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 "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]

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MessageSujet: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Ven 5 Oct - 20:16

Un bras sur les yeux, je sentais l'air pesant de ma chambre alors que je refaisais lentement surface après une nuit agité. Ce qui m'avait tiré du sommeil ? Le son exaspérant d'un main tambourinant de manière répétée sur ma porte, signe évident que ma présence devait être requise. Pour toute réponse, je poussais un grognement sonore avant de me retourner, m'emmêlant davantage dans les draps trempés de sueur. Les coups redoublèrent de violence, faisant trembler les gonds, et je du faire clairement savoir à l'importun que j'avais bien entendu son message avant de repousser les draps d'un air énervé. Je serais bien restée encore plusieurs heures au lit. Voire même la journée en fait … Depuis quelques jours, j'étais devenue une véritable loque, un zombie qui pensait à peine à se sustenter, rien de plus. Mais je savais bien que je ne pourrais pas continuer ainsi indéfiniment. Dans un léger grognement de fatigue, je me relevais et allait me placer derrière la porte de ma chambre sans pour autant l'ouvrir.

"Qu'est-ce qu'il y a ? "

"Nouvelle mission lieutenant. Le commandement demande cinq hommes y compris vous. "

"Deux minutes."

"Bien."

Je lâchais un léger soupir avant de me diriger vers la salle de bain tout en retirant mon t-shirt pour le balancer dans la corbeille à linge et me glisser sous la douche. Un simple passage sous l'eau pour me décrasser et je ressortais aussi sec pour enfiler ma combinaison. Tressant ma crinière trop voyante, je la dissimulais sous mon habituel bonnet noire et recouvrais mon visage du masque que je ne quittais jamais en présence de mes congénères avant de rejoindre ces derniers. D'un geste de la main, je fis signe aux concernés de me suivre avant de prendre connaissance de l'ordre de mission avec une légère grimace e dégout que personne ne put apercevoir.

Une heure et demi plus tard, le constat était des plus inquiétant. La mission ne s'était pas aussi bien déroulée que ceux qu'elle aurait du, et deux membres avaient été gravement blessés. J'arborais une magnifique taillade sur le dessus de l'avant-bras, grossièrement pansé avec un morceau de tissu, et j'avançais avec précaution dans le dédales des toits en éclaireur alors que mes acolytes suivaient plus lentement, soutenant leurs congénères blessés. Je surveillais les alentours pour me repérer avant d'aviser enfin ce que je cherchais depuis cinq minutes. L'enseigne d'un restaurant abandonné depuis quelques années déjà. J'attendis les retardataires avant d'emprunter l'escalier de secours pour rejoindre l'entrée de service qui n'était que partiellement condamnée. Après avoir fait passer tout ce petit monde, je restais à l'entrée pour surveiller les alentours le temps que les blessés puissent être soignés. Assise sur un muret, je coupais délicatement une partie du tissu sur ma jambe droite pour faire un garrot efficace le long de ma blessure en serrant les dents sous la douleur. Cela ne pris que quelques minutes et sitôt fait, je me laissais tomber dos contre le mur, les yeux mi-clos. Comment avais-je pu foirer à ce point-là ?

Un odeur étrange me parvint soudain à la gorge et je me relevais brusquement, aux aguets. Un ombre se glissait non loin et je posais inconsciemment la main indemne sur la garde de mon sabre. Impossible que les militaires aient pu nous suivre jusqu'ici. De plus, il n'y avait visiblement qu'un seul homme ici. Les yeux plissés, je tentais de discerner ma cible, mais visiblement cette dernière n'était pas pressée de se faire connaître.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Ven 5 Oct - 21:29

Ils avaient tranchés, à présent leur route convergeait. D’un pas lent et gracieux, Envy prenait la tangente de ses deux confrères. Lust et Glutony faisaient de nouveau équipe, un duo inséparable, une relation étrange. Le gros portait un grand intérêt à la brune, une sorte de protection fraternelle. Notre Homonculus, lui, faisait bande à part. Se coltiner un boulet ne faisait pas parti de ses habitudes. L’efficacité avant tout. C’est avec indifférence et même mépris qu’il les quitter. Un soupire et une moue de dédain plus tard, le voilà en route.

Ce soir il avait une idée en tête. Bien que le hasard fit que la mission tomba entre les mains de Lust et Glutony il avait envie d’aller fourrer son nez quelque part. L’ennuie lui était fatale. Ce soir-là il n’avait ni envie d’aller martyriser les Elric, des civils ou encore se mêler au commun des mortels en profitant de bonne poire. Des êtres dénués de cœur, certes, mais pour certains le cœur ne se trouvait pas dans la poitrine mais dans la tête. Pour les Homonculus c’était très ambiguë. Chacun pensera, ou à l’inverse, qu’ils sont incapables de bonté ou d’éprouver la moindre émotion. Mais détrompez-vous. Lust se plaisait à draguer des trentenaire ténébreux pour ensuite briser leurs espoirs romantiques. Glutony adorait la nourriture humaine. Envy… Nul ne sait. Plus que son péché, il avait cette colère au fond de lui, une colère qui nourrissait sa fierté au point de le plonger dans la démens. Sa cruauté venait de cette jalousie à l’égard de l’humain. Persuadé qu’il haïssait l’humanité il refusait tout acte un brin gentil envers eux. Qui sait s’il ne s’était pas un jour mêlé à l’un ou l’une d’entre eux ?
Et puis il y à le libre arbitre. Envy et Lust y croyaient secrètement sans en faire part à qui que ce soit. Pantins d’un être supérieur qui n’était autre que leur créateur, ils éprouvaient ce respect, cet espèce d’ « amour » envers lui. Comme enchaînés, les six semblaient être incapables d’effronterie ou de traîtrise. L’envie, la méprise et la haine que notre brun éprouvait à l’égard de Greed était probablement due au fait de sa rébellion. Lui avait osé. Se mêlant aux humains et à d’autre créature il avait même été jusqu’à appelé sa team des « amis ».
Cette animosité meurtrière qu’éprouvait notre Homonculus, n’était-elle pas à cause de son pêché ? … Qui sait ? Personne n’aurait souhaité le découvrir car Envy était de loin le plus cruel des sept.

Ce soir il marchait avec détermination, il empruntait les ruelles sombres faisant de la pénombre sa compagne de route. Récolter des informations, ou plutôt, taquiner un larbin. Telle était sa motivation passagère en cette soirée avancée.
Il avait donc suivi ses proies jusqu’à une vieille bâtisse. Tous entrèrent au sein du bâtiment sauf un. Notre ami avait sa petite idée sur l’identité du retardataire.

Il sortit de l’ombre, rejoignant l’humain resté dehors pour probablement surveiller les alentours. Le pas lent, e visage tiré par la lassitude, Envy arrivait enfin à hauteur de l’humain. Une femme, pas n’importe laquelle, un des humains enrôlés après chantage pour étendre leur réseau d’information. Une brillante idée de Pride. Envy se fichait éperdument de ce que la subordonnée lui révélerait ou non, il meublait juste sa soirée. Son côté taquin ressurgissait à un tel point qu’il se sentait obligé d’aller l’emmerder pour querir des infos. C’était plus fort que lui, c’est tout.

Masquée, vêtue finement pour simplifier ses mouvements, de taille moyenne, un regard de braise. Le garçon fit une moue. La jeune femme était partiellement blessée mais suffisamment pour nécessiter de soin et notamment de points de sutures. Les humains étaient si fragiles, ils choppaient toujours un tas de connerie lorsqu’ils négligeaient une blessure, aussi bénigne puisse-elle paraître. Très observateur malgré-lui, Envy reportait son regard violet sur la jeune femme. Son nom ne lui revenait pas, pourtant il savait parfaitement à qui il avait à faire. L’une des raclures de Drachma, un agent double. Quelle honte pensait-il. Les humains ne cessaient de se trahir les uns les autres. Comment pouvait-il tenter de leur porter un intérêt autre que celui de Father ? Indifférent à sa situation il daignait l’ouvrir après un long soupire…


« Tiens, tiens… Encore en vie. »

lUn sourire carnassier vient égayer son visage blasé, un visage pas si vilain. Il fit un pas, une main posée sur sa hanche, il s’était légèrement courbé. Son attitude n’avait encore rien d’agressive. La bête sommeillait… Il prit place à quelques centimètres d’elle, adossé au mur, bras croisés. La jeune femme avait les doigts crispés sur la garde de son sabre. Elle était comme tous les autres pour Envy, une de ceux qui jouaient les rebelles même dans leur attitude. Par conséquent il s’attendait à ce qu’elle joue les sales gosses pour se donner plus d’entrain. Normal.

« Allon.. c’est le hasard qui m’amène. »

C’est vrais, il ne pensait absolument pas à elle lorsqu’il avait quitté Lust et l’autre glouton pour aller taquiner un larbin ingénue…Il reprit de cette voix canaille qu’il portait si bien…

« Alors tant qu’on y est, balance-moi c’que tu sais. »
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 8:13

Le ciel était nuageux, pas une once de lumière lunaire qui aurait pu m'indiquer l'identité du gêneur, je devais attendre qu'il passe sous un réverbère, ce qui finalement ne tarda pas, et je pus enfin apercevoir l'identité de l'importun. Instinctivement, je resserrais ma prise sur mon arme en reculant légèrement d'un pas, reconnaissant le jeune homme androgyne qui marchait sereinement dans ma direction. Et pour cause je le connaissais plutôt bien puisqu'il avait fait partit quelques années plus tôt des « gardiens  de zoo » qu'abritaient le laboratoire n°5. Lui et une femme brune aux allures de beauté fatale. Lui comme elle ne se mêlaient pas vraiment aux cobayes, ils les surveillaient de loin plutôt, venant régulièrement s'informer de l'avancement des travaux à leur égard. Malgré leurs allures singulières, il n'était pas bien difficile de comprendre qu'ils étaient tous deux de mèche avec l'armée amestrienne. Je l'observais avancer dans am direction en silence, sans faire mine de bouger pour aller au devant de lui, avant de jeter un léger coup d'oeil dans mon dos, vers la porte entrouverte. S'il venait s'occuper d'eux, je le laisserais faire volontiers et en profiterais pour prendre la tangente. Mais je compris lorsqu'il s'installa contre le mur à quelques mètres moi que ce n'était pas pour les assassins drachmiens qu'il était là. Je ne répondis pas à sa remarque, gardant un calme d'apparence froide sans le lâcher du regard. Je ne pus pourtant me retenir de lâcher un rire nerveux en entendant la suite de sa phrase et je haussais un sourcil moqueur.

"Le hasard hm ? Il a bon dos celui-là."

Je finis par me relâcher imperceptiblement, la douleur de mon bras commençait à se faire ressentir à force de rester trop tendue, et délaissais mon arme pour plonger ma main intacte dans la poche avant d'entendre la suite de ses paroles et de me raidir. De nouveau, je balançais un coup d'oeil derrière moi avant de fermer nerveusement la porte puis je jetais un regard noir vers le gêneur.

"Tu ne pouvais pas choisir un autre moment pour venir chercher des infos ? "

Je n'avais aucune envie que mes paroles soient surprises par la troupe qui m'accompagnait,auquel cas mon infiltration risquait de complètement tomber à l'eau. Par mesure de précaution bien que sa proximité me gêne grandement, je m'approchais du brun, m'éloignant en même temps de la porte et des potentielles oreilles indiscrètes avant de reprendre un ton plus bas pour être sûre de ne pas être entendue.

"C'est trop tôt. Cet imbécile de Raven pense peut-être qu'on devient général en quelques mois là-bas mais ce n'est pas franchement le cas, et je n'ai encore que peu d'informations sur Drachma. Tout juste le nom de quelques prochaines têtes qui sont sensées tomber d'ici peu, et encore, ils ne nous disent les choses qu'au dernier moment."

Sans attendre, je lui énumérais le nom des victimes futures avant de me taire pour l'observer quelques secondes. S'il y avait bien une chose que je savais de cet … homme, c'est qu'il n'avait absolument rien d'humain au fond. C'était un concentré de cruauté et de sadisme. J'avais vu des cobayes lui tenir tête, et je les avais entendus souffrir comme des déments pou toute punition. Même si les rumeurs les plus folles avaient courues sur lui au laboratoire, je n'avais pas vraiment envie de tester sa violence, aussi je n'aspirais plus qu'à une chose, qu'il se casse. En réalité, j'aurais mille fois préféré avoir à faire avec le général qui m'avait imposé ce calvaire plutôt qu'à lui, même si ces messieurs haut gradés ne devaient pas souvent bouger leurs fesses pour ce genre de choses. Un silence pesant s'installa alors que je cherchais rapidement si j'avais appris d'autres choses qui auraient pu avoir un semblant d'importance. Dans un sens oui, j'avais bel et bien appris quelque chose sur l'un des criminels les plus recherchés de l'organisation, le problème étant qu'il semblait mort. Même si je n'y croyais pas, ou que je n'arrivais pas à y croire étant donné que c'était le seul lien tangible qui aurait pu me relier à mon père, mon inconscient me souffla qu'il serait stupide de lui en parler, aussi je n'ajoutais rien. Je restais totalement immobile, à l'exception des doigts de ma main gauche qui se dépliaient par à coups pour tenter de faire disparaître le fourmillement lié à la blessure un peu au dessus. Visiblement, ce que je venais de lui apprendre ne suffisait pas car il gardait le silence, se contentant d'observer le mut d'en face d'un air morose alors que je fixais ses prunelles améthystes. Je finis par froncer légèrement les sourcils en me détournant, profitant ainsi d'être dissimulé pour serrer mon bras douloureux avant de reprendre d'un voix plus froide.

"C'est tout ce que je sais pour l'instant. "
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 10:40

Des sarcasmes qui n’auraient même pas du avoir lieu. Envy ne relevait pas, ca n’en valait pas la peine, les humains étaient ainsi après tout. Pas un pour rattraper l’autre, pas un qui se détachait des autres. De la vermine, rien de plus d’après le garçon. Nerveuse, la jeune femme avait repoussé la porte entrouverte pour la fermer complètement. Envy gardait cette indifférence, ce calme plat. L’espionne réagissait comme prévu, elle tentait une rébellion en lui reprochant la maladresse du moment choisi pour son apparition. Il ne l’avait lui-même pas choisi, il avait suivi un troupeau qui lui semblait suspect. Résultat de la course il était tombé sur un subordonné.
La perspicacité du jeune homme lui laissait penser que la dame était en mission pour l’ennemi. C’était-là la raison de sa nervosité. Elle s’était approchée de l’Homonculus, rompant la norme de distance d’intimité. Mais peu importe, le brun gardait les yeux fermés, bras croisés, serein. Elle lui fit part de ses informations fraichement recueillies, rien de bien alléchant en fait. Elle énumérait l’identité de certaine personne déjà sur la liste noire des Homonculus. Lust était d’ailleurs en mission de « courtoisie » vers l’un des types nommé.

Une fois son rapport terminé, notre ami ouvrait les yeux pour la scruter de travers. Il l’a méprisait, elle trahissait sa patrie. Le pourquoi du comment lui échappant et ne l’intéressant pas il s’arrêtait à ce simple jugement. Il soupirait, las. C’était son tour à présent, il jugeait utile de lui faire part de quelque chose afin de la mettre sur la bonne piste et qu’elle lui mâche le travail…

«
Il se trame quelque chose ; des rumeurs selon quoi un groupe tenterait de nous mettre des bâtons dans les roues. »

Il levait son regard glacé sur l’humaine, pas besoin d’être devin pour savoir ce qui se tramait dans la tête de cette femme. Elle obéissait avec réticence et obligation, mais nul doute qu’un jour elle fuirait. Elle faisait parti de ces cobayes ratés. Ils n’avaient pas réussi à supprimer sa bonne conscience et encore moins son libre arbitre. Mais tant qu’elle était utile, ca suffisait. Il braquait ses pupilles irrationnelles sur ceux bleuté de la militaire avant de reprendre…

«
Tu sais quelque chose ? Ces types sont implantés partout et depuis des années. L’un d’eux nous a…échappé. »

L’accident du laboratoire n°5, à cet instant il maudissait les frères Elric. Un des capitaines de l’organisation 0 de Drachma leur avait filé entre les doigts. Une frustration d’avantage accentuée vu que c’était la seconde fois qu’il filait. La passivité d’Envy s’évaporait, repenser à l’individu en question éveillait sa colère. Il lui avait tiré une balle en pleine tête et le type n’était pas mort. Un humain aussi résistant ne pouvait qu’être utile, surtout lorsqu’il est amnésique. Il se détachait du mur.

«
Je veux que tu te renseigne sur ces renégats, ils ont sûrement un QG quelque part. »
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 12:34

Visiblement, il ne sembla pas trouver plus d'intérêt que ça à ce qu'il m'avait lui-même demandé puisqu'il ne répondit que par un grognement rapide avant de se redresser légèrement pour me faire face et enchaîna sur autre chose. Je fronçais les sourcils en l'écoutant avant de comprendre rapidement de quoi il parlait : il ne devait pas y avoir beaucoup de groupe osant se dresser contre l'armée et ses sbires, pour ma part je n'en connaissais qu'un. Malgré la nervosité qui me rongeait, j'avais réussi à reprendre une allure plus ou moins calme et froide tout en l'écoutant, puis je croisais les bras en lui jetant un regard noir.

"C'est vrai que je fricote beaucoup avec ce genre de personnes. "

Et pour le coup, il ne pouvait pas se douter à quel point mes dires étaient vrais. Néanmoins, j'avais dit ça sur un ton ironique, j'espérais qu'il le prenne comme tel. Je l'écoutais continuer avant de lâcher un soupir de frustration. Allons bon … déjà que j'avais du mal à m'attirer un minimum de confiance de la part de l'agence, ils me mettaient désormais à les traquer. Plus ça allait, plus la situation semblait se compliquer de semaines en semaines, et j'avais l'impression que la trahison pointait le bout de son nez de tous les côtés. Pour toute réponse, je secouais négativement la tête avant de braquer mon regard dans celui glacial de mon ancien tortionnaire.

"Pas question. Ce n'est pas mon boulot. Je travaille sur Drachma, ce qu'il se passe ici, c'est votre problème, pas le mien. "

Mon esprit avait pourtant noté un détail important dans sa phrase. L'un des concernés leur avait échappé. Combien y avait-il de chances pour que ce quelqu'un fasse partie des évadés du laboratoire n°5 ? Certes peu, mais c'était à travailler. Peut-être l'avais-je croisé sans le vouloir si tel était le cas. Par curiosité tout de même, j'envisageais de revoir ma position, après tout, si je parvenais à trouver des informations sur ce groupe, j'aurais peut-être plus de chances de pouvoir l'aborder et suivre de loin les traces de mon paternel pour savoir ce qu'il manigançait avant de mourir. Je voyais le brun commençait à s'énerver, aussi je me repris dans la foulée, faisant mine de m'être ravisée.

"Ca va … je vais voir ce que je peux trouver … Mais tu as un nom, quelque chose ? L'évadé, qui était-ce ? Je pourrais commencer par ça, ça me ferait quelque chose de concret à chercher."

J'allais continuer mais j'entendis du remue-ménage dans le restaurant, suivit de gémissements plaintifs. Même si j'étais sensé être leur supérieur, le sort de ces hommes ne me tirait absolument aucune émotion quand je savais de quoi il était eux-même capables. Après tout, j'étais bien devenue pareil à force, mais ça ne m'empêchait de continuer à les haïr. J'ignorais les plaintes étouffées en jetant un regard au visiteur nocturne avant de me détourner de lui, j'attendais les réponses à mes questions pour me tirer d'ici, je n'avais pas vraiment envie de moisir en plein centre ville avec quatre assassins drachmiens si jamais une escorte venait à passer dans le coin. Le général avait été clair à ce sujet. Si je me faisais prendre, c'est ma tête qui tomberait, pas de sauf conduit, pas de repêchage. C'était ma tête et celle de mon frère que je jouais ainsi, voilà pourquoi la présence d'Envy me rendait aussi nerveuse. J'aurais largement préféré le retrouver dans un lieu isolé plutôt qu'il me piste ainsi en pleine mission. Même si lui ne craignait probablement rien, ce n'était pas le cas de mon côté. Et je savais qu'avec l'état actuel de deux de mes acolytes, se barrer en vitesse serait probablement impossible. Du moins avec eux. J'entendis les gonds de la porte grincer et me retournais d'un geste vif pour m'approcher du militaire.

"Lieutenant, Jack ne va pas tenir le coup, la fémorale a été déchirée, il a perdu trop de sang. Il faut partir d'ici et je … "

Son regard venait de tomber sur le brun qui ne semblait pas s'inquiéter d'avoir été vu alors que je le maudissais de ne pas s'être dissimulé. Je repoussais le militaire à l'intérieur, lui barrant la vue, avant de rétorquer.

"Toi et Dean vous le portez. Je me charge du blessé."

Sans ménagement, je refermais la porte pour aller faire face au brun sans la moindre crainte.

"Comme tu peux le voir, j'ai du boulot, donc si on pouvait arrêter là, ça serait pas plus mal."
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 13:19

La jeune femme se montrait de plus en plus effrontée. Envy en était agacé. Ce genre de comportement lui était familier mais tous savent combien il détestait être prit de haut. Les sarcasmes de la demoiselle devenaient de plus en plus fréquents, bientôt elle allait payer le prix de son effronterie. Mais, dans son intérêt, elle déchantait très vite.
D’abord réticente, elle eut très vite fait de réfléchir à sa position avant de décliner totalement la requête. Au final elle acceptait, à aucun moment notre Homonculus avait songé au contraire de sa part. Le choix, elle ne l’avait pas. Le garçon s’apprêtait à lui révéler l’identité du détenu lorsque des bruits retentirent. Un sourcil haussé, il se tût. Des gémissements pitoyables d’humains blessés. Il les aurait bien éliminé mais il lui aurait fallut tuer la demoiselle avec. Ca aurait paru bizarre qu’elle seule en échappe.
C’est alors que la porte s’ouvrait, laissant apparaître un homme.
Les deux humains échangèrent rapidement avant que l’homme disparaisse aussi vite.
L’homonculus avait reprit place près du mur.
Après ça l’espionne annonçait avec nervosité et colère entremêlées…

« Comme tu peux le voir, j'ai du boulot, donc si on pouvait arrêter là, ça serait pas plus mal. »

Un soupire narquois, Envy se détachait du mur, cette fois dans le but de mettre un terme à cette conversation. Il mettait en danger le statut de la miss. Si lui ca lui était égal, son supérieur non. Chaque pion avait son importance, les sacrifier inutilement lui vaudrait un sermon.
Il était donc temps de partir. Une main sur la hanche il passait à côté d’elle et s’arrêtait à hauteur de son épaule…

« J’attends des informations plus complètes la prochaine fois. »

Pas un mot de plus, pas un regard, Envy dégageait suffisamment de négativité pour paraître persuasif. Sur ces mots il repartait doucement, s’enfonçant dans la pénombre jusqu’à disparaître dans la rue en face.
Cette discussion avait été inutile, cependant il avait réalisé son désire d’emmerder un subordonné. Il avait bien réussi son coup.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 14:45

Je le regardais partir sans plus cacher ma haine à son égard. Lorsqu'il fut enfin hors de ma vue, je tournais les talons aussi sec pour rentrer dans la bâtisse abandonnée et trouver un spectacle pas vraiment ragoûtant. Mes subordonnés assis en demi-cercle, dont un allongé et mal en point si l'on prenait en compte la flaque de sang qui s'élargissait doucement mais sûrement sous sa cuisse droite. La garrot n'avait visiblement pas suffit, le militaire avait fait une erreur des plus basiques en retirant la lame profondément plantée dans son membre. C'était ce simple geste qui venait de le condamner à une mort certaine, car ici, il n'y avait aucun moyen de stopper correctement l'hémorragie et lui apporter les soins nécessaire. Quelques minutes plus tôt je n'avais pas pris connaissance de l'ampleur des dégâts, mais en m'approchant de lui, une fois agenouillée devant sa plaie, je compris qu'il n'y avait plus rien à faire qui aurait pu l'aider. Je déportais mon regard vers ses yeux sombres qui se voilaient lentement alors que ce dernier arborait une grimace de douleur. Malgré mon ressenti profond à l'égard de ces hommes, je ne pus m'empêcher de ressentir un élan de peine à son égard. Aussi, d'un geste rapide, je me saisis de la dague à sa ceinture pour lui planter dans le thorax en visant son organe vital. Inutile qu'il souffre davantage. Retirant ma lame, je passais ma main gantée sur ses yeux vitreux et fermais ses paupières avant de jeter un regard à son comparse blessé lui au flanc gauche. Lui au moins survivrait. Je me redressais rapidement, après avoir déposé la dague dans la main de son légitime propriétaire et jetait un regard rapide autour de nous.

"On bouge. "

"Mais … et Jack ?"

Je déportais mon regard vers le jeune homme qui me fixait l'air presque choqué avant de reprendre en articulant davantage, la voix glaciale.

"On. Bouge."

Je me détournais sans un mot, surprenant au passage le regard que se lancèrent mes subalternes et me dirigeait vers la sortie. Je n'en revenais pas que des hommes comme eux aient pu avoir un minimum de liens entre eux. Mais après tout, même les assassins doivent avoir besoin d'amis. Néanmoins, si nous voulions tous en sortir indemnes, il fallait abandonner leur congénère ici, même s'ils ne pouvaient l'admettre. Je sentis du mouvement derrière moi, les odeurs se rapprochaient, j'en déduisis qu'ils me suivaient en soutenant leur camarade et ne pris pas la peine de me retourner pour vérifier, m'assurant à la place que l'accès à la ruelle était possible. Nous n'étions plus très loin du QG, mais évidemment, c'était dans le coin que tournaient les milices le soir, histoire de ne pas nous faciliter la tâche. D'un geste de la main, je fis signe à mes congénères de me suivre, avançant à pas de loup en scrutant le moindre mouvement dans l'ombre.

Le chemin ne fut guère long, mais tout le monde resta extrêmement tendu jusqu'au bout. Alan fut prestement emmené voir le médecin du groupe à peine arrivé alors que je me laissais tomber contre le mur du bureau, y appuyant la tête en fermant les yeux quelques secondes. J'avais perdu un homme, le deuxième en peu de temps, j'allais en entendre parler c'était certain. De rage, je filais un coup de poing dans le mur derrière moi avant de lâcher un gémissement de douleur, ayant momentanément oubliée qu'il s'agissait de mon bras meurtri. Tant pis, il attendrait. Alors que je me croyais seule dans la pièce, la plupart des militaires se trouvaient également en mission, une présence me fit rouvrir les yeux et je tombais nez à nez avec un de mes semblables. Lieutenant également, je ne cachais pourtant pas mon dégoût envers cet homme pour qui le plus grand plaisir, hormis la chair féminine, était le meurtre. Je ne comprenais pas comment il avait pu finir militaire et gradé de sûrcroit tant il passait son temps à dédaigner les ordres. Il n'ignorait pas mon mépris à son égard, mais ne semblait pas le moins du monde s'en soucier, car c'était un des favoris du général chargé de cette division. Celui-là même qui risquait de me tomber dessus d'ici quelques jours. Un léger sourire en coin, les bras croisés, le militaire me fixait d'un air suffisant et passablement moqueur alors que le lueur lubrique qui brillait dans son regard ne me disait rien qui vaille.

"Alors comme ça, l'exceptionnel lieutenant Cahelyn vient de perdre un homme ? Pas trop triste j'espère … Allez, viens voir papa, je vais te consoler moi."

Sans bouger le moins du monde, je l'incendiais pourtant du regard avant de répondre d'une voix froide, m'apprêtant à me redresser pour me rendre à ma chambre.

"Mêle toi de ce qui te regarde Chen, ça vaudrait mieux pour toi si tu tiens à tes miches."

Je sentis une main plaquer mon épaule gauche contre le mur en béton alors que je l'avais à peine sentit approcher, et son visage n'était plus qu'à quelques centimètres du mien, un sourire vicieux naissait lentement sur ses traits. Je ne bougeais pas, me contentant de l'observer sans réagir avant qu'il ne reprenne d'une voix suave en s'approchant de mon oreille.

"Tu sais ma belle … Je peux peut-être t'éviter une autre brimade. Le général est plutôt docile avec les jouets qu'il préfère, je peux sûrement intercéder en ta faveur … moyennant récompense bien sûr."

Je me raidis en sentant sa main libre se poser sur ma hanche et remonter lentement le long de mes côtes. La respiration régulière, je ne laissais rien paraître de la colère qui bouillonnait dans mon ventre et menaçait à tout moment d'exploser s'il ne savait pas s'arrêter. Et visiblement, il ne savait pas quand il fallait le faire car il reprit doucement en m'observant dans les yeux.

"Et puis … je serais curieux de savoir qui se cache sous ce masque … après tout, personne ne sait à quoi tu ressembles "Lieutenant"."

Ce n'est que lorsque sa main baladeuse parvint à hauteur du morceau de tissu que le déclic se fit et je réagis instinctivement avec la rapidité féline dont j'avais hérité. De mon bras libre, je m'étais emparé de la lame pendant à la ceinture du militaire et en avait plaqué le tranchant sur ses bijoux de famille en appuyant légèrement, et lorsque je sentis la pression sur mon épaule s'évanouir lorsqu'il voulu reculer, je le retins moi-même de mon bras ainsi libérer sans cesser de menacer son entrejambe avant de lui répondre d'une voix haineuse.

"Plutôt crever que d'accepter que tu puisses me toucher. Avise-toi une seule fois de recommencer ce geste et je te jure que tous tes collègues pourront ensuite t'appeler mademoiselle. "

Pour appuyer mes paroles, j'entaillais légèrement l'aine du lieutenant qui lâcha un gémissement plaintif, plus de peur que de douleur, avant de le repousser violemment loin de moi en jetant l'arme au sol sans le lâcher des yeux. Je savais que je venais de gravement fauter, mais il avait dépasser une limite qu'il ne fallait pas franchir, et j'avais vu rouge. Je finis par détourner les talons alors qu'il commençait déjà à se relever. Nul doute qu'il n'allait pas ignorer cet affront à sa virilité et que j'allais payer le prix de ma connerie tôt ou tard. Mais bordel, personne ne se servirait plus de moi comme d'un objet, j'avais déjà trop donné ! De rage, je claquais la porte de ma chambre, fermant le verrou à double tour avant de jeter mon arsenal militaire sur le lit pour me rendre dans la salle de bain. D'un geste rendu brusque par mon énervement, je retirais le masque qui me barrait le visage avant d'observer ce dernier dans le miroir. Ma pommette droite s'ornait d'une petite entaille très fine, ainsi que ma gorge. Je fixais mon reflet quelques secondes avant de frapper le mur de mon poing indemne.

"Eh merde !!"

Finissant de me déshabiller à la va-vite, je me jetais sous la douche, espérant un moment de détente qui ne vint pas. Tout au plus, je me débarrassais de la crasse accumulée, pansais ma plaie un long moment pour en retirer toutes les saletés qui s'y étaient incrustées en grimaçant de douleur par moment, avant de finir par sortir. Je n'avais pas les idées claires, brouillés par la colère, et je dus rester un bon moment à faire les cents pas uniquement vêtue d'une serviette pour réussir à me calmer et à faire suffisamment le vide dans mon esprit pour pouvoir réfléchir. Je mis le problème du lieutenant Chen de côté durant un temps, me concentrant sur les informations que j'étais sensée trouver, et pour Envy, et pour le prochain commando à mener. Au bout du compte, je me laissais tomber de tout mon long sur le lit, tête entre les mains. C'était trop. Envy, Jack, Chen, trop à supporter en si peu de temps, je me sentais à la limite d'exploser tant j'étais obligée de me contenir constamment et je n'avais plus qu'une seule envie, m'affaler ici, ne plus bouger, faire la morte durant une durée indéterminée. Mais pourtant, il me fallait bouger, rester ici ne mènerait à rien. Et si je pouvais être utile au passage, ça ne serait pas plus mal. Je me redressais aussi sec et me dirigeais vers la penderie en délaissant la serviette au sol. Vu le lieu, autant se mettre dans le thème. Aussi, je m'emparais d'une robe violet sombre, tirant presque sur le noire, moulante en haut et s'élargissant largement en bas, et aux manches longues pour dissimuler le pansement de fortune que j'avais confectionné pour ma blessure. De toute manière, rares étaient les moment où je laissais mes bras nus, la vue de mon numéro de cobaye avait tendance à attirer les regards. Une fois vêtue, je démêlais non sans mal l'épaisse crinière que je portais et décidais de la laisser libre, elle dissimulerait ainsi les quelques petits plaies de mon visage. Une fois parée, je passais pas l'escalier de service pour rejoindre le bar après avoir pris soin de passer une arme à feu dans ma botte droite. Jamais désarmée, principe de base.

Une fois n'est pas coutume, je me rendais dans un cabaret réputée de Central city. Un endroit peuplé d'hommes en manque, d'alcooliques notoires, de filles délicieuses, bref, un joyeux bordel en quelques sortes, même s'il se disait plus haut de gamme que ceux que l'ont pouvait trouver dans les bas-fonds, offrant un spectacle de goût à leur client. De belles paroles tout simplement. Bien que ce genre d'endroit ne soit pas spécialement ma tasse de thé j'avais quelques informatrices dans ce lieu de débauche, notamment l'amante habituel d'une de mes prochaines affectations. Elle m'avait promis des informations contre de l'argent, belle preuve qu'une fois de plus, c'était bien ça qui faisait tourner le monde. Une fois rentrée à l'intérieur des lieux, je délaissais la salle de spectacle pleine à craquer pour monter directement dans les étages. Je savais où la trouver, elle n'avait que quelques clients car ses tarifs étaient plutôt fait pour les gens très aisés. Comme prévu, je trouvais la jolie blonde attablée avec deux compagnes devant ce qui ressemblait bien à un verre d'alcool mais donc je savais que le contenu n'était en fait que de l'eau. Un habile subterfuge pour dépouiller les clients les plus riches, en les accompagnant soit-disant dans la boisson. Je lui fis signe qu'elle quitte quelques minutes sa table et la demoiselle s'approcha de moi avec un sourire joviale, tranchant nettement avec mon visage sérieux et froid.

"Elena, quelle bonne surprise ! Tu ne m'avais pas dit que tu devrais passer une peu plus tard ma grande ? Toujours en beauté dit-moi !"

Elena. Mon nom d'emprunt pour ce genre de petite mission. Un réflexe que j'avais rapidement pris de peur d'être retrouvée. J'esquissais toutefois un léger sourire et la saluait d'un mouvement de la tête avant de lui répondre.

"Elisabeth. Je pensais également passer plus tard mais il se trouve que mon client semble un peu plus pressé que d'ordinaire d'obtenir les informations qu'il m'a demandé. J'espérais donc que tu ais pu les avoir un peu avant."

La blonde me sourit chaleureusement en posant un bras sur mes épaules pour m'entrainer un peu en retrait de ses compagnes avant de reprendre sur le même ton enjoué.

"Evidemment, évidemment. Je comprends, et figure toi que j'ai pu les avoir ! Ca n'as pas été bien difficile en vérité, Il me donne toujours ce que je veux."

Elle m'adressa un clin d'oeil et je retins un frisson en imaginant très bien la nature de la persuasion de la jeune femme. Cette dernière me glissa une enveloppe dans la poche de la petit veste que je portais, de manière discrète, et je fis de même avec l'argent qu'elle 'avait méritée. J'allais partir lorsque cette dernière me retint doucement.

"Tu as mauvaise mine ma grande. Tu ne veux pas rester un peu avec nous pour t'amuser ?"

Je voyais bien le genre d'amusement dont elle parlait et ça ne m'enchantait guère, aussi je déclinait poliment en secouant la tête de manière négative, un sourire contrit sur les lèvres.

"Je regrette Beth, mais mon client attends mon retour rapidement. Je te remercie en tout cas, et je repasserais sûrement dans quelques jours pour une autre commande, c'est possible ?"

"Pas de soucis ma belle, tu es toujours la bienvenue ici de toute façon !"

Je lui fis un léger signe de la main alors qu'elle rejoignait ses collègues et repartis dans le dédale de couloir, ma main serrant le paquet dans ma poche. J'espérais que ces informations pourraient m'être utiles. Obnubilée par tout un tas d'idées, je ne faisais pas vraiment attention à ce qu'il se passait devant moi et avançais d'un pas d'automate vu que je connaissais plutôt bien les lieux pour y être venu souvent, suffisamment souvent pour que certains clients puissent croire que j'appartenais à l'endroit d'ailleurs. En réalité, j'étais encore énervée du geste e cet enfoiré au QG, je n'arrivais pas à me le sortir de l'esprit, et je me surprenais à penser que j'aurais du mettre ma menace à exécution sur le champ, cela m'aurait retiré un problème et un poids en même temps.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 15:29

Une voiture venait de renverser les trois poubelles qui attendaient patiemment l’aube pour être vidées de leur contenu. Les phares éteints, le moteur coupé, un jeune homme sortit de la voiture de manière maladroite. Son nom ? Lui-même l’ignorait, ce soir-là on l’avait appelé « Marshall », c’était son prénom pour la soirée. Il fit plusieurs pas avant de trébucher sur l’une des poubelles, les jambes en l’air il fit une galipette arrière avant de se retrouver au sol. Son rire communicatif entraîné l’homme qui l’accompagnait à l’accompagner dans sa folklore. Le type montrait du doigt notre conducteur qui s’était relevé. Il fit de nouveau quelques pas avant de se retrouver en short/calçons, pantalon aux pieds. Son sous-vêtement blanc ressortait bien avec la pénombre. Il fit plusieurs pas avant de rattraper son pantalon pour le replacer. L’autre manquait à son tour de tomber en ayant détourné son attention pour se moquer de son acolyte. Le dénommé Marshall progressait en se tenant au mur qu’il longeait. Un four rire communicatif les empêchaient d’avancer correctement ou même de parler. Pour cause, les deux hommes étaient saouls, surtout notre amnésique qui n’avait point bu depuis des lustres.

Ils semblaient très complices, pourtant, quelques jours plutôt ils ne se connaissaient pas. Le garçon brun venait faire son rapport à l’agence. Une certaine complicité les amenait alors à se retrouver ce soir-là pour passer une bonne soirée. A aucun moment ils avaient pensé à se mettre aussi minable.

Ils marchaient dans une ruelle sombre illuminée par l’animation des enseignes présentes. Soit des bars, un bordel et plus loin un cabaret. Le décoloré se retrouvait très rapidement entraîné dans l’ambiance. L’aide du mur fut vite remplacée par une jeune femme finement vêtue, aussitôt rejoint par une autre et une troisième qui marchait devant de manière sensuelle pour attirer les deux garçons. Mais voyez-vous, la vue de notre ami était tellement perturbée qu’il n’arrivait même pas à poser son regard sur l’une d’entre elles. Au lieu de ça il se laissait entraîner, un large sourire aux lèvres. Ils venaient de tomber dans les filets de vipères qui n’aspiraient qu’à leur faire les poches une fois qu’ils serraient ivres morts. Lyl ou Marshall, peu importe, décollait son t-shirt blanc afin de laisser passer l’air tant il avait chaud.

Quelques minutes plus tard ils se retrouvaient dans un cabaret. Des filles dansaient sur une scène surélevée. C’était la première fois que la chimère voyait ça. L’ambiance était festive, chaleureuse et entraînante. Il perdit très vite de vue son acolyte. Toujours entraîné par une demoiselle, il se retrouvait assis sur une banquette. Au début ses yeux se baladaient plus sur l’ensemble de la pièce et de l’assemblée que sur le déhanchement de la blonde. C’est alors qu’une des collègues de la demoiselle vint lui souffler quelque chose à l’oreille. Vu la tête qu’elle fit, on devine facilement qu’il était question d’argent. La blonde embarquait une fois de plus notre chimère. Ce dernier se laissait faire, il n’avait rien demandé mais tout portait à croire qu’on lui voulait du bien. C’est ainsi qu’il se retrouvait à l’étage dans une des chambres destinées aux clients qui voulaient se payer les vertus des charmantes demoiselles du cabaret.

De nouveau débrayé, le garçon était installé sur un sofa rouge, une coupe d’un alcool relativement chère entre les mains. Il en avait déjà sifflé plus de la moitié tant le goût des choses lui échappait. La blonde strip-teasait lentement, quelque peu anxieuse. Apparemment elle avait dégoté un poisson riche d’après les dires du brun qui accompagnait Lyl et qui fricotait avec plusieurs des danseuses dans une chambre à côté. Elle avait remarqué les pupilles étranges de la chimère ainsi que sa cicatrice. Sa réticence ne cessait d’augmentait au fur et à mesure qu’elle s’approchait du jeune homme et qu’elle le libérer se ses habits. Elle lui avait ôté son t-shirt ainsi que son jean et commençait à regretter le choix de son client car celui-ci prenait de plus en plus l’allure d’un délinquant. Si elle n’avait pas refilé le garçon à une autre plus ancienne c’est parce qu’au fond elle appréciait la plastique du garçon. Son aspect voyou l’excitait dans le sens qu’on aime tous se mettre en danger. Une pointe d’adrénaline ca fait du bien de temps en temps. Cependant elle fut vite frustrée lorsque le garçon ne répondit pas à son baiser. Etait-il trop bourré ? Encore un peu et elle pourrait lui voler son porte feuille. Elle tentait une nouvelle approche, une autre façon d’éveiller l’envie chez le garçon qui était froid dans tous les sens du terme… C’est en détachant ses lèvres des siennes qu’elle lui découvrait une paire de canines dignes de celles d’un vampire. Horrifiée elle se mit à hurler.

« Kyaaaaaaa !!! »

Elle s’était dégagée et avait aussitôt reculé pour se saisir d’une robe de chambre en soie. Lyl, dont les bras dépassaient aux extrémités du sofa, laissait négligemment tomber la coupe de champagne vide sur le sol. C’est alors qu’un mec débarquait en trombe, ouvrant la porte avec férocité.

« Il…Il…sors-le d’ici ! C’est un monstre ! »

Le mec s’approchait d’un pas déterminé à casser la gueule à notre innocent.

« Paye et casse-toi !
-Quoi ? »

Le dénommé Marshall se mit à rire narquoisement, un brin de lucidité passait par-là. La situation était encore floue pour lui. Il s’en était arrêté au doux baiser de la blonde qui avait éveillé ses sens et donc l’animal. Il ne contrôlait pas encore assez la chimère qu’il était. Le type de la sécurité avisait la bouteille presque vide ainsi que la coupe en verre explosée par terre. Il jetait un regard à la blonde et annonçait le plus sérieusement possible…

« La bouteille, le verre et la fille. Ca va te coûter un bras tout ça ; Sors ton fric ! »

La blonde devançait notre ami en saisissant le jean noir de la chimère. Là elle lui fit les poches avant d’en sortir le bouchon d’une bouteille… Pas de portefeuille ni rien qui s’en apparenté. Elle jetait le pantalon vers le sofa où se trouvait encore le garçon ainsi que le bouchon sur son visage. Ce contact sur s joue le fit froncer les sourcils, il se redréssait lentement, difficilement.

« Il n’a rien ! Il a menti ! »

Elle se mit à pleurer pour paraître d’avantage sincère. Rejeter la faute sur le décoloré pour lui éviter à elle de se faire jeter. Pas de pitié. Elle était bien trop frustrée.

« Il a essayé de me violer !
-Cuuwoii ? » Demandait le jeune homme en grimaçant.

Il fit une moue tout en soufflant d’un air outré et amusé face au mensonge de la demoiselle. La vicieuse ne cessait de l’accuser de toute sorte de connerie afin de faire monter la pression du garde du corps. L’accusé s’était levé. Le type se ruait alors sur l’autre pour tenter de l’assommer. Pas très conscient de la situation, l’amnésique se baissait au même moment pour ramasser son jean, l’autre vacillait en ratant son coup. Le sofa basculait en arrière et notre compère comprit qu’on voulait sa peau. Un nouveau rire vint accompagner sa prise de conscience. La blonde lui jetait tout ce qui lui passait sous la main de manière acharnée. Lampe de chevet, statue, bouteille, fringues… tout ! Lyl esquivait de manière maladroite et manquait encore de tomber alors qu’il enfilait son jean.

« Ahhhh !!!! Va t’en !!! Va t’en ! Vampire ! Salaud ! Menteur !»

L’accusé se dirigeait vers la sortie alors qu’il tentait toujours d’enfiler son jean. Une fois parvenu, il lui restait à fermer bouton et braguette, mais déjà le mec se relevait pour le charger de nouveau. Il abandonnait sa tâche tout en cherchant la poignée pour vite fuir. L’alcool rendait ses sens et ses gestes très maladroits. Par conséquent il ne remarquait pas qu’il se trouvait adossé à la porte. Le garde lui fonçait dessus tel un bœuf en furie, tout allait si vite… La blonde jetait un autre verre qui atterrit près du visage du garçon aussitôt suivi de son t-shirt blanc.

« Meeersss… »

Il venait de tomber à la renverse en ouvrant la enfin la porte. Sans réfléchir aux conséquences, il avait empoigné le métal et s’était retrouvé le cul à terre, la main encore agrippée à la poignée, l’autre tenant son t-shirt blottit sur la moitié de son visage. En effet, le battant de la porte donnait dans le couloir et non dans la chambre, c’est pourquoi elle s’était ouverte. A l’inverse il aurait fallut tirer la poignée pour ouvrir la porte…
De son côté, le type avait foncé tout droit et s’était prit les pieds dans les jambes de notre chimère pour aller taper sans retenue la tête dans le mur en face. Celle-ci encastrée dans le mur très fragile, de nouveaux cris de panique s’élevèrent. Tout le monde sortait des chambres, cessant toute activité aussi lubriques fussent-elles !
Le dénommé Marshall se relevait et prit la tangente à gauche sans regarder derrière-lui, une fois de plus. Son jean lui arrivant aux chevilles il ne put faire un pas sans tomber. Mais sa chute fut vite rattrapée et écourtée…

Une main appuyée sur le mur, l’autre retenant son pantalon il se retrouvait le nez fourré dans la poitrine d’une jeune femme. Celle-ci s’était retrouvée blottie contre le mur sans avoir eu le temps de repousser notre ivrogne. Un rire s’élevait et le compagnon de notre ami débarquait avec ses deux prostituées.

« T’es pas sortable. J’aurais du m’douter qu’un tel bordel t’étais attribué… »

Le jeune homme décoloré sortait son nez du « coussin » naturel avant de porter son regard sur la droite. Le garde n’avait pas dit son dernier mot et comptait bien se déchainer sur l’amnésique qui au fond n’avait absolument rien demandé. C’était là toute l’ironie de la scène. L’homme revenait donc à la charge sans lui laisser le temps de souffler avec ce qui ressemblait à un bout de bois épais. Notre ami avait repoussé la jeune femme qu’il avait percutée pour lui éviter un coup. L’entraînant avec lui il l’a poussait au niveau de l’épaule, celle-ci chutait pour se retrouver dos à terre, le décoloré à califourchon au dessus d’elle..

« Tire-toi d’ici toi et ta catin ! Je ne veux plus jamais vous voir !
-Dosu ! Qu’est-ce qu’il y a ?
-Va chercher mon flingue ! »

L’ivrogne observait le visage de la demoiselle qu’il avait renversé avec une surprise passive. Il fit une moue, il se gardait de lui faire remarquer que l’autre l’avait appellée « catin ». « SA catin ». A croire que la situation ne l’affectait pas plus que ça. Vive l’alcool. Marshall/Lyl l’a relevait en saisissant son bras lorsqu’il entendit le mot « flingue ». Sans lui demander son avis il l’entraînait dans sa course folle. Traversant le couloir où client et prostitués étaient tous en train de commérer. Il lâchait la jeune femme au bout de quelques mètres, celle-ci se faisait à son tour chasser par la faute du garçon. Pourtant, ils ne se connaissaient pas. Elle avait juste eu le malheur de croiser sa route et d’amortir sa chute par deux fois. Le probable ancien Capitaine de Drachma courait, sans trop savoir où… Il faisait probablement le tour de l’étage sans s’en rendre compte…
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 16:39

Sans vraiment attendre, je me saisis des informations que j'avais obtenus pour en lire le contenu. Dépliant l'enveloppe soigneusement cacheté par de la cire, je parcourus des yeux les quelques lignes sombres qui courrait sur le papier de bonne qualité, provenant probablement du cabaret lui-même. Pas l'idéal si quelqu'un d'autre que moi venait à en avoir connaissance, ce qui, certes, ne devait normalement pas arriver. Il me faudrait toutefois lui en toucher deux mots la prochaine fois, même si je n'avais aucun lien particulier avec la jeune femme, cela m'aurait toutefois ennuyé qu'elle ait des soucis à cause d'un détail aussi stupide. Mais alors que je rangeais le précieux papier dans ma poche, mon attention fut brusquement attiré par un bruit violent provenant du mur contre lequel je marchais. Quelques secondes plus tard, je vis débouler plusieurs personnes, dont une fille de joie visiblement choqué qui haranguait sans cesse un garçon passablement bourré et qui peinait visiblement à se tenir debout. Et pour cause, en baissant à peine les yeux, je remarquais son pantalon qui trainait au sol. Mais avant que je ne prenne le temps de faire demi-tour pour éviter l'altercation, l'alcoolisé se prit les pieds dans son vêtements et chuta en avant, me plaquant contre le mur proche en se servant de ma poitrine comme d'un oreiller. Ce contact brusque et bien trop proche me rappela instantanément un autre du même genre survenu quelques temps plus tôt, et je ne pus m'empêcher de repousser l'importun de manière pas vraiment délicate alors qu'un nouveau protagoniste faisait son apparition et que les chambres alentours s'ouvraient peu à peu pour s'informer de grabuge.

Rattrapant son futal in extremis, l'inconnu le remonta avec peine avant de regarder autour de lui d'un air surpris. Mais je ne l'observais plus, mon attention était désormais braquée sur le gorille qui lui, nous puisque j'étais juste derrière, fonçait dessus, un semblant de masse au poing et visiblement décidé à en découdre. J'esquissais une grimace, même ici j'allais devoir me battre visiblement. Mais alors que je m'apprêtais à dévier le coup, le jeune homme ivre dont j'avais momentanément zappé la présence me repoussa, me faisant marcher sur un pan de ma robe et je chutais en arrière atterrissant ainsi durement sur le dos …. l'inconnu sur mes hanches. Voilà pourquoi je détestais les robes … Aucune liberté de mouvements ! J'entendis vaguement le videur insulter sa victime avant d'enregistrer le fait au passage que celle qu'il traitait à ce moment là de catin ne pouvait être que moi, j'étais la seule femme si l'on oubliait celle qu'il semblait vouloir protéger. Pour la troisième fois de la journée, ça commençait à faire beaucoup, je vis rouge, et je repoussais le jeune homme qui semblait avoir pris ses aises sur mon ventre dans l'idée de me redresser et de coller une raclée à cet imbécile de garde du corps qui confondait tout. Mais une fois debout, alors que j'allais me ruer sans la moindre parcelle de réflexion sur le gorille, je sentis une violente douleur au niveau de mon bras avant d'être violemment tiré en arrière. Déséquilibrée, je n'eus d'autres choix que de suivre le mouvement si je ne voulais pas finir une fois de plus au sol. De plus, la douleur m'irradiait le bras tellement le garçon maintenait fortement sa prise, à un tel point que je n'avais pas la force de retirer mon bras pour m'éviter ce contact cuisant. Enervée, frustrée, blessée, je ne fis pas attention à le route qu'il prenait, me demandant juste à quel moment il accepterait de me lâcher le bras alors que je me mordais l'intérieur de la joue pour limiter la douleur, lorsqu'enfin il s'exécuta et je ralentis sérieusement le pas, le laissant me distancer. Incapable de réfléchir posément, je me tins l'avant bras en patientant pour que la douleur lancinante daigne enfin refluer. Finalement, j'avais perdu de vue le fuyard. Enfin, en théorie. Alors que je restais sagement adossée au mur pour récupérer, j'entendis du bordel provenir non loin et finis par m'approcher pour retrouver le larron à nouveau étendu au sol. Et pour cause, il y avait deux petites marches dans le couloir, dans sa course folle il avait du les zapper. J'allais le laisser se débrouiller seul vu qu'il commençait déjà à se relever tant bien que mal lorsque des pas précipités résonnèrent derrière nous. Visiblement, j'étais également compté comme cible, il fallait donc que je me tire d'ici et vite. Après un bref regard derrière moi, je lâchais un profond soupir, signe que je n'étais pas franchement convaincue par ce que j'allais faire, mais si le tas de muscles tombait à nouveau sur le jeune home, nul doute que ce dernier subirait un passage à tabac en règle. A l'image de son geste, je lui attrapais le bras prestement, mais au lieu de continuer à courir tout droit, je rentrais dans la première chambre que je trouvais à droite, refermant la porte derrière moi et ignorant totalement le cri de stupeur de la demoiselle occupé à satisfaire sa clientèle pour filer vers la fenêtre et l'ouvrir d'un léger coup de pied. La délicatesse ? Connait pas. Je savais simplement que toutes les chambres étaient équipées d'un escalier de secours. Sans attendre, je fis passer la garçon par dessus le rebord, non sans mal car il semblait galérer à coordonner ses gestes, et refermer la fenêtre sans un mot pour ceux que nous avions dérangé. Quelques minutes plus tard, nous étions dans la rue, à nous éloigner de la grande bâtisse lumineuse alors que j rageais intérieurement. Je venais de me griller avec une de mes principales sources. Non, Il venait de me griller ! Ce n'est que parvenu au abords d'un bordel bien moins réputé que je ralenti la cadence, sentant encore une violente douleur dans mon bras, et au passage, lâchais enfin celui du jeune homme.

"Un conseil, arrête les filles mon gars, c'est mauvais pour ta santé visiblement. "

Je finis par me tourner vers le concerné avant de hausser un sourcil surpris. Eh bah, si je m'attendais à une tête connue … se tenait devant moi, débraillé, torse nu et visiblement pas mal alcoolisé, le cobaye que j'avais aidé à sortir. Mais totalement méconnaissable. Perdu son air narquois, il semblait à l'ouest et aux anges en même temps. Si je m'étais attendu à le voir dans un tel endroit ! Pas vraiment non … Sans que j'y fasse attention au départ, deux femmes racoleuses et très faiblement vêtues étaient en train d'aborder le jeune homme alors que celui-ci ne semblait pas vraiment s'en soucier, visiblement prêt à les suivre de bonne grâce. Je levais les yeux au ciel en pensant définitivement qu'un homme face à une paire de seins réagissait toujours de la même manière. Sans gêne, je m'approchais du petit groupe.

"Allez faire votre numéro de charme ailleurs mesdemoiselles."

"Pourquoi donc ? La rue est à tout le monde, n'est-ce pas mon chou ?"

Je fronçais légèrement les sourcils avant de me glisser de manière pas du tout discrète entre la brune sulfureuse qui se collait contre le jeune homme, et lui, plaçant au passage sa main sur ma hanche avant de me pendre à son cou comme j'avais pu voir faire Elizabeth un bon nombre de fois, puis je posais ma tête sur l'épaule fraiche du garçon avant de sourire à la fille qui me faisait face.

"Parce qu'il est déjà pris. Alors allez voir ailleurs si j'y suis."

Au regard déconfit, je compris qu'elle avait espérer l'attirer uniquement que pour pouvoir mieux le voler, et quelque part c'était compréhensible vu l'état d'ébriété du jeune homme. L'entrainant avec moi, je m'enfonçais dans la rue sur quelques mètres, m'assurant d'être hors de vue des deux donzelles avant de le lâcher. Je l'enviais presque, hormis le fait qu'il avait déjà failli se faire pigeonner deux fois, probablement tabasser une fois, il semblait sur un tel nuage que j'aurais bien aimé pouvoir faire pareil et délaisser mon fardeau le temps de quelques heures pour ne penser à rien. Je lui jetais un coup d'oeil rapide, sans me rendre vraiment compte qu'il était encore relativement proche vu qu'il n'avait pas vraiment bouger, avant de soupirer.

"Bon … Maintenant, j'm'occupe de toi ..."

Si quelques minutes plus tôt, j'étais très remontée contre celui qui m'avait grillée auprès d'un bon centre d'informations, maintenant que je savais de qui il s'agissait ma colère s'était légèrement évanouie. Je cherchais juste un moyen de le faire dégriser. Pourquoi ? .... Par vengeance peut-être ...
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 19:41


Entraîné à son tour par la demoiselle qu’il avait percuté par deux fois plutôt, notre ami suivait sans broncher. Il courait et se demandait par quel miracle il y arrivait. Son regard se perdait souvent sur la demoiselle. Elle portait une robe et une longue chevelure cascadant dans son dos. Son visage il ne l’avait pas encore vu, mais là, de dos, elle avait l’air belle. La beauté quand on est saoul c’est comme souffler dans un éthylotest, plus la fille est belle, plus on est bourré. Et inversement. Cependant notre larron n’était pas du genre à sauter sur tout ce qui bouge, la blonde de tout à l’heure, pour sûr qu’elle était belle mais pas assez plaisante pour le garçon. Il se permettait d’être difficile sans le savoir, même ivre. Amusant, non ? De son air rêver et particulièrement éméché il observait onduler sa chevelure flamboyante en rythme avec son allure. Elle lui fit faire un parcours terriblement dur pour son état actuel. Ca lui rappelait la voiture qu’il avait fourrée dans les poubelles juste un peu plutôt. Il souriait. Malgré le bordel dans lequel il s’était mis il trouvait encore le moyen de rire. Rien ne pouvait l’atteindre à cet instant. S’amuser, c’est tout ce dont à quoi il aspirait ce soir. L’air de rien c’était super bien parti.

En plein milieu de la rue, il se fit de nouveau accoster par des sorcières. Son air enjôleur faisant surface il s’apprêtait à leur annoncer qu’il ne se ferrait pas avoir une seconde fois et en si peu de temps lorsque l’inconnue s’interposait. Il fit un pas en arrière à cause de son manque d’équilibre alors que la rouquine le coller. Il était dans le flou, à cet instant tout ce qu’il remarquait c’était que ses doigts étaient crispés sur un morceau de tissus blanc. Il n’avait ni chaud, ni froid, il nageait dans ce bien être. Comme anesthésié de la tête au pied il avait l’impression d’être un marshmallow. Alors qu’elle repoussait les deux vautours, Lyl en profitait pour la dévisager. Il aurait dû se souvenir de son visage peut être l’aurait-il fait s’il avait été lucide… Sans un mot il se laissait de nouveau embarquer. C’est quelques mètres plus loin que leur course folle prit fin.

« Bon … Maintenant, j'm'occupe de toi ... »

Il se mit à rire, un rire très enjoué accompagné d’un mouvement de sourcil perplexe. Il avait traduit sa phrase d’une manière peu catholique en l’heure actuelle… C’est pourquoi il avait reculé en faisant un geste las de sa main qui suggérait à la rouquine de laisser tomber. Il secouait doucement négativement la tête...

« Han han han... Ahh.. non.. j’te remercie d’m’avoir aidé. Il continuait de reculer, parlant avec ses mains, il remarquait encore qu’il tenait son t-shirt et se décidait à l’enfiler… désolé t’avoir fourrée là’dans ! Mais…j’aime pas les filles faciles. »

Quel imbécile, il se méprenait mais c’était logique compte tenu des grammes qu’il avait. Il s’était enfilé un espèce de mousseux de haute gamme comme si que c’était de la limonade, son ivresse était encore très fraiche, voire pire. De plus, sa langue très déliée, il parlait sans tact. Ses pieds s’emmêlèrent et il se rattrapait au mur avant de sourire et de baisser la tête. La fille était belle, probablement plus que toute celles croisées ce soir. Il aurait volontiers fricoté mais il avait ce côté possessif qui l’empêchait d’aller justement voir les prostituées. Au pire, Reï se ferrait une joie de l’accueillir… Il détournait son regard de son visage. Les prostituées sont des filles faciles qu’il suffit d’amadouer pour mettre dans son lit. Pour lui elles étaient souillées, pas « amusantes ». La jeune femme tirait la tronche, elle le regardait s’éloigner sans dire un mot. Elle le prenait probablement pour un sacré crétin. Mais que voulez-vous, ce soir il ne tenait pas l’alcool. Il avait enfin enfilé son t-shirt, le sens était correcte mais les coutures étaient apparentes… Il l’avait mis à l’envers. Il tournait les talons et la saluait de manière théâtrale et maladroite, sa main libre longeait le mur, au cas où..

Plus loin des gens discutaient avec d'autre, ils semblaient sérieux. Un type semblait mimer une scène. Des journalistes? Notre ami se serrait fait une joie d'aller tenir un discours sans queue ni tête au premier venu qui daignerai l'écouter pour son plus grand désarroi.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 20:13

Je l'observais reculer tout en gesticulant, un air de profonde perplexité gravé sur le visage car je ne comprenais pour le moment pas le moindre mot de ce qu'il était en train de baver, et en vint même à tourner le regard autour de nous pour m'assurer qu'il ne s'adressait pas à une personne que j'aurais loupé, mais non, rien. Ce n'est qu'en le voyant se rhabiller tout en me fixant que je compris enfin où il voulait en venir, et ses dernières paroles ne firent que confirmer ma pensée. Il me prenait pour une catin ! C'était peut-être logique, peut-être compréhensible vu que j'étais habillée de manière plutôt provocante, mais uniquement pour des besoins d'informations. De plus, je fronçais les sourcils, constatant visiblement qu'une fois de plus, il ne semblait pas me reconnaître. Jusqu'où ce garçon avait-il la mémoire vacillante ? Certes, l'alcool devait être un facteur largement aggravant mais tout de même, je pensais qu'une crinière pareille ne passait pas inaperçue. Et ce garçon venait de me donner la preuve que visiblement, si. Filles faciles …. S'il savait ce à quoi avait échappé le dernier qui avait cru ça, il réfléchirait peut-être à deux fois à ses paroles. Mais visiblement, réfléchir ne faisait pas partie des options actuelles dans son état. Après une mascarade ressemblant vaguement à un salut honorable, il se détourna alors que je retenais un léger rire, masqué malgré tout par la colère, et je l'observais s'aventurer d'un pas chancelant vers la grande avenue. Combien y avait-il de chances pour qu'il ne lui arrive rien de plus ? Je parierais sur zéro. Un léger soupir secoué par un rire étouffé et j'entrepris de le suivre. Pas question que je le laisse partir comme ça. Il passa près d'une fontaine, l'évitant visiblement avec soin et semblait se rapprocher d'une petite troupe qui discutait tranquillement. Un sourcil légèrement haussé, je souris légèrement en observant l'onde immobile avant d'y plonger ma main. Fraiche, suffisamment pour l'idée que j'avais en tête. Je jetais un coup d'oeil autour de moi avant d'aviser une sorte de caisse de bois trainant au sol. Ca ferait largement l'affaire. Je m'en emparais et la remplie d'eau avant de me dirigeais prestement vers le jeune homme qui tapait déjà la causette avec les inconnus. Ceux-ci me virent approcher et avec un léger sourire suivi d'un signe de tête, je leur demandais de s'écarter avant de balancer sur l'inconscient avec tout l'élan dont j'étais capable, le contenu du bac, balançant ce dernier au sol une fois ma tâche accompli.

Je m'approchais alors que le jeune homme semblait presque en état de choc et l'observais, une lueur amusé dans le regard, avant de rétorquer tranquillement.

"Ca, c'est pour la « fille facile », imbécile. "

Je ne pus m'empêcher de lui sourire, légèrement amusée au fond, tant il semblait ne pas tout à fait saisir la situation, avant de lui prendre le bras une fois de plus.

"Allez viens, j'vais pas me jeter sur toi ne t'inquiète pas."

L'entrainant tranquillement, je gardais un pas relativement lent pour qu'il puisse suivre bien qu'il ait du redescendre quelque peu déjà. Le parc n'était pas loin, c'était mon idée de base, mais je changeais soudain d'avis en avisant un bar plutôt vide non loin. J'avais soif avec ces conneries, et un café ou similaire ne lui ferait probablement pas grand mal. M'asseyant à la terrasse, je lui intimais de faire pareil avant de nous commander une bière et un café, sans même savoir s'il en buvait. Je reposais enfin mon regard sur son visage encore humide et pris un air faussement vexé.

"Non mais sans déconner … je ressemble vraiment à une prostituée ?"

Je notais que le t-shirt de mon vis à vis était à l'envers, mais me gardait bien de le lui dire. Après tout, ça pourrait toujours créer un nouveau genre qui sait. Attendant la commande, j'appuyais ma tête sur mon bras valide en l'observant tranquillement avant de lâcher dans un soupir.

"T'as vraiment le chic pour te mettre dans des situations craignos visiblement … Au fait, confortable la poitrine ? "

Non pas que le geste en lui-même ait été spécialement voulu, m'enfin je ne risquais pourtant pas de l'oublier de sitôt tant il m'avait marqué. Personne n'avait touché à ça depuis …. très longtemps, bien trop pour que je puisse m'en souvenir. Les rapport charnel n'était pas mon fort, loin de là, j'avais en réalité plus tendance à les fuir qu'à en recherché, et pour cause. Se lier à quelqu'un n'était pas franchement dans mon intérêt. Mais alors que je songeais à ça, une petite voix dans ma tête me demandait ce que j'étais en train de faire dans ce cas. Notre commande arriva et je bus la moitié de ma bière d'une traite pour noyer la réponse dans une vague d'alcool.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Sam 6 Oct - 21:06



Il esquivait de justesse la fontaine, d’un signe de main distinct il faisait mine de s’excuser auprès de l’objet inanimé. De loin on aurait dit qu’il l’embrouillait, son corps ne s’accordait plus avec sa tête. Il rejoignait le petit groupe, aussitôt on lui demandait s’il avait assisté aux faits dans le cabaret. Il prit un air outré comme si que c’était un sacrilège, comme si qu’on lui avait clairement demandé « tu vas aux putes ? ». Il secouait les mains devant lui et se lançait dans un discours typique d’un mec bourré. Il fronça les sourcils lorsqu’ils vit les individus reculer prestement, il visait la jeune femme, une brunette.

« Hey quoi … ? »

Au même moment une vague fraiche lui glacer les os. Figé il levait le menton, les omoplates ressorties, il tentait de faire passer le frisson tout en digérant la situation. Sur le coup il ne comprit pas, c’est lorsqu’une voix lui annonçait…

« Ca, c'est pour la « fille facile », imbécile. »

qu’il comprit. Il lui fit face, la tête inclinée vers le bas il levait un regard dénué de rage. Non, c’était plus son air enjôleur qui faisait surface. Il expirait, relâchant son souffle qu’il avait jusque là retenu en observant le visage souriant de la jeune femme. Elle en était que plus mignonne. Mais ca n’excusait pas son geste. M’enfin ils étaient quittes ! Il l’avait prit pour une prostituée. Nettement plus à l’aise et moins froide elle s’emparait du bras du reptile pour l’attirer avec elle. L’était d’ébriété du décoloré était toujours-là mais moins cotonneux que quelques secondes auparavant. Il avait cette lucidité floue. En même temps qu’elle l’entraînait, elle lui avouait ne pas vouloir lui sauter dessus. Le garçon rétorquait en détournant son regard de la brunette moqueuse plus loin…

« oohhh..Vraiment ? »

C’était dit d’une manière déçue. Elle n’avait pas relevé, probablement pas entendu. Quelques secondes plus tard la chimère se retrouvait assise à la terrasse d’un bar bien animé. Dehors c’était plus calme, la musique parvenait aisément et mettait une certaine ambiance. Marshall, Lyl, osef, gardait cette gaieté inébranlable. C’est lorsque la rousse prit place en face de lui, quelque peu éclairée, qu’il crut reconnaître son visage. Peut être pas en fait, mais sa chevelure flamboyante ne lui était pas inconnue. Il était intrigué. Avachis sur la chaise en bois, il replaçait en arrière sa chevelure trempée, son t-shirt collait à sa peau et n’était pas prêt de sécher vu la température corporelle basse du jeune homme. Son jean était un brin humide au niveau de la taille, c’était moins gênant. Il décollait le tissus mais celui-ci re-adhérait aussitôt. Le blanc mouillé c’est comme rien porter. Lyl observait autour de lui alors que la demoiselle le questionnait de manière ironique. A sa dernière question il baissait son regard de jade sur son visage enjoué avant de lui sourire d’un air suave…

« J’ai…il fit une moue avant de se redresser légèrement et accompagner la suite de sa réplique avec ses mains ? j’ai pas vraiment eu l’temps de palper… »

Un rire narquois expiré étirait son sourire que d’un côté, il reprenait place dans le fond de son siège alors que la commande débarquait. Il n’avait pas un sou en poche mais il retenait le bras de la serveuse pour ajouter de l’alcool à leur table… La bière, c’était pour les p’tits joueurs. A peine avait-elle tourné les talons avec la commande en tête que la chimère avait engloutie la moitié de sa bière. La mousse lui faisant office de moustache, il ne la sentait pas. L’alcool l’anesthésiait encore trop. Il posait le verre à demi vide sur la table avant de relever son regard enjôleur sur la belle rousse.

« Qu’est-ce qu’une femme fous dans un bordel si ce n’est pour exercer ou …consommer ? »

Il souriait, toujours ce demi sourire qui faisait son charme. Peut être le seul. N’oubliez pas qu’il était « dévisagé » par une vilaine cicatrice. Il sous-entendait que la miss était probablement lesbienne, tout comme il l’avait soupçonné d’être une femme de jouissance. Taquin la bête. Cette fille lui plaisait quelque part par son originalité. Une aventurière et une vengeresse sournoise très..Indécise. Il détournait son regard et observait les lieux comme il le pouvait tant sa tête était lourde. Il ne se questionnait pas sur sa position. Il se fichait éperdument de converser avec une parfaite inconnue à la terrasse d’un bar, et en pleine nuit. Nonchalance quand tu nous tiens... Sans porter son regard sur elle il demandait à son tour de sa voix joviale sans attendre sa précédente réponse à sa provocation…

« Ca t’prends souvent d’ramasser des types dans les rues et d’les arroser ? »

Si oui il en aurait été jaloux. Sans vraiment s’en rendre compte et savoir comment faire il jouait tout de même la carte de la séduction avec cette belle inconnue.
Avachis, la tête inclinée sur le côté à cause de sa lourdeur, il avait le menton un peu levé. Il jetait un furtif regard à la demoiselle avant de refixer la vitre du bar, attendant de maintenir son ivresse.



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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Lun 8 Oct - 5:58

Alors qu'elle aurait sûrement du me choquer ou que sais-je encore, sa réponse n'eut que pour effet de me faire sourire. Manquait pas de répartie ce garçon ! Bien que passant pour un brin pervers, ça me faisait rire au fond, car lui comme moi savions bien qu'il n'avait pas franchement eu le choix. Je continuais de boire ma bière tranquillement en l'observant avec attention alors que son regard se promenait sans cesse d'un endroit à l'autre. Tel un gamin, il avait l'air curieux de tout, à moins qu'il ne soit tout simplement mal à l'aise, mais je doutais un peu de ça, il semblait au contraire parfaitement dans son élément ainsi. Il reprit son jeu de question alors que je finissais mon premier verre, et à l'entente d cette dernière, je fronçais les sourcils, ayant soudain quelques difficultés à avaler. Et pour cause, je me retenais de rire devant la moustache de mousse qu'il portait désormais, et je m'étais un temps certain à comprendre le sens caché de ses paroles. Après être passée pour une fille de joie, voilà qu'il me prenait également pour une cliente désormais. Je haussais un sourcil, le visage sérieux s'il n'était pas éclairé par un léger sourire avant de jeter un coup d'oeil significatif à la carafe d'eau que nous avait amenée la serveuse pour faire bonne figure avant de répondre tranquillement.

"Ah, je vois. Pas assez mouillé sûrement ! J'en remets une couche peut-être ?"

Je gardais mon air sérieux quelques secondes de plus avant de me détendre et reprit dans la foulée.

"Et puis, ce n'est pas moi qui sortait d'une chambre à moitié à poil, hm ?"

Je n'avais pas spécialement envie de lui répondre sur la raison qui m'avait poussé à m'introduire dans ce lieu de débauche, préférant même qu'il me croit cliente, ça m'importait peu au fond, je savais ce qu'il en était. Une bouteille d'alcool arriva que je ne me souvenais pas avoir commandé, mais peu importe, je haussais les épaules et remerciais la serveuse avant de la déboucher pour m'en remplir ma choppe déjà vidé. C'était peut-être là le remède qu'il me fallait pour la soirée. Discuter avec un presque inconnu, boire à ne plus en avoir soif, passer pour une personne normale quoi, chose que je n'avais pas fait depuis plusieurs années. Je grimaçais légèrement lorsque l'alcool traversa ma gorge, je n'en connaissais pas le goût, mais ce dernier avait quelque chose de vraiment amer, ce qui ne m'empêcha pourtant pas de continuer à le descendre tranquillement. Une nouvelle question me tira de la contemplation de mon verre et me laissa perplexe quelques secondes. Il est vrai que la situation pouvait paraître bizarre, mais il se trouve que ce n'était pas spécialement un inconnu un fin de compte. Un sourire avait naquis sur mes lèvres sans que je m'en rende compte avec que je reprenne avec un léger ton moqueur après avoir fait mine de réfléchir, comptant sur mes doigts d'un air indécis.

"Hmmmm non … Je crois bien que t'as été le seul."

Je l'observais se servir un verre de la bouteille déjà entamé avec un moue peu convaincue. Il était déjà sec, était-ce bien nécessaire d'en rajouter une couche ? Bah, après tout peu importe, ça ne me concernait pas. Et au pire, la fontaine n'était pas loin s'il fallait à nouveau lui rafraichir les idées. Je finis mon propre verre d'une seule traite avant de le reposer sur le table en retenant une nouvelle grimace. Même si le but affiché était bel et bien de noyer ma journée pourrie dans l'alcool, c'était définitif, cette boisson avait du mal à passer. Je m'en resservie toutefois une dose, ce n'est qu'en pratiquant que ça irait mieux de toute façon, avant de laisser mon regard se balader sur le torse du jeune homme. Son t-shirt blanc lui collait à la peau et de surcroit était mis à l'envers ce qui lui donnait un genre bien particulier, et ma foi presque attirant. Mon regard remonta le long de sa cicatrice qui m'intriguait toujours, avant de ne dériver derrière lui sans but précis pendant que je m'anesthésiais lentement le cerveau.

"Et toi, tu faisais quoi là-bas au juste ? J'ai cru comprendre que t'étais pas seul, il te cherche peut-être encore. Ton ami je veux dire."

Peu avant que nous prenions la tangente, un homme s'était pointé accompagnée de deux ravissantes créatures et s'était adressé à l'argenté comme à une vieille connaissance. Je l'avais embarqué avec moi, mais peut-être aurais-je mieux fait de le laisser sur place en réalité, où il semblait être attendu. Dans le bon, et le mauvais sens du terme qui plus est. Mais à l'attitude du jeune homme, celui-ci ne semblait pas s'en occuper le moins du monde, aussi, je n'insistais pas et repris quelques gorgées de la mixture sans grimacer cette fois-ci. Je n'avais pas spécialement l'habitude de boire et je me sentais déjà plongé dans un univers cotonneux que je trouvais plutôt agréable. C'était ça être ivre ? Ma foi, je prenais ça avec plaisir tant c'était sympathique. Je laissais ma tête appuyée contre mon poing, elle semblait déjà un peu plus lourde que d'ordinaire, et continuais de blablater, peut-être dans le vide.

"T'avais d'autres projets pour ta soirée ? Ou tu acceptes qu'une inconnue t'accompagne dans ta débauche d'alcool ?"
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Lun 8 Oct - 16:19

Il avait porté son regard sur la cruche en même temps que la rouquine. Le fait qu’elle ait suggéré l’arroser de nouveau confirmait le fait qu’il se soit de nouveau mépris. Ses réflexions étaient embrumées, de ce fait il ne cherchait pas plus loin. Elle ne voulait pas répondre, elle devait être gênée. Tant pis, tout deux se questionnaient sans répondre précisément ou voire répondre tout court. Il fit une moue, nonchalant tandis qu’elle lui retournait ses ironies. Sourire aux lèvres il avait passé son bras par-dessus le dossier de sa chaise, décontracté. Il se gardait de lui répondre, cet épisode était tellement…pitoyable. Entre celui de la voiture abandonnée jusqu’à son arrivée dans le bordel… Tout était vague dans son esprit, des brides de souvenirs et une envie de rire. C’est tout ce qu’il en gardait. Il avait oublié que si la blonde l’avait repoussé c’était à cause de son quart de métamorphose. A moins d’avoir un penchant pour ce qui est dangereux et hors du commun elle n’avait que put hurler en voyant ses crocs. Le jeune avait renversé sa tête en arrière après avoir avalé une bonne partie de son nouveau breuvage. Quant à la rousse, elle tenait la route, s’alcoolisant comme une vraie ivrogne. Décidément…

« T'avais d'autres projets pour ta soirée ? Ou tu acceptes qu'une inconnue t'accompagne dans ta débauche d'alcool ? »

Lyl redressait la tête sans quitter sa position avachie. Son regard se posait de nouveau sur le charmant minois de l’inconnue qui regardait ailleurs d’un air…blasé ? Peut être qu’elle aurait souhaité être mieux accompagnée. Mais peu importe, notre ami n’y fit pas attention. Il profitait de son attention dissipée pour la dévisager encore une fois, s’étonnant encore de sa beauté. Dans sa tête il avait répliqué de manière enjouée, à savoir jusqu'où elle l'accompagnerait.

« Tss… Il détournait la tête, ne tenant visiblement pas en place… c’pas comme si que j’avais des amis. »

La chimère souriait narquoisement. Le type en question était une simple connaissance, un compagnon de l’avant soirée. C’était d’ailleurs lui qui l’avait fichu dans la merde en disant qu’ils étaient pleins de thunes. Notre larron était fauché et bourré, le temps qu’il comprenne la situation il était déjà sur le point de passer à la casserole. Une casserole trop utilisée d’ailleurs… Une chance que l’animal eut réagi pour lui. Ce n’était pas comme ca qu’il imaginait son premier contact charnel avec une dame. Le garçon avait bien trop de dignité pour ce genre de connerie.
Ses yeux verts déviaient encore sur la belle, seulement sur son visage. Il haussait les épaules...

«peu importe… et puis t'façon j’compte pas m’attarder.. »

Il ne le pouvait pas de toute manière! Il comptait se remettre une race et filer comme un voleur pour ne pas payer la notre. Le décoloré observait l’intérieur du bar, il se voyait déjà fuir la note d’ici quelques minutes. L’enfoiré qu’il était laisserait sûrement la belle dame raquer à sa place. Le monde ne lui avait pas fait de cadeau depuis son réveil et apparemment même avant, donc pourquoi en faire ? Il n’avait foi en rien ni personne, il n’arrivait même pas à concevoir que cette jolie fille cherchait juste une simple compagnie pour décompresser. C’est pourquoi il détournait son regard, se faisant une idée ; Cette fille-là non plus n’était pas pour lui. C’est sûr, elle lui ferrait à l’envers. Le jeune homme détendait d’avantage ses jambes, rencontrant celles de la demoiselle sans vraiment y faire attention. Il était nus pieds, mais ça aussi il passait outre.
C’est d’un air aguicheur qu’il demandait sans vraiment daigner la regarder…

« … En tout cas…j’me d’mande bien c’qu’une jolie poupée comme toi vient perdre son temps avec un paumé comme moi. Ses yeux déviaient sur son visage, j’te préviens, j’ai pas une thune. »

Et alors qu’il lui avouait ça il buvait sans modération le restant de son verre sans la quitter du regard. Il n'avait pas tellement d'estime pour lui-même, il refusait encore qu'on l'appel par son vrais prénom car il savait cette identité détestée. Un homme modeste qui ventait juste son habilité à combattre.
Une nouvelle vague venait l’emporter dans l’insouciance du pays des ivrognes. Il souriait, amusé. Son regard fit son premier aller-retour sur la poitrine de la miss. Il détournait encore le regard en souriant, il se souvenait de leur échange à ce propos. En général il ne louchait pas, ou bien il le faisait discrètement par respect. Le bras engourdi il le rapatriait pour le poser sur la table, il tournait sa lourde tête vers la gauche. Son regard croisait celui d’une jeune femme, accompagnée de deux autres filles. Il l’a fixa quelques secondes de son air quelque peu endormi avant de l’accoster pour quémander une cigarette et du feu. Elles lui en offrit avec un sourire en prime, Lyl allumait sa trouvaille et déportait son regard sur sa rouquine qui lui faisait face. L’alcool rend sociable, aimant, con, violent, et j’en passe. Ce soir notre amnésique était sociable et enjôleur.

« Serviables les pimbêches. » disait-il en tirant une grosse barre sur sa clope.


Dernière édition par Lyl.G Wayne le Mar 9 Oct - 19:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Mar 9 Oct - 8:16

Je levais un sourcil perplexe en l’entendant. Pourtant, les personnes que j’avais déjà pu apercevoir à son contact semblaient être ce qui ressemblait le plus à des amis. Je savais qu’il devait au moins en possédait une, la jeune femme qui l’avait recueillie à sa sortie du laboratoire, après cette dernière s’était plutôt bien occupée de lui, et m’avait semblé relativement proche du jeune homme lorsque je l’avais vu pour la dernière fois, presque possessive en réalité, comme si elle cherchait à le protéger comme un gamin. Je me souvenais de ces paroles au sujet de l’argenté, quelque chose me disait qu’elle l’avait bien connu et durant un long moment probablement, car elle semblait en connaitre long sur son passé. En y repensant, j’aurais pu, j’aurais peut-être dû la questionner à ce sujet, ma curiosité maladive m’y encourageait tout autant que l’intérêt incompréhensible que je portais à l’argenté, mais une fois de plus j’avais préféré jouer la carte de la sécurité. Je soupirais, quelque peu déçu de ma propre connerie au fond, mais après tout, pour la seconde fois, le jeune homme ne semblait pas me reconnaitre, c’est donc que mes précautions n’étaient pas si vaines. Alors dans ce cas, pourquoi restais-je ainsi à bavasser tranquillement en sa compagnie ? Bah, j’y réfléchirais demain. Ou plus tard. A la place, je me resservis avant de repousser la bouteille vers le jeune homme, affichant une moue légèrement déçue, avant de me reprendre rapidement en lâchant d’un air faussement désolé.

"Il est vrai que je n’ai rien en commun avec les pouliches du cabaret, je te comprends ton désarroi …"

Je m’enquillais mon troisième ou quatrième verre, en réalité je ne comptais déjà même plus alors que l’alcool me réchauffait doucement les sens, et je me laissais glisser dans mon siège de manière un peu plus confortable. La confiance en soi, une chose dévastatrice, si l’on en a trop, mais c’est exactement la même chose si l’on en manque, ce qui était quelque peu mon cas. Voilà pourquoi sa répartie suivante me fit doucement sourire, je voyais bien là jusqu’à quel point il devait être imbibé d’alcool pour proférer de telles absurdités. J’observais son visage alors qu’il parlait en détournant soigneusement le regard, et songeais en même temps que je n’étais peut-être pas la seule à réagir ainsi avant de secouer négativement la tête en riant.

"Peut-être que je suis aussi paumée que toi, voire plus. "

Passé ce léger moment de sérieux, je m’enfilais d’une traite ce qu’il restait du verre avant de resservir le jeune homme qui avait également vidé le sien, et remplir le mien dans la foulée, sans relever les yeux, et je répondis d’un ton plus enjoué quoi que faussement déçu, digne d’une mauvaise tragédienne.

"Alors comme ça t’es fauché ?! Merde alors ! Moi qui pensais me faire entretenir pour la soirée ! Va falloir que j’me trouve un plan de rechange …"

Me renfonçant dans mon siège, mes deux mains enserrant le verre que je faisais tourner, je repris quelques secondes plus tard en riant.

"Te casse pas la tête, je suis pas fauchée si c’est ça la question. Boit ce que tu veux, c’est moi qui régale."

Je sentais ma tête s’alourdir doucement, une sorte de brume agréable semblait envahir mon cerveau et déconnecter un à un tous les fusibles, ce qui n’était pas désagréable, au contraire. Pour une fois, je me contentais d’observer les choses sans passer mon temps à les analyser, riant simplement lorsque le jeune homme m’amusait, et buvant sans me soucier du reste. Derrière moi la journée, je la voyais s’éloigner comme si elle datait déjà d’un bon moment. C’est avec une moue amusée que je regardais le jeune homme aller quérir de quoi fumer auprès de trois jeunes femmes, peut-être un peu plus âgées que moi à peine, avant de revenir tranquillement. Il ressortait largement de son attitude un avec les demoiselles un côté enjôleur et dragueur, malgré son état d’ébriété duquel je devais lentement mais sûrement me rapprocher. Mais au fond, ça fonctionnait comme méthode d’approche visiblement. Je souris en l’entendant et reposais mon verre presque vide sur la table, y apposant mes coudes par la même occasion pour maintenir ma tête à l’aide des mains. Sans la moindre gêne, je détaillais le visage du jeune homme qui malgré son air nonchalant et sa balafre était plutôt attrayant avant de détourner le regard vers les jeunes femmes en question.

"Hmm, plutôt jolies en plus. Tu choisis bien tes cibles dit donc !"

Inconsciemment, le langage de la militaire refaisait parfois surface. J’émis un léger rire avant de jeter un œil à l’intérieur du bar. Trop agité. J’avais envie de prendre la tangente vers un autre lieu, mais où ? Bah, le jeune homme avait également parlait de se tirer et la bouteille tirait déjà une sale mine, on venait de lui mettre un joli tir mine de rien à deux, je comprenais mieux pourquoi j’avais du mal à rester droite. Je déversais ce qu’il restait de boisson à proportion équivalente dans nos deux verres avant de la reposer tout en levant le bras en direction de la serveuse pour avoir la note. Après avoir bu d’une traite, non sans lâcher une nouvelle grimace, je tournais mon regard vers celui du jeune homme.

"On bouge ? "
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Mar 9 Oct - 21:21

-Il est vrai que je n’ai rien en commun avec les pouliches du cabaret, je te comprends ton désarroi …

Ironisait-elle ? Difficile à dire, elle semblait sérieuse, le garçon restait passif, apparemment incompris. Question d’habitude, lui-même ne se comprenait pas encore… Il décollait à nouveau son t-shirt, une tentative inutile qui relevait plus du réflexe. Ses doigts rencontraient son pendentif dissimulé sous le tissu humide. Il s’attardait dessus alors que la belle avouait être probablement aussi perdue que notre reptile. Était-ce possible ? Dans ce cas, comment ? Si sa vie à lui ne l’ « intéressait » pas, celle de cette fille oui. Bien plus qu’un intérêt charnel, un intérêt pour l’intégralité de sa personne. Elle jouait double jeu, deux facettes, une complexité à elle seule. Un paradoxe. Et cette chevelure flamboyante, était-ce naturel ? Il y aurait bien glissé ses doigts, tout comme il lui aurait bien sauté dessus. Parmi toutes les propriétés de l’alcool la plus dérangeante est parfois l’aphrodisiaque… Comme elle peut être arrangeante selon la nature des gens. C’est subjectif.
Il retirait ses doigts et prit conscience de sa courte absence, comme si que le monde s’était arrêté quelques secondes. La rousse avait sagement rempli son verre, Lyl tendait le bras pour s’en saisir.

-Alors comme ça t’es fauché ?! Merde alors ! Moi qui pensais me faire entretenir pour la soirée ! Va falloir que j’me trouve un plan de rechange …

Un mouvement de sourcil puis un sourire, le garçon riait discrètement, saoul. Il posait son verre alors qu’il avait eut la ferme attention de le descendre mais voilà, elle l’avait prit dans son propre jeu. La réplique l’avait faussement outré en plus de l’amuser car il avait été loin d’imaginer qu’elle aurait un sens de l’humour non loin du sien. Il secouait négativement la tête tandis qu’il riait. Il s’était redressé, rabattant au passage ses jambes. Il se reprit et elle ajoutait être suffisamment aisée pour rincer.

-Tss… Il détournait la tête…

Son sourire s’était estompé mais pas son air enjôleur. En fait il était déçu, l’alcool accentuant les émotions. Ce n’était pas le fait de ne pas avoir d’argent qui le dérangeait, ni même rien d’autre. A l’agence il avait de l’argent apparemment, suffisamment pour se lancer dans des magouilles et trafiques excessivement chers. Un salaire de ministre, comme il s’était plut à le dire la première fois… Quelque part il y avait ce fait puéril d’enfreindre le code de bonne conduite. Se tirer comme un voleur et se faire chasser par un vigile, une serveuse ou le barman, ca c’était excitant. Une bonne minute de marrade avant de retourner dans la banalité…quoi que… La banalité pas trop en fait.
Le jeune homme avait ce don pour s’attirer des ennuis et pour entraîner les autres avec lui. Si la mémoire lui revenait il saurait combien la solitude lui plaisait et combien elle le réussissait… Entraîner à nouveau cette fille dans ses conneries commençait à lui titiller l’esprit de façon… intrigante. Combien de temps lui faudrait-il avant de se lasser de sa présence ? Cette question il ne se la posait même pas ce soir-là tant elle l’attirait.
Mais passons. Revenons au moment présent…

-Hmm, plutôt jolies en plus. Tu choisis bien tes cibles dit donc !

Impossible de passer à travers, elle lui tendait une perche ! Il se replaçait sur sa chaise alors qu’il rétorquait narquoisement, un demi-sourire et un regard furtif discret…

-J’te présente ?

Il se mit encore à rire, pas certain d’avoir été entendu par la concernée. Son rire était surtout dû à l’alcool et à l’idée qu’elle fut vraiment au cabaret pour consommer… C’est peut être pour cette raison qu’elle n’avait pas peur de traîner avec un mec aussi atypique que notre lascar. N’importe laquelle, sauf pour raisons apparentes comme : connaissance ou attirance se serrait méfié du larron. Cheveux blancs, cicatrice, boucle d’oreille, carrure un brin imposante, n’est-ce pas effrayant ? Les filles de nos jours aiment les hommes rangés et droit. Lyl se posait des questions, des questions sans queue ni tête, parmi elles celle de savoir où sont ses chaussures. Ou bien, est-ce que le type à droite veut la photo de la rouquine ? Est-ce leurs cocktails sont bons ? Est-ce qu’elle est bi ? Dans la tête d’un bourré c’est tout qui s’emmêle. Le jeune homme s’emparait de son verre et en descendit la moitié sans modération tandis que la belle annonçait un départ imminent. Il fronçait les sourcils, les yeux plissés, il tentait de poser son regard sur la belle sans voir le monde tourner. Elle avait remplit son verre alors qu’il venait d’en annexer la moitié. Elle le regardait avec insistance, il n'y pas attention, ou plus tant il était éméché. L'homme fit les gros yeux, puis une grimace et bus le tout cul-sec. Adieu lucidité… Cette fois fallait éviter les ruelles remplie de lubrique sinon c’est sûr il était perdu lui et sa…virginité ? Qui sait ? Ce souvenir-là aussi lui avait échappé. Si ça se trouve une belle fille l’attendait quelque part. Son esprit vagabondait, ses pensaient divaguaient, et son corps dormait. Il se levait avec plus de vivacité que prévu, non pas sans faire tanguer la table.

-Ouais…t’as raison, en plus c’était dégueu’, disait-il de manière ivre.

La rouquine attendait pour régler la note. Le jeune homme avait oublié ce détail qui pour lui était insignifiant. Il plaçait son bras sur son épaule et entamait la marche entraînant ainsi la rouquine qui oubliait probablement ce pourquoi elle attendait…

-Tu sais chuis couvert, mauvais mot, attention à l'ambiguïté, il enchaînait directe sans faire attention, chuis ouvert d’esprit. Il tirait sur sa clope et recrachait la fumée sur la belle de manière provocatrice qui tendait plus vers l’enjouement. J’veux dire, j’conf..j’consss, j’con-cois ! Parfaitement l’idée que tu sois les-…tiens vas-y tourne à droite.

Il pointait la direction annoncée à l'aide de son menton. Allez savoir s’il le faisait exprès pour la taquiner ou bien s’il y croyait vraiment. Lui-même n’avait plus de conviction en rien si ce n’est ne pas tourner à gauche ! A gauche se trouvait les rues farfelues, il ne voulait se refaire avoir. Il retirait son bras, qui devait sûrement peser lourd, et plongeait sa main libre dans sa poche. Ses cheveux gouttaient encore un peu, certaines mèches fines étaient collaient sur ses joues. Quant à son pantalon, le fait de mettre sa main dans la poche lui permettait de le retenir.
M’enfin, ils marchaient, comme si qu’on fond ils se connaissaient depuis des lustres.

-Héé…il levait les yeux au ciel, il perdit en même temps l’équilibre et due s’arrêter pour regarder en l’air. Il baissa les yeux et annonçait de manière pertinente… J’arrive pas à voir les casseroles…il plissait les yeux, incertain du mot employé, étoiles,
ajoutait-il d'une mine faussement boudeuse.

Une déduction de l’état ébriété, mais il ne fit pas le rapport. A cet instant, les derniers verres et surtout celui ingurgité cl-sec lui montaient au crâne. Sa lucidité venait de s’envoler et son foie bronchait… Il fit tomber sa cigarette et lança un regard de profonde déception à la rouquine…

-Bah voilà..l’est perdue…

Si ca se trouve il en restait plus de la moitié, ou moins ou peut juste plus rien… Il restait là à l’observer, vide, n’attendant rien de particulier. Rien jusqu’à être encore attiré par des conneries… Ivre au point d’en oublier son nom, bon c’était déjà fait, mais malgré tout, le jeune homme gardait une certaine prestance, une contenue qui ne rendait pas sa vision semblable à celle d’un ivrogne puéril et grotesque. Non, son ivresse à lui était différente, joyeuse et parfois solitaire.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Mer 10 Oct - 4:50

Pas le temps de réagir, pas le temps de payer, pour quelqu’un de passablement bourré le jeune homme restait toutefois relativement rapide. Il manqua même de décalquer la table en se redressant un peu trop vivement et par réflexe je rattrapais mon verre déjà vide pour éviter qu’il ne finisse par terre. Pourquoi, puisque je n’allais plus m’en servir à priori ? Baaah … réflexe j’imagine. J’avais fini par le lever également, mais avant de pouvoir faire un pas vers l’intérieur du bâtiment pour aller régler les consommations, je sentis un poids s’affaisser sur mes épaules et m’entrainer à l’opposé d’un pas rapide, rejoignant ainsi la ruelle. Mais le pas, bien que rapide, était également incertain, tout comme le mien en fait, et je me retins bien vite à la main du jeune homme dépassant de mon épaule, passant moi-même un bras autour de ses hanches. Ainsi, on gardait une certaine stabilité dans la démarche en s’équilibrant à peu prés. Je suivais le mouvement, l’esprit passablement embrumé sans pour autant être complètement faite, et tournais régulièrement la tête vers le visage du jeune homme lorsque celui-ci prenait la parole, manquant au passage de tomber plusieurs fois vu que je ne regardais plus où je posais les pieds. Je ne retins pas le rire que me provoquaient les élucubrations de mon comparse, il devait être sacrément atteint pour en venir à mélanger les mots. Toutefois, je fronçais les sourcils et lâchais sa main pour lui administrer une pichenette sur la tempe alors qu’il recommençait à sous-entendre que j’étais attirée par la gente féminine. En fin de compte, je m’apercevais que ça me faisait plus chier qu’il pense que je le sois plutôt que le fait que je puisse réellement l’être, même si ce n’était pas le cas. Les sourcils froncés, je manquais de me casser une nouvelle fois la figure à force de l’observer, tentant d’essayer de rétorquer, mais il me coupa la parole en nous faisant changer de direction à la va vite. Ayant déjà oublier ses précédentes paroles, l’alcool fait des miracles parfois, je tournais la tête derrière nous par curiosité pour voir ce qu’il avait voulu éviter avant de sourire légèrement en apercevant les rues animées et bondés de demoiselles en petite tenue. Amusée, je ramenais mon regard vers le jeune homme avant de lâcher sur le ton de la plaisanterie car au fond je n’y croyais pas une seconde, et pour cause étant donné qu’il m’était tombé dessus en sortant d’une chambre de bordel.

"Ooooh, mais dit moi ? Tu ne craindrais pas légèrement pour ton innocence par hasard ?"

Innocence … Un terme particulièrement mal choisi si l’on tenait compte de la situation où il se promenait avec une parfaite inconnu dans les rues de central qui n’étaient pas connues comme les mieux fréquentées, et qui plus est, mais ça il ne pouvait que l’ignorer, au bras d’une meurtrière recherchée. Quoi que ce soir, je n’étais rien de tout ça, j’avais tout relégué très loin dans mon esprit, je me contentais d’être juste moi, une gamine paumée, rien de plus. L’argenté finit par retirer son bras de mes épaules, ce que je ne fis pas, et je maintenais le mien autour de ses hanches, ça me donnait un bon équilibre, et puis, il était frais le bougre, et je me savais bouillante, quelque part, ce contact était apaisant. Alors que je continuais tranquillement à marcher, sans but précis, le jeune homme pila net et je manquais une fois de plus de tomber, retenu par le bras que j’avais maintenu sur lui. Perplexe et surtout déstabilisée, je lui jetais un regard pour le voir pointer le nez vers le ciel. Allons bon, les casseroles tombaient du ciel maintenant. Le visage marqué par un air de profonde incompréhension, j’avais probablement l’air de dire « Non mais t’es sérieux là ? » et lorsqu’il se reprit, je mis un certain temps pour replacer tous les mots dans le bon ordre dans ma tête avant de moi-même lever les yeux vers le ciel, les sourcils froncés.

"Ah ouais …"

Je me mis à rire sans aucune raison avant de reprendre la marche en le tirant plus ou moins derrière moi lorsqu’il s’arrêta de nouveau, m’observant avec un air de chien battu alors que je regardais autour de nous pour tenter d’ apercevoir la raison pour laquelle on s’était de nouveau arrêté. D’une voix penaude, l’argenté m’apprit avoir perdu quelque chose. Je clignais des yeux quelques secondes avant de tapoter son épaule de ma main libre pour le rassurer, lâchant d’une voix douce et légèrement ailleurs.

"T’inquiète pas, on va-t’en retrouver un mon p’tit."

J’avais pas l’air con du tout. D’une, il faisait une bonne tête de plus que moi, et de deux, je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il avait perdu, tout simplement parce que je n’avais rien vu. A part sa lucidité, mais ça, ça faisait déjà un long moment, je doutais qu’il s’en aperçoive que maintenant d’autant plus que j’étais en bonne voie pour suivre le même chemin. Je jetais toutefois un coup d’œil par terre, histoire de voir si je repérais quelque chose, mais ma vision semblait quelque peu floutée, et j’abandonnais presque aussitôt, attirant le jeune homme avec moi pour repartir. Sur la route, nous croisions plusieurs groupes de gens, jeunes, moins jeunes, mais globalement tous des hommes. Je fus surprise de m’apercevoir également du nombre de magasin ouvert en pleine nuit et ralentissais en passant devant pour jeter un coup d’œil à l’intérieur par moment. Ca y est, je commençais à avoir faim, l’alcool faisait son œuvre. Ou bien était-ce le fait d’avoir vu les étalages de gâteaux à travers une vitrine ? Le pouvoir de la suggestion était probablement beaucoup plus développé à partir du moment où on avait un petit coup dans le nez. Aussitôt, je m’arrêtais et me tourner vers le jeune homme que je tenais toujours par les hanches.

"J’ai faim ! Tu m’aides ?"

La manière dont j’avais dit ça laissait une grande part à l’ambiguïté étant donné que c’était lui que je regardais avec appétit alors que c’est uniquement aux gâteaux que je pensais à cette seconde. Aux gâteaux et au moyen de m’en procurer. N’importe qui de lucide aurait pu penser que je disais ça d’un ton lubrique, et même si l’alcool avait des effets étranges à ce sujet aussi, là c’était mon estomac qui primait. J’avais déjà zappé que j’avais les poches pleines et qu’il me suffisait de rentrer, payer et sortir et j’étais déjà en train d’échafauder un plan pour obtenir mon paquet de gâteau. Le fait que nous soyons plantés en plein milieu d’une rue ne semblait pas m’inquiéter plus que ça, et pourtant je pris bien soin de me rapprocher du jeune homme pour lui chuchoter quelques trucs histoires de ne pas être entendue par des oreilles indiscrètes.

"On rentre, je distrais le vendeur, et tu prends les gâteaux, et on s’en va !

Sans même laisser le choix au jeune homme, je le tirais par la manche encore humide de son t-shirt vers l’intérieur de la petite boutique avant de me stopper net à l’entrée. Ce n’était pas un vendeur mais une vendeuse. Bah, ça devait fonctionner pareil probablement. Je tirais un peu plus le jeune home à l’intérieur en lui lançant un regard qui se voulait significatif mais qui au final se trouvait être plus enjôleur qu’autre chose, je commençais à avoir du mal à contrôler mes gestes, puis je me dirigeais vers la caissière qui m’observait d’un air visiblement suspect. Sans perdre de temps, je m’accoudais au comptoir de paiement et commençais à la draguer comme je l’aurais fait avec n’importe quel homme … c’est-à-dire ce manière ridicule étant donné que j’étais assez éméchée en fin de compte. Et bien évidemment, cela ne marcha pas et je vis la vieille dame tourner la tête assez rapidement vers le jeune homme, qui revenait vers la sortie comme si de rien n’était, les poches pleines bien qu’on ne voit pas de quoi.

"Hey ! Vous stop ! "

Elle me jeta un regard assassin avant d’essayer de sortir de son ilot et je lui adressais un grand sourire innocent avant de tourner les talons et de sortir sans trop me précipiter en rejoignant le jeune homme. J’attrapais sa main et l’entrainais avec moi en marchant d’un pas rapide et plutôt aléatoire, manquant plus d’une fois de percuter les poubelles qui nous barraient la route, tout en slalomant entre les petites ruelles du coin. Je ne m’arrêtais que lorsque je pensais avoir mis assez de distance entre la boutique et moi, sans m’être rendue compte qu’en fin de compte nous n’avions fait que tourner en rond, et fait presque le tour du quartier pour revenir vers la cabaret. Je finis par me stopper, légèrement essoufflée, et levais les yeux vers mon acolyte en souriant. Je savais que je risquais de me faire charrier une nouvelle fois sur mes penchants sexuels, quoi que là, c’était bel et bien une preuve que les filles, c’était définitivement pas mon bord. Mon regard se promena quelques secondes entre les deux jades de mon interlocuteur avant de se poser plus bas, au niveau des poches, observant ses dernières avec un certain intérêt.

"Alors, t’as pris quoi ?"

J’essayais de me souvenir ce qu’il était censé prendre, même si ça ne faisait même pas dix minutes que nous étions sortis de là, et c’est mon ventre grondant qui me rappela l’objet de notre mini cavale. Mais curieusement, ce dernier avait beau gronder, je sentais la faim s’être dissipé, mon intérêt sautant aisément d’une chose à l’autre ce soir avec l’alcool. Et par-dessus tout, j’avais encore chaud. Sans attendre la réponse du jeune homme, je m’approchais de lui et passais mes deux bras autour de sa taille en me blottissant contre lui avec un profond soupir d’aise. Toujours aussi frais, il ne semblait pas avoir vraiment séché depuis qu’il s’était pris le seau sur la tête, et ça n’en était que plus agréable, même si j’étais en train de tremper mes vêtements par la même occasion. Je fermais les yeux et posais ma tête sur l’épaule humide du jeune homme avant de lâcher d’un air euphorique.

"Par-fait ."

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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Mer 10 Oct - 19:06

-Ooooh, mais dit moi ? Tu ne craindrais pas légèrement pour ton innocence par hasard ?

Il lui fallut plusieurs secondes pour comprendre le sens de la phrase. C’était le mot « innocence » qui le dérangeait plus. De plus elle parlait correctement, peut être trop bien pour son état actuel. Lorsque l’information parvint à son esprit troublé il se mit à rire, narquoisement. Lorsqu’il ne riait pas silencieusement il riait de manière canaille. En fait il l’ignorait lui-même mais quelque chose le laissait penser que cette innocence il l’avait perdu.

-Va savoir…

C’est tout ce qu’il put ajouter sans vraiment le formuler à l’attention de la demoiselle en guise de réponse. Une pensée orale. Une fois de plus trimballé, comme on trimballe un gamin qui ne veut pas avancer, Lyl suivait sans broncher. C’était une habitude de se faire épingler. L’alcool ayant fait des ravages considérables, le décoloré n’était plus réceptif et encore moins pour ce qui était de leur précédent jeu de « séduction ». Il n’avait pas réagi lorsqu’elle avait passé son bras autour de ses hanches alors que lui s’était juste contenté de poser son avant-bras sur une épaule de la demoiselle. La proximité due à la familiarité de la rouquine l’avait forcé à passer son bras autour de ses épaules, le tout sans y faire attention.

Affamée, la rouquine se mit en tête d’aller braquer une petite épicerie qui avait la bonté d’être ouverte en pleine nuit. Le jeune homme ne comprenait pas, d’autant plus qu’elle avait de quoi payer… L’idée ne l’enchantait pas, son côté grognon ressurgissait et il fut cette fois-ci traîner de « force » dans l’épicerie. Un long soupire, le reptile sentait la fatigue l’engloutir. Il était ivre depuis si longtemps maintenant. Il n’avait pas vraiment saisi les paroles de la demoiselle avant de rentrer, mais une fois dans le magasin, il goûtait les articles. Pendant ce temps, la rousse semblait faire du charme à la vendeuse, cette vision lui soutirait un rire narquois. Il n’y fit pas allusion mais au fond il voyait ca comme une certitude… Il délaissait alors ce qu’il avait dans les mains et fourrait deux, trois conneries dans ses poches avant de sortir. Tant pis si elle ne suivait pas…
Notre ami n’était pas tellement du genre à s’inquiéter du sort des autres, il gardait une certaine limite, une distance de sécurité. Même si la fille lui plaisait, il ne comptait pas approfondir une quelconque relation car au fond il avait cet esprit libre et effrayé. Quand votre vie est vide, la combler est d’autant plus difficile quand votre esprit l’est aussi. Comment croire en quelqu’un, en l’amitié si on ne sait plus ce que c’est ? Mais en l’heure actuelle, il ne pensait à rien de tout ça, il appréciait la compagnie et puis c’est tout, il suivait l’ivresse et puis c’est tout.

Dehors, le jeune homme marchait lentement, observant avec intrigue ce qu’il venait de voler sans réelle volonté. Au même moment la rouquine débarquait et l’entraînait dans une course de courte durée. L’objet délaissé à terre il suivit, sourcils froncé il regardait droit devant lui sans réfléchir, laissant ses jambes le guider.

-Alors, t’as pris quoi ?

L’attention de Lyl était attirée par les bruits environnants, soit ceux du cabaret… Après quelques secondes d’absence il reportait son regard sur la demoiselle dont le visage avait nettement changé depuis tout à l’heure. Un air suave dû à l’alcool, ca lui allait bien. Il lui lançait un regard intrigué avant de saisir. Décidément, il était vraiment à l'Ouest! Ce dernier portait lentement ses mains à ses poches lorsqu’elle se blottit contre lui. Il stoppait son geste, délaissant ce qu’il avait dans les poches, d’ailleurs il n’y avait rien d’alléchant… rien pour nourrir la belle en tout cas. On ne peut pas compter sur un type ivre…
Figé par ce geste si peu commun et familier, il restait passif. Le temps que l’information ne remonte… Lorsqu’elle fut arrivée à bon port il laissait s’échapper un soupire d’aise. Le contact était agréable, quoi qu’un peu émoustillant… Il leva un bras dans le but de glisser ses doigts dans sa chevelure, geste stoppé à mi-chemin.
Au final il mit sa main sur le dessus de sa tête et y donna deux petites tapes avant de se dégager, comme si de rien n’était. En fait il ne réalisait pas, il n’avait pas le déclic qui lui suggérait de passer à l’action. La belle n’étant, d’après lui, pas du même bord il ne pouvait penser à une romance ou un flirt. A cet instant il était a des années de ca alors qu’une heure avant il était sur le point de passer à la casserole. De son air enjoué il fit un pas en arrière et plongeait ses mains dans ses poches, remontant au passage son pantalon… Le menton baissé, il haussa les sourcils en découvrant pour la énième fois qu’il n’avait pas de chaussures…

-

Il sortit ses mains et les ouvrit devant la demoiselle, il redécouvrait son butin sans se rappelait qu’il avait prit de tel objet inutile….soit un porte clef, une petite boîte métallique contenant des bonbons rafraichissant et autre conneries sans réelle utilité… Il levait alors son regard de jade vers la demoiselle, comme si de rien n’était, et entama la boîte métallique fourrant plusieurs bonbons dans sa bouche.

-…Ahhh…

Un faible soupire de faux désespoir, le garçon était épuisé. Il ne remarquait donc pas le désespoir de la miss qui avait compté sur lui pour casser la croûte. Son esprit était bien trop loin, si loin qu’il était fort probable que demain sa soirée se résume en quelques flash…des brides de souvenirs incomplets et désordonnés chronologiquement. Il refourguait le contenu de ses poches à sa compagne pour libérer ses mains et passa ces dernières dans sa chevelure neigeuse. Replaçant le tout en arrière.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Mer 10 Oct - 21:05

Je dégageais ma tête de sous la main du jeune homme en fronçant les sourcils, avec la vague impression d’être soudain considérée comme une gamine, et je l’observais d’un air presque blessé en le voyant reculer de manière nonchalante. Mais mon état d’âme passa bien vite lorsque le jeune homme sortit à nouveau ses mains des poches, dévoilant sous mon nez diverses choses qu’il avait visiblement piqués un peu plus tôt, dont parmi le tout un boite de bonbons dans laquelle il ne tarda pas à piocher allègrement. Il ne tarda d’ailleurs pas à me refiler sa prise, me remplissant les mains de l’objet convoité tout comme du reste que je posais sur un muret proche pour me concentrer sur la graal qu’était la boite de bonbecs. Je la secouais, observant avec une grande attention les morceaux de sucres mentholés se battre entre eux quelques secondes avant de m’en emparer d’un, visiblement choisit avec minutie pour le fourrer dans ma bouche avant d’abandonner le paquet en compagnie des autres objets dérobés. Mon attention était attirée de toutes parts, les bruits environnants m’intriguant seulement j’avais commis une erreur capitale en m’arrêtant. Je sentis la fatigue me tomber sur les épaules comme un véritable poids et étouffais un bâillement en me frottant les yeux comme une enfant avant de me tourner vers le jeune homme qui semblait passablement ailleurs. Je m’étirais longuement, la faim ayant passé en même temps que d’autres idées, seule une restait désormais, aller dormir. Seulement, le jeune homme me semblait tout aussi peu lucide que moi, voire même bien pire en réalité vu qu’il avait déjà une couche antérieure à celle que nous nous étions remis et je ne me voyais pas le lâcher comme ça en pleine rue pour me tirer et rejoindre mon lit, d’autant plus qu’il avait déjà failli se faire alpaguer deux fois depuis qu’il m’était tombé dessus. Je l’observais quelques secondes en silence, rassemblant mes idées, et traçant mentalement le chemin pour le ramener. En réalité, je savais qui il était, où il vivait, et même où il dormait puisque je m’étais même introduit dans sa chambre une nuit. Me rappeler de la route ne fut pas très long et c’est avec un léger sourire que je m’adressais au garçon.

"On rentre ? J’te ramène … pas envie que tu te fasses violer à un coin de rue par je ne sais quoi."

Je m’emparais du bras ballant du garçon pour l’entrainer à ma suite, nous éloignant du centre, avant de le relâcher dans la foulée une fois m’être assurée qu’il suivait bien le mouvement. Sans trop avoir réfléchi au pourquoi du comment, son recul de tantôt m’avais convaincu de limiter les contacts physiques avec le jeune homme, voyant à ce geste une distance de sécurité qu’il tenait à maintenir, chose que je respectais, du moins pour le moment. Nous avancions en silence dans les rues, de plus en plus calmes et sombres, je reconnaissais plus ou moins la route, même si tout me semblait tout de même un peu flou, que ma démarche semblait un peu hésitante et pas franchement droite, je parvins quand même au pied du bâtiment où était censé vivre le jeune homme. En levant les yeux, j’étais en train de me dire que j’espérais grandement qu’il ait de quoi rentrer chez lui, parce que plus je levais les yeux, plus je sentais ma tête tourner avant de froncer les sourcils d’un air suspect. En levant le nez, je ne reconnaissais rien de bâtiment. Je reculais d’un pas l’air perplexe avant de me tourner vers le jeune homme, l’air penaude et passablement perdue.

"Ahem … t’habites où déjà ?"

J’avais pas l’air con … j’étais pourtant bien partie pour le ramener d’une traite, mais l’alcool réclamait désormais son du et je sentais mes sens brouillés. Les yeux mi-clos, je tentais de voir toujours clair, mais avais plutôt l’impression d’être sur le pont d’un bateau qui tanguait dangereusement. Oublié la distance, je posais ma tête sur l’épaule du jeune homme, un léger sourire sur le visage alors que je tentais de retrouver un certain équilibre en attendant qu’il reprenne les devants pour nous ramener à bon port. Que je quitterais aussitôt arrivée, mais peu importait. Si déjà on y parvenait, ça serait pas mal !
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Kyle E. Wayne
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Mer 10 Oct - 22:22

Lyl gloussait telle une pintade. Les propos de la rouquine en étaient la cause. Se faire violer ? Allons bon, les dames de joie avaient quand même plus de principes. Elles lui ferraient les poches et l’abandonneraient juste dans un coin. Mais se faire dépouiller par des larrons, ca c’était plus probable. Notre ami était visiblement le plus éméché des deux. S’en remettre à cette femme ne le dérangeait pas, elle semblait inaccessible. Par l’ambiguïté de ses attirances et par le masque de glace qu’elle avait précédemment affiché. Sobre elle serrait probablement plus sauvage, voire outrée de son comportement. M’enfin, notre ami n’avait rien de commun, on pouvait donc comprendre ce qui l’avait poussé à le désigner comme compagnon de boisson. On dit que les contraire s’attirent mais on dit également que qui se ressemble s’assemble. Bref.

Chemin faisant ils discutaient de choses et d’autres plus ou moins folkloriques, partageant un rire. Lyl avait de temps en temps des coups d’accélération, ce qui ne facilitait pas la marche de la belle qui lui tenait le bras. Incapable de rester calme, il avait ce besoin de remuer. Quand il ne parlait pas il l’observait son profil, puis souriait sans savoir pourquoi. Seuls les grammes dans son sang froid pouvaient expliquer son comportement.
Une minute avant que leur route ne prenne fin, le garçon fit silence. La minute parut longue, son silence avec. La jeune femme s’arrêtait près d’un bâtiment et demandait, brisant leur silence…

-Ahem … t’habites où déjà ?
-

Le bars de la miss glissait pour reprendre place le long de son voluptueux corps. Lyl se trouvait de profil face à elle, les yeux braqués sur le bâtiment qui se dressait devant. Lorsque le sens des mots de la belle lui parvint au cerveau il se mit à rire. Un rire communicatif tant il était canaille et narquois. Il tapait dans ses mains, marquant ainsi l’étendue de son rire. Son rire débouchait sur une petite toux. S’il riait autant c’est parce que la jeune femme lui avait paru tellement sérieuse lorsqu’elle avait annoncé le ramener. Au final elle était juste raide. N’est-ce pas typique d’un bourré de faire croire aux autres qu’il est sobre ? Après avoir fais quelques pas sur lui-même pour évacuer son fou rire il soupira. Une sensation de bien être. Ce passage lui remit un quart des idées en place. Calmé, il arborait de nouveau cet air enjôleur et ce demi-sourire. La chimère fit quelques pas et s’empara du poignet de la belle avant de prendre la tête de la marche. L’attirant à son tour il lui dit d’un ton mielleux…

-Hmpff...Viens avec moi.

Sa marche était plus nerveuse que celle précédente, au bout d’une centaine de pas il jetait un regard à la demoiselle. Il se mordit brièvement la lèvre inférieure en rencontrant son air éméché. Cet état débréité et donc d'innocence pure avait un effet ravageur sur le jeune homme. Mais quel genre de type malpropre irait profiter de la naïveté ivre d'une femme? Bien que ca l'émoustillait un peu il avait trop de respect pour être ce genre de mec.
Elle venait de se prendre une sacrée claque, comme notre ami précédemment. Embourbée dans les filets de l’alcool, elle semblait planer, son expression restait suave, un rire niais au bord des lèvres. Il l’attirait d’avantage en tendant son bras ce qui la fit accélérer pour arriver à la hauteur du garçon. L’alcool rend fragile autant physiquement que psychiquement… Pour le coup des idées oubliées revenaient à l’esprit du décoloré. Notamment cette attirance, aussi ambiguë fut-elle… Il lâchait son poignet pour entremêler ses doigts avec les siens.


-Tu parles d’un guide…commentait-il avec ironie

Quelques minutes plus tard ils arrivèrent aux abords d’une rue inanimée et dépourvue de lumière. Lyl lâchait la main de la demoiselle et tendait l’autre sur le mur pour tenter de longer celui-ci. Ses dégradés et cette ruelle pas pratique, ca faisait un sacré duo folklorique. Ses pieds nus rencontraient des cailloux parsemés, par-ci, par-là, à moins que ce fussent des débris de verre. Beaucoup de partie de son corps étaient anesthésiées, ses pieds en l’occurrence. Pour cause ils avaient passé sa soirée et le début de la nuit à gambader. Il s’apprêtait à soupirer cette galère lorsque la jeune femme s’exclamait reconnaître le bâtiment en face. Titubante, notre ami lui tendait le bras, celle-ci s’y agrippait. Lyl ne voyait pas et mettait ca sur le compte des grammes…
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Jeu 11 Oct - 4:28

Je ne compris pas immédiatement la raison de l’hilarité du garçon, il faut dire que le flou qui flottait dans ma tête ne devait franchement pas aider, mais peu importe, il ne me fallut guère longtemps pour rejoindre sa crise de fou rire, au fond la situation était un brin ridicule. Ma situation je voulais dire, incapable de retrouver un bâtiment que j’avais pourtant visité plusieurs fois étant sobre. Mais voilà, là je ne l’étais pas, et l’alcool faisait visiblement de gros ravages dans mon petit cerveau fatigué. Je m’adossais à un mur proche pour me calmer, une main sur le ventre pour limiter les spasmes de mon hilarité partagée. Au bout d’un certain temps, plutôt long, je finis par retrouver un semblant de calme, gardant toutefois un sourire amusé et passablement enjôleur accroché aux lèvres sans même m’en rendre compte. Et pour cause, j’étais bien. Bourrée, perdue, mais bien. Je croisais le regard du jeune homme, celui-ci semblait à deux doigts de repartir dans sa crise de rire et moi avec, aussi je détournais aussitôt les yeux pour observer le premier truc qui passait à portée du regard, soit un gros pot de fleur. Particulièrement ennuyeux en fin de compte. Je ne le sentis pas approcher mais n’émis pas une seul geste de surprise lorsqu’il s’empara de mon poignet doucement en m’incitant à le suivre, c’est uniquement d’un sourire posé que je lui répondis, emboitant son pas. Il semblait plus vif que tout à l’heure, à tel point que j’en avais par moment du mal à suivre le rythme étant donné que je ne parvenais pas toujours à coordonner les mouvements de mes jambes. Ce qui eut par moment tendance à m’énerver étant donné que je me considérais comme encore lucide, ce qui bien évidemment n’était plus du tout le cas.

Finalement, le jeune homme ralenti légèrement et je calquais ma marche sur la sienne pour être sûre de ne pas tomber, retrouvant instantanément ce sourire posé et heureux que j’arborais depuis un petit moment déjà. C’était curieux, j’avais l’impression que l’on avait sorti de ma tête tout ce qui posait problème pour n’y laisser que l’agréable. Soit, le moment présent. Je réagis à peine en sentant la main de mon guide glisser le long de la mienne pour s’emparer de mes doigts, ma seule réaction tangible fut de serrer les miens autour des siens, rassurée quelque part par ce contact apaisant qui ne signifiait rien d’autre que … Rien du tout en fait. C’était juste agréable. Sa remarque me tira à nouveau un rire amusé et je levais des yeux rieurs vers son visage, croisant une nouvelle fois le regard de jade de mon interlocuteur. Difficile de s’en détacher après ça, les yeux du jeune homme avaient quelques choses de troublant qu’il était très dur d’oublier. Toutefois je n’eus pas franchement le choix en fin de compte car il finit par lâcher ma main lorsque nous parvenions au niveau de rues mal éclairées, et je manquais de chuter dans les secondes qui suivirent, me rattrapant in extremis à un poteau proche, non sans manquer de me le prendre en pleine tête. Je m’arrêtais quelques secondes avant de reprendre ma marche comme si de rien n’était, suivant relativement bien le pas maintenant que je marchais de nouveau « seule ». A nouveau réellement concentrée, du moins autant que possible, sur ma route, j’observais, le nez en l’air, les divers bâtiments qui nous entouraient sans pour autant que l’un d’eux ne me marquent spécialement. C’était juste de gros blocs de bétons tous semblables les uns aux autres. Tous sauf un. L’apercevant, je m’exclamais avec un sourire réjoui, car au fond je commençais à fatiguer légèrement et n’avais qu’une envie, celle de me poser, et je cherchais à accélérer, avant que mes pieds ne s’emmêlent, me tirant un juron qui n’avait absolument rien de féminin, et ce fut le bras tendu de mon voisin qui empêcha ma chute alors que je m’y raccrochais solidement. Décidemment, s’il n’avait pas été là, j’aurais fini plus d’une fois le nez au sol ce soir. Profitant de tenir son bras, je l’embarquais à me suite en pressant le pas à peine avais-je retrouvé un semblant d’équilibre avant de piler net devant un bâtiment, les sourcils froncés.

Alors, je le connaissais, mais il ne ressemblait pas au souvenir flou que j'en avais gardé. C’était quoi l’embrouille ? Je passais bien deux minutes à détailler avec minutie les lieux avant de me tourner lentement pour observer l’immeuble derrière moi. Connu aussi, bien que je n'aurais pas su dire pourquoi. Je lâchais toutefois un soupir de soulagement, persuadée d'être parvenu à bon port même si j'avais du mal à cerner les lieux, avant de sourire au jeune homme.

"Eh bah voilà ! A deux, on a fini par y arriver ! …. T’as pas froid aux pieds ?"

Une fois de plus, je passais du coq à l'âne sans la moindre explication tangible hormis un esprit imbibé d'alcool. Je venais tout juste de baisser le regard, tombant ainsi sur les pieds dénudés du jeune homme que j’observais avec une moue curieuse. En vérité, je me demandais comment il avait pu marcher autant sans chaussures, il avait dû se les peler sévère. Pas à un seul moment ne me vint à l’esprit qu’il ait pu se faire mal ou quoi que ce soit, je n’étais plus assez lucide pour rester aussi logique. J’avais parfois des pics de lucidité, mais bien trop rapide pour être marquant. Lâchant le bras de mon acolyte, j’approchais de la porte centrale dans l’idée de l’ouvrir et rentrer sans la moindre gêne. Mais j’essayais une fois d’actionner la poignée, rien ne bougea. Deux fois, pareil. Trois fois, quatre, cinq. Au final, je me retournais l’air penaud malgré le sourire en coin que j’affichais continuellement et observait le jeune homme avant de lâcher, visiblement profondément embêtée.

"C’est fermé …"

Je ne voyais qu’une solution pour rentrer, mais à peine levais-je la tête pour l’envisager, les vieilles habitudes ont la vie dure, je fus prise de vertige et reportais immédiatement sur le visage du jeune homme avant d’écarter légèrement les bras du corps l’air de dire « J’sais pas qu’est-ce qu’on fait du coup ». J’attendais une solution de sa part, retournant près de lui par la même occasion. Mes yeux clignotaient légèrement de fatigue, et je les frottais une fois de plus en observant la façade. L’idée qu’il ait eu les clefs ne m’effleura pas une seconde l’esprit, pour moi, il était coincé dehors. Et je refusais de le laisser tout seul dehors. Mon regard fit navette sur la ruelle complètement déserte avant de soupirer une nouvelle fois puis se reporta sur le bâtiment et enfin sur le visage du jeune homme que j’observais avec une grande attention.

"Bon, faut pas rester dehors. Tu peux grimper là-bas ?"

De ma main j’indiquais le toit avant de me reprendre et visais un peu plus bas, même si ça ne devait pas être bien clair vu que je tanguais un peu sur place, la fatigue mélangé à l’alcool terminait lentement d’achever mon équilibre pourtant excellent d’ordinaire. Voyant que je n’arrivais pas à désigner un point précis, je fis un geste vague de la main englobant la totalité du bâtiment avant de rire doucement.

"Bon, en gros par là quoi."

C’était vraiment pas gagné …Parce que la véritable raison pour laquelle c'était fermé, c'était d'une qu'on se trouvait non pas devant chez le jeune homme, mais à l'entrée du bar qui me servait également de QG et qu'évidemment, je n'avais pas les clefs. Malgré tout, je restais persuadée, connaissant le bâtiment plutôt bien, qu'il s'agissait là du repère de mon acolyte. Et puis au fond, du moment que je trouvais un lit, le reste je m'en foutais un peu à l'instant présent.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Jeu 11 Oct - 16:25

Il fit une moue incertaine lorsqu’elle lui demandait l’état de ses pieds. Elle n’avait pas attendu et n’attendait pas de réponse en fait. Aussitôt elle se dirigeait vers la porte centrale et tentait vainement d’ouvrir celle-ci. Le jeune homme levait le nez, prenant connaissance des lieux. Inconnu au bataillons, c’est sûr ce n’était pas l’agence. Seulement, la belle semblait bien connaître les lieux et il en déduisit qu’elle créchait probablement ici. Il ne cherchait pas plus loin que son nez. Lyl oubliait momentanément sa direction et la jeune femme aussi. Au final ils n’auront pas trouvé l’agence. Quelque part c’était évident vu que le bâtiment était placé dans u endroit particulier, dissimulé dans une rue entre quartiers abandonnés. Pas le genre d’endroit sur lequel on peut tomber par hasard.

-Bon, faut pas rester dehors. Tu peux grimper là-bas ?

Il l’observait, amusé, la rouquine n’arrivait plus à s’exprimer, elle semblait éreinté par l’alcool. C’est sûr, elle ne tenait pas l’alcool… Pourtant sa descente avait laissé penser le contraire. Notre chimère levait le nez alors qu’elle indiquait…bah rien en fait. Apparemment elle n’avait pas les clefs de sa résidence ; Résidence ? Le garçon n’avait même pas remarqué qu’il s’agissait d’un bar, il n’avait pas remarqué l’enseigne. Elle semblait quérir son aide et l’incitait ouvertement à escalader la façade pour entrer. A aucun moment l’idée lui avait paru farfelue, elle lui semblait normale et aisément applicable. Question d’habitude. Mais ivre…
Il s’approchait du bâtiment, le menton toujours levé, une idée imprécise en tête. Il avisait le balcon tout en haut, mais il ne songeait pas à l’idée que la fenêtre soit fermée…Il se tourna face à la demoiselle et lui fit signe avec son indexe d’approcher.
La jeune femme s’exécutait et s’ensuivit tout un bordel pour grimper…

D’abord il lui fit la courte échelle, puis à l’aide de sa force il l’aida à se hisser. Ce fut ensuite son tour de grimper le premier pallier. Pour atteindre le second étage, Lyl répétait le même stratagème sauf que cette fois ce fut plus compliqué. La jeune femme se marrait et n’arrivait plus à user de sa force pour se hisser sur le balcon. La mine blasée du jeune homme accentuait son fou rire jusqu’à faire craquer le garçon. Ils mirent bien dix minutes à monter ce second pallier. Lorsqu’elle fut calmée, le décoloré joignait de nouveau ses mains pour lui faire la courte échelle. Mais, à peine avait-elle saisi la corniche que son fou rire reparti. Inconsciente des risques encourus si elle venait à tomber elle se contentait de rire. Une vraie galère pour le garçon ivre dont les forces étaient bien trop diminuée pour la soutenir plus d’une minute. Une chance qu’il fut suffisamment musclé… Pire que le problème du fou rire et des forces abandonnées, c’était la vue… La belle était en robe et notre compère ne savait pas où positionner ses mains et ses yeux sans avoir à faire avec son postérieure. Un sourire en coin, il tentait de garder son sérieux malgré le rire communicatif de la demoiselle. Lorsque sa force lui fit défaut il n’eut pas d’autre choix que de lui donner de la pression en poussant son cul pour l’aider à monter… La jeune femme au second, Lyl faisait une courte pause, étouffant un rire. La situation était folklorique.
Une fois parvenu au second étage, ils se mirent d’accord pour changer de stratégie. La belle avait redescendu sa robe et jetait un regard significatif au décoloré. Ils convenaient que le mieux était que notre ami grimpe en premier et qu’il aide ensuite la rousse à monter.
Mais même ce stratagème fut compliqué à cause de leur hilarité.
Il avait saisi sa main et ils riaient encore durant une bonne minute ou deux avant de se mettre en action. La rouquine grimpait maladroitement, ses pieds étaient aussi incompétents que ses muscles. La chimère fit tout le travail avec difficulté et amusement. Lorsqu’il l’eut hissée sur la corniche celle-ci atterrissait précipitamment des les bras du garçon qui perdit aussitôt l’équilibre. La corniche était étroite mais par chance une fenêtre se trouvait derrière-lui… La chance les guettant depuis le début de leur ascension, ils traversèrent la fenêtre, Lyl le premier. Les rôles furent échangés, la jeune femme se trouvait affalée sur notre ami. Après avoir ri de cette maladresse chanceuse, l’amnésique se relevait. La belle était encore agenouillée à terre, passablement éméchée pour avoir du mal à s’en remettre. Un sourire mystérieux, il lui tendit la main pour apporter une nouvelle aide. E la relevant l’ivrogne ne mesura pas sa force et attirait la jeune femme contre lui. Il ne daignait même pas prendre connaissance de la pièce dans laquelle ils avaient atterri. La lumière dehors comme unique éclairage, il portait sa main droite à sa joue. Elle le regardait, ses yeux brillaient du fait de l’alcool, son visage si près du sien il ne put retenir une brève envie. Ils se scrutèrent quelques courtes secondes avant que le larron ne prenne l’initiative de l’embrasser. A ses risques et périls. Un geste dicté par la proximité mais au fond il en avait eu envie depuis un petit moment. Cette délicatesse ne durait pas plus de quelques secondes.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Jeu 11 Oct - 17:20

Aujourd’hui, j’apprenais une chose que j’aurais probablement oublié dès le lendemain, néanmoins un jour cela referait peut-être surface inconsciemment. Il n’y avait pas pire que l’alcool pour perdre tous sens de prudence et surtout d’équilibre. Suivant ma question, le jeune homme m’avait invité à le suivre pour entamer l’ascension de l’immeuble, et bien que sceptique au début, je ne trouvais pourtant pas le premier stade pour parvenir jusqu’au balcon le plus accessible très périlleux en fin de compte. Les choses se compliquèrent grandement lorsque, avec l’aide du garçon qui me faisait la courte échelle, je du grimper jusqu’au deuxième balcon. Pourquoi ne pas s’arrêter au premier ? En fin de compte, la question ne se posait même pas, c’était le second, point final. Le souci, c’est que mes doigts glissèrent sur la pierre froide et rendu humide par la brume nocturne qui s’abattait doucement sur la ville, et je manquais de tomber en arrière, sûre de ma prise à la base, rattrapé juste à temps par le jeune homme. Ce léger ratage me provoqua un rire dénué de toute logique et rendait ma prise tremblante et peu efficace lorsque je répétais à nouveau le même processus. Maintenue au niveau des jambes par le jeune homme, plus que ma glissade précédente c’était maintenant la bouille blasée de l’argenté qui m’empêchait de reprendre mon sérieux et ainsi pouvoir me concentrer. C’en arrivait rapidement à un point que je ne me tenais même plus, simplement appuyée au mur, dans le vide, et uniquement maintenue ainsi par la force vacillante du jeune homme qui commençait à me rejoindre dans mon hilarité. Il est probable que ni lui ni moins ne prenions réellement la mesure du danger qui nous guettait tous deux si l’un de nous glissait. Ce fut d’une bourrade qu’il m’expédia finalement sur le second balcon où j’atterris plus ou moins à genoux, ma robe remontant le long des jambes à force de trop bouger. Je tentais de calme mon rire chronique qui en devenait douloureux et redescendait le morceau de tissu sur mes jambes en attendant le second grimpeur. Finalement, le second, c’était pas assez haut encore, et j’avisais le dernier étage où il semblait vouloir grimper, changer cette fois de méthode. L’argenté grimpa en premier et je l’observais faire en me remettant à rire sans raison, avant de saisir sa main tendue pour grimper. Le souci étant que mes pieds n’avaient plus aucune force, je pataugeais dans le vide durant un certain temps, glissant contre la paroi de pierre, déclenchant au passage de nouveau rires chez le jeune homme.

Je parvins finalement à me hisser à l’aide de mon bras libre et de la traction importante qu’il exerçait sur celui qu’il tenait, mais mon équilibre ne résista pas et je m’affalais sur lui à peine arrivée à bon port, nous faisant chuter tous les deux à travers la seule fenêtre présente, et je me retrouvais assise sur le jeune homme sans que mon rire n’ait complètement disparu. Cette scène comique m’en rappela une autre pas si lointaine où les rôles avaient cependant été inversés. Je finis par me dégager sur le côté en me marrant toujours de ma maladresse d’ivrogne, laissant ainsi le jeune homme se relever, et tentais de limiter sans y parvenir. Il faut dire que les soubresauts liés à mon rire chronique n’étaient pas franchement pour aider. De ce fait, j’acceptais la main tendue du jeune homme en souriant, calmant un peu mon hilarité, et me laissais tirer sans résistance pour me relever. Il dégagea une telle force pour me redresser que je me retrouvais blottie contre son torse en l’espace d’une seconde. Relevant les yeux vers le visage proche de l’argenté, je croisais son regard, affichant désormais un sourire posé et quelque peu fatigué. Un frisson me traversa l’échine lorsque sa main fraiche se posa contre ma joue et je l’interrogeais du regard durant quelques secondes, profitant au passage de l’éclat si peu courant de ses prunelles rendues sombres par la pénombre.

La seconde suivante fit office d’électrochoc, ou de seau d’eau glacé pour donner une idée. Je sentis un contact sur mes lèvres qui me ramena bien vite à la réalité, mais l’alcool avait encore possession de mes sens et également de mes réactions, du moins des moins contrôlées. Les yeux écarquillés, je restais figée quelques secondes, le temps que dura ce geste quasiment, avant de froncer les sourcils et de reculer vivement, en assénant une gifle au jeune homme par réflexe. Ce simple écart venait de me remettre certaines idées à l’endroit et en règle générale, jamais au grand jamais je n’aurais toléré un tel geste de qui que ce soit. Mais là, une fois passé le choc de la proximité, c’était plutôt l’incompréhension qui primait sur le reste. Lorsque j’avais repoussé le jeune homme, j’avais reculé en l’observant, l’air outrée.

"Je … tu … Non mais oh ! "

Pas clair, et pour cause, j’étais un peu perdue. A force de reculer, j’avais heurté un meuble non identifié et m’était de nouveau retrouvée les fesses par terre, cette fois ci de manière plus violente. J’observais le jeune homme avec une moue indignée, alors que ma conscience me criait que j’avais apprécié le geste au fond, et que j’étais stupide de l’avoir repoussée ainsi. Sauf que là, ça avait été un peu trop brutal pour que je puisse l’accepter sans broncher et à la place, je me braquais bêtement devant ce contact poussé. Je tentais de me relever à l’aide d’une table proche, mais la fatigue exacerbée par l’escalade avait fini d’achever mes forces, et les muscles de mes jambes refusaient désormais de m’obéir comme je le souhaitais. Le jeune homme n’avait pas bouger, je lui jetais un léger regard curieux, l’idée de l’avoir blessé m’effleura l’esprit et je sentis une pointe de culpabilité naître alors que je m’acharnais à tenter de me redresser.
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Jeu 11 Oct - 18:16

D’abord passif, Lyl sentait sa joue fraiche chauffer de manière considérable. Son geste ayant révolté la demoiselle il ne put tout de même pas s’empêcher de sourire. Elle avait reculé, probablement choquée ou même écœurée si elle était vraiment du mauvais bord… Pourtant il n’y avait rien de bien méchant, mais peut être avait-il porté atteinte à sa chasteté. Il la regardait se dépatouiller avec son environnement pour tenter de se relever. L’idée de l’avoir effrayé ne lui traversait même pas l’esprit. Si les contacts charnel lui étaient rares et oubliés, ils en restaient pas moins ordinaires pour notre ami. Un baiser volé n’a jamais tué. Non, juste foudroyé ! Ignorant la légère douleur qui lui procurait une sensation chaude sur la joue, la chimère s’approcher de nouveau. La réticence de la demoiselle se lisait sur son visage, mais cette fois son intention n’était pas la même que précédemment. Il voulait juste l’aider. Ses idées plus ou moins de romance venaient de s’évaporer en un éclair. Absolument pas rancunier, de toute façon il n’en avait aucune raison, Lyl tendait de nouveau sa main à la miss. Cette fois-ci elle l’envoyait paître et soutirait un autre sourire au jeune homme. Quel caractère ! En fait ca lui plaisait.

-Ca va…j’veux juste t’aider, annonçait-il d’un air faussement blasé.

Tandis qu’il attendait qu’elle daigne prendre sa main il levait les yeux, prenant enfin en considération les lieux. A quelques mètres de la rouquine se trouvait un lit, la pièce était relativement petite. C’était visiblement une chambre. Lyl l’attribuait à la demoiselle. Pas décidée à accepter l’aide, le jeune homme saisissait son bras et l’aider à se relever par la force. Sans la brutaliser, en fait elle n’était pas trop en état de broncher physiquement. Une fois debout il l’accompagnait au bord du lit en question dans l’idée de la coucher. Plutôt ironique non ? Au départ elle avait voulu le raccompagner pour le coucher mais au final le contraire se produisit. Notre larron n’était pas si résistant qu’il en avait l’air. Jamais il ne retrouverait le chemin de l’agence, jamais. Mais ca, il n’y pensait même pas. Ce détail lui semblait si futile car au fond il était persuadé de pouvoir retrouver son chemin… L’entêtement de l’ivrogne. La jeune femme s’affalait aussitôt le lit, notre bon Samaritain eut la bonne foi de lever les jambes de la belle pour l’allonger. Un geste plus difficile qu’il en avait l’air en fait… Ses forces avaient été vidées par l’épisode de l’ascension de la façade, de ce fait lever une paire de jambe lui semblait compliqué. Titubant il manquait de tomber sur le lit et au lieu de ça il se retrouvé assis. Quelle bande d’épave… Tu parles d’un duo ! Le jeune homme se mit à rire discrètement face à la situation. La jeune femme était allongée derrière-lui et semblait déjà partie pour rejoindre Morphée.
Le reptile s’accordait une pause, de profil à la demoiselle il lui jetait un regard, amusé.
Un long soupire, il passa sa main sur sa nuque, massant celle-ci ; La fatigue lui mordait les épaules, sa respiration était un brin haletante tant l’alcool l’assommait. Le regard planté sur le planché brun, il entreprenait enfin de se lever…

-T’y es pas allée d’main morte, hm…

Il souriait légèrement, sa main libre exerçait déjà une légère pression sur le lit pour l’aider à lever son cul du lit. Une tâche ardue…
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MessageSujet: Re: "Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]   Jeu 11 Oct - 18:46

En le voyant approcher, je sentais la bête gronder dans mon ventre, de crainte ou d’envie, je ne savais pas vraiment en fin de compte. Une fois la surprise du geste passée, c’était bel et bien de l’envie de que je ressentais maintenant vis-à-vis du jeune homme, enfouie sous le poids de la fatigue. Mais je refusais de me laisser prendre dans ses filets, voilà pourquoi je repoussais la main tendue du jeune homme en fin de compte. Finalement, ce dernier s’impatienta alors que je refusais de le toucher de nouveau et il m’agrippa le bras pour me redresser, faisant une fois de plus preuve d’une force remarquable malgré la fatigue qu’il devait également ressentir pour me déposer sur le lit. Je laissais la fatigue me gouverner et m’affalais sur le matelas sans la moindre gêne, laissant mes jambes pendre lamentablement hors de ce dernier. Ce fut mon compagnon qui repoussa ces dernières sur le matelas s’asseyant par la même occasion sur le rebord du lit. Je profitais d’être allongée pour sur le côté en observant le profil du jeune homme avec une certaine attention. A la lueur de la lune, je pouvais voir la joue sur laquelle j’avais frappé légèrement plus foncée que le reste de sa peau et ne pus m’empêcher de sourire légèrement lorsqu’il commenta le fait que je n’avais pas été franchement délicate avec lui. Je le voyais commencer à se redresser, probablement qu’il voulait repartir, mais il semblait également exténué. D’un geste rapide, je me saisis de sa main s’appuyant sur le lit serrant doucement son poignet jusqu’à ce qu’il tourne la tête dans ma direction. Une fois son regard capté, je lui offris un léger sourire d’excuses qui se transforma en rire alors que je tirais sur son bras, retirant ainsi son seul appui pour rester stable, lui faisant ainsi perdre l’équilibre pour qu’il tombe également allongé sur le lit. Le jeune homme semblait avoir du mal à se redresser et à la place tourna sur le dos ce qui me permit de voir son visage avant de lui lancer d’un ton amusé et légèrement endormi toutefois.

"Ca va, reste. Tu tiens à peine debout ! Je ne te giflerais plus, promis !"

Je serais doucement sa main, observant sa chevelure claire à la lueur de la lune qui atteignait sans difficulté le lit, et fut soudain prise de regrets de l’avoir repoussé un peu plus tôt. Même si le jeune homme ne semblait pas l’avoir mal prit, bien au contraire, il en avait ri. A moins que ça ne soit pour cacher une certaine déception. Mais je n’étais pas en état de réfléchir au pourquoi du comment, je me contentais de l’observer avec un léger sourire posé. Après un léger silence, le jeune homme ne bougeait toujours pas, j’en déduisis qu’il ne comptait pas se battre pour repartir et soupirais d’aise à cette idée avant de me rapprocher imperceptiblement, n’étant déjà pas très loin. Pour quelqu’un l’ayant rembarré quelques minutes plus tôt, mon comportement portait sérieusement à confusion. La fatigue se battait à l’envie et au bon sens.

Le jeune homme finit par tourner la tête dans ma direction et je clignais des yeux plusieurs fois, sentant Morphée pointait le bout de son nez doucement, la tête et les paupières lourdes alors que je luttais pour les maintenir ouvertes. J’observais ses yeux qui luisaient d’une lueur envoûtante dans la pénombre et rapprochais davantage mon visage du sien, dans l’idée non réfléchie de répété le geste du jeune homme un peu plus tôt, désirant poser mes lèvres contre les siennes une seconde fois, mais ma joue se posa sur l’épaule du jeune homme avant que j’ai réussi à concrétiser mon envie, plongeant dans le sommeil sans pouvoir davantage lutter. Je n’avais pas lâché le poignet de mon voisin, m’endormant en le serrant doucement dans ma main comme une preuve de sécurité. Un sourire détendu et heureux aux lèvres, je venais de rejoindre un sommeil sans rêves, juste vide et réparateur, bercé par la présence imposante et rassurante de ce jeune homme que le hasard avait une fois de plus remis sur ma route.
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"Un verre ça va, deux verres, tout va bien, trois verres ... "[pv. Envy/Lyl]

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