiblement, il ne semblait pas apprécier le silence et me questionna à nouveau. A moins qu'il ait tout simplement besoin de réponses. J'essayais d'imaginer comment je pourrais réagir à sa place car il semblait complètement ignorant de ce qui se tramait ici, comme s'il y était tombé depuis peu. Et sa question …. Comment voulez-vous répondre à ça ! Inconsciemment, je lâchais un léger soupir en réfléchissant avant de lui répondre sur un ton plus doux.

"Tu ferais plutôt partie de ceux qu'on appelle les gentils. Ou plutôt les victimes."

Je m'étais délibérément exclue de sa question, car ce qui était valable pour lui ne l'était plus vraiment pour ma personne, mais ça, autant qu'il l'ignore. Je poussais enfin la porte qui bougea avec difficulté dans un grincement strident alors que me parvenait enfin distinctement les sirènes de la milice en même temps que le vent frais qui me fouetta le visage. Mais pas l temps de savourer ce contact aussi fugace qu'agréable, il fallait se tirer avant que n'arrive l'armée. Je savais où je me trouvais, une chance, et me repérais ne fut guère compliqué malgré le temps que j'avais passé enfermée. La ville n'avait pas vraiment changé durant tout ce temps, simplement vieillie. Du coin de l'oeil je constatais également les ravages subit par le bâtiment militaire. Des murs entiers écroulés, des colonnades brisées, des monceaux de gravats jonchés le sol, une vraie galère. Des éclats de voix me parvinrent du côté est du bâtiment, je décidais donc de l'éviter et avançais vers le nord avec prudence pour laisser le temps à l'argenté de s'adapter tant bien que mal au terrain défoncé. J'essayais de lui faciliter la tâche en passant dans les zones les moins touchées, mais ce n'était guère évident pour autant. Il nous fallut bien cinq minutes pour parvenir à traverser complètement la cour, et une fois sortie de celle-ci je bifurquais immédiatement à droite en m'enfonçant dans la ruelle la plus proche.

Une simple coup d'oeil à nos vêtements suffisait pour s'apercevoir que nous n'étions pas de simples citoyens, mais des fugitifs, mieux valait donc éviter les endroits trop fréquentés, et je me fis à mon instinct pour aller vers les endroits déserts. Lorsque je sentis le jeune homme vraiment trop épuisé, je bifurquais dans une nouvelle ruelle, plus petite et donc plus discrète avant de m'arrêter après m'être assurer que la voix était libre. Lâchant le bout de bois, je me tournais vers mon acolyte et lui jetais un regard intrigué. Il s'était accroché avec un certain acharnement, j'en étais étonnée. L'observant s'adosser au mur de la ruelle, je pris de profondes inspirations, profitant enfin de la pleine jouissance de ma liberté retrouvée avant de poser mon regard sur son visage meurtri tout en réfléchissant.

"Que comptes-tu faire ? Tu as des parents, un endroit où aller à Central ?"

Je n'arrivais pas à me résoudre de l'abandonner seul ici, il ne tiendrait guère longtemps dans un son piètre état, et dans mes souvenirs, les rôdeurs de Central n'étaient pas des tendres. Quitte à l'avoir sorti du labo, je voulais le savoir en sécurité avant de filer. Même si je n'étais pas extrêmement pressée de rejoindre ce qui m'attendais, le temps comptais tout de même, et je ne pouvais trop m'attarder.
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mar 25 Sep - 22:12

Une victime, hm ? C’était mon idée aussi, mais bien plus encore, on m’avait citer une identité louche et on me l’avait attribué. Je ne savais pas quoi en penser vu que je n’avais aucun repère. Et puis… je n’étais pas certain de vouloir me rappeler.
Ce fut là notre dernière conversation jusqu’à la sortie. Mais voyez-vous, dehors c’était très déstabilisant… Les sirènes me sciaient le crâne, j’entendais des mecs gueuler sans comprendre le moindre mot. Combinez ça à la concentration et à l’effort physique que je devais appliquer pour pouvoir circuler sans me viander. Je sentais qu’elle nous faisait prendre un chemin moins tortueux, je lui étais reconnaissant. J’entendais également qu’elle s’éloignait de ce qui devait être la milice. Bonne initiative.

Plus nous avancions et plus la route me paraissait lisse. Pour le coup je déniais une forêt ! Mais le sol m’indiquait la civilisation. On serpentait entre ce qui devait être des rues, ou peut-être des containers. Je m’en tapais, je voulais juste m’arrêter, respirer. Mon tourment prit fin rapidement et aussitôt de m’adossais au mur le plus proche. Je lâchais le bâton et me laissais tomber à mon tour. Un vrai bonheur. Je reprenais difficilement mon souffle je me souvins soudainement d’une intrigue et portais ma main dessus. Un pendentif se trouvait sous le probable haillon que je portais. Je le faisais rouler pour tenter d’en découvrir la forme.


«
Que comptes-tu faire ? Tu as des parents, un endroit où aller à Central ?»

Central ?

«
Qu’est-ce que c’est que ça… »

Je levais le menton, comme si que je pouvais la voir bien que ce soit une réflexion pour moi-même, je lâchais l’objet à cause de la pertinence de la donzelle. Ouais, elle devait être jeune. Sa voix avait cette douceur froide, je l’imaginais frigide. Pauvre femme, dans quel monde vivait-elle ? Etait-ce le même que le mien ? J’avais cette attitude nonchalante, comme si que rien ne pouvait me saisir, même pas l’horreur vécu ces dernières heures. Je devais avoir vécu bien des choses pour arborer, même privé du moindre souvenir, une telle nonchalance. Je ne pouvais même pas savoir si c’était un mal ou un bien. Ou de passage… Je ne me connaissais pas, je ne pouvais que compter sur la mémoire de mon corps.
Je soupirais avec ironie tout en secouant doucement la tête . Je rétorquais, employant le ton de l’évidence…

«
T’en as fais assez, nan… ? Je levais lentement la main, faisant signe que c’en était assez. Puis ma mais retombée aussi sec. Laisse-moi. Tu m’as déjà sauvé. »

Pourquoi avais-je l’horrible impression qu’elle attendait quelque chose en échange ? Un réflexe que j’avais sûrement déjà avant. Quel genre de personne peut imposer une telle chose ? Dans quelles mœurs si ce n’est celle de la mafia… Erf…Je m’en foutais. Je renversais ma tête en arrière, me délaissant de son poids avec soulagement. J’étais comme apaisé maintenant que j’étais loin de toute cette tension. J’attendais qu’elle parte…
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mer 26 Sep - 7:56

Je fronçais les sourcils, perplexe. Comment ça « ça » ? Plus je restais près du jeune homme, plus je ne pouvais m’empêcher de le trouver étrange. Il avait quelque chose de franchement différent de tous les autres cobayes que j’avais pu apercevoir durant ma captivité. Une espèce d’insouciance impropre à quelqu’un qui aurait été torturé dans cet endroit, et pourtant on pouvait aisément deviner à sa tenue déplorable et aux stigmates qui marbraient ses membres qu’il avait bel et bien subit un passage à tabac, ou similaire. Je lui tournais le dos, prise dans mes pensées tout en observant la ruelle en savourant de manière relative ma liberté retrouvée. L’avenir ne me semblait pas vraiment plus joyeux, mais au moins je pouvais évoluer sans entrave, du moins en apparence. Je poussais un profond soupir alors que mon regard se perdait dans le dédale de ruelles qui me faisait face pour finalement en détourner les yeux lorsque la voix de mon compagnon me tira de ma rêverie. Il avait l’air franchement épuisé mais cela ne l’empêchait pas de faire preuve d’un certain entêtement. Sans répondre, je l’observais comme s’il venait de dire quelque chose de franchement idiot. Quel genre d’aide ferais-je donc si je le laissais traîner seul ici ? Il se ferait très certainement tuer durant la nuit suivante. Néanmoins, il n’avait pas tout à fait tort, et le temps commençait à presser légèrement. Il me fallait sortir de la ville rapidement. Aussi, sans la moindre parole, j’ignorais sa main levé en signe d’au revoir et m’approchais de lui avant de le soulever avec la force qu’il me restait et ce ne fut pas une mince affaire car mine de rien, il pesait son poids l’animal ! Heureusement que j’étais un peu plus costaud qu’une humaine classique. Visiblement, il n’apprécia pas le geste et tenta de se dégager de ce contact, également trop proche à mon goût. Je n’avais d’ailleurs pas pu m’empêcher de passer une main discrète dans son dos pour vérifier qu’il ne portait aucune arme, même si j’en doutais fortement. Un réflexe qui s’était déjà avéré salvateur par le passé, même s’il pouvait paraître offensant. D’autorité, je pris le bras libre du garçon pour le passer autour de mes épaules, en le tenant fermement par la taille avant de lâcher d’une voix où commençait à percer l’énervement.

"Cesse de gigoter, tu vas nous faire tomber ! *je fis un pas prudent, puis deux pour voir si j’étais à même de supporter le poids du jeune homme avant de me remettre en marche en le soutenant au maximum pour qu’il n’ait qu’un effort minime à produire avant d’enchaîner* Quel genre d’aide te laisserait en perdition dans une ruelle déserte … non mais j’te jure."

Sans trop savoir pourquoi, j’en aurais presque été vexé. Presque, car au fond je savais pertinemment que si ce garçon ne m’avait pas autant intrigué, attiré presque, je l’aurais probablement laissé au laboratoire se débrouiller. Même si cet aspect de moi me rebutait fortement, c’est ainsi que j’avais été forgé durant ces dernières années, c’était devenu une sorte d’instinct. Un instinct implanté dans mon esprit par un conditionnement redoutable. Mais peu importe. J’avais une idée en tête. Il ne voulait rien me dire, soit. Il ne voulait pas d’aide, passons. Je n’allais pas me battre pour lui soutirer des informations sur l’endroit où je pourrais l’emmener pour qu’il y reste en sécurité, j’avais donc choisit une sécurité plus relative.

Après dix minutes de marche, nous arrivâmes sur une petite place surplombée par une fontaine passablement décrépie, mais l’eau qui y coulait était toujours aussi limpide que la dernière fois que j’y étais venu. L’endroit recherché se trouvait en face de la fontaine, et je contournais celle-ci avec précaution pour m’y rendre. Un hôtel qui ne payait pas de mine mais il y a quelques années, l’endroit était tout de même chaleureux. Je cherchais un signe qui m’indiquerait si l’endroit avait changé ou non de propriétaire, avant d’apercevoir le tenancier derrière son comptoir. Rassurée, je déposais mon précieux fardeau contre le rebord d’une jardinière bétonnée pour qu’il puisse s’y reposer, avant de fouiller dans ma poche pour en sortir quelques pièces qui tintèrent doucement. Maigre butin prélevé sur les gardiens lorsqu’ils avaient le dos tournés. La rapine, c’était mon fort, et ce depuis des années, on ne me changerait pas. Je pris la main du jeune homme dans la mienne et déposais le petit pécule dans sa paume avant de refermer les doigts dessus en levant les yeux vers lui.

"Tu es devant un hôtel, et assez pour te payer la nuit. Après, libre à toi de faire ce que tu veux. Je ne peux pas t’aider plus, je ne peux pas m’attarder plus longtemps."

Je m’apprêtais à tourner les talons lorsqu’un détail me revint en mémoire quelques secondes et je repris d’une voix douce que je ne pensais plus avoir.

"Au fait, Central c’est le nom de la ville dans laquelle tu te trouves. "
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mer 26 Sep - 12:55

« A quoi tu joues ? T’as rien à prouver, ni a gagner, a moins que ce soit un moyen d’expier… »

Je me souvenais de la tournure de sa phrase, comment elle s’était exclue des victimes. Même si mon comportement laissait croire le contraire, je l’avais écouté avec attention. Je soupirais, un grognement d’irritation passive. Allons bon, elle ne lâchait pas l’affaire. J’étais perturbé, je vivais deux situations contraires en si peu de temps. Si ca se trouve tout ca c’était une sorte de test… Je n’eus pas d’autre choix que de suivre malgré le fait que je l’eus repoussé physiquement et verbalement. Une telle attention me touchait autant qu’elle m’intriguait. Je bronchais mais au fond j’en avais besoin de cette aide, je me sentais moins seul, moins vulnérable.

Jétais assis sur de la pierre, pas de dossier, jambes écartées je prenais appuis sur mes cuisses. L’inconnue déposait quelque chose dans ma main, je levais le nez. Ce n’est que lorsqu’elle prit la parole que je compris…
Ainsi s’achevait notre aventure, devant un hôtel.


« Au fait, Central c’est le nom de la ville dans laquelle tu te trouves.
-Tss…je baissais la tête, je lâchais doucement, Merci… »

Je fermais doucement la paume de ma main, j’entendais des bruits de pas derrière moi. Les pas s’arrêtèrent tout près de moi. Gros silence. Même ma sauveuse ne bougeait pas. Je me demandais ce qui se passait et relevais aussitôt le menton. Un bruit de pas… ca ressemblait au bruit d’un talon féminin.

« Ca ne sera pas utile. Répondit une voix féminine, quelqu’un pris ma main pour en récupérer le contenu. Nous vous sommes reconnaissants. »

Silence. Je crois qu’elle lui rendait son argent. J’étais perdu, une femme venait de débarquer et semblait vouloir me prendre en charge. Une connaissance, probablement. Sa voix m’était inconnue, tout comme le nom de la ville dans laquelle je me trouvais.

« Merci… »

Je me sentis surélever, aussi délicatement que l’autre fille.

« Ca va aller, je suis là. »

J[b]e restais muet, perplexe. Celle-ci semblait me connaître. Cette simple phrase me rassurait, j’étais enclin à suivre. Ca me paraissait mieux que l’hôtel. De nouveau sur me pattes j’étais une fois de plus soutenu par une dame. Quelle chance tout de même. M’enfin. J’aurais bien jeté un dernier regard à ma sauveuse mais j’étais déboussolé, les quelques pas faits m’avaient désorienté. De toute façon je ne savais pas quoi lui dire de plus…mon merci était venu du plus profond de mon être. Si mon corps m’abandonnait, pas ma tête… Je devais sortir d’une longue convalescence, cela expliquait cette impression de mourir progressivement, j’étais juste à bout.

« L’armée patrouille jusqu’ici. Elle marqua un temps de pause. Tu devrais partir vers le nord de la ville, les bas-fonds t’hébergerons. »

Les bas-fonds t’hébergeront ? A mon avis quelque chose de louche se tramait et j’avais le nez dedans. On se trouvait dans une ville ou en périphérie se trouvait un sacré conspiration. Nous fuyons l’armée. Pourquoi ? N’aurions-nous pas du demander de l’aide ? Ma « canne » entamait aussitôt la route, je suivais le rythme comme je le pouvais.

*Au revoir…*
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mer 26 Sep - 14:13

Je me tendis en quelques secondes et me tournais dans la foulée pour voir s'approcher de nous une jeune femme. C'était le claquement régulier de ses talons qui m'avaient alertés l'esprit et je fronçais légèrement les sourcils sans pour autant bouger lorsqu'elle arriva à notre niveau. Jetant un regard peiné et inquiet vers le jeune homme, alors qu'elle m'intimait de reprendre mon bien. Sans même que j'eus le temps de répondre, elle avait récupérer les quelques pièces dans la main du jeune homme alors que celui-ci arborait un air surpris, la première véritable émotion que je voyais passer sur son visage depuis que je l'avais récupérer dans le laboratoire, mais après tout … Je ne le connaissais pas. Elle parla alors en leur deux noms et me remercia en me tendant l'argent. Sans broncher, je récupérais les pièces pour les remettre dans ma poche, je n'avais pas le temps d'argumenter, et même si je n'avais aucune confiance en cette inconnu, le jeune homme ne semblait pas avoir quelque chose à redire, et après tout il s'agissait de son avenir désormais. Probablement était-ce une de ses connaissances. Je l'observais faire alors qu'elle soulevait doucement le jeune homme pour le remettre sur pied tout en le rassurant. A première vue, il n'y avais rien d'agressif chez cette jeune femme, mais après tout, les apparences étaient parfois trompeuses. Mais peu importe. J'acquiesçais à son remerciement d'un léger signe de tête, le visage de marbre, avant d'enchainer sur sa phrase rapidement.

"Prends soin de lui. Il a beaucoup subit ces derniers temps."

Je n'en savais trop rien en réalité, mais je l'imaginais aisément vu l'endroit d'où il sortait. Délaissant le visage de l'inconnu, je tournais mon regard vers l'argenté qui observait devant lui sans toutefois pouvoir voir ce qui lui faisait face. Quelque chose me retenait alors que je devais partir et rapidement, mais j'ignorais quoi. La crainte de le laisser en de mauvaises mains peut-être. Mais peu importe, il n'était plus seul, et semblait faire confiance à la nouvelle arrivante, à aucun moment il n'avait cherché à se débattre et au fond ça me suffisait. Je tournais les talons prête à partir une fois de plus lorsque la jeune femme me retint et je haussais un sourcil perplexe avant de l'entendre.

"Je vois … Merci, je connais bien le coin, ça ira."

La pluie commençait à tomber doucement, légère bruine qui recouvrait Centrale d'une fraicheur presque agréable et je rabattis la capuche de ma veste trouée sur ma tête pour m'en protéger un peu avant de prendre la direction opposée à la leur. Levant la main en léger signe d'au revoir, je traçais ensuite les mains dans les poches après avoir lâché un mot aussi bref que significatif.

"Adieu."

A priori, je ne devrais pas remettre les pieds à Central avant un certain temps, et j'espérais que le jeune n'y serait plus, qu'il aurait quitter cette ville de fous, ne serait-ce que pour son propre bien. Et puis, le monde n'était probablement pas assez petit pour que je le recroise un jour, et c'était tant mieux. A l'avenir, personne ne devrait me connaître ainsi. Je me rendais compte que je venais de créer ainsi mon propre talon d'Achille en faisant preuve de gentillesse, et me jurais de ne pas recommencer ce genre d'erreur qui pourrait plus tard s'avérer bien plus dangereuse. C'est pieds nus et vêtue comme une mendiante que je traversais tout Central en silence pour rejoindre le nord sur les conseils de la jeune femme. Un nouveau chapitre s'ouvrait désormais, plus sombre que le précédent si c'était encore possible. J'eus une dernière pensée pour le jeune homme avant de sortir de la ville, espérant qu'il n'ait pas, comme beaucoup d'entre nous, les séquelles à vie de son passage au laboratoire. Ma main se posa sur mon avant bras où mon numéro de cobaye avait été gravé au fer rouge, marquée comme un animal, et je réalisais alors qu'il y a certaine chose que l'on ne peut probablement jamais oublier.
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MessageSujet: Re: [FB: Ténébres estompées, Réalité installée]   Mer 26 Sep - 15:13

Pas un bruit, ca va faire quelques minutes déjà que je suis réveillé. Vu les événements de mon dernier réveil j’hésite à me lever. Mais ici tout est différent, l’atmosphère est chaleureuse. D’ailleurs je remarque que malgré ca mes mains sont froides, non.. l’intégralité de mon corps.
J’entreprends de me lever, j’ai l’impression d’être courbaturé de la tête aux pieds… Doucement mais sûrement je suis sur mes pieds, maintenant c’est la porte que j’avise…Je lève le bras gauche et je me penche pour trouver le haut du lit, je percute un truc inconnu et s’ensuit un boum maladroit… J’rentre ma tête entre mes épaules, comme si que j’avais fais une connerie. Je décide alors de faire un pas et d’y aller à tâtonnement pour trouver un mur. C’est alors qu’une porte s’ouvre, je ne bouge plus, figé.


« Appel le docteur. »

La personne approche, j’avais une vague idée de qui c’était grâce à sa voix.

«Comment te sens-tu ? »

Je pointe mon nez vers le son de sa voix et je porte ma main à mon bandage, déconcerté.
J’hausse les épaules, que voulez-vous que je réponde ?

«
-Lyl, pourquoi ne réponds-tu pas ? »

Lyl, ca me rappelait l’identité qu’on m’avait attribué dés mon réveil précédent… Est-ce que ca confirmait ? Est-ce que c’était vraiment le même prénom ? Je ne m’en souvenais déjà plus. J’avais un sacré problème de mémoire…

«Qu’est-ce qu’il s’passe ? Où sommes-nous et qui êtes-vous ? »

Silence.

« Tu as disparu il y à plus de deux mois. Ils ont dit que tu été mort mais Hisashi savait que tu étais quelque part en vie. Ca collait avec l’assassinat de Macdou-…
-Reï, il est déjà-là.
-…Fais-le rentrer. Que c’est-il passé ? Que t’ont-ils fait ?
-Je…je ne vois pas de quoi tu parles… »

Je l’entends s’offusquer et d’un coup une autre personne rentre. Un homme poli qui nous salue avant de s’approcher de moi. Il savait déjà ce qu’il avait à faire. Il me pos plusieurs questions concernant mon bandage, je n’ai pus répondre à aucune d’entre elles.

« Pouvez-vous ouvrir les yeux sous ce bandeau ?
-Oui.
-Voyez-vous quelques choses ? Des variations de lumière par exemple ?
-…ouais ... c’est faible
-Hm. Allumez la lumière. Asseyez-vous.»

Il m’aide à m’asseoir. Je l’entends attraper quelque chose, une chaise je crois. Ca y’est, il commence. J’appréhendais. J’avais peur de ce que j’allais découvrir sous ce bandage. Déjà j’étais mal barré pour ma vue… Je sen qu’il retire doucement le bandage, je me sens de moins en moins compressé. Tous les yeux sont probablement braqués sur moi mais ca ne me fait rien, je ne les vois pas. Après quelques secondes de suspens le type s’exclame…

« Ah. On y est.»

J’inspire, blasé.

« Wooh… il retire le reste de la bande, j’entend quelqu’un s’approcher, la fille sûrement. N’ouvrez les yeux que quand je vous le dirais. Les volets sont fermés ?
-Oui.
-Ouvrez les rideaux. Il décale les mèches qui cachent mon front. Et bien… Voilà quelque chose de peu commun. Les pas se reprochent. Regardez, elle prend la forme d’une étoile, n’est-ce pas surprenant ?
-J’peux ouvrir là ? Demandais-je avec irritation et impatience. Qu’est-ce qu’il raconte…Qu’est-ce que tu vois ?
-Bon sang…
-Oui, oui, allez-y. »il avait l'air distrait.

J’me fais pas prier et je l’ai ouvre d’un coup. Gros silence…

« Alors ?
-C’est…brouillé, je vois de la lumière. Je montre quelque chose, probablement la fenêtre ou bien une lumière électrique. Tout est super floue, je vois des silhouettes, des coins d’ombre.
-Bonne nouvelle mon garçon, vous n’êtes pas aveugle. »

Je suis soulagé. Il pose sa main sur ma tête et s’approche en me demandant d’ouvrir grand les yeux, puis de les bouger. Il déclare qu’il n’y a aucune lésion au niveau de mes yeux. Le revoilà en train d’examiner ma tempe.

« Alors ?
-La cicatrice est étrange, comme si que la balle avait éclaté, mais pas de doute ; il s’est prit une balle. C’est là l’origine de cette amnésie. Ôtez votre haut. »

Je le fais sans broncher. Le type continue de m’examiner, il me fait son rapport en directe.
Apparemment j’avais des hématomes énormes au niveau des côtes, j’avais eu des côtes cassées récemment, il observe ensuite mes mains rapidement puis un nouveau silence surgit.


« La balle l’a plongé dans le coma, combien de temps a-t-il disparu ?
-Environs deux mois.[/color]
-Hm, les cicatrices sont fermées, mais celle-ci restera un stigmate à jamais. Etiez-vous au courant pour ça?»

Il tient mon bras droit, il l’a tourné légèrement pour que je laisse apparaître l’intérieur de mon avant-bras. J’entend pas la réponse de son interlocutrice. Mais vu qu’il enchaîne je pense qu’elle était positive. Je touche mon bras, mais je ne sen rien d’anormal. Qu’est-ce que c’est ?
Il pointe ma tempe, je le sais. Le type se lève, je l’entends remettre la chaise à sa place puis ranger son matos. Moi je ne bouge pas, je découvre cette partie de mon visage qui m’était jusqu’à alors voilée. Je sentais la peau déformée sous mes doigts. Une cicatrice qui prenait toute la partie gauche de mon visage. On avait donc tenté de me tuer… J’avais encore moins envie de découvrir mon passé.

« Combien de temps cela prendra t-il ?
-La vue reviendra très vite mais la mémoire… Longtemps, très longtemps. Seuls des brides resurgiront, il faut les stimuler. »

Rien du tout ouais…J’attendrais que ma vue revienne et je me tirais en vitesse. Je voulais tirer un trait sur mon passé oublié, pour ça je devais éviter mes connaissances.

J’avais encore besoin de repos et c’est ce que je fis durant les 24h qui suivirent. Ma vue se portait déjà mieux à la fin de la journée. Le lendemain je voyais très flou, mais je distinguais ce qui m’entourait, plus ou moins, pour moi c’était suffisant pour me débrouiller seul.

Cest non loin de la porte d’entrée qu’elle apparue.

«Alors comme ça tu as tout oublié… Peut être que c’est mieux ainsi. Ce genre de chose devait arriver. Tu disais avoir découvert quelque chose et puis tu t’es volatilisé. Lyl pour- …
-Non. C’est sans importance.
-Ca l’est pour nous ! Nous avons besoin de toi.
-Débrouillez-vous seuls. Je ne peux pas vous aider.
-Tu reste notre Capitaine.
-Tu ne peux pas partir comme ca ! Tu n'as pas le droit!
-Hmpff.. un rire amer. Merci pour tout. Ciao…

J’empoigne la poignée, j’ai hâte de me tirer mais je ne sais même pas où aller. Je sors, le soleil m’éblouie et je me retrouve aveuglé. J’entends la jeune femme courir derrière moi.

« Nous étions liés !»

Je soupire, la main sur mon front pour me faire visière. Je ressens un peu de peine dans sa voix. Je tourne les talons pour lui faire face. J’apercevais juste sa silhouette, ma vue était encore imparfaite pour savoir vraiment à quoi elle ressemblait. Cette fille et moi avions été proches et je ne m’en souvenais plus. Je comprenais que cela devait être difficile pour elle, mais je ne pouvais y remédier. De ma voix monotone je lui dis…

« Désolé, c’est homme-là à disparu. »

Sans un mot de plus je reprends mon chemin, déterminé à les laisser en plan. J’avais mon quota d’aventure…Désolé les gars…

«-Il reviendra. Il en aura besoin, tu verras.
-»

~
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