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 Un émissaire nommé Fatalité

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Kyle E. Wayne
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MessageSujet: Un émissaire nommé Fatalité   Mer 26 Sep - 17:47

J’avais remis les pieds chez les deux larrons qui m’avaient ramassé après l’évasion. Non pas pour les questionner sur moi, non, quelque chose d’autre m’y avait poussé.
On avait alors parlé du pays dans lequel nous étions. Je savais que j’étais une chimère. Je savais que l’armée jouait double jeu et que mes deux compagnons tentaient de résoudre la merde d’Amestris. Le reste, je n’avais pas voulu le savoir. Cela nous avez mené à une dispute…

« Pourquoi être revenu alors ?
-Je n’ai nulle part où aller d’autre ! Je pointe mon doigt sur elle, colérique.
-Tu crois qu’oublier t’aidera à racheter tes pêchers !? »

Je sentais l’affront dans sa voix, entremêlée avec la tristesse de son visage. Je fronce les sourcils, je baisse le bras. Pourquoi est-ce qu’elle dit ça ? Ca me déstabilise. Elle s’approche de moi et me dit doucement, dureté et douceur mélangée…

« C’est ton arrogance qui t’as perdu pas seulement la vengeance.
-Tss… allez vous faire foutre, j'ai pas besoin de vous»

Je lève les yeux au plafond et je fais demi-tour, nonchalant.

« Reste-là, cet endroit t’appartient. »


Finalement je suis resté. Il m’arrivait de les aider, de prendre part aux discussions et à l’action. Très vite je me rendis compte que j’étais plutôt doué pour le combat. Mon corps avait cette mémoire d’un probable entraînement intensif. Je sais que nous faisions le bien, à chaque contribution de ma part, sans le savoir, je prenais une route différente de celle avant. Reï et Hisashi. J’étais leur chef, leur Capitaine, ils en savaient longs sur moi. Ils avaient cet espèce de respect qui les forçait à continuer de m’appeler Capitaine. Et puis il y avait l’amitié, nul doute que nous étions un trio unis. Je restais donc à l’agence, il parait que les lieux et son contenu m’appartenait en majorité.
Hisashi avait une certaine retenue à mon égard, probablement à cause de mon amnésie. Je les entendais beaucoup parler, il y a quelque chose que je savais qui les intéressaient. Quelque chose d’important que j’aurais découvert avant d’être assassiné. Avec toutes ces infos, j’étais juste dégoûté de mon passé. A présent je savais que j’avais fais des choses regrettables. Je comprenais alors les paroles de Reï. Inconsciemment j’essayais de racheter mon passé…
Et puis il y à ce type, un vieux soldat d’Amestris.

Un jour il s’est pointé à l’agence, quand il apprit que j’étais amnésique il m’a regardé avec une grande attention particulière. Je sentais le dédain, mais pas due à la haine ou au mépris. Autre chose encore…

« Vous avez échoué, pas un pour rattraper l’autre.
-De quoi tu parles ?
-Le passé n’a pas d’importance, seul les actes du présent comptent. »

Tant de mise en gardes sur ce nouveau départ.
Pendant ces quelques mois c’est tout ce que je me résolu à apprendre sur moi-même. J’étais l’ancien capitaine Wayne d’une unité secrète d’un pays ennemi à Amestris. Une couverture qui avait eu pour but d’assouvir une certaine vengeance. Un homme rongé par la vengeance, voilà ce que j’avais été. Autant tirer un trait.
Mes deux amis avaient fini par accepter mon choix, mon ignorance.
La découverte la plus intéressante fut l’Alchimie. Il parait que j’étais un très bon alchimiste ; Un alchimiste de glace, je portais même un surnom. Si les souvenirs de cette science me revenaient, ceux d’un type également… La peur de me souvenir de plus de choses que l’alchimie maîtrisée m’effrayait. J’y ai réfléchi durant plusieurs jours. A la fin je décidais de me souvenir de mes capacités. L’alchimie m’attirait. Doucement mais sûrement resurgirent quelques brides de mon savoir. J’avais tout mis sur feuille afin d’apprendre à nouveau.
M’enfin, passons.


Les volets étaient fermés mais le soleil perçaient à travers, ca donnait une ambiance sympathique. Je me trouvais dans la pièce principale, là où on recevait les « clients ». La pièce était grande. Il y avait un grand bureau vers le fond, au centre rien du tout. A droite un sofa grand et large qui faisait l’angle du mur. Une sorte de jukebox non loin, un mini par à côté. De l’autre côté y’avait un billard. On aurait pus ouvrir un bar ici… Moi je me trouvais affalé sur le siège devant le bureau, dans la pénombre que m’offrait la mezzanine. Depuis ma sortie de douche je restais torse-nu, une habitude que j’avais déjà. Au niveau de la mezzanine se trouvait encore un sofa, et quelques affaires et meubles. Tout ca, c’est ce qui était visible lorsqu’on fourrait les pieds ici. Le reste était nos « appartements ». Ce n’était pas aussi grand que ca laissait le croire à première vue.
Les pieds posés sur la commode derrière le bureau, j’écoutais la radio, clope au bec.
Mes deux compères étaient rarement présents, en me laissant seul ici ils aspiraient à ce que je fasse tourner le business, mon business. Mais voilà, rares étaient les missions que j’acceptais, rares étaient ceux que je daigner écouter. Je n’avais plus d’information à partager, et puis tout ça ne m’intéressait guère. Je faisais ce qui allait dans mon intérêt, ou ce qui m’emballait. J’étais de mauvaise foi. Quand je n’étais pas en vadrouille j’étais posé ici. J’essayais de profiter des jours heureux, tant qu’il y en avait.
Bref… venons-en à cette rencontre.

La porte s’ouvre dans un grincement lugubre. J’entends les bruits de dehors, le soleil va pas tarder à se coucher et les ivrognes sont déjà de sorti. Je me trouve dos à la porte vu que mon confortable fauteuil est dans le mauvais sens. Malgré la présence je ne bouge pas, continuant à fumer nonchalamment. Je savais qui c’était.

« Posez tout sur le bureau. »

JJ’ai commandé un dîner à l’auberge à côté, ils ont l’habitude de venir maintenant. Le type ou la serveuse posait mon repas et repartait aussi sec, la note étant déjà réglée.

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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mer 26 Sep - 19:19

La tête froide, l'esprit vide, je laissais tomber mon arme déchargée au sol en observant le corps sans vie du militaire que je venais d'abattre. Central en fin d'après-midi, il avait fallut que mes pas au sein de l'armée de Drachma me mènent ici de nouveau, dans cette ville détestable et détestée. Une vague de dégoût m'envahit la gorge alors que je ne parvenais pas à détourner le regard du jeune militaire. Il devait avoir la vingtaine peut-être un peu plus, et avait déjà gravit suffisamment d'échelons au sein de l'armée amestrienne pour être désigné pour cible par ses ennemis. Je me penchais et fermais les paupières du garçon lorsqu'une voix m'appela non loin, je me redressais aussitôt pour prendre la tangente. Ce gosse, ça aurait pu être mon frère. Essayant de chasser cette idée lugubre de mon esprit, je sautais souplement sur un toit en contrebas pour rejoindre mes trois congénères avant d'effectuer un léger signe de tête affirmatif. L'alarme ne tarderait pas, il y avait tout de même du passage dans le coin, et d'ailleurs, c'était bien là le but de l'organisation que quelqu'un voit et connaisse les menaces de leur ennemi. La réplique ne tarda d'ailleurs pas, et quelques minutes plus tard des coups de feu retentissaient derrière nous. Tout en me baissant pour éviter les projectiles, je pris la parole d'une voix rauque en commentant à l'aide de gestes.

"Evan et Jack vous partez au nord, il vous faudra rejoindre le QG. Noël, tu as une cible à East City, les détails seront sur place. Je vous rejoindrais plus tard, j'ai du travail à finir ici. "

D'un signe de tête commun, le petit groupe se sépara et je profitais d'être seule pour forcer un peu l'allure. Zigzagant sur les toits, je profitais de la pénombre du soir naissant pour me dissimuler grâce aux ombres. Entièrement vêtue de noire de la tête aux pieds, un morceau de tissu cachant la majeure partie de mon visage, se dissimuler dans l'obscurité ainsi n'était pas bien difficile. Je sentis les militaires passer à quelques mètres de moi seulement alors que, en équilibre sur une poutre saillante du mur, je me fondais relativement bien dans le décor. Un coup d'oeil dans la ruelle en contrebas m'indiqua que la voix était libre et je me laissais tomber au sol, atterrissant un genou à terre. A peine redressée, je bifurquais à ma gauche pour rejoindre les bas-fonds, là-bas, je pourrais me poser un peu. L'essentiel pour l'instant, c'était le fait que je sois enfin seule. Les militaires partis sur une fausse route, je n'avais pas trop à m'en faire, aussi je pris le temps de retourner au quartier général de Central. Et oui, dans chaque grande ville était installé un espèce de lieu de rendez-vous pour tous les drachmiens en mission. Un bar, rien de plus, en sous-sol duquel se trouvait le QG à proprement parlé, une simple pièce reliée à quelques chambres. Bien entendu, cet endroit était sous plus haute surveillance qu'il n'y paraissait, mais mon accès privilégié restait quand même les caves.

Une fois le dédale de canaux souterrains traversé, j'arrivais devant une porte soigneusement protégé par deux types à premières vues lambdas. Je leur fis un signe de main rapide et l'un d'entre eux me laissa passer, effectuant un bref salut de la tête auquel je répondis de la même manière avant de pénétrer dans la salle. Mince, c'était plutôt fréquenté ce soir. Je serrais les dents, moi qui aspirait à un certain calme, c'était loupé. Je traversais la pièce en soupirant pour me diriger vers un escalier lorsqu'un bras se mit en travers du passage. Sans même lever les yeux, j'attendis la raison de ce geste, car je connaissais parfaitement le propriétaire du bras.

"Eh bien lieutenant, vous ne restez pas boire un verre avec nous ? Après tout, c'était la centième cible aujourd'hui, ça se fête ! "

Je lui lançais un regard noir en guise de réponse avant de pousser son bras pour pouvoir monter.

"Non merci. Torchez-vous sans moi."

Bande de cons … Quel plaisir pouvait-on trouver à tuer des gens ? Que ce soit d'un côté où de l'autre d'ailleurs … Je poussais la porte de ma chambre avant de la refermer à double tour puis retirait finalement le morceau de tissu qui me servait de cache poussière, balançant sur le lit dans la foulée la moitié de ma tenue. Une combinaison semblable à du cuir mais bien plus souple, d'une noir uni, ainsi qu'un épais bonnet sous lequel je dissimulais mes cheveux trop voyant et ce masque de fortune pour cacher mon visage. Si c'était un passage obligatoire pour tout membre de l'organisation lorsqu'il travaillait, la plupart le retirait lorsqu'ils se retrouvaient entre eux, à part quelques marginaux. Je faisais partie de ces marginaux. Hormis les hauts décideurs drachmiens, personne ne connaissait mon visage, seulement mon nom et le grade que j'avais acquis il y a peu. Je m'approchais de la commode et versais un peu d'eau dans un pot de chambre avant de m'en asperger le visage. Ici pas de douches, le strict minimum. Je me lavais les mains, ayant la très nette impression qu'elles étaient souillées malgré le fait d'avoir porté des gants. Croisant mon reflet dans le miroir, je soupirais. Le teint pâle, je mangeais peu, mes actes me coupaient l'appétit, des cernes commençaient à profondément s'installer sous mes yeux, et le côté flamboyant de ma chevelure ne faisait que faire ressortir ces deux détails déjà marquants. J'en avais l'air malade. Je posais brièvement ma main sur le verre poli comme si ce geste pouvait effacer ce que j'y voyais avant de tourner les talons pour passer des vêtements un peu plus adéquats. Laissant le tas de linge sale dans la corbeille, j'attrapais des fringues propres, les mains légèrement tremblantes. Dès que je me retrouvais seule et à l'abri de tout regard, l'indifférence froide que j'affichais disparaissait et je sentais le poids de mes actes m'aiguillonner la conscience un peu plus chaque jour. J'avais cru pouvoir supporter sans problème cet aspect de la chose, mais c'était en réalité beaucoup plus difficile à assumer que ce que je craignais.

Un t-shirt beige et une jupe noire légèrement asymétrique, j'empruntais le chemin pour rejoindre le bar à proprement parlé sans devoir affronter à nouveau les infiltrés. Je m'assis au comptoir et commander une bière blanche bien fraiche, la chaleur du lieu était impressionnante et pas vraiment supportable. Attendant ma commande, je laissais un regard morose se promener discrètement sur les regards blafards des clients l'esprit ailleurs. Je devais effectivement accomplir un autre travail en étant encore à Central, mais je n'en avais pas envie. Et puis, maintenant que je me trouvais à nouveau ici, et libre cette fois-ci, j'avais tendance à repenser à mon enfance, à en devenir presque mélancolique. J'attrapais ma choppe par son anse d'une main et en descendit la moitié en quelques gorgées avant de reprendre mon souffle. J'allais reprendre un peu du nectar glacé lorsque mon regard s'arrêta sur un visage qui ne me semblait pas tout à fait inconnu. Je fixais mon attention dessus, délaissant ma boisson sur le comptoir avant que l'intéressé ne lève le visage, comme s'il avait senti que je le dévisageais. Et ma foi, ce visage là, j'aurais eu du mal à l'oublier complètement. Son nom, tout comme son identité me revinrent en mémoire en une seconde. Un visage buriné par les années, couverts de cicatrices pour certaines plutôt vilaines, une peau mat des longues heures passées à faire le pied de grue en plein soleil, impossible de se tromper. L'homme fronça les sourcils dans ma direction avant de hausser les épaules, mais bien décidée à en avoir le coeur net, j'embarquais ma boisson avec moi et m'approchais de sa table.

"Yue ? Yue, l'artificier ?"

Le brun releva subitement la tête comme si je venais de dire une grossièreté et m'intima de m'assoir, en jetant des coups d'oeil inquiets autour de lui avant de m'observer à nouveau. J'avais vu juste.

"Qui es-tu jeune fille ?"

Je me fendis d'un léger sourire, la dernière fois que je l'avais vu, j'étais bien trop jeune pour qu'il puisse faire le rapprochement aujourd'hui, mise à part la couleur de ma tignasse peut-être. Plongeant mon regard dans ses yeux meurtris, je laissais passer quelques secondes avant de reprendre.

"Pandora, la fille d'Isaac. Vous ne vous souvenez sûrement pas de moi, mais moi si."


Le vieux militaire écarquilla les yeux devant la révélation qu'il venait d'apprendre avant de se mettre visiblement à réfléchir. Puis il se mit à fouiller sa poche et déposa sur la table de quoi payer sa consommation à l'évidence, avant de se lever.

"Vient avec moi fillette."

Je faillais m'offusquer devant le terme, mais ne dit rien et m'empressais de finir ma choppe pour la laisser sur place avant de le suivre. C'était déjà payé de toute façon. Une fois dans la rue, je devais marcher à un rythme soutenu pour suivre les longues enjambées du brun. Comme il ne décrochait pas un mot, je ne pus m'empêcher de reprendre.

"Je ne pensais pas vous revoir un jour ! Vous êtes toujours en service avec mon père ?"

Moyen détourné de savoir si mon père était à Central. Je lui aurais bien rendu une petite visite si tel était le cas … même après quinze ans d'absence, j'avais toujours envie de le revoir. Mais l'homme resta muet comme une tombe jusqu'à ce que l'on parvienne dans une petite rue, isolée du reste. Je me méfiais, sur mes gardes, sans pour autant me départir de mon air curieux. J'avais ma dague planquée dans le creux des reins et une arme à feu dans ma botte droite, de quoi fuir en cas de pépins. Le militaire s'arrêta près d'un porche et s'adossa à ce dernier tout en allumant ce qui ressemblait à une grosse cigarette puis me jeta un regard dans lequel je crois voir percer une certaine peine.

"Je me souviens de toi Pandora, même si je ne t'aurais probablement pas reconnu. Tu as bien changé, et tu ressembles beaucoup à Elena. Beaucoup plus qu'à ton père."

Je fronçais imperceptiblement les sourcils mais ne répondis rien, attendant qu'il daigne continuer, car visiblement il n'en avait pas fini. Reprenant sa respiration, il lâcha quelques nuages de fumée ocres avant de reprendre.

"Je suis navré de te l'apprendre puisque apparemment tu ne sembles pas le savoir … mais Isaac est mort depuis plusieurs mois déjà. "

Mon visage se ferma à la seconde et je sentis mon palpitant qui peinait à maintenir un rythme régulier, ratant plusieurs battements d'un coup. Je dus me retenir au mur pour ne pas que mes jambes cèdent, et ne réussis qu'à prononcer un seul et unique mot.

"Comment … "

"Assassiné par le généralissime. Il conspirait contre l'armée."


Je sentais ma poitrine se serrer mais aucune larme ne voulaient sortir pour apaiser un tant soit peu ma peine. Je voulais pleurer, mais n'y parvenait pas. La seule solution que je trouvais alors fut de me fondre à nouveau dans la peau du lieutenant, froide et impassible. Après plusieurs longues inspirations, je finis par me redresser pour lui faire face, les sourcils légèrement froncés sur un masque de froideur désormais.

"« il conspirait » ? Mon père était un militaire, pourquoi se serait-il retourné contre son pays ? Isaac n'avait rien d'un fou. "

L'énergumène secoua négativement la tête, l'air désolé, avant de reprendre.

"Je ne sais pas grand-chose. Je ne suis plus militaire on plus, j'ai suivi ton père lorsqu'il est parti …"

Il fronça les sourcils alors que je fis un pas vers lui, piquée par la curiosité.

"Comment ça « parti » ? Vous ne m'avez pas l'air si ignorant que ça finalement … "

Ne voulant pas paraître menaçant, même s'il faisait presque trente centimètres de plus que moi, ça paraissait donc difficile, je l'implorais d'une voix plus douce.

"S'il vous plait Yue … J'ai besoin de savoir ce qu'il s'est passé … c'était mon père."

Le vieil homme se mordit la lèvre quelques secondes avant qu'une ride de concentration ne marque son front. Puis remettant son clope entre ses lèvres, il se redressa légèrement avant de partir dans la ruelle sous mes yeux perplexes.

"Il y a quelqu'un qui t'aidera sûrement plus que moi. Suis-moi."

Je lui emboitais le pas et nous marchèrent comme ça durant dix bonnes minutes avant de déboucher devant un bâtiment aux allures ancienne, une grande porte de bois en étant l'accès principal, et visiblement également le seul. Il pila et se retourna vers moi, l'air embêté.

"C'est là-dedans. C'est une sorte ... d'agence. Les jeunes qui y vivent connaissait bien ton père, surtout leur chef. Mais avant, il faut que je te … que je vérifie si tu n'es pas dangereuse."

En d'autres termes, me fouiller. Je comprenais mieux maintenant son visage gêné, mais je tendis les bras en croix en attendant qu'il vérifie. Bien évidemment, il trouva l'arme dans ma botte, pas vraiment discrète, mais le pauvre homme était tellement tendu qu'il ne vérifia ni le ventre ni le dos, laissant ainsi ma dague sagement rangée. Tant mieux, j'ignorais totalement ce qui m'attendais là, et ne voulais pas me jeter dans la gueule du loup totalement démunie. Je le remerciais d'un signe de tête et poussais la porte sans la moindre gêne avant de la refermer. Un léger coup d'oeil à la pièce, je notais un décor peu banal, ressemblant étrangement au bar que je venais de quitter si l'on omettait le manque de table ainsi que le grand bureau en plein centre de la pièce derrière lequel se trouvait un fauteuil imposant qui me faisait dos. A première vue, la pièce était vide, mais je sentais pourtant bien une présence. Le fauteuil bougea légèrement et je ralentis à un mètre du bureau alors qu'une voix s'élevait du fauteuil. Je fronçais les sourcils, visiblement il y avait méprise. Néanmoins, désireuse de ne pas frustrer l'inconnu, j'obéis sagement … et m'assis sur le bureau en croisant les jambes, les deux mains en appui sur le bois avant de répondre d'une voix calme.

"Voilà, tout est posé. Pourrais-je avoir des infos maintenant ? Je cherche le chef des lieux."
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mer 26 Sep - 20:23


« Voilà, tout est posé. Pourrais-je avoir des infos maintenant ? Je cherche le chef des lieux. »

Pas de pas hésitants, elle avait filé droit devant elle. Déterminée, elle m’agressait directe. Si, c’est comme une agression, j’étais pénard et on venait troubler ma quiétude. Ses derniers mots résonnent désagréablement dans ma cervelle vide. Je ne daigne pas me retourner. Du coup un gros blanc eut lieu.
Je ne comprends pas comment elle a fait pour savoir. Elle n’a pas pus me voir, c’est sûr. Je n’ai pas fais de bruit… ahh…la clope. Quelle merde. J’ai l’estomac dans les talons et j’suis épuisé par ma séance de défouloir.
Je savais que j’aurais du fermer. Je me sens plus blasé que jamais. Quand bien même ce soit une femme, je n’ai pas le courage ce soir. En plus elle cherche le « chef des lieux ». Ho ho ! Et bien…je ne le connais pas. Allez hop ! Ca c’est fait.

«Raaah… J’écarte le bras de manière significative, faut lire le panneau, c’est fermé… »

Non y’a pas de panneau ? C’est bien dommage.. Je m’enfonce un peu dans mon siège. On est tellement bien dedans, si confortable.. J’attends que la gêneuse se tire, j’ai pas que ca à faire. J’attends ma bouffe, j’attends que la p’tite serveuse débarque, des fois on discute… M’enfin, on s’en tape. Je me penche à brun à l’avant et j’allume le poste radio sur la commode. Je m’enfonce à nouveau dans le fond de mon siège et je laisse mon bras droit pendre, ma cendre tombe sur le parquet ancien. La fille est toujours là…
Je soupire et je reporte la clope à mon bec avant de lever le menton pour faire des ronds de fumée. C’est sûre c’est ca mon don ! Le don que Dieu offre à chacun de nous ; Hé hé ! Mon cul ouais… Dieu n’existe pas, car Dieu est le hasard, et le hasard n’a pas un plan pour chacun de nous. Une déduction que je me suis faite en réapprenant l’alchimie. Le hasard est fait de répétition. Bref, laissez tombez. Je crache ce qui me reste de fumer et je dis avec ironie…

« Encore là ? »

Je souris en me rendant compte à quel point je peux être connard. Moi ca me ferrait chier qu’on me remballe… Mais peut être qu’elle ne l’entendait pas ainsi, elle. Je tire sur ma clope.
Allons bon, que fait-on ?




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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mer 26 Sep - 20:49

Je tournais légèrement la tête vers l'extérieur sans pour autant perdre de vue le dos du fauteuil, sait-on jamais. Je ne me souvenais pas avoir remarqué un quelconque panneau sur la porte ou même aux alentours, mais il faut dire que j'avais tellement la tête prise par une seule et unique idée que le reste m'importait pas. Enfin, en théorie. Car le ton suffisant de mon interlocuteur commençait déjà à m'énerver. Je croisais les bras en lâchant un léger soupir, la tête légèrement inclinée sur mon épaule droite tout en observant le fauteuil bouger tout doucement, comme s'il le faisait vaciller légèrement pour se bercer. Le tout, sans dire un seul mot, j'attendais qu'il daigne se retourner pour me faire face. Mais visiblement, au jeu du plus con, lui aussi semblait s'y connaître, et il m'ignora royalement durant un bon moment, faisant mine de s'étonner lorsque je ne bougeais toujours pas. Nouveau soupir, le son de la radio vint combler le silence pesant qui s'était installer et qu'aucun de nous deux ne semblait vouloir rompre. Bon … ma mauvaise humeur n'était peut-être pas totalement étrangère au fait que je n'ai pas été des plus aimables, aussi, je tentais de calmer la montée d'énervement qui menaçait et inspirait profondément pour reprendre sur un ton hélas toujours aussi froid.

"Je viens de la part de Yue. Grand, bazané, brun, j'ignore s'il porte le même nom ici mais peu importe. Je suis à la recherche de certaines informations sur un ancien militaire, un alchimiste, et d'après lui, le patron des lieux seraient le plus à même de m'aider … Y'aurait-il moyen de le voir ?"

Pouah … j'avais horreur de parler comme ça ...Je ressemblais à ces hauts gradés qui passaient leur temps à discuter sans jamais bouger leurs fesses de leurs sièges de ministre. Bref, là n'était pas le sujet. Une fois ma demande exprimée de manière un peu plus délicate, je me relevais et fis quelques pas au milieu de la pièce en observant les lieux de manière un peu plus approfondi. Mais ne voyant pas spécialement de réaction chez mon interlocuteur à la suite de ces quelques mots, j'avisais la chaise en face du bureau et posais mes fesses dessus en croisant les jambes à nouveau, signe évident que je ne comptais pas bouger d'ici. Peu m'importait de voir ou non son visage en fin de compte, la seule chose que je voulais en étant ici, c'était des réponses. Je me foutais totalement de la personne qui me les donnerait, il me suffirait de les vérifier moi-même plus tard après tout. Mais il me fallait quelque chose, un lien, un indice, une rumeur, n'importe quoi. De l'homme à qui je parlais, je ne voyais que le bras dépasser de l'accoudoir et ne pus m'empêcher de sourire de manière ironique tant la scène me faisait penser à un chef mafieux refusant de voir la piétaille qu'il dirigeait. Après tout, c'était peut-être le même genre ici … On m'avait parlé d'agence, mais je ne savais en face absolument rien sur son activité, ni même sur ce qu'elle faisait. Dans quoi tu t'étais donc fourré papa ? Même quinze après, tu fais encore des conneries …

Je me balançais sur la chaise, seuls les pieds arrières touchaient encore le sol, et restait silencieuse un bon moment en observant tout avec minutie, puis lançait sur le ton de la conversation en attendant je ne sais quoi d'autre.

"A quoi sert cette agence exactement ? C'est un genre de base d'agents secrets ?"

L'idée me faisait doucement sourire en fait, de manière un peu amère peut-être quant on savait quel genre de vie je vivais, mais bon. Je basculais la tête en arrière pour observer la porte, ayant cru entendre des voix, mais personne ne passa la seuil durant les secondes qui suivirent et je relâchais doucement la garde de mon arme en prenant soin de rabaisser mon t-shirt par dessus. Même là je restais probablement bien trop méfiante, mais cet homme ne m'inspirait aucun confiance à rester planqué comme ça. Mais après tout, cela restait logique … il semblait ne vouloir voir personne et j'avais l'air de royalement l'emmerder même si pour le coup cela m'était bien égal.
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mer 26 Sep - 21:36

J’écoute la radio sans le moindre intérêt, en fait je suis déjà vanné par ce qu’elle me chante.. Je l’éteins aussi sec. La « cliente » me déballe un truc sur un type dont le nom m’a échappé directement. Je comprends aussitôt qu’elle ne partira pas avant qu’on est bien débattu. J’ai bien envie de lui dire que je suis le « chef » mais le problème c’est qu’elle va ensuite me tenir la grappe. Et puis merde quoi, elle débarque d’où ? Elle n’est pas censée savoir que le chef est mort ? Je ne suis même pas certain d’être ce type d’ailleurs, donc pourquoi porter le chapeau ? Je garde le silence.
Quelques secondes plus tard elle se lève, je suis persuadé qu’elle était assise sur le bureau. Je l’entends faire quelques pas puis s’arrêter. Elle ne tient pas en place car la revoilà de nouveau assise. J’avais reconnu le bruit significatif de la chaise. Elle grinçait, le bois se faisait vieux. Comme beaucoup de meuble ici. Où ce que mon autre moi a pus trouver un truc pareil ? Ca fait ambiance western un peu. J’dis ça mais, ça me plait en fait…

«A quoi sert cette agence exactement ? C'est un genre de base d'agents secrets ?»

Je pouffe silencieusement, amusé. J’accoude mon bras droit au bras fin du fauteuil et je répond, la tête un brin penchée pour fixer le plafond.

« Si c’était le cas, ma jolie, je serais obligé de te tuer avant que tu sortes. »

Une base d’agent secret ca ne se divulgue pas. Mon sourire toujours pendu aux lèvres je reprends… C’est alors que la porte s’ouvre à nouveau. Je lève les sourcils. Il était temps…

« Bonsoir, je..
- Déposez tout sur le bureau, là, je montre le bord du bureau, pour pas avoir à e retourner complètement.
-Très bien. »

La personne s’exécute aussitôt, ca dure que quelques secondes, juste le temps de traverser la moitié de la pièce. Elle dépose mon butin et se tire aussitôt après avoir lâché un « merci, au revoir ». Moi j’avais fais un signe de main, comme précédemment. Du style : c’est ça, tire-toi. J’avas un manque certain de tact, de politesse, de savoir vivre. Je pense que l’autre (moi) devait déjà être comme ça … Un nouveau silence, je me décide à répondre…

« Le chef est mort, je touche ma cicatrice, au niveau de la joue seulement, tué d’une balle en pleine tête. »

J'ai dis ça lentement, la voix un brin mystérieuse en essayant encore et toujours d’imaginer la scène. Ca parait glauque comme fin, non?
Je replis mes doigts et j’entreprends de grailler. Je tourne à peine le siège et je tends le bras pour choper le plateau. Le tout sans difficulté, sans me révéler. Y’a que mon bras qu’elle voit, le même à chaque fois. Je remarque en même temps qu’il fait bien plus noir dehors, je me trouve d’avantage dissimulé. Même si je me retournai elle ne me verrait pas en détail. Je hume mon butin avant de me décider à ouvrir. La présence de l’inconnue ne me dérange pas plus que ça en fait. J’ose même pas imaginer le degré d’exaspération de la dame. Mais j’étais sincère avec elle… J’entame mon plat versé dans un gros bol.

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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mer 26 Sep - 22:16

J'esquissais un sourire nerveux face à sa réponse des plus classiques, digne d'un bouquin en fait. J'en avais pas lu beaucoup des romans, mais dans le peu que j'avais eut l'occasion d'étudier, cette phrase revenait souvent lorsqu'on parlait de quelque chose de secret. Sans bouger de ma place, je me balançais toujours négligemment sur la chaise, faisant grincer par moment les vis usées qui devaient même menacer de céder par instant. Nul doute que si je me cassais la figure, il serait le premier à en rire, ce qui n'aiderait pas à détendre l'atmosphère pour autant. Je restais en équilibre quelques secondes lorsque la porte s'ouvrit, la nuque renversée en arrière pour voir arriver une nouvelle visiteuse chargée d'un plateau, visiblement la personne qu'il devait attendre avant mon arrivée. Et servit sur place en plus, avec une amabilité digne d'une porte de prison. Je soupirais légèrement en observant la demoiselle filer sans demander son reste avant de me tourner vers le fauteuil.

"Vous êtes toujours aussi aimable ? Dans le commerce il faut savoir composer mon cher."

Allons bon, voilà que je commençais à donner des leçons à un inconnu alors que j'avais été si ce n'est aussi impoli, voire même pire à son encontre. Irrécupérable. Je vis un bras s'envoler vers la plateau de victuailles pour piocher à l'intérieur alors qu'il reprenait la parole et me laissa sans voix quelques secondes. Pourquoi les solutions que je trouvais se finissaient bien souvent dans une impasse ? Qui plus est, l'artificier avait l'air bel et bien sûr de ce qu'il avançait en me disant que je trouverais ce fameux « chef » ici, je doutais qu'il se soit trompé. Donc soit l'inconnu me mentait, soit quelque chose ne tournait pas rond. Dans un sens, je pouvais pourtant le comprendre. Qui irait divulguer des informations à une parfaite inconnue ? Je réfléchis en silence quelques secondes pour finalement tenter de prendre le probablement par un autre bout, et lui demandais en ignorant complètement qu'il semblait être en train de diner.

"Isaac McDougal, ça vous parle ?"

Le plus simple était encore de savoir si oui ou non ce nom évoquait quelque chose au jeune homme. Dans le cas inverse, je tournerais les talons pour retourner voir l'ancien ami de mon père et lui demander plus amples explications puisque la personne qu'il m'avait indiqué semblait d'une incapable de m'en fournir voire même n'être déjà plus de ce monde. Je soupirais légèrement en recommençant à me balancer de manière nonchalante, bien décidée à ne pas mettre un pied dehors sans avoir eu au moins une réponse correct. L'odeur de la nourriture, si bonne soit-elle, avait toutefois tendance à m'écoeurer et je tournais la tête avec une légère moue renfrognée avant de marmonner un bon appétit sarcastique lorsque mon regard s'accrocha sur le bras que je voyais dépasser. Il faisait sombre, le soir tombait et l'absence de lumière se faisait sentir, mais je voyais distinctement une forme sombre sur l'intérieur du bras de l'inconnu. Une demi-seconde plus tard, mais yeux n'avait plus rien d'humain et je voyait enfin plus distinctement la marque sur la peau assombrie. Je ressentis un picotement imaginaire sur mon propre bras au souvenir douloureux du marquage de ces mêmes chiffres. Ainsi donc, j'avais affaire à un cobaye. Même si je ne voyais pas vraiment l'utilité de ce savoir pour l'instant, cela pourrait toujours me servir un peu plus tard dans la discussion qui sait. Je notais ce détail dans un recoin de ma tête avant de reprendre un regard plus humain. Autant jouer le jeu. Néanmoins, attendre commencer à me lasser, j'avais d'autres chats à fouetter que de rester assise à décider qu'un homme lâche une quelconque information qui pourrait m'être utile. Reposant les quatre pieds de la chaise au sol, je repoussais celle-ci pour contourner le bureau et me saisis du dossier du fauteuil pour le tourner face à moi sans vraiment le regarder au départ.

"Bon, ce n'est pas que je m'ennuie, mais j'ai … du ….. boulot …."

A mesure que je parlais ma voix avait diminué en timbre pour n'être plus qu'un murmure sur la fin alors que je découvrais le visage du supposé mafieux. C'est avec une certaine stupeur que je reconnus l'évadé du laboratoire n°5. Si je ne l'avais pas vu en entier ce jour-là, il était pourtant relativement simple à reconnaître de part sa chevelure neigeuse, qui plus est, le signe sur son bras avait maintenant toute sa logique. Lâchant le dossier, je me laissais tomber assise sur un bord du bureau inoccupé sans le lâcher des yeux, les miens grands ouverts sous la surprise.

"Celle-là, j'm'y attendais pas !"

Et non, malgré mes efforts, je ne l'avais pas oublié, loin de là ...
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mer 26 Sep - 23:01

Je me marre discrètement, narquoisement. L’inconnue semble me mépriser, d’après le ton de sa voix. Ca réplique m’amuse, elle a raison. Mais pour ma part, j’ai rien à composer. Je lui réponds, toujours aussi ironique…

« J’ai…oublié, les bonnes manières. »

Je continue de me nourrir, silencieusement. L’inconnue reprend la parole et me balance un nom. Celui-ci je ne l’oublie pas aussitôt. Il raisonne étrangement dans ma tête, peut être que je le connaissais. Je continue mon repas, nonchalant, même pas une once de scrupule dans mon comportement. J’emmerde le monde et ses manières. Je suis mort une fois, j’ai eu le droit à une seconde vie, j’en profite ! Du coup j’ai du mal à être agréable, n’importe qui peut être mon ennemi, mon assassin. Je me sens seul car au final je n’arrive pas encore à avoir totale confiance en mes deux compères. Ils auraient bien pus me trahir… Cette idée je n’y crois pas trop. Ou bien ce sont de sacrés bons comédiens. Passons, j’ai déjà presque terminé mon bol. Je devrais songer à m’inscrire à un concours de bouffe. Après un court silence j’entends la chaise grincer sur le parquet, j’en déduis qu’elle se lève. Ses pas m’indiquent qu’elle s’approche de moi. Ca y est, elle a craqué. J’abaisse lentement ma main, je pose mon coude sur le bras du fauteuil. La miss saisit le haut du siège et tente de le retourner. Je lève les pieds pour lui faciliter la tâche. J’assume mon comportement jusqu’au bout. La cliente lève le ton mais perd en vigueur en chemin.

Je me retiens de balancer un « surprise » pas du tout convaincu. Au lieu de ça je la regarde de mon air passif, le menton baissé. Je repose les pieds à terre. C’est de haut en bas que je l’ai reluqué, j’étais aussi troublé qu’elle. Si je m’attendais à une jeune et jolie donzelle. Elle avait cet aspect froid qui lui donnait un air fatalement attirant. Une chevelure flamboyante et une silhouette des plus plaisantes. Je m’attarde un peu, vous savez j’ai pas touché une femme depuis…depuis mon réveil. M’enfin disons que je ne suis pas insensible à ces créatures. Je fus d’ailleurs surpris d’apprendre mon lien avec Reï avant de ne …disparaître. J’aurais pus en profiter, c’est une belle femme. « Mon lien », je ne sais pas si je peux vraiment appeler ca comme ça. Je n’en ai pas le moindre souvenir, même pas dans mon cœur. Bref. Malgré l’agréable plastique en face de moi j’ai toujours pas envie de converser affaire. Pas de souvenirs s’il vous plait ! Sauf si c’est pour l’alchimie.… Je fais rouler le fauteuil pour m’approcher d’avantage du bureau. La miss s’est installée, je me penche à l’avant dans l’idée de déposer mon plateau. Je m’arrête, je me trouve très proche de ses jambes dénudées, je lève mon regard sur le sien, sortant en même temps un peu de l’ombre et je dépose le tout.

« Celle-là, j'm'y attendais pas ! »

Je ne relève pas, je me dis qu’elle est troublée de me voir si jeune, c’est tout. C’est réciproque. Je reprends place dans le fond de mon siège, un brin avachi, un coude sur le bras du fauteuil.

« J’peux pas t’aider, rentre chez toi. »

Quelle mauvaise foi… Je ne joue pas au con, je le suis…
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Jeu 27 Sep - 11:43

"Oui chef."

J'ironisais, appréciant moyennement l'ordre, avant d’observer son visage avec un air passablement blasé. La coopération, c’était pas son fort décidément, et visiblement, il ne me remettait pas non plus. Tant mieux, c’était préférable pour nous deux qu’il oublie ce léger passage … Je jetais un œil curieux sur le plateau qu’il venait de déposer sur le bureau, constatant qu’il avait visiblement bon appétit, avant d’en détourner le regard aussi vite car je sentais déjà ma gorge se nouer, reportant ainsi mon attention sur les yeux clairs du garçon, ainsi que sur la longue cicatrice qui courrait sur son œil. Voilà donc ce que cachait l’épais bandage à l’époque, une vilaine blessure. Au-dessus de son arcade l’étrange marque prenait une forme peu banale, celle d’une étoile comme si quelque chose avait abîmé la peau à cet endroit au point de la déchiqueter. Je n’essayais même pas d’imaginer qu’est-ce qui avait pu avoir un tel effet tout en lui laissant la vie sauve. Un coup de chance ou bien une torture savamment préparé lorsqu’il était encore au laboratoire, les deux étaient tout aussi envisageables. Je lâchais un léger désolé avant de croiser son regard.

"Hm … tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?"

Je croisais les jambes, prenant ainsi mes aises sur le bureau sans réfléchir une seconde à la situation étrange que cela pourrait donner si quelqu’un venait à rentrer dans la pièce, et posais le plat de la main sur le rebord de ce dernier pour me maintenir mais alors que j’allais reprendre, la porte d’entrée s’ouvrit de nouveau, laissant filtrer la faible lueur du soir avant de se refermer au moment où retentissait une voix féminine.

"Encore dans le noir ? Tu vas finir par dépérir à rester ici."

Le plafonnier s’alluma, inondant la pièce d’une lueur blanche plutôt forte et je dus plisser les yeux pour ne pas être complètement aveuglée, et me tendis imperceptiblement en sentant plusieurs odeurs me parvenir à défaut d’une seule.

"Oh ... Excusez-moi, je ne savais pas qu’il n’était pas seul."

Après avoir recouvré une vue acceptable, je tournais la tête vers les arrivants avant de reconnaître la jeune femme qui était venu secourir celui en face duquel j’étais toujours assise. J’espérais qu’elle non plus ne me reconnaîtrait pas, mais il y avait peu de chances pour que ce soit le cas. Je descendis du bureau naturellement et contournais tranquillement ce dernier pour parvenir en face de la jeune femme, à un bon mètre et demi de distance toutefois avant de détourner légèrement la tête pour tenter de garder un quelconque anonymat si c’était encore possible.

"Ca ne fait rien. En réalité, vous pourriez peut-être m’aider. Je viens de la part d’un ancien collègue d’Isaac Macdougall, qui m’a assuré que je pourrais obtenir ici certaines informations à son sujet. "

Je fis un léger signe de tête vers l’argenté qui n’avait pas broncher avant de continuer.

"Et j’aurais bien aimé voir le « directeur » de cette agence si cela était possible, mais visiblement, ce n’est pas le cas. Peut-être pourriez-vous m’aider à sa place."

S’ils me répondaient également par la négative tant pis, je reviendrais fouiner ici en douce. Je doutais sérieusement que l’artificier m’ait menti, il devait bien y avoir ici quelque chose de tangible sur la mort de mon père. Dans tous els cas, il me restait aussi l’option de visiter le QG militaire de Central, mais j’aurais préféré l’éviter si cela était possible. Après tout, je n’étais pas à Central pour ça, et ne tenais pas vraiment à prendre davantage de risques inutiles. Voilà pourquoi je ne laisserais tomber cette option qu’en dernier recours, pas avant. Les mains dans les poches de ma veste, je gardais une attitude réservée en observant la jeune femme échangé avec son comparse un regard dont la teneur m’échappa toutefois. Je sentais venir la négation une nouvelle fois … Je sentais la nervosité me gagner sans véritable raison, j'étais déjà tendue en arrivant, et le jeu du chat de la souris avec le jeune homme avait eu le don de me mettre les nerfs à fleur de peau.

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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Jeu 27 Sep - 19:02

Ne pas pouvoir, ne pas vouloir, c’est la même en cet instant. Je me sors une nouvelle clope et je l’allume aussitôt avant de balancer le briquet sur le bureau et de m’enfoncer dans mon siège. Je m’apprête à répondre lorsque le grincement de la porte retentit. Je penche légèrement la tête sur le côté pour voir entrer Reï. La jeune femme allume la lumière après réflexion. Je fais une moue. La rouquine se lève et rejoint ma colocataire. Je les observe depuis ma place, silencieux. Reï semble troublée, elle n’arrête pas de me jeter des coups de d’œil. Je détourne la tête après un soupir lasse. Mon amie se décharge de ses affaires et demande à la rouquine de la suivre. L’autre avait disparu, empruntant la porte qui menait à sa chambre. Reï me rejoint, elle s’arrête à côté de moi, debout, la rouquine de l’autre côté du bureau.

« Macdougall, hm ? Elle me regarde, je lui rends son regard sans la part d’intrigue puis elle regarde l’inconnue. Il est compliqué de partager des informations avec une parfaite inconnue. Elle croise les bras, Reï parait toujours sérieuse, sauf quand nous sommes seuls. Qui êtes-vous ? Que voulez-vous au chef ? »

Allons bon, on parle de moi-là ? Avant que la cliente ne se mette à parler je me lève, le fait d’être torse-nu ne me dérange pas. Je n’ai pas de pudeur, ni d’interdit. Je tire une grosse bouffée sur mon bâton de nicotine tout en marchant, nonchalant. Je me dirige vers une des fenêtres. Je me sens blasé, parfois l’amnésie me dérange. D’autant plus que j’étais en possession d’informations suffisamment importantes pour me faire rayer de ce monde. Mon bras libre plaqué contre le mur, j’observe à travers la fenêtre ce que le volet mal fermé ne cache pas. C’est vide, pas un chat. Normal, nous étions dans les bas fonds de la ville, dans un quartier gardé par les « rebelles ». Je faisais parti de ses rebelles, mais je continuais à me voiler la face en me disant « indécis ». Derrière-moi la conversation reprends, j’entends parfaitement ce qu’elles échangent mais n’y porte pas grand intérêt. C’est vrais, l’autre moi est mort, son passé ne m’intéresse pas…

« Bien que je vous soit redevable… j’ai besoin de savoir. »

Elle chuchote presque, j’ai l’impression d’être de trop. Ou bien peut être que Reï n’ose pas parler à cause de la promesse qu’elle m’a faite, soit celle de ne pas me révéler mon passé. Pas encore. A moins que ce soit encore autre chose. Hmm… Un nouveau soupire, cette fois je décide de sortir. J’ai subitement envie de prendre l’air. Je m’adosse au mur près de la porte à double battant qu’est la sortie. Un pied plié et appuyé contre le mur, je fume ma clope, les yeux rivés sur le ciel obscurci. J’entends en fond sonore l’animation des bars voisins ainsi que le bordel du coin.


Reï prit place sur le fauteuil et intima la demoiselle de faire de même. Les jambes croisées, enfoncée dans le siège à peine tiède malgré sa précédente occupation. Là, face à son égale elle attendait avec patience la réponse de son interlocutrice. Elle redoutait cette inconnue, elle l’avait surprise dans une position bien embarrassante en plus d’être détestable. L’idée qu’elle ait un lien avec l’homme qu’elle avait aimé et qu’elle aimait peut être encore éveillait une certaine jalousie. Il faut parfois du temps pour se détacher de quelque chose. Partagée entre un sentiment rival et le désire de lui rendre la pareil, Reï était tendue.
La rouquine avait évoqué le maître de Lyl, Isaac Macdougall. Lyl avait disparu en même temps que l’homme, elle les savait proches, très proches. Deux hommes rongés par leur désire de vengeance, ils avaient pensé prendre un chemin différent l’un de l’autre mais au final ils avaient fait les mêmes erreurs. Ils causèrent leur propre perte. Si le visage de la militaire de Drachma était aussi maussade c’est parce qu’elle avait de la peine pour son ami ignare. Son lien avec l’ancien alchimiste de glace, c’était probablement la chose qu’il avait de plus cher et aujourd’hui il refusait de savoir. Elle était partagée. Elle n’osait pas encore lui restituer la montre en argent de l’ex alchimiste de glace. Elle leva ses grands yeux interrogateurs sur la rouquine et attendit, réprimandant ses songes.

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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Jeu 27 Sep - 20:40

Froide, voilà la manière dont je voyais la jeune femme. Elle semblait circonspecte quant à ma présence ici, inutile de dire que j'étais également sûre qu'elle m'avait reconnu au regard significatif qu'elle lança à l'argenté. J'espérais vraiment qu'elle taise mon identité au jeune homme sans trop savoir pourquoi, mais je ne me risquerais pas à lui faire la remarque à voix haute, cela n'aurait probablement que pour effet d'éveiller la curiosité du garçon. Mais lorsque je croisais son regard, elle du comprendre d'une manière ou d'une autre que je souhaitais garder secret ce petit passage car elle n'en dit rien à son protégé. Malgré mon visage impassible, je ne pus m'empêcher de tiquer mentalement au terme de « parfaite inconnue ». Pour qui ? Pour elle, lui, ou pour l'ancien alchimiste de glace ? Bref, peu importe. Je jetais un coup d'oeil discret aux deux hommes encore présents dans la pièce alors que le premier semblait empressé de la quitter, puis reportais à nouveau mon attention sur la jeune femme en esquissant l'ombre d'un sourire.

"Je ne suis pas vraiment une inconnue en réalité. *j'attendis que l'argenté sorte du bureau avant de poursuivre tout en suivant la demoiselle qui était en train de s'attabler sur le fauteuil, et je pris place en face d'elle, posant mes coudes sur le bois sombre puis je repris sur un ton placide* Vous ne me devez rien. Si vous pouviez oublier ce …. bref passage, je vous en serez d'ailleurs fort reconnaissante. Je préfèrerais qu'il ignore qui je suis."

Posant le menton sur mes mains jointes, j'observais avec minutie le visage de la demoiselle. Elle semblait tendue, en proie à une contrariété que je ne parvenais pas à saisir. Je n'avais pas été agressive, du moins, j'avais essayé de ne pas l'être, mais je sentais bien que mon interlocutrice était sur la défensive ce qui avait tendance à me rendre également nerveuse par une espèce de mimétisme animal. Elle s'était occupée du jeune homme avec beaucoup de soin visiblement, je ne doutais pas de son gentillesse à son égard, aussi je décidais de jouer carte sur table avec elle, du moins sur une partie. Reposant mes mains sur le meuble, je fis glisser doucement le tissu de mon haut pour dévoiler mon avant-bras droit, paume vers le ciel où le marquage au fer rouge ressortait nettement bien sur ma peau pâle. J'observais le regard de la jeune femme se baisser sur la marque, semblant l'examiner, alors que je gardais mon regard bleuté braqué sur elle pour essayer de saisir sa réaction.

"J'imagine que cette simple marque ne vous est pas totalement inconnue, et pour, ce garçon que vous avez récupéré possède la même sur le bras. Nous venons du même endroit, probablement ayant vécu le même calvaire, et je n'ai strictement aucune envie de lui attirer de quelconques ennuis. Comme je vous le disais, je souhaiterais qu'il oublie jusqu'au fait de m'avoir croiser un jour … "

Je marquais une brève pause pour camoufler de nouveau mon bras et me laisser retomber dans le fond de mon siège. Ce n'était pas tant pour moi, après tout ce garçon avait quelque chose d'intriguant si l'on omettait la couleur magnifique de ses yeux, et depuis que nous étions sortis, je ne l'avais pas vraiment oublié alors qu'il l'aurait fallu. Le seul lien affectif que je m'autorisais encore, c'était celui que je possédais avec mon frère. Tout autre sorte de sentiment vis à vis d'autrui était désormais à bannir si je voulais pouvoir tenir le coup, voilà pourquoi je voulais qu'il reste loin de moi même s'il m'intriguait. Mais après tout ... c'est moi qui l'avait abordé cette fois-ci, sans vraiment le vouloir d'ailleurs. Je repris d'une voix sans timbre, l'air maussade.

"Et puis … McDougal était mon père. Je veux savoir pourquoi il est mort. "

Au fond, je ne comprenais pas vraiment pourquoi je m'attachais autant à ça, après tout, je n'avais connu mon père que durant quelques années et n'avais jamais vraiment eu de réels attaches avec lui. Mais le retrouver était une chose qui m'avait obsédé durant des années, et lorsque j'en avais enfin une chance, on m'interdisait à jamais de pouvoir le revoir. La frustration et la colère me poussait à savoir pourquoi, pourquoi il avait été assassiné par l'armée qu'il était sensé servir.
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Jeu 27 Sep - 22:00


Reï avait écouté la jeune femme dans un silence intrigué. Lorsque la rouquine marqua un temps d’arrêt, notre amie rétorquait avec une certaine ironie…

« Non ma belle, son calvaire, lui, il l’a vécu enfant. Vous l’avez sauvé, rien de plus ni moins… »

Elle se gardait un autre commentaire mais elle en avait déjà trop dit. La situation de l’inconnue était loin d’être inconnue à la militaire. Elle soupirait, nostalgique. La jeune femme en face d’elle avait de nouveau masqué son tatouage. C’était probablement là cause de cette pause. Son visage changeait radicalement, ses yeux traduisaient la souffrance. Ces détails n’échappent aux personnes observatrices. L’examiner, c’est ce que faisait Reï.

« Et puis … McDougal était mon père. Je veux savoir pourquoi il est mort. »

Elle s’offusquait, elle était devenue aussi pâle qu’un linge blanc. Pour cause, Reï avait compris d’instinct que cette femme serrait importante pour Lyl s’il venait à se souvenir. La fille de l’homme qu’il glorifiait tant. Elle était chagrinée pour cette fille, la belle sortait de l’enfer pour entrer dans un autre. Un enfer qu’il nous ait rarement possible de fuir… Son regard s’attendri, cette simple nouvelle suffisait. L’existence de cette enfant était connu de très peu de personne, si Reï le savait, ce n’était pas le cas des deux autres. Pourtant tous savent combien les deux hommes étaient proches.
Reï esquissait un doux sourire, le regard perdu sur un point du bureau…

« Il savait que d’une manière ou d’une autre vous vous trouveriez. Elle levait son regard mi-figue mi-raison vers la rouquine pour ajouter, Dora, c’est ainsi qu’il vous nommez, n'est-ce pas...»

Reï expirait furtivement, elle décroisait alors ses jambes et se redressait sur son siège avant de jeter un furtif regard à la porte. Son attention fut de nouveau captivé par la jeune femme en face et elle reprit un brin froide…

« Nous sommes un groupe, malgré notre nationalité différente, un mouvement étroit de tête avait accompagné son dernier mot. Nous mettons notre nez dans les affaires louches d’Amestris, soit l’armée. Et ça, depuis des années, Macdougall faisait partis des soldats rebelles qui ont abandonné leur poste après la guerre d’Ishval. Il devient officiellement ex-alchimiste d’Etat.Elle marqua un temps d’arrêt, les yeux plissés elle interrogeait la demoiselle du regard. Vous le saviez ça…hm ? Elle baissait les yeux, perplexe. Vous y etes restée longtemps, hm. S’affirmait-elle, monotone. Ce que Macdougall et Wayne ont découverts leur ont coûté la vie. Notre chef est mort d'une balle dans la tête devant le corps de son maître. N’est-ce pas ironique ? disait-elle avec une souffrance enfouie. Elle se reprit. Vous connaissez la cause. Navrée d’avoir été tant instructrice. Je ne sais rien d’autre… »

Un mensonge, elle connaissait ce que Lyl lui avait conté de son enfance. Un silence pesant s’installait, notre amie était mal à l’aise. Cette jeune femme en face semblait si perdue quelque part. Elle avait très certainement captive pendant bien des saisons. Elle aussi avait les poings liés par la fatalité. Une fraternité partagée… La bonté naturelle de Reï eut la bonne foie d’annoncer…

« On recrute. Et puis… on a quelques chambres… »

Sa conscience lui dictait d'aider cette fille meurtrie. Elle détournait le regard. Nous sommes tous capables de fraternité, mais des choix sont à faire. L'avoir dans leurs rangs pouvait être un plus pour les deux partis car avec un peu de chance elle détenait la clef du savoir de son père. Utile pour l'amnésique mais risquée.. Elle soupirait, c’était la fin de son « plaidoirie ».


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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Jeu 27 Sep - 22:50

La lame dans mon dos appuyait douloureusement contre mes reins au fur et à mesure que je me laissais aller contre le dossier du fauteuil dans lequel je me trouvais assise, et je fus forcé au bout d'un certain de me redresser de peur que la lame finisse par entailler la chair sans l'avoir voulu. Aussi, je croisais les jambes pour donner les change et appuyais nonchalamment ma tête sur mon poing en observant la demoiselle. Elle semblait réfléchir intensément à ce que je venais de lui apprendre, je me demandais si elle avait connu mon père en cet instant. Probablement que oui. Sinon elle n'aurait probablement pas mit autant de temps à digérer l'information. J'eus ma réponse qui me me fit froncer les sourcils lorsque je l'écoutais parler tandis que ses paroles restaient énigmatiques. Peu importe, ce qui m'interloqua le plus fut qu'elle connaisse mon prénom. Tout du moins mon surnom … Dora était plus fréquent que Pandora, c'était d'ailleurs probablement pour cela que papa l'avait utilisé au lieu de mon véritable patronyme. Il est tellement simple de retrouver quelque dont le nom est peu commun, il voulait sûrement m'épargner certaine visite désagréable. Du moins, c'est ce que l'on pouvait penser.

"C'est juste … vous êtes bien informée."

L'attention de la jeune femme fut attirée par autre chose avant qu'elle ne reprenne finalement la parole, m'apprenant ainsi ce que son acolyte m'avait refusé quelques minutes plus tôt, à savoir le rôle de cette fameuse agence, sa composition et surtout le passé de mon père. Alors comme ça, il avait eu vent des manigances de l'armée … Les expériences, les laboratoires, et probablement pire encore. J'avais entendu toutes sortes de rumeurs lorsque j'étais enfermée, ne sachant pas vraiment discerner le vrai du faux à ce moment-là, mais je commençais à croire que la partie véridique était plus importante que je n'avais pu le croire. Ainsi, mon père avait finalement déserté l'armée pour laquelle il nous avait abandonné. Je me sentis peinée par cette annonce, car quelque part, c'était une preuve supplémentaire pour moi qu'il n'avait probablement jamais eu de réelles attaches avec sa famille. Comme par contradiction, les dernières paroles de mon père résonnèrent à nouveau dans ma tête, cinglantes et agaçantes pour les avoir entendu des dizaines de fois, pour ne pas dire des centaines.

J'écoutais la jeune femme parler tout en gardant un silence religieux, respectant ce qu'elle avait à m'apprendre en essayant de me concentrer sans me perdre à nouveau dans de sombres pensées lorsque l'entente d'un nom me ramena tout de suite sur terre et sans même m'en rendre compte, je me redressais sur le fauteuil, sur le qui-vive, et je lui coupais presque la parole.

"Attendez, vous avez bien dit Wayne ? "

"Oui, pourquoi ?"

"Hm … rien."


Wayne. Un nom bien difficile à oublier, on m'en parlait presque tous les jours. Le capitaine Lyl Wayne. Ex dirigeant faisant partie de l'organisation pour laquelle je travaillais avec acharnement. Sa disparition avait causé beaucoup de bruit visiblement, car même lors de mon arrivée, on en parlait encore. Il semblait avoir disparu lors d'une mission, certains le disaient mort, d'autres en fuite dans un pays neutre. Mes supérieurs qui m'avaient chargés de Central, lieu de sa dernière affectation avec qu'il ne disparaisse, m'avait chargé de récolter des informations sur ce qu'il avait bien pu advenir de cet homme. Des bruits que j'avais pu entendre de mes congénères, c'était un homme froid, sans scrupules et apparemment sans moral qui semblait pouvoir tuer comme il respirait. Pas une personne que j'aurais aimé fréquenté en quelque sorte, et j'espérais que s'il était toujours en vie, quelqu'un d'autre que moi lui tomberait dessus. Mais à priori, cet homme semblait ne rien avoir d'enviable.

Ce qui me troublait, c'était de retrouver ce nom en rapport avec mon père. Les choses se compliquaient à vitesse grand V et je dus faire le point quelques minutes durant lesquelles la jeune femme eut la gentillesse de laisser le silence s'installer. Peut-être songeait-elle également. Moi, j'essayais simplement de faire un lien tangible entre ces deux hommes, ce qui me semblait tout bonnement impossible pour le moment. Après tout, peut-être s'agissait-il d'une autre personne, mais cela collait tellement bien. Un Wayne disparaît sans laisser de traces dans un pays ennemi, dans ce même pays, un autre meurt à peu près au même moment … Coïncidence ? Je n'avais jamais cru à ce genre de choses, d'une manière ou d'une autre, les deux hommes étaient en contact proche. Cela signifiait-il que mon père avait également rejoint l'organisation avant de mourir ? Je restais troublée, perdue dans mes interrogations sans résultats lorsque mon interlocutrice reprit la parole, me faisant tressaillir imperceptiblement et je m'empressais de répondre sans même réfléchir.

"Merci, mais je ne peux pas m'attarder."

J'hésitais quelques secondes avant de continuer.

"Mais il est fort probable que je revienne plus tard lorsque j'aurais acquis de nouvelles informations sur mon père. A moins que vous ne le sachiez … Par exemple, que combattait-il exactement ici, à Amestris ? N'y avait-il que les créations douteuses de l'armée ou bien autre chose ? Et puis …"

Je jetais un coup d'oeil vers la porte qui se maintenait close avant de reprendre d'une voix où perçait l'intérêt ou la curiosité, je n'aurais su le dire en ramenant mon regard bleuté sur la jeune femme.

"Ce Wayne, qui était-ce exactement ? Un collègue de mon père ? "
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Ven 28 Sep - 11:51

La rouquine déclinait la proposition de notre militaire. Rien d’étonnant en fait, c’était même très prévisible. Reï aurait été prit au dépourvu si la réponse avait été positive. La jeune femme rousse reprit la parole, elles avaient toute deux oublié momentanément leur masque de froideur.

« L’armée est scindée en deux. D’un côté Bradley et de l’autre des soldats qui tentent de l’arrêter. Macdougall se battait pour la liberté de ce pays, tout comme nous. Malheureusement, ce que tu veux savoir et ce que nous tentons de découvrir s’est volatilisé avec la … mémoire ? Non, elle n’avait pas envie de révéler l’identité de son ami dehors. La rousse aurait pu faire certains rapprochements. avec la mort de notre chef.

Reï s’arrêtait en repensant aux dernières interrogations de la demoiselle. Qui était Wayne. Elle souriait, presque narquoise.

« Son apprenti.. »

Bien plus qu’un simple collègue, l’agence existait car Lyl l’avait fondée sous les ordres de son maître. Et bien d’autres choses encore. Pourquoi avoir accepté, lui, fils de Drachma ? Rassembler toutes les pièces rationnelles de ce pays pour élucider l’irrationalité. Un jour Lyl avait évoqué la probable existence d’être inhumain, il ne s’était pas attardé. Mythe ou réalité, la jeune femme l’ignorait. C’est pourquoi la colère était parfois aussi intense que la tristesse, la frustration d’accepter le fait qu’il ne se rappelle pas et donc que la progression stagne.
Soudain elle pense à la montre en argent de Macdougall, le souvenir que Lyl avait prit sur son corps avant d’être à son tour neutralisé. L’objet avait été retrouvé non loin du corps d’Isaac alors que celui de Lyl avait disparu. Un objet important pour Lyl et sa mémoire. Mais en l’heure actuelle, il était préférable qu’elle revienne à sa fille… Elle hésitait…




Je sens une légère brise souffler, malgré ma tenue je n’ai pas froid. Je suis une chimère, depuis des années d’après Reï. Un serpent, voilà ce qui m’habite. Ce croisement expliquait mon sang froid et ces quelques caractéristiques physiques. J’ignore pourquoi je repense à ça, au fond je m’en fous. Peut être qu’en fait je me voile la face, je ne sais pas trop ce que je veux. Je baisse mon regard sur mon avant-bras droit, mon tatouage ressort un peu dans cette pénombre. Je croise mon bras gauche, l’autre tient ma clope, appuyé sur celui croisé. Je reste ainsi encore quelques secondes avant de jeter mon mégot avec négligence d’un coup sec. Je pousse la porte à double battant, les deux femmes sont encore là à discuter. Reï a investi mon siège. Nonchalamment je passe ma main dans ma chevelure argenté pour renvoyer le tout en arrière.
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Ven 28 Sep - 12:36

Ainsi mon but était similaire au leur, autrement dit, il stagnait avec la mort d'un des leurs et probablement la perte d'informations importantes, et compromettantes pour les personnes concernés. Déçue, frustrée, je me laissais retomber dans la fauteuil en soupirant. La maigre piste que j'avais obtenu s'arrêtait donc ici, même si j'avais appris certaines choses intéressantes. Et puis, après tout, ce n'était pas si mal pour un début. Il me faudrait sûrement du temps pour trouver davantage de choses sur mon père, et surtout fouiner à plusieurs endroits différents. La jeune femme répondit presque immédiatement à ma question sur l'identité du dénommé Wayne. Ainsi, il s'était trouvé un apprenti. En repensant aux paroles de la demoiselle, je ne pouvais m'empêcher de penser que la mort de mon père avait peut-être engendré celle de son élève si ce dernier avait été assassiné après avoir découvert le corps de son maitre. Une fois de plus, je soupirais, c'était de nouveau un cul de sac. Pourtant, il y avait fort à parier pour que ce Wayne soit le même que je cherchais, un nom pareil ne courrait certainement pas les rues, et si tel était le cas, j'étais au moins déchargée d'un de mes problèmes. Mais malgré l'apparente sincérité de la jeune femme, je sentais une certaine retenue, des choses qu'elle se refusait à divulguer, j'ignorais pourquoi. Peut-être était-ce simplement le fait que, comme elle l'avait si bien souligné plus tôt, je n'étais qu'une inconnue, et ce genre d'informations mal divulguées pouvaient rapidement mener à la peine capitale. Elle restait relativement méfiante, je ne pouvais pas vraiment l'en blâmer, j'aurais probablement réagit pareil.

J'entendis la porte s'ouvrir de nouveau, déversant un flot de fraicheur dans la pièce alors que le jeune homme réintégrait son habitat. J'en conclus qu'il était temps pour moi de prendre congé et repoussais le siège pour me relever en jetant un regard rapide autour de moi en faisant mine de me baisser pour ramasser quelque chose, dans le but d'observer minutieusement la configuration des lieux. Nécessaire pour ce que j'avais en tête. Puis je me tournais de nouveau vers la jeune femme et pris sur moi pour lui adresser un sourire aimable.

"Je ne vous importune pas plus longtemps, et vous remercie pour ces informations."

Yerk, je ressemblais à une bureaucrate avec ces paroles mielleuses. M'enfin, je m'efforçais de rester polie jusqu'au bout. J'inclinais légèrement la tête en signe d'au revoir avant de tourner les talons pour passer près de l'argenté qui semblait toujours aussi imperturbable et croisais son regard de jade sans m'en détacher durant quelques secondes avant de lâcher dans un demi-sourire.

"A bientôt …"

Sans un mot de plus, je sortis de la pièce en prenant soin de refermer la porte derrière moi puis reculais de quelques pas pour observer la façade du bâtiment. Un immeuble assez haut mais qui en fin de compte ne devait pas comporter beaucoup d'étages vu la hauteur des plafond. Deux, trois si le dernier faisait office de chambre de bonnes. Au premier se trouvait un balcon de pierre fait dans un style plutôt ancien, qui communiquait avec les pièces grâce à de grandes portes vitrées. La plupart bloquée par des volets fermés, j'en dénotais deux qui faisaient portant exception à cette règle. Parfait. Un plan en tête, je tournais les talons pour rejoindre le bar que j'avais quitté un peu plus tôt pour attendre que la nuit tombe totalement et rassembler quelques petites choses.

2 heures et demi plus tard.


Le chat était de nouveau de sortie. Masquée, entièrement d'un nouvel uniforme noir propre et confortable, je me trouvais accroupie sur la corniche d'un bâtiment, observant la ruelle en contrebas avec une certaine attention alors que je vérifiais mon arme. Je voyageais léger ce soir. Une simple dague, un flingue, ça ferait l'affaire. Je n'allais pas exécuter aujourd'hui, mais simplement m'infiltrer, s'alléger ne pouvait donc être qu'un avantage dans ce cas. En réalité, j'étais sur le toit du bâtiment dans lequel je comptais pénétrer. Plus vraiment humaine, j'écoutais les voix s'élevant un peu plus bas, probablement à travers une vitre ouverte, sans parvenir à saisir totalement la conversation, ce qui était un brin frustrant. Lorsque j'entendis le claquement significatif d'une vitre qu'on referme, je me penchais par dessus la corniche de pierre pour observer le balcon. A trois mètres en dessous, ça devrait le faire. Et il semblait désormais vide, la seule lumière encore visible venait de s'éteindre. Heureusement pour l'acrobate que j'étais, les vieilles bâtisses avaient toujours des pans de mur qui dépassaient dans un soucis esthétiques la plupart du temps. Aussi, je pris appui sur toutes ces saillies avant d'atterrir souplement sur la rambarde en pierre du balcon. Je restais immobile quelques secondes pour m'assurer du silence avant de prendre pied sur le balcon. J'avisais une des deux fenêtres que j'avais repéré plus tôt qui elle aussi était désormais fermée, avant de traverser le balcon pour me rendre à la dernière. Heureusement, celle-ci était resté ouverte. Enfin, sans volets pour la protéger dirons-nous. Après un bref coup d'oeil à l'intérieur où je ne vis rien, je crochetais la serrure de la porte vitrée pour rentrer, refermant délicatement certes dernière derrière moi.

Je me concentrais tellement sur les formes et les mouvements que j'en délaissais totalement mes autres sens, obnubilée par ce que je pouvais voir. Visiblement, je me trouver dans une chambre. Un lit simple en son centre, quelques vêtements trainant au sol, rien de bien méchant. J'avisais un bureau simple où étaient éparpillés une liasse de documents, et entrepris d'en observer le contenu. Je gardais l'oreille tendue au cas où, mais concentrée comme je devais l'être pour parvenir à lire à la seule lumière lunaire, j'avais tendance à me déconcentrer des bruits alentours par instant. Des documents officiels, de la paperasse militaire qui semblaient à première vue avoir un côté confidentiel. En silence, je repoussais ces papiers pour discerner le reste, certaine de pouvoir trouver autre chose.
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Lun 1 Oct - 18:21

Je venais d’éteindre la lumière de ma mini salle de bain lorsque j’entendis un bruit. Intrigué je me suis juste contenté de faire dépasser ma tête. Une fine silhouette, c’est tout ce que j’ai vu. Alors j’ai fais demi-tour pour retourner dans la salle d’eau. J’ai saisi une serviette après avoir tâtonné plusieurs secondes. Déjà l’intrus été à l’intérieur en train de cafouiller. Là, j’ai enfilé la serviette autour de ma taille avec un calme serein, limite insouciant. D’une main j’ébouriffais mes cheveux trempés avant de refaire mon apparition dans la chambre.

Mon arme à feu se trouve sagement sur le buffet à ma gauche. Je le prends. Tout ça sans une once de crainte ; la nonchalance pure et dure. La serviette bien agrippée, je me permets de la lâcher pour tendre le bras et coller mon flingue sur le dos de la tête du gêneur. Je sens ma chevelure goutter, malgré la fraicheur je ne frisonne pas. La température me convient bien que la fenêtre soit ouverte. Je déclenche le chien de mon flingue, un bruit métallique quelque peu angoissant. D’une voix nonchalante je demande…

« J’espère que t’as un bon alibi… »

Pour un type sans passé, sans attache, tuer un agresseur ne dérange pas. Je n’ai rien à perdre. Et puis, si ca se trouve ce type est mon assassin, ou bien un complice. Je ne pas compter sur qui que ce soit. C’est d’un air détaché, la tête un brin penché que je tends mon autre bras pour allumer la lumière. Mes pupilles redeviennent verticales, un détail que je me fiche également d’afficher. Je rapatrie ma main et je lève mon regard inexpressif sur l’intrus. J’attends qu’il se retourne, en attendant je le détail. C’est en levant un sourcil perplexe que je constate qu’il s’agit d’une femme. Sa tenue et sa silhouette collent parfaitement…dans les deux sens. J’inspire d’un air blasé avant de m’équiper d’une clope et de l’allumer. Je tire dessus après avoir coincée celle-ci entre mon annulaire et mon majeur. Décidément, on a décidé de m’emmerder ce soir.


Dernière édition par Lyl.G Wayne le Lun 1 Oct - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Lun 1 Oct - 19:04

La seule chose qui parvint, tardivement, à me faire relever la tête fut l'entente d'un déclic significatif d'une arme à l'arrière de mon crâne où je sentis quelques secondes plus tard la pression d'un canon de flingue. Je me figeais, une feuille dans une main, pestant intérieurement contre mon manque d'attention dans un tel moment, passablement tendue. Une voix résonne, une voix connue que j'avais entendu il n'y avait pas si longtemps, et je levais les yeux au ciel d'un air faussement désespéré. L'arme s'éloigna légèrement, assez pour me permettre de tourner légèrement la tête tout en reposant le document sur le bureau, que je fis distraitement disparaître sous d'autres feuilles. La lumière s'alluma d'un coup et je plissais légèrement les yeux devant la luminosité trop agressive, avant de me retourner lentement pour faire face au jeune homme. Ce dernier m'observait d'un air blasé, une clope aux lèvres tout en me tenant en joug de son arme, prêt à tirer au moindre mouvement brusque. A cette faible distance, je n'avais probablement aucune chance d'en réchapper s'il se décidait soudain à faire feu. Je l'observais tranquillement alors qu'il me rendait la pareil, et inconsciemment j'en vins à me demander ce qu'il pouvait bien voir hormis deux yeux qui le fixait sans réelle crainte. En effet, je n'avais pas peur, j'étais juste … déçue par ma propre connerie, et frustrée de ne pas avoir pu finir la page fort intéressante que j'avais commencé. M'enfin maintenant, je me retrouvais tout de même dans une situation pour le moins épineuse, et je n'avais pas vraiment idée de comment je pourrais m'en sortir. Je plissais les yeux sans m'en rendre vraiment compte sous la réflexion, ce qui fait qu'on ne devait probablement plus voir grand chose de ces derniers désormais. Je croisais les bras et reculais la jambe droite pour pouvoir m'appuyer contre le rebord du bureau avant de répondre d'une voix blanche.

"Tu t'attends vraiment à ce que je puisse te répondre oui ? La seule garantie que je peux te donner c'est que je ne vous veux aucun mal. …. Pas très convainquant hélas je sais …"

Je savais d'avance qu'essayer de discuter avec lui relever du défi vu comment il s'était montré loquace la dernière fois, aussi je n'essayais même pas. Mais le voir me pointer avec cette arme commença à m'agacer, j'avais l'impression de voir quelqu'un d'indécis même si il n'y avait aucune trace de doute dans son regard. Il me laissait simplement une chance de m'expliquer et j'étais à deux doigts de ne pas la saisir. Peut-être était-il temps que je lui dise qui j'étais vraiment. Peut-être, peut-être pas, je n'arrivais pas moi-même à me décider sur ce fait. Je repris alors d'une voix légèrement adoucie.

"Je ne cherche que des informations … contre l'armée. Et sur un homme également."

A lui de voir désormais s'il décidait de me croie et de m'écouter davantage ou non. Néanmoins, je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils devant son absence totale de réaction et soupirais avant de lâcher d'un air blasé.

"Si tu veux me tirer dessus, fait le, mais décide toi."

Le provoquer n'était peut-être pas la meilleure idée que j'avais eu ce soir, car je me doutais sans réellement savoir pourquoi qu'il en serait capable et instinctivement je me tendis, prête à bondir d'un côté ou de l'autre pour éviter la balle, du moins essayer. Ma plus grande frayeur était encore je crois que quelqu'un d'autre débarque dans la pièce, ce qui me compliquerait davantage les choses.
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Lun 1 Oct - 20:08

Masquée et fringuée comme une espionne de choc, l’inconnue me fixait simplement. Je crois que ni elle ni moi n’avions l’air effarouché. Je venais de la prendre en flag’ et elle trouvait une excuse bidon à me pondre. Réplique typique. Vérité, mensonge ? J’m’en tapais en fait. J’ai confiance en mes capacités, c’est comme si que c’était inné du coup je parais insouciant, indifférent. Je levais mon flingue, comme si que j’avais tiré et je tournais les talons. Là je me suis mis à pouffer narquoisement avant de le jeter à sa précédente place avec la plus grande des négligences dont j’étais capable. Je tirais à nouveau une grosse taffe sur ma clope, le coude en l’air. Un vrai lascar.

« Imbécile… la mort n’a rien d’attirant. »

Je me dirigeais vers l’unique table présente dans ma chambre. En effet, y’avait suffisamment de place pour faire la fête dans ma chambre. Comme si que je tenais à garder ca secret je remballais à la va vite mes notes sur l’alchimie. Là, toujours dos à elle j’ajoutais…

« L’agence est fermée, reviens demain. »

Après mon bordel « rangé » je lui fis de nouveau face, mon boule à peine posé sur la table. Je tenais ma serviette au niveau de ma hanche, là, je tranchais en levant légèrement le menton…

« Tire-toi… »

Et j’oublie ton intrusion. Difficile de cerner mon attitude, mon ressenti. J’avais l’air tellement détaché. Mais ne fiez pas trop à mon expression mi-figue mi-raisin car au fond je cogitais pas mal. Je me disais… Si je suis bel et bien Lyl Wayne, alors peut être qu’elle a été envoyée pour voir si j’ai vraiment survécu. Qui sait ? Si ca se trouve on me cherchait encore pour finir le travail. Allons bon, je n’allais tout de même pas me battre contre une femme ? C’est bien le genre de chose qui me rebute. Pour m’y soustraire faudrait qu’elle soit détestable.
Je tirais une nouvelle bouffée et j’en profitais pour la reluquer. Bordel, elle avait l’air sexy la morue. Là je me rendis compte que j’avais encore perdu mon temps en restant ici ce soir. J’aurais été mieux dehors à faire la fête ou dans les bras d’une fille. Je me grattais entre les pectoraux, une goutte d’eau me chatouillait. Mon pendentif se dandinait, je détournais le regard comme si que j’étais blasé. J’avais mon boule posé de moitié sur la table, j’entreprenais de disparaître quelques secondes pour rejoindre la salle d’eau. D’un geste las je replaçais ma chevelure en arrière après m’être observé furtivement dans le miroir. Quelle galère…
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Lun 1 Oct - 21:04

C'est perplexe je l'observais lever son arme pour finalement tourner les talons et la balancer négligemment sur un meuble proche, sans grande discrétion, avant de tirer une longue bouffée sur le bâton de nicotine qu'il tenait entre les doigts. Sa réplique eut pour seule effet de me faire hausser les épaules en détournant la tête. Loin de m'attirer, elle ne m'effrayait pas pour autant, je l'avais côtoyer tellement de fois ces dernières années, alors je n'étais plus vraiment à ça prêt. Cependant, j'étais consciente que je ne pouvais me permettre de mourir, pas encore, j'avais d'abord un travail à accomplir, une corvée en réalité. N'y aurait-il pas eu ce contretemps, peut-être me serais-je laisser glisser tranquillement dans la folie pour rejoindre le passeur, mais non, cela aurait été bien trop simple. Je repoussais ces sombres ressentis dans un coin de mon esprit avant de l'observer se mouvoir eu sein de la pièce d'un oeil inquisiteur. Il ne semblait pas plus que ça inquiet d'avoir trouver une, ou plutôt une, visiteuse nocturne dans sa chambre à coucher, en réalité, on aurait même dit qu'il s'en foutait royalement et continuait à vaquer à ses occupations. Enfin, en théorie, car je remarquais toutefois du coin de l'oeil qu'il s'empressait de remettre en ordre un tas de feuilles que je n'avais pas vraiment observé un peu plus tôt. L'idée de m'être trompé d'endroit où chercher me traversa l'esprit de manière fugace avant que je ne détourne les yeux vers lui lorsqu'il me refit face. Ce n'est qu'à cet instant que je remarquais l'accoutrement pour le moins simpliste dans lequel il se trouvait. Une serviette, ni plus ni moins, qu'il tenait à la hanche d'une main. Je haussais un sourcil appréciateur quant à la vue à laquelle je n'avais pas vraiment fait attention plus tôt, ni même cette après-midi. Même si ce genre de chose m'était désormais inconnue, je savais reconnaître un bel énergumène quand j'en croisais un, et là j'en avais un sous les yeux.

Je descendis du bureau sur lequel j'étais plus qu'appuyée depuis son arrivée et profitais qu'il eut tourné le dos en ignorant sa remarque pour m'approcher de la table, jetant un rapide coup d'oeil à la première pas du tas de feuille. Des cercles incomplets, des notes gribouillées, visiblement, des recherches sur je ne sais quoi, mais ça traitait d'alchimie, ça me paraissait évident même si je n'y tramais pas grand chose. Je reviens rapidement au centre de la pièce en observant les lieux d'un air plus curieux, comme si la tension dans l'atmosphère avait baissé d'un cran avec la nonchalance flagrante du jeune homme m'avait détendue, paradoxalement. Je scrutais sans gêne la pièce où il se rendait avant de finir par lui répondre d'une voix où perçait l'amusement.

"Tu es bien calme pour quelqu'un qui surprend un « cambrioleur ». Je doute que ce soit uniquement mes paroles qui t'ont rassurées ... "

Je m'approchais doucement pour finir par appuyer mon épaule contre le mur, bras toujours croisés, avant de reprendre.

"A croire que tu t'attendais presque à une visite plus ... violente. "

Son attitude laissait vraiment à croire que je n'étais visiblement pas la personne qu'il s'attendait à trouver là. Ou bien étai-ce parce que j'avais plus l'habitude d'être agressée d'office dans ce genre de situation, plutôt qu'ignorée. Je ne savais pas ce qui me retenait de lui donner ma véritable identité, ça nous aurait simplifier les choses à tous les deux. Cependant, je ne le pouvais pas, faute de sécurité. Mais plus ça allait, plus ce garçon semblait entouré de mystère. Déjà, pas moyen de savoir son nom, le seul nom approximatif que j'avais pu obtenir c'était celui de Wayne, qui était sensé être mort. La jeune femme me l'avait confirmé cet après-midi, mais il restait pourtant un détail cuisant, son corps n'avait jamais été retrouvé. Combien y avait-il de chances pour que ce dernier eut été embarqué par les laboratoires amestriens pour finir en cobaye comme les autres ? Un homme de son rang s'il s'agissait bien du capitaine également, pouvait s'avérer être une recrue idéale pour leurs plans à condition qu'il fasse preuve de souplesse d'esprit, ce qui, d'après ce que j'avais pu entendre, n'était pas franchement le cas. Mais même dans ce cas, je l'y aurais vu … Trop de choses restaient encore flous pour que je puisse tirer des conclusions immédiates, aussi je décidais de poser une question simple et sans détour.

"Qui es-tu ?"

Ouais bon ... normalement, c'était à lui de poser une telle question, la situation paraissait vraiment surréaliste en cet instant, mais après tout, je n'étais plus à ça près. Et comme il y avait probablement aucune chance pour qu'il réponde du premier, je réfléchissais déjà ç un moyen de lui quémander l'information d'une autre manière.[i]
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mar 2 Oct - 20:13

N’était-ce pas un soupçon d’ironie ? Je me regardais dans le miroir, les yeux rivés sur ma cicatrice. Elle m’obnubilait de part sa curieuse esthétique. Je déportais alors mon regard pour observer l’intruse dans le miroir. Elle était là, limite avachie sur l’encadrement de la porte en train de discuter librement. Je détournais le regard du miroir après avoir expiré narquoisement…

«Mes visites sont toujours..., je m’étais approché d’elle, la main au dessus de sa tête « violente », ajoutais-je de manière enjouée.

A proximité de cette gêneuse je n’avais qu’une idée en tête… la mettre dehors pour enfin profiter de ma quiétude nocturne. Et puis j’étais à poil sous ma serviette ce détail aurait dû lui soutirer un certain embarras. En effet, à moi aussi. M’enfin, je ne pouvais pas espérer de la complaisance de la part d’une intruse non scrupuleuse. Peut être que j’aurais due lui arracher son semi-masque. Mais je m’en fichais, quoi qu’il arrive son visage me serrait inconnu. Je ne voulais pas savoir, un mec m’a dit que l’ignorance était un facteur de félicité…
Avec le revers de ma main je lui indiquais de se pousser. Du vent ! Quelque part elle me faisait penser à la jeune femme rousse rencontrée précédemment. Rencontre est un grand mot en l’occurrence. Celle-ci aussi je l’avais refoulé… La merdeuse me demandait de décliner mon identité. J’expirais un second rire, faussement outré celui-ci. Quel culot ! Elle débarque, me vole ou je ne sais quoi et puis elle me questionne… Tout ça sur mon territoire. Sans la toucher je la forçais à sortir, ce qu’elle fit une fois que je fus proche. Elle s’était sentie obligée de bouger sinon je doute qu’elle l’aurait fait.

De nouveau dans ma suite « royale » je marche doucement, encore amusé par sa dernière question. J’ignorais pourquoi j’étais sorti de la salle de bain si ce n’est par mécanisme. Dos à l’inconnue je haussais les épaules tout en dévoilant la paume de mes mains de manière innocente. J’annonçais avec ce même air enjoué que tout à l’heure…

« Qui sait ?! Je ne le sais même pas moi-même. »

Mon ton était ironique mais l’information vraie. Un sourire en coin j’écrasais ma clope dans le cendrier placé près de mon tas de papier sur la table. Là je repris mon air indifférent pour ajouter avec un brin de fermeté, toujours sans la regarder…

« … N’abuse pas de mon aménité »

Je lui jetais un furtif regard alors que je me dirigeais à nouveau dans la salle de bain, le pas lent, une main resserrant la serviette. Le mystère de ma personnalité nonchalante fait qu'on ignore toujours à quel degré prendre mes propos. Une mise en garde? Provocation? Menace? Ironie?
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MessageSujet: Re: Un émissaire nommé Fatalité   Mar 2 Oct - 21:00

Ce n'est pas comme si je ne m'en étais pas douté qu'il refuserait de me donner son nom, néanmoins cela n'eut pour effet que de me frustrer davantage. Sans la moindre gêne, le jeune homme se rapprocha de moi et je reculais d'un pas léger, soucieuse de maintenir une distance de sécurité raisonnable alors qu'il me disait pour la énième fois de la journée de foutre le camp. Je soupirais, légèrement blasée et également amusée au fond par l'attitude totalement insouciante de ce garçon. Il semblait décidément au dessus de tout ce qui pouvait venir l'emmerder. J'accédais à sa requête de bonne grâce et retourner dans la chambre en silence en me détournant de lui quelques instants pour jeter un coup d'oeil à la paperasse que j'avais feuilleté plus tôt. J'aurais bien remis mon nez dedans car il y avait des infos encore susceptibles de m'être utiles, mais je doutais qu'il apprécie, qui plus est je pouvais distinctement entendre des pas dans le couloir et n'avait aucune envie de me retrouver face à plusieurs personnes, d'autant plus que les autres ne seraient probablement pas aussi magnanime que lui. Je le regarder retourner une fois de plus dans la salle de bain, observant son dos de manière un peu distraite avant de profiter qu'il fut tourner pour m'approcher du bureau et étaler rapidement les quelques feuilles pour noter les détails les plus importants. Ceci fait, cela ne prit que quelques secondes pour m'en souvenir, je mélangeais le tout avant de me diriger vers la fenêtre ouverte. Je me penchais légèrement pour apercevoir l'argenté avant de sourire imperceptiblement sous mon masque.

Je rejoignis le balcon à grandes enjambées pour passer par dessus ce dernier et descendre le pan de mur à l'aide des corniches saillantes pour rejoindre la ruelle avant de fixer quelques secondes la chambre puis je m'enfuie dans l'ombre, chassant l'image de ce jeune homme qui revenait déjà me trotter en tête.

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Un émissaire nommé Fatalité

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